Caen, calvados: 17 septembre causerie autour de l’anarchisme:sur les chemins du communisme libertaire en Espagne

Salut,

Dans le cadre du cycle de causeries autour de l’anarchisme organisé par
Apache, nous poursuivons notre exploration.

Mardi 17 septembre à 18h30 – Sur les Chemins du communisme libertaire
en Espagne avant et pendant l’agitation révolutionnaire de 36-39. Avec
Myrtille des Giménologues. Entrée libre, Auberge espagnole sur place.
À La Pétroleuse 163 cours cafarelli, Mondeville/Caen.

Myrtille était venue nous présenter la rencontre entre les prolétaires
espagnols et l’anarchisme dès le 19ème siècle, condition d’émergence de
la CNT, organisation de masse anarchiste. Celle-ci va être travaillée
par des tendances contradictoires, entre anarchistes communistes visant
à la création de communes libérées de la propriété privée, du salariat,
de l’argent, pratiquant l’expropriation, la grève et le sabotage, et
réformistes considérant que le syndicat est une fin en soi et non plus
un outil de lutte, que le prolétariat devrait s’adapter au panorama
économico-industriel et se le réapproprier. C’est cette tension qui se
fera jour pendant la période révolutionnaire entre une bureaucratie qui
rentre au gouvernement au nom de l’union antifasciste et une partie de
la base qui cherche à mener la révolution sociale immédiatement en même
temps que la défense contre les armées fascistes du Général Franco. Des
tensions à explorer et qui font encore sens aujourd’hui.

Pour mémoire ou info, Apache c’est quoi ?

C’est un local qui accueille :

Des Causeries : des discussions avec ou sans présentation préalable
autour de textes, de thèmes, d’une actualité sociale ou politique, ou
d’expériences présentes ou passées. Un cycle de causeries autour de
l’anarchisme se déroule ainsi en alternance entre le local Apache et
la Pétroleuse depuis le printemps 2017.

Un infokiosk où l’on trouve tout un tas de brochures, revues, textes et
bouquins anarchistes, féministes, anticapitalistes en diffusion directe
et à prix libre.

Une zone de gratuité où l’on peut prendre, donner, échanger des
fringues, des godasses.

Des groupes, des collectifs, des réunions de manière régulière ou
épisodique sur des bases anticapitalistes et antiautoritaires. Si vous
vous sentez être sur ces bases, n’hésitez pas à proposer d’organiser des
activités à Apache.

Des projections de documentaires ou de film pour susciter débats et
réflexions.

espace d’auto-organisation anarchiste autonome où se structurent :

Une Assemblée Apache pour organiser la vie du lieu mais également
échanger et coordonner des interventions communes ou par affinités sur
des luttes ( luttes sociales, antinucléaires, contre les prisons). Des
« apaches » s’associent ainsi pour organiser de l’entraide avec les
migrant-e-s notamment à travers des cantines et intervenir dans les
luttes contre les frontières, pour combattre le système carcéral, la
ville sécuritaire, pour pousser à l’auto-organisation autonome, l’action
directe et porter un point de vue anarchiste dans les luttes sociales.

La Mutuelle Autonome Caennaise (MAC) : C’est à la fois une mutuelle
d’entraide de fric et d’autodéfense collective contre nos patron-ne-s,
Pôle emploi, nos bailleurs, et une coopérative d’outillage, de
production/consommation, un jardin collectif.

Casse-Murailles : Une caisse d’entraide et de solidarité face à la
répression, mais également un espace de lutte contre l’enfermement,
contre une société qui enferme, flique et contrôle toujours plus, en
taule ou en psychiatrie.

La Ruche : Une mutuelle d’entraide scolaire (en sommeil pour le moment)

Réunions Apache 1er samedi du mois 15h, et troisième mercredi du mois,
18h30 Réunions de la MAC et de Casse-Murailles 1er samedi du mois,
17h30.

Que vive l’anarchie et que crève ce vieux monde,
Un d’Apache.

