L’affaire ambertoise : des précisions sur l’enquête en cours

Pour rappel, le matin du 28 mars ont eu lieu à Ambert (63) trois perquisitions. Celles-ci ont été ordonnées dans le cadre d’une enquête sur la tentative de destruction par le feu d’un véhicule d’Enedis dans la même ville dans la nuit du 8 au 9 juin 2017. L’une de ces perquisitions visait un squat dans lequel les gendarmes ont découvert trois « dispositifs de confection artisanale pouvant s’apparenter à des engins incendiaires », en l’occurrence « des bouteilles contenant un liquide et sur lesquelles étaient serties des blocs blancs pouvant être des allumes-feux » (tous les termes apparaissant entre guillemets dans ce texte sont ceux de la justice). Deux personnes ont été placées en garde à vue (60 heures), puis en détention provisoire avec un mandat de dépôt criminel d’un an. Ils sont mis en examen pour les faits suivants : « tentative de destruction volontaire du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes en bande organisée », « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » et, pour l’un des deux seulement, « refus de se soumettre au prélèvement biologique destiné à l’identification de son empreinte génétique par une personne soupçonnée d’infraction entraînant l’inscription au FNAEG ». Les deux compagnons ont fait appel de leur mise en détention et, après deux semaines enfermés l’un à Riom et l’autre à Montluçon, ils sont passés à la cour d’appel de Riom le 17 avril. Ils ont été relâchés le jour même sous contrôle judiciaire.

 

Le présent texte tente de rassembler et de communiquer les différents éléments de cette affaire qui reste pour le moment très opaque. Les inculpés et l’avocat n’ont pour le moment pas pu avoir accès au dossier. À l’heure où la toile de la répression s’agite aux quatre coins du pays (a-t-elle jamais cessée de le faire ?), il semble important de transmettre le maximum de détails quant aux modes opératoires, aux rythmes et aux connaissances du tandem police/justice (tout en gardant à l’esprit que chaque enquête, chaque affaire a ses spécificités).

L’enquête

Comme évoqué précédemment, tout commence le 9 juin 2017 lorsque un employé d’Enedis retrouve sur le pneu d’un véhicule un « engin incendiaire » constitué d’une bouteille de liquide inflammable, d’un bloc d’allume-feu et de bougies d’anniversaire. Ce dispositif ne s’était pas enflammé. Aucune trace d’ADN n’a été retrouvé sur celui-ci.

Une enquête de flagrance puis une enquête préliminaire sont entamées par les gendarmes de la brigade d’Ambert puis par la section de recherche de Clermont-Ferrand. Ils rattachent ces faits à la « mouvance anarchiste ou d’extrême-gauche » en les reliant avec d’autres commis et revendiqués dans les mêmes semaines contre Enedis ailleurs en France. Le 14 décembre 2017, une information judiciaire est ouverte et l’enquête est maintenant entre les mains d’Anne Morin, juge d’instruction du TGI de Clermont. C’est à ce moment qu’apparaissent les chefs de « tentative de destruction volontaire du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ».

L’enquête cible donc des personnes d’Ambert appartenant au « mouvement anarchiste » et plus particulièrement à certaines fréquentant un squat. D’après ce qu’il a été compris du dossier lors des audiences, les gendarmes ont pu utiliser les gros moyens : filatures, écoutes téléphoniques, balises de géolocalisation sur au moins deux véhicules, prises d’images des personnes entrant et sortant du squat. Ces investigations leurs permettent de constater d’une part que ce lieu est fréquenté par de nombreuses personnes, d’autres part qu’il y a un recours à de fausses identités, notamment pour l’ouverture du contrat d’électricité et sur la boîte aux lettres (ce qui est monnaie courante pour ouvrir des squats). Cela leur permet donc de déduire que ce « souci de préserver leur anonymat » témoigne d’une volonté de vivre dans « une certaine forme de clandestinité ». De la même manière, les déplacements, surtout lorsqu’ils sont fait sans téléphone, deviennent suspects.

Ces six mois d’enquête, malgré les moyens importants qui lui étaient alloués, n’auront pas permis de prouver d’une quelconque manière la participation de certaines des personnes surveillées aux faits reprochés. La juge d’instruction ordonne donc la perquisition de trois domiciles le 28 mars dernier.

