Monthly Archives: janvier 2019

Grenoble/Haute-Jarrie, France : Radios – Du siège à la tour (28 et 29 janvier 2019)

[Lire le communiqué de revendication de ces deux attaques incendiaires, reproduit en fin d’article]

Pourquoi s’arrêter là?

Après l’incendie des bureaux des journaflics de France Bleu Isère à Grenoble lundi 28 janvier 2019 au petit matin, et d’une partie de ses studios, c’est le local technique d’un émetteur de TDF qui a été saccagé puis incendié le lendemain mardi 29 janvier. Cela s’est passé vers 2h du matin à Haute-Jarrie, sur les hauteurs de Grenoble, toujours dans l’Isère.

Cette heureuse coïncidence temporelle a cette fois perturbé les émissions de France musique, mais aussi les abonnés des principaux opérateurs de téléphonie mobile (Orange, Bouygues et SFR), dont la réception sur Grenoble est « fortement dégradée ». Concrètement, la porte de l’émetteur a été fracturée, et les inconnus ont saccagé les équipements électroniques puis incendié le tout. Après qu’une des voix du pouvoir se soit tue lundi, c’est donc aussi la communication médiée par la technologie au service de la flexibilité relationnelle et managériale qui a été impactée mardi.

France 3 Auvergne/Rhône Alpes ébahie et certainement inquiète pour sa pomme se demande alors ce soir : « Au lendemain de l’incendie des locaux de France Bleu Isère, les questions sont de plus en plus nombreuses sur ces actes qui cherchent à atteindre les médias du département de l’Isère. » Nous, on aurait bien un paquet de réponses à ce genre de questions, mais d’une part on ne dialogue pas avec l’Etat et ses larbins, et d’autre part il se trouve que tout un chacun qui a pu expérimenter au cours d’une lutte (avec ou sans gilet jaune) les mensonges de la propagande d’Etat, sans parler de celle au service de la domination distillée quotidiennement dans les cerveaux, trouvera tout seul les siennes.

[Reçu par mail]


Radio : du siège à la tour

 » De tous les dompteurs de for interieur qui existent, celui que je déteste le plus, le journaliste  » Anonyme

Ici, on n’apporte rien de neuf contre les industriels d’hypnoses collectives, contre les fabricants de subjectivités consentantes à la société existante. Beaucoup font couler l’encre