[reçu par mail]

Durazno, Uruguay:6 personnes arrêtées lors de la manifestation contre UPM et ses dégradations- 5 septembre2019

Petite chronique à la hâte

Le jeudi 5 a eu lieu la manifestation prévue contre l’ingérence de l’entreprise UPM dans l’éducation. Vers la fin de la manif, des affrontements se sont produits contre les forces de l’ordre. Apparemment, selon des témoins, un flic s’est approché en demandant à se battre en “corps à corps” avec les manifestant-e-s. Rapidement, d’autres anti-émeutes sont venus à la rescousse, commençant leur sale boulot et les échanges avec les forces de l’Etat ont impliqué des balles en caoutchouc, des matraquages puis quelques arrestations. Cinq personnes ont été arrêtées lorsque la police a dispersé les manifestant-e-s. Juste après, divers-e-s solidaires se sont retrouvé-e-s en différents endroits pour voir la situation des personnes séquestrées et la réponse à y apporter. Après avoir trouvé des possibilités d’avocats, les lieux où étaient les détenu-e-s et s’être organisé-e-s, diverses personnes solidaires sont allées au commissariat n°7 où se trouvaient les détenu-e-s. Là, sous le regard nerveux des keufs, elles ont exprimé leur solidarité avec les compas à l’intérieur. Accompagnées par des chants constants et les allées-venues des patrouilles, elles sont restées là jusqu’à ce que sorte l’un des compagnon-ne-s dont on prévoyait qu’ils le relâcheraient.

Après la sortie du compa, et sachant que les autres passeraient le lendemain matin au tribunal [pour déclaration] où il était prévu de se rassembler, plusieurs personnes ont commencé à partir et les flics ont profité de la situation pour attaquer les solidaires, à ce moment-là en moins grand nombre. Deux compagnon-ne-s ont été arrêté-e-s, et à l’intérieur les flics se sont vengés sur elle et lui. Après une journée entière passée enfermé-e-s et malgré les coups et les menaces, les compas sont sorti-e-s et ont repris l’activité pour les autres qui se trouvaient toujours dedans. La situation des quatre détenu-e-s dépend maintenant du juge et on attend la décision pour l’après-midi. Plusieurs personnes solidaires se sont rassemblées devant le tribunal attendant et soutenant les détenu-e-s.

S’ils touchent à l’un-e, ils touchent à tou-te-s


La simplicité des choses

Le sujet reste la dignité. Qu’ils ne peuvent arrêter celles et ceux qui défendent les rivières, celles et ceux qui défendent la terre face à l’Etat, au capital et à toutes leurs forces…

Le sujet restera leurs airs ébahis face à tant de gens devant les commisariats ou les tribunaux. Leurs faces en colère car, malgré les compagnon-ne-s menacé-e-s et tabassé-e-s, personne n’a reculé. Leurs airs perplexes à la vue de tant de personnes solidaires revenant au même commissariat où elles ont été attaquées pour venir chercher les compas et dire en face que la lutte continue…

Qu’ici personne ne se rend…

Le sujet reste la dignité qu’ils ne parviennent et ne parviendront pas à freiner. Ces choses simples qui nous rendent si fort-e-s, l’auto-organisation, la conviction de faire ce qui est correct, sans chefs, sans quête de pouvoir ou de profit.

Ce fut émouvant de voir tant de compagnon-ne-s campé-e-s là en solidarité, camper pour défendre les compas et pour continuer à lutter contre le capital, l’Etat et leurs entreprises meurtrières …

[Finalement tou-te-s les détenu-e-s sont sorti-e-s]

Note UPM : l’entreprise finlandaise est en passe d’installer sa deuxième usine de pâte à papier dans le centre de l’Uruguay, dans la région de Durazno. Cette industrie, particulièrement dévastatrice pour les forêts et par ses rejets chimiques dans l’eau, est couplée avec l’implantation d’infrastructures de grande ampleur, énergétiques et en l’occurrence aussi portuaires. Pour peaufiner son projet, UPM a aussi prévu d’investir dans des formations professionnelles dont elle pourrait tirer profit.

[Traduit parSans_Attendre  de l’espagnol de Publicacion Refractario, septiembre 9, 2019]

Athénes( Grèce): Appel à manifestation contre la répression de l’État

thens.indymedia.org / s.d.

Appel à manifestation le 14 Septembre 2019 contre la répression de l’État

Nous appelons à une manifestation contre la répression de l’État à Propylea (métro Panespistimio) à 12:00, samedi 14 septembre. En tant qu’assemblée ouverte des squats, collectifs, stekia, militants internationaux, réfugiés-migrants et solidaires organisés en un bloc commun, nous vous invitons à descendre dans la rue et nous rejoindre pour manifester pour défendre les squats et résister contre la répression de l’État.