 

Les perquisitions

Les perquisitions ont commencé le matin vers 8h30. Les enquêteurs/rices découvrent relativement rapidement dans le squat trois « bouteilles contenant un liquide et sur lesquelles étaient serties des blocs blancs pouvant être des allumes-feux ». La personne encore présente sur les lieux est donc placée en garde-à-vue avec effet rétroactif, de même qu’une autre personne perquisitionnée dans un autre endroit (la GAV a donc commencé officiellement dès le début de la perquisition). La perquisition du squat durera jusqu’à 19h30. Y participent, en plus d’une dizaine d’officiers de la section de recherche de Clermont-Ferrand, une dizaine de gendarmes du PSIG (avec leur cagoule et leurs fusils), 3 membres des Ntech (spécialistes des nouvelles technologies) et 2 techniciens d’investigation criminelle (police scientifique). Dans chacun des trois lieux perquisitionnés, les gendarmes placeront sous scellé :

– tout le matériel informatique et numérique (ordinateurs, clés USB et cartes SD, disques durs externes, imprimantes, appareils photo, lecteurs MP3)

– du matériel de « propagande » (brochures, affiches, stickers, livres), particulièrement tout ce qui faisait « l’apologie de délits contre les forces de l’ordre et l’autorité »

– des documents attestant de l’identité des personnes présentes, étant passés par là ou étant en lien avec des personnes fréquentant le lieu (papiers d’identité, factures, correspondances, le moindre bout de papier où figurait un nom ou un numéro de téléphone)

– des objets permettant de récupérer de l’ADN (couverts, fonds de cendrier, brosse à dent, gants)

Les téléphones sont exploités et laissés sur place.

 

Les suites…

La GAV des deux compagnons sera prolongée à deux reprises. Ceux-ci gardent le silence et la juge d’instruction les met en examen des chefs précédemment cités. Elle demande le placement en détention provisoire, qui sera accepté par le JLD, en faisant bien comprendre que ce n’est pas dans l’intérêt des inculpés de garder le silence. À noter pour des faits relevant de la juridiction criminelle, le mandat de dépôt est d’un an renouvelable une fois. Cependant, la « bande organisée » est une circonstance aggravante permettant de prolonger la détention provisoire jusqu’à quatre ans.

Ne pouvant donc pas être détenus dans le même établissement sous prétexte des nécessités de l’instruction, l’un des compagnons sera envoyé au centre pénitentiaire de Riom, l’autre à la maison d’arrêt de Montluçon. Après deux semaines de détention, les deux compagnons ont comparu le 17 avril devant la cour d’appel à Riom, où il a été estimé que le contrôle judiciaire serait suffisant pour éviter la concertation entre les suspects, la disparition de preuves et la réitération de délits ou de crime.

Deux éléments semblent avoir particulièrement concouru à cette remise en liberté. D’une part, pour des raisons inconnues, l’audience ne s’est pas tenue à huis clos, invalidant de fait l’argument de la préservation du secret de l’affaire. D’autre part, le procureur (ou pour être exact l’avocat général) n’a pas hésité à dire et à répéter que le motif principal du placement en détention provisoire était de forcer les deux compagnons à parler et à coopérer (ce qui ne figure pas encore dans le code pénal). L’avocat s’est donc saisi de ces deux éléments pour agrémenter sa plaidoirie. On peut également penser que la disproportion entre les faits – tentative de destruction d’un véhicule – et l’arsenal judiciaire déployé – juridiction criminelle, donc passage en cour d’assise –, disproportion pointée par le procureur lui-même, a eu un impact.

Les deux compagnons sont donc dehors sous contrôle judiciaire. Pour l’un d’eux, les contraintes sont : fixer sa résidence au xxx dans l’agglomération clermontoise, ne pas sortir des limites du Puy-de-Dôme, ne pas aller dans le squat, pointer deux fois par semaine au commissariat et ne pas entrer en contact avec six personnes. Pour l’autre : fixer sa résidence au xxx à Ambert, ne pas aller dans le squat, pointer deux fois par semaine à la gendarmerie et ne pas rentrer en contact avec six personnes.

 

 

Malgré le soulagement ressenti à l’annonce de cette remise en liberté, personne n’oublie une seule seconde que l’affaire se poursuit. Il ne fait aucun doute qu’elle s’inscrit dans un cadre dépassant largement les faits ambertois. Il suffit de savoir qu’à deux jours d’intervalle ont eu lieu d’autres perquisitions à Toulouse, Amiens et Limoges pour supposer une coordination à l’échelle nationale des enquêtes ciblant les anarchistes. Et il y a malheureusement fort à parier que l’État s’échine dans d’autres coins du pays à mettre de nouveaux coups de pied dans la fourmilière. Ce ne sera pas la première fois et probablement que ce ne sera pas non plus la dernière. Espérons que ce partage d’informations sur les situations locales, qui a déjà commencé et qui sera amené à se poursuivre, permette à chacun.e d’avoir une idée plus claire de ce qui se joue et ait pour résultat d’enrayer au maximum la machine répressive.

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Communiqué de prisonniers enfermés à la prison de Seysses : Encore un mort au mitard

non- fides.fr

J. avait 26 ans. Samedi dernier, il était au mitard, dans une »cellule disciplinaire » de la prison de Seysses. Il y est mort. Les médias relaient une version des faits, une seule : celle des matons, les »surveillants ». Mais nous, on y vit, dans cette prison. Et on n’est ni sourds, ni aveugles. On sait que sa mort a été provoquée par la violence des matons affectés au mitard. Non, J. ne s’est pas suicidé.

 

Si plus d’une centaine de prisonniers ont refusé de remonter en cellule plusieurs jours de suite cette semaine, c’est parce que c’est tout ce qu’on peut faire pour protester, ici. J. est mort au mitard, et l’autopsie aurait conclu à un suicide. Mais on sait que ce n’est pas le cas, car il y a des témoins qui étaient présents dans les cellules environnantes lors de son passage à tabac, qui ont tout entendu, qui ont assisté à tout ça. C’est suite à un déferlement de coups que J. est mort samedi. Pensez-vous que nous serions 200 prisonniers à refuser de remonter en cellule et à déployer une banderole dans la cour de promenade si nous n’étions pas convaincus de leurs mensonges ?

Tous ceux qui sont passés par le quartier disciplinaire pourront témoigner des humiliations qu’ils y ont subi, des insultes racistes, des crachats à la figure, des ordres donnés comme si on était moins que des chiens… Là-bas, celui qui a le malheur de « la ramener » peut finir comme J. : pendu. Aucun droit n’est respecté dans ce mitard. Les promenades ont lieu au bon vouloir des surveillants, et en général il n’y en a pas. L’accès au douches nous y est refusé, et il peut se passer quinze jours sans qu’on puisse y aller. Pareil pour l’accès au feu, pour allumer une cigarette : c’est maximum trois fois par jour et ils usent de beaucoup de zèle, il faut presque les supplier. La peur y règne, et y aller est pour chacun d’entre nous, prisonniers, une vraie descente aux enfers.

Cet hiver, plusieurs prisonniers se sont retrouvés dans ce mitard sans matelas, sans couverture et sans vêtements, alors qu’il faisait moins cinq degrés. Juste parce qu’ils avaient tapé sur la grille de leur cellule pour réclamer à manger ou avoir du feu. Ils ont dû dormir par terre, nus, sur un coussin, et manger « la gamelle » dans des barquettes qui arrivaient ouvertes, apparemment déjà utilisées.

J. a été battu par cinq ou six surveillants, pendant plus d’une demi-heure. Puis il y a eu un grand silence, et les surveillants se sont mis à discuter entre eux, à estimer son poids et sa taille pour s’accorder sur une version des faits. Puis ça a été l’heure de la gamelle et, quand sa cellule a été rouverte, ils ont fait mine de le découvrir pendu. Alors le Samu est intervenu et a tenté de le réanimer, en vain. Le lendemain, ils ont libéré tout le monde du mitard et personne n’a été entendu, même pas le chef ni les gendarmes. Ça montre bien qu’ils ont des choses à cacher, qu’on ne vienne pas nous dire le contraire.