Assemblée ouverte de groupes d’affinité, d’activistes de la solidarité internationale et de migrant.e.s/réfugié.e.s, au Polytechnique

lu sur: Attaque. noblogs.org


lu et reçu

Rassemblement unitaire en solidarité avec Exarcheia (Ahènes, Grèce)
Jeudi 12 septembre 2019 à 18 heures • Ombrière du Vieux Port

Chillan, Chili : Engin explosif désactivé à la caserne de la PDI quelques heures avant la venue du Président Pinera- 20 Août 2019

Au petit matin du 20 août 2019, un engin artisanal suspect attire l’attention du dispositif de sécurité qui se mettait en place dans l’attente de la visite du président Piñera.

A l’extérieur de la principale caserne de la PDI [police d’investigation], dans la rue Vega de Saldías, qui jouxte un poste de police en plein centre de Chillán, un engin explosif avait été déposé, au départ sans éveiller aucun soupçon.
Après un certain temps, la police parvient à détecter l’engin, composé d’un extincteur rempli d’un kilo de poudre noire et activé par un système d’horlogerie qui semble ne pas avoir fonctionné ou que la police aurait réussi à désactiver.

Des agents du GOPE [groupe d’opérations de police spéciales] et différents services de police sont rapidement arrivés sur les lieux pour analyser les caméras et l’engin.
Le ministre de l’Intérieur, Chadwick, a lui-même indiqué à la presse : “un engin explosif a effectivement été placé contre une caserne de la police judiciaire, mais a été détecté à temps et donc désactivé (…) je n’ai pas encore pu connaître le résultat des expertises (…) quant à son ampleur ou sa puissance, je suis dans l’attente des expertises pour me faire une idée”.
Jusqu’à présent, aucun groupe n’aurait revendiqué avoir déposé l’engin explosif.

[Traduit de l’espagnol de Noticias de la Guerra Social, 25.08.2019]

Gênes, Italie:Solidarité avec Vicenzo.

A Gênes   nous étions toutes et tous

Ceux d’entre nous qui ont pris part aux initiatives contre le G8 à Gênes, d’abord, puis, par la suite, en solidarité avec les camarades et les compagnons arrêtés, ainsi que ceux condamnés à de nombreuses années de prison, ont ressenti un resserrement. L’estomac tourne après l’arrestation de Vincenzo Vecchi, un camarade anarchiste qui est un fugitif en France depuis 7 ans en raison de sa peine de 11 ans et demi d’emprisonnement pour crimes de dévastation et de pillage.

Cette arrestation, qui a eu lieu en France, où Vincenzo vit et travaille et où il est maintenant en prison, a été rendue possible par la particularité des organes de la répression ainsi que par leur arrogance d’espionnage des liens sentimentaux de chacun de nous. Nous qui, comme Vincenzo, sommes honorés d’avoir participé en tant que femmes et hommes libres à une action collective radicale, sans aucune structure hégémonique au-dessus de nous et avec nous des centaines de milliers de personnes à côté (extrait de la déclaration lue par Vincenzo lors d’un procès).

D’autres, plus jeunes, à environ vingt ans et à quelques milliers de kilomètres, ont évidemment récolté les fruits de ces semailles, comme d’autres. Grande mobilisation en France contre l’arrestation de Vincenzo et son extradition, devant le tribunal, pendant l’audience et ailleurs. Pour le moment, la demande d’extradition présentée par l’Italie n’a pas été exécutée. Même les juges français ont des doutes sur la manière dont les procès des personnes arrêtées pour ce G8 ont eu lieu, procès qui ont vu une douzaine de personnes payer pour tout (tandis que, bien sûr, les policiers responsables de la torture ont été promus).

Vincenzo l’avait bien vu. Il a déclaré, entre autres, dans la salle d’audience: « Avec cette vaste expérience en plein air réalisée à Gênes (en 2001), un tournant décisif avait été placé: rien de plus n’aurait été comme avant, ni dans les places ni dans les procès suivants. de tous les troubles. Cela ouvre la voie à un modus operandi qui deviendra une pratique naturelle dans des cas similaires, c’est-à-dire frapper la foule des manifestants pour intimider quiconque ose participer à des marches,  des manifestations.  »

la suite  c’est dans roundrobin.info

solidarité inconditionnelle à tous et à toutes les personnes arrêtées

ceux qui dévastent l’État et le capital

Les 14 et 25 septembre, dans plusieurs villes, des initiatives seront prises pour la libération de Vincenzo.

Spazio di Documentazione “Il Grimaldello”, via della Maddalena, 81

 

 

Quelque part en France:Sabotage d’un élevage de perdrix

Bite Back / dimanche 8 septembre 2019

Dans la nuit du samedi 7 septembre en France, un élevage de perdrix a été saboté et des individus ont été libérés.