Certains d’entre nous (sur)vivent dans cette prison de Seysses depuis plusieurs années, ou y font beaucoup d’allers-retours. Cette situation n’est pas nouvelle, et d’autres « morts suspectes » ont eu lieu ici ces dernières années. Nous avons vite compris que notre parole ne valait rien face à la leur, mais nous savons aussi que beaucoup dehors s’interrogent ou ont déjà compris leur petite mascarade. Qui tue.

C’est très difficile pour nous de donner des preuves de ce qu’on avance. Ici, nous sommes enfermés, et chaque information qui arrive dehors risque d’avoir de graves conséquences pour nous. Pourtant il faut que ça se sache, car nous sommes en danger de mort. Les surveillants jouent avec nos vies dans ce quartier disciplinaire.
C’est plus que de l’humiliation ; ils nous terrorisent, et ce qui est arrivé à J. pourrait arriver à chacun d’entre nous.

Nous dénonçons aussi les pressions qui sont faites sur les prisonniers qui ont assisté aux faits. Les témoins malgré eux de ce qui s’est passé samedi dernier subissent des pression psychologiques et sont très clairement menacés de transfert. Tout semble mis en place pour les pousser à bout. Ainsi, cinq d’entre nous ont déjà été transférés suite au blocage de la promenade et sont désormais à Lille, Bordeaux, Sedequin… Considérés comme « meneurs », on ne les a même pas laissé embarquer leurs affaires personnelles. C’est comme ça que la prison est tenue maintenant, en nous menaçant d’un « transfert disciplinaire » qui nous éloignerait encore plus de familles et de nos proches.

Nous exigeons que la direction de la Maison d’Arrêt remplace immédiatement cette équipe de surveillants, il est évident que c’est la première chose à faire. La petite équipe sadique de matons du mitard, nous, prisonniers, la surnommons « l’escadron de la mort ».

Ici, on est spectateurs du désespoir humain, et on sait tous que J. pourrait être n’importe lequel d’entre nous. Il a été battu à mort parce qu’il tapait dans une porte : il n’en pouvait plus d’attendre, coincé dans la « salle d’attente » de la prison, sans fenêtre. Il voulait juste regagner sa cellule. Ils sont venus et l’ont plié.

On ne soigne pas le mal par le pire. Nous voulons que tout cela cesse.
Que celui qui est condamné à aller au mitard puisse au moins conserver sa dignité et que ses droits fondamentaux soient respectés.

Nous voulons que la vérité soit faite sur la mort de J. et qu’une telle horreur ne puisse plus se reproduire, ni ici, ni ailleurs.
Nous nous associons à la douleur de la famille et sommes prêts à témoigner si elle le désire.

Maison d’Arrêt de Seysses, le 19 avril 2018,
Des prisonniers de la M.A. de Seysses.

Chalon sur Saône ( 71 100).Center parcs : les caravanes de « Ni ici-Ni ailleurs » Solidaires des zadistes de Notre Dame Des Landes.

le19 avr 2018 -www.vivre-a-chalon.com

 

Ce jeudi, les caravanes des opposants aux différents projets de Center Parcs ( Deux sont programmés au Rousset et Poligny pour la région Bourgogne-Franche Comté) vont faire étape dans notre ville. Objectifs: informer et sensibiliser le grand public sur les menaces environnementales de ces projets, contestés aussi économiquement et risquant de fragiliser le tourisme local.

 

 

 

SIX ETAPES DANS LE DEPARTEMENT

 

 

 

Initiée par la coordination « Ni ici-Ni ailleurs » ( Nina), les opposants ont fait étape mercredi à Tournus, ils seront vendredi à Macon, samedi à Cluny, dimanche sur le site convoité par le groupe « Pierre et Vacances » au bord du lac du Rousset et mardi à Germolles Sur Grosne. Les soirées de Tournus, Chalon et Macon s’articulent autour de trois axes, une animation en fin d’après midi, puis un repas collectif avec la caravane ambulante et une animation avec comme ce jeudi un concert surprise à 22 Heures, au 1, rue Denis Papin, vers le Pont de Bourgogne , sur le site de « La Méandre ». Ces initiatives débuteront dès 19 H, avec la projection du film d’Antoine Costa, « Les dépossédés » sur la compensation biodiversité et la marchandisation de la Nature.

 

 

 

 

TROIS PROJETS CONTESTES…

Dénommée , « La Grande Tournée » sera placée à Macon sous le signe d’une journée de soutien aux luttes locales, à 14 Heures , avec deux sujets locaux, un soutien au collectif Monnier qui organise la prise en charge de migrants sur la ville de Macon et un soutien au comité de soutien à Jérome Laronze, qui organisera un rassemblement à 19 H au square de la paix.
Jess et Olivier, membres de la coordination organisatrice ont confié « Durant cette tournée, ; nous expliquons que les projets portés par le Groupe « Pierre et Vacances » ne sont pas viables économiquement et environnementalement « .

 

 

 

A Tournus, hier soir, les opposants aux center parc du Rousset, ont participé à des échanges. Jess et Olivier ont souligné «  A Roybon, dans l’Isère, il y a une quarantaine de zadistes sur trois lieux différents . Nous sommes naturellement solidaires des zadistes de Notre Dame Des Landes » ont affirmé, les membres de la coordination.

 

 

 

 

 

 

Névache( hautes Alpes) résistance Anti fasciste libérons les frontières

Hautes-Alpes : une centaine de militants lancent actuellement une opération anti-migrants au col de l’Échelle

Une centaine de militants du mouvement « Génération identitaire » ont lancé ce samedi matin une opération coup de poing dans la Vallée de la Clarée, à la frontière franco-italienne, dans les Hautes-Alpes.

Les militants, en majorité des Français, mais également des Italiens, des Hongrois, des Danois, des Autrichiens, des Anglais et des Allemands sont en train de grimper en raquette le col de l’Échelle (1 762 m) enneigé pour « contrôler la frontière ».


L’image contient peut-être : ciel, arbre, plein air et nature

no tav infos

Rendez-vous antifasciste
Demain (dimanche 22) 11 h on se  retrouve à Bussoleno sur la place du marché, direction Névache (France)

À partir d’aujourd’hui, un groupe de néo-Nazis Français et italiens contrôler le col de l’échelle. Ils ont placé un réseau de plusieurs centaines de mètres et se disent déterminés à renvoyer en Italie toute tentative de franchissement de la frontière à travers les montagnes. Tout cela est inacceptable et il est urgent de donner une première réponse sans attendre.
Déjà aujourd’hui, certains camarades ont surveillé la situation, sur la photo le misérable spectacle, en regardant vers le col. Demain nous devons être nombreux et aller libérer la frontière. Construisons donc une caravane pour arriver sur place.
11 h00 rendez-vous sur la place à bussoleno, départ ensemble en voiture, étape à l’église de claviere vers 12.30 h, arrivée à névache et montée au col de l’échelle.

Rappelons que :
– à 10 h à l’église de claviere il y aura une initiative organisée par des Alpes libres qui finira juste après le déjeuner. Donc pour ceux qui sont déjà là il y aura la possibilité de se déplacer en voiture avec la caravane à venir (qui attendra la fin de l’initiative)
– à 15 h au cinéma de bardonecchia il y aura l’attribution du prix Bruno Carli à Richard chats d’open arms.
Nous réitérons donc l’invitation à participer aux deux rendez-vous et à se joindre au tour antifasciste à Névache.

. Nos vallées nous appartiennent et nous ne pouvons pas laisser des
Fascistes dans la liberté de circuler à quelques jours du 25 avril.
Les partisans qui, dans ces montagnes, ont tout donné, même la vie, se retournent dans la tombe.
Nous construisons ce premier rendez-vous avec l’objectif de libérer la frontière et de construire des initiatives jusqu’à ce que cela se fasse, fascistes, gendarmes ou policiers qu’ils soient.

Maintenant et toujours résistance !!

Répression en cours: les deux d’Ambert sont sortis !

attaque.noblogs.org

indymedia Grenoble / vendredi 20 avril 2018

Petite brève pour annoncer une bonne nouvelle dans le brouillard ambiant. Les deux compagnons d’Ambert incarcérés depuis le 28 mars dernier sont sortis sous contrôle judiciaire après le jugement de l’appel de la mise en détention. Ils doivent pointer 2 fois par semaine et ont interdiction de se voir et de communiquer entre eux ainsi qu’avec un certain nombre de personnes.