Nous sommes entré.e.s dans l’enclos en sectionnant le grillage et les fils électrifiés. Le filet surplombant l’enclos a été facilement et rapidement coupé à l’aide de cutters afin de laisser une grande ouverture pour que les perdrix puissent s’évader. Nous avons ensuite laissé une trace de notre passage en taguant le hangar : « ALF says hi » (Le Front de Libération Animale passe le bonjour) et « Hunters will be hunted » (les chasseur.euse.s seront chassé.e.s). Puis, nous avons dispersé les perdrix hors du hangar pour qu’iels puissent s’enfuir.
Iels étaient destiné.e.s à être vendu.e.s à des chasseur.euse.s pour être tué.e.s. Les chasseur.euse.s sont des assassin.e.s et il est urgent de tout mettre en oeuvre pour les arrêter. Trouvez un élevage et ouvrez leurs prisons, jusqu’à ce qu’iels soient tous.te.s libres.

[in english]

Montpellier ( Hérault): solidarité active avec Farid[+les citoyens travaillent à la dernière manif des GJ]

Montpellier : Farid, le gilet jaune casseur de banques, condamné à 2 ans et demi de prison en appel –

Farid, incarcéré à Villeneuve-lès-Maguelone depuis fin mars pour avoir cassé des vitrines de banques lors des manifestations montpelliéraines des gilets jaunes, a finalement été condamné en appel à trente mois de prison ferme, alors qu’il avait été condamné en première instance à trois ans ferme. […] Plusieurs policiers se sont déplacés au palais de justice pour entendre le délibéré, rendu le cinq septembre dernier.

Le soir même, des tags ont fleuri dans le quartier des Beaux-arts de Montpellier pour réclamer « liberté pour Farid » et dénoncer « une vie brisée pour trois vitrines ». Un distributeur automatique de billets a également été cassé. Un hommage certain à Farid, qui avait revendiqué lors de son procès s’en être pris aux banques « pour lutter contre le capitalisme ».

[Repris de lepoing.net, 09.09.2019]


Montpellier : les balances travaillent pendant l’acte 43

On apprend, en lisant la presse locale ce lundi 9 septembre, qu’un trentenaire a été interpellé samedi après-midi, lors de la manifestation des Gilets Jaunes et des saccages des Black blocs, dans les minutes ayant suivi l’incendie volontaire de la Dacia Duster de la police municipale de Montpellier, immobilisée, vide, dans la rue Saint-Guilhem, près du boulevard du Jeu de Paume. Depuis, il est en garde à vue au commissariat central, à la sûreté départementale de l’Hérault, mais, il nie farouchement toute implication. Il devrait être déféré ce lundi après-midi au parquet de Montpellier.

« Une source de la Ville de Montpellier jointe par Métropolitain évoque les circonstances de l’arrestation du suspect:
« Quand la voiture de la police municipale a été vandalisée à coups de marteau, pour briser une vitre latérale et que le feu a été allumé à l’intérieur, des témoins ont livré un signalement précis de l’incendiaire qui est parti à pied et transmis aussitôt à toutes les unités des forces de l’ordre présentes dans le centre-ville. Un individu correspondant au suspect, un trentenaire prénommé B****, a été localisé, alors qu’il venait de s’asseoir sur un bloc bleu anti-intrusion sur la place de la Comédie, en face de la rue Baudin. Alertés, des CRS en faction près de là ont procédé à son interpellation. Il a été remis aux policiers de la Sécurité publique ».

En plus de la voiture de police municipale incendiée, 21 vitres, portes et façades de boutiques, d’agences bancaires et immobilières ont été dégradées sur l’ensemble de la journée, selon la ville de Montpellier.

Alés( Gard): Petit bilandes sabotages contre les yeux de l’état- 4 septembre 2019

Sur les 167 caméras de surveillance que compte la ville d’Alès, plus d’une vingtaine ont été détruites volontairement depuis le début de l’année. Les deux dernières, en moins d’une semaine, par arme à feu.

Quatre douilles de chevrotine aux pieds de la caméra de vidéosurveillance qui n’a pas résisté, pas plus qu’une autre dans le même quartier des Cévennes. Autre point commun, arme à feu dans des zones de trafic intense. Depuis neuf mois, 22 caméras détruites (incendie, voiture-bélier et maintenant arme à feu). Coût pour le contribuable : 150.000 euros.