Par ailleurs au cours du procès qui devait se tenir à huis clos mais qui ne s’est pas tenu à huis clos parce que le procureur a oublié de le demander, on a pu récolter quelques infos.

Le seul fait mentionné a été tentative de destruction de bien appartenant à autrui, faisant référence à un dispositif incendiaire trouvé sous un véhicule Enedis à Ambert en juin dernier. Aucun ADN ou empreinte n’a été retrouvé sur le dispositif. Des dispositifs «de même nature» ont été trouvés dans un des lieux perquisitionné à Ambert.

En ce qui concerne l’enquête, elle durerait depuis de longs mois et a au moins impliqué des écoutes téléphoniques, de la géolocalisation (des téléphones), des traceurs GPS sur au moins deux voitures, et des photos des renseignements montrant des gens ensemble.

Des infos un peu plus précises devraient venir bientôt.

*****

La version de la peresse poubelle

La Montagne / jeudi 19 avril 2018

Des velléités incendiaires ? Soupçonnés d’avoir voulu incendier des voitures sur le parking d’enedis, à Ambert, en juin 2017, deux trentenaires ont été remis en liberté par la chambre de l’instruction de Riom, mardi.

La Montagne (Cantal)19 Apr 2018

La découverte de cet agent d’enedis, à Ambert, le 9 juin 2017, est si étrange qu’il prévient les gendarmes. Un curieux bricolage est posé sur la roue de l’une des voitures de la société, sur le parking.

Ce dispositif incendiaire est rudimentaire : une mèche, un allumefeu et un réservoir de liquide inflammable.

Une enquête est ouverte. La piste de l’extrêmegauche est envisagée. Les soupçons se portent sur un groupe qui gravite autour d’un squat d’ambert. Surveillances, investigations téléphoniques, voitures géolocalisées… « Dans ce dossier, on a utilisé un marteau pour écraser une mouche », s’est indigné Me JeanLouis Borie, avocat des mis en cause.

Les enquêteurs décou vrent que les personnes qui fréquentent ce lieu utilisent régulièrement des identités d’emprunt. « Ces personnes sont soucieuses de préserver leur anonymat et une certaine forme de clandestinité », relate le président de la chambre de l’instruction.

Le 28 mars, les gendarmes perquisitionnent trois domiciles, dont le squat. Deux trentenaires sont interpellés. Les enquêteurs mettent la main sur trois engins similaires à celui trouvé chez Enedis. Ils saisissent en outre des documents d’orientation anarchiste et d’autres témoignant d’une relative adhésion aux actions violentes envers les forces de l’ordre. « Les gendarmes ont soigneusement choisi les documents qui les intéressaient. Ils n’ont rien pris des livres sur l’art ou sur la culture musicale », ironise X., l’un des mis en cause.

Les deux suspects sont mis en examen pour « tentative de destruction volontaire du bien d’autrui par moyen dangereux en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ».

Incarcérés à l’issue de leur mise en examen, X. et Y. ont tous deux fait appel de leur placement en détention provisoire, mardi, devant la chambre de l’instuction de Riom. Les magistrats ont tranché en leur faveur et les ont libérés sous contrôle judiciaire.

« La question de la validité de la mise en examen va se poser prochainement devant la chambre de l’instruction », prévient Jeanlouis Borie.

Gap( 05)21 avril 2018 Carnaval sauvage à Gap(MAj le22/o4)

Carnaval à Gap, le 21 avril 2018 à 14h depuis le parc de la Pépinière

Un carnaval à Gap contre la frontière, contre son idée-même, parce qu’elle ne s’arrête pas au poste, au franchissement du col. La frontière s’étend jusque dans le quotidien, dans l’intime.Un carnaval issu de la nécessité de se rassembler pour raconter, pour rendre visible les histoires présentes d’exil, de passage, de solidarité et de lutte.

Rendez-vous est donné le 21 avril : paure carnavas !

Faites passer le mot !

La rue est à nous, exprimons, exprimez, grotesque d’une pastèque à l’envers.

Sortons nos rages écrasées d’oiseaux déplumés!

Déchirons nos conventions et crions la révolte!

Gueulons pauvres gueuses et gueux étouffé-e-s, ligoté-e-s, marginalisé-e-s, surveillé-e-s, contrôlé-e-s .

Dans la brume d’une solidarité confondue soyons la lombarde qui franchit les cols frontaliers.

Venez et emparez-vous d’un carnaval criant et criard avec masques, chars et musiques.

Que dans notre feu de joie brûlent les frontières,

et que vive la fête véritable!

carnavalgap@protonmail.com

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le dauphiné libéré  le 21/04/2018 à 16:02

Le carnaval solidaire contre les frontières tourne au vinaigre

Avec la météo clémente, près de 300 personnes convaincues ont fait le déplacement. Musique, chants et déguisements étaient même de la partie, tout comme un char où trônait un juge à la tête d’ogre… Quelques minutes après le départ du cortège, les choses ont vite dégénéré.
Certains manifestants ont sorti les bombes de peinture et ont recouvert plusieurs murs de la ville de tags, sur la place République, sur la cité Desmichel, etc. De nombreux établissements bancaires ont aussi été pris pour cible, tout comme le grand mur de la prison rue Grenette devant laquelle une bagarre a même éclaté(   rectification par rapport de la bagarre N D Lab:deux matons  sont sorti de la MA  et ont voulu  attraper quelque personnes . ils ont pris du spray sur leurs faces)

Vidéo , Actions en soutien aux femmes d’Efrîn

[reçu par mail]]

Salut
Suite à l’appel à une campagne internationale « les femmes se lèvent pour
efrîn » #WomenRiseUpForEfrin fait par des femmes kurdes, l’association
Femmes Contre les Intégrismes (FCI), le Collectif Libertaire
Anti-sexiste (CLAS!!) et Juste une étincelle noire – FA lyon se sont
mobilisés les 15 derniers jours de mars 2018 sur la région lyonnaise au
travers de prise de parole et table de presse lors d’un premier festival
du film Femmes Contre les Intégrismes, d’affichages et de collages pour
relayer leurs revendications :
• Halte à l’invasion turque et à l’agression d’occupation sur Efrin –
Halte au génocide et au féminicide !
• Se lever pour la protection du peuple, de la terre, du patrimoine
culturel et historique d’Efrin !
• Se lever pour la défense de l’autogestion démocratique et écologique à
Rojava et dans le nord de la Syrie !
• Défendre Efrin, c’est défendre la Révolution des Femmes – « No pasaran »
au fascisme d’Erdogan !

Il en est ressortit une petite vidéo, montage maison :
> https://www.youtube.com/watch?v=aXe8WOFNtwM

Roybon( 38940) le 21 et le 22 avril rencontre à la maison foretière « la Marquise » Rencontres Reclaim The Fields Sud Est

trouvé sur Zad Roybon

21 et 22 avril, La Marquise

La branche sud-est du réseau Reclaim The Fields (RTF) s’est donné rendez-vous à la maison forestière de la Marquise le weekend du 21 et 22 avril. Une bonne occasion de venir découvrir les actions de ce réseau et y participer!

rtf

Un article sur RTF

http://cqfd-journal.org/Reclaim-the-fields-%E2%80%89Renouer-avec

Programme

  • La rencontre commence samedi à 14h avec une discussion avec le collectif d’agriculteurs contre les normes.

« Hors normes », texte signé par ce collectif, à lire ici:

https://larotative.info/+-agriculture-paysannerie-+.html

  • Sont également prévues des discussions autour des normes en forêt, en se basant sur le travail réalisé par le Réseau des Alternatives Forestières (RAF), avec le livre Agir ensemble en forêt.

 

  • Et autres! …

ZAD de NDDL : appel pour une vraie sortie de crise !

le texte qui circule  appel pour une vraie sortie de crise ! , .