[Repris de France Bleu Gard, 04.09.2019]

A Montpellier, Rouen , Lille…C’est la rentrée des casses- 7septembre 2019

Un peu partout, c’était la rentrée des gilets jaunes ce samedi 7 septembre, avec un appel à venir en parapluie et équipé d’un casque, en solidarité avec la révolte à Hong-Kong qui dure depuis de nombreuses semaines. Dans certaines villes, quelques groupes ont fait un bon usage du casque et du parapluie…

A Montpellier, entre 2000 et 3000 personnes se sont retrouvées en début d’après-midi place de la Comédie, répondant à un appel national des Gilets jaunes à converger dans la capitale héraultaise. Parmi la foule, 500 personnes ont formé un Black bloc, qui a tout de suite pris la tête de la manif. Le cortège a décidé de prendre la direction de la gare Saint-Roch, bloquée par de nombreux fourgons de CRS. Les premiers affrontements éclatent immédiatement, jets de canettes répondant aux lancers de lacrymo.

S’en sont suivies des tentatives d’éviter l’affrontement frontal avec les robocops en surnombre, préférant cibler les banques, la propriété des riches et les boutiques, comme celle de SFR qui perdra ses vitres. Une agence de la Banque Populaire se fait défoncer ses vitres par quelques parapluies mobiles sous l’acclamation de la foule.

Les commerces du boulevard Maréchal-Foch prennent cher, avec de nombreuses vitrines attaquées (assurances, boutiques télécoms…), des distributeur de billets fracassés et des poubelles en feu. Une voiture de la police municipale est même incendiée au bas de la rue Saint-Guilhem aux alentours de 15 h 30.

De nouveaux affrontements auront lieu à proximité de la préfecture, ainsi que sur la place de la Comédie, où les forces de l’ordre feront usage des canons à eau.

Vers 17h, la préfecture faisait état de sept interpellations, notamment pour des jets de projectiles – pavés et engins pyrotechniques. (Source: Midi Libre, 07 et 08.09.2019)


A Rouen, plus de 500 personnes se sont rassemblées à l’appel des Gilets jaunes de l’Ouest, alors que la préfecture avait décrété l’interdiction de manifester dans tout le centre-ville, ce qui a conduit à 111 verbalisations sur la journée, pour participation à une manifestation interdite dans un périmètre interdit. Les amendes s’élèvent de 135 à 700 euros.

« Une petite dizaine de personnes cagoulées a brisé la vitrine de l’Union nationale des propriétaires immobiliers de Seine Maritime (à côté de la rue de la République, quai Corneille) avec des barrières de sécurité. La vitrine est tombée et le local s’est retrouvé complètement ouvert.

Plusieurs autres vitrines de ce monde d’exploitation et d’oppression ont été détruites, comme celles de deux agences d’intérim, d’une agence immobilière et d’une banque. Le tribunal a lui aussi été attaqué et perdu quelques vitres.

Selon la préfecture de la Seine-Maritime, 26 personnes ont été interpellées pour « port d’armes, violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, participation à des attroupements et violences. » Un autre bilan à 18h15 faisait état de 18 interpellations pour les mêmes accusations. Une dizaine de poubelles qui ont servi de barricades ont été incendiées. Des jets de projectiles et cocktails Molotov ont également été observés. (Souce : Paris-Normandie, 07,.07.2019)


A Lille, près de 700 personnes ont défilé, entre le centre-ville et le quartier de Wazemmes, selon les chiffres de la préfecture. Des représentants des « gilets jaunes » en ont compté 1500, selon France Bleu Nord. « Quelques vitrines ont été brisées (notamment celles d’une banque de la place Cormontaigne) et des poubelles incendiées sur le boulevard Montebello. Deux manifestants ont été interpellés. »

Samedi 31 août, en pleine Braderie de Lille, le stand de La république en marche a été la cible d’“insultes et de violences” : un militant LREM aurait été blessé. Aux alentours de 18H00, Violette Spillebout, candidate LREM aux municipales de Lille, et Stanislas Guerini, délégué général du mouvement, se sont rendus sur le stand avec une délégation peu après l’inauguration du QG de campagne de la candidate. “Une quinzaine de personnes, alcoolisées et agressives ont jeté des projectiles et de la bière sur le stand”, a indiqué à l’AFP l’équipe de la candidate. “Nous avons appelé la police et nous ne sommes pas restés sur place”, a-t-elle ajouté. Selon la même source, il semble que ces violences “visaient le mouvement dans son ensemble plus que la candidate car le groupe avait déjà commencé à chahuter le stand dès le matin aux cris de ‘Macron démission’”. (Source : Huffington Post, 31.08.2019)

Bristol (UK): Attaque d’un dépôt de carburant pour avions

Act for freedom now! / samedi 7 septembre 2019

Au cœur d’Easton [quartier populaire de Bristol, ville portuaire du sud-ouest de l’Angleterre; NdAtt.], à côté d’une école, dans un secteur résidentiel animé, entre une ligne de chemin de fer très utilisée et une autoroute, il y a suffisamment de carburant pour avions pour provoquer une explosion majeure. Le carburant pour avions contient plus de 2 000 produits chimiques. Une fois allumé, il a une capacité thermique beaucoup plus élevé que l’essence et peut brûler beaucoup plus longtemps. À Easton, il y en a 6 citernes blanches, chacune de 18 mètres de long.

On nous qualifie souvent de « terroristes », mais si nous l’étions, alors… boum ! Bye, bye ! Au contraire, nous avons décidé d’attaquer ces conteneurs avec de la peinture bleu foncé. Avec ce petit acte de défi, nous espérons souligner leur existence et le danger qu’elles représentent. Cette blague a également été faite comme contribution au débat et aux campagnes en cours sur l’expansion de l’aéroport de Bristol.

Cette énorme quantité de carburant pour avions est stockée au cas où il y aurait un jour une pénurie à l’aéroport. La réalité est que l’existence de ces dépôts pétroliers met en danger la vie des gens, chaque jour, dans le seul but que les entreprises puissent à tout prix poursuivre leur “business as usual”. S’il devait arriver quelque chose à l’aéroport de Bristol, ce carburant serait transporté à l’aérodrome de Filton. L’aérodrome de Filton est actuellement utilisé par le Service de l’air de la Police nationale, pour faire voler les hélicoptères des flics (les habitant.e.s de Bristol sont bien trop familier.e.s avec leur présence oppressante). Filton abrite également une grande usine Airbus, occupée en 2018. Airbus fournit des missiles, des composants d’avions de combat et d’autres technologies au régime turc.

Le Bristol Cable [revue et site internet d’information participative, basés à Bristol ; NdAtt.] a enquêté par le passé sur ces liens.

Le port et les docks de Bristol profitent depuis longtemps de l’esclavage, de l’armée et, plus récemment, de la distribution de carburant. Q8 Aviation a récemment célébré les 10 millions de tonnes de carburant pour avions qui ont transité par les quais de Bristol. Il y a un énorme réseau d’oléoducs qui partent de Bristol et qui ont été utilisés pendant la Seconde Guerre mondiale pour la distribution de carburant. Le comédien Mark Thomas a commenté la volatilité et la précarité de tout cela. Les oléoducs forment un réseau sur toute cette île. Thomas a souligné l’utilisation de panneaux d’indication sur les terres agricoles dans le Sud-Ouest pour interdire de creuser (à cause des oléoducs). Ces panneaux sont encore visibles près d’Avonmouth et de l’estuaire de la Severn [là où il y a le port de Bristol ; NdAtt.] et les gazoducs sont provoqueront tôt ou tard un accident.

L’aéroport de Bristol a publié des plans d’expansion et veut doubler sa capacité (jusqu’à 12 millions de passager.e.s par an). Pour légitimer cette démarche, ils/elles ont utilisé une démarche de green washing, publiant une « Carbon Roadmap »  qui prétend que l’aéroport deviendra « neutre en carbone » d’ici 2025.

L’Amazonie est en feu et nous sommes en train de marcher comme des somnambules vers un désastre écologique sans précédent. Les prétentions de n’importe quelle entreprise d’être « neutre en carbone » sont une mauvaise plaisanterie au détriment de la planète. Ce n’est pas le moment de compenser les émissions de carbone.

Nous ne sommes pas Extinction Rebellion. Nous ne demandons rien et ne faisons aucune requête. Nous n’avons de comptes à rendre qu’à nous-mêmes. Nous ne pensons pas que notre action changera grand-chose, mais nous espérons qu’elle fera réfléchir les gens.

Solidarité avec la population indigène Mura à Canutama, au Brésil, qui lutte contre la destruction de l’Amazonie. Aussi, solidarité, tardive, avec les prisonniers anarchistes (pour la semaine d’action du 23 au 30 août), en particulier le trois de la Parkbank.