Note:Nicolas hulot soit un ardent défenseur du capitalisme « vert » , nous étions déjà nombreux à le penser « M. Hulot a déclaré mercredi 18 avril, à Nantes : « L’écologie n’est pas l’anarchie. » M. Hulot, ministre de la Transition écologique, parle comme s’il avait une légitimité à parler d’écologie. Cette prétention paraît infondée de la part d’un homme qui possède six voitures*, et n’a cessé depuis qu’il est ministre de prendre des décisions contraires à la protection de l’environnement : autorisation du contournement autoroutier de Strasbourg, autorisation du contournement autoroutier de Rouen, autorisation du permis d’exploration de Total au large de la Guyane, soutien à la centrale de Gardanne, etc. »

Voir la suite ici : https://reporterre.net/M-Hulot-n-est-pas-l-ecologie

ZAD de NDDL : appel pour une vraie sortie de crise !

Avant la reprise du dialogue avec la préfète de Loire-Atlantique, des
organisations nationales, associations et collectifs appellent fermement
le gouvernement à permettre une sortie de crise à la ZAD de
Notre-Dame-des-Landes.
La tentative d’expulsion des habitant-es de la ZAD engagée la semaine
dernière par le gouvernement s’est soldée par un échec cuisant et
prévisible. La méthode forte employée, brutale et guerrière a blessé de
nombreuses personnes, semé la révolte et relancé un conflit stérile.
Nous répétons que la poursuite des expulsions serait dramatique et
ferait risquer un nouveau Sivens.

L’afflux de soutien en un temps record sur ce territoire est le
révélateur du profond attachement inter-générationnel à ce lieu devenu
un symbole d’expérimentation et d’espoir, bien loin des caricatures
grossières et hâtives que veulent en donner certains politiques et
ministres.

Le gouvernement continue néanmoins de mettre le couteau sous la gorge
aux habitants encore non expulsés, menace des espaces d’activités non
encore détruits, en enjoignant les habitants à accepter avant le 23
avril 2018 un modèle de régularisation purement individuel, qui
opérerait un tri inacceptable entre eux. Alors que sur la Zad,
solidarité et dimension collective sont expérimentées chaque jour et
sont un des piliers de projets de vie.

Une écoute honnête et réelle quant à cette dimension collective du
projet porté pour l’avenir de la Zad est essentielle. Une place doit
être laissée à ce titre à des activités qui ont un caractère agricole,
mais aussi artisanales, culturelles, sociales, ainsi qu’à l’ensemble
des habitats. C’est ce maillage d’activités qui fait la richesse de ce
lieu, un espace rural vivant, un lieu expérimental à cultiver, une
singularité à préserver.

Alors que le mouvement d’occupation a accepté un nouveau rendez-vous
avec la Préfète le 18 avril, nous ne pouvons croire que le gouvernement
s’enferme définitivement dans une logique martiale, en méprisant au
passage le soutien large dont bénéficie l’expérience de la Zad, comme le
week-end du 14-15 avril l’a largement montré, sans laisser une place
réelle au dialogue.

Nous réaffirmons donc notre soutien au territoire de la ZAD et demandons
au gouvernement d’agir pour une véritable sortie de crise par le haut :
En sortant de l’ultimatum du 23 avril pour permettre un dialogue de long
terme en posant un calendrier aux échéances raisonnables et soutenables
En retirant le dispositif militaire pour permettre des discussions
apaisées
En laissant la porte ouverte aux projets de prise en charge collective
des terres de la ZAD par celles et ceux qui l’habitent.

Il s’agit aujourd’hui d’admettre, au niveau gouvernemental, que d’autres>modèles de schémas sociétaux sont désirables et possibles,
que des projets d’agriculture innovants sont à expérimenter et que la
répression aveugle ne peut avoir de place dans une société équilibrée,
démocratique et affichant sa volonté d’aller de l’avant.

 

Nantes, France : Barricades en feu sur la 4 voies en solidarité avec la ZAD

 note:clin d’œil après la manifestation du 19 avril de valence

ZAD : L’occupation continue, les actions aussi!!

En solidarité avec les pyromanes du monde entier, la route s’enflamme.

Ce matin, sur un (gros) rond point, des palettes ont pris feu, ce qui a provoqué un ralentissement suspect sur la 4 voies de Nantes Océane :

!!Première sommation avant le grand boom!!

L’économie en tremble encore et la presse locale en est restée muette,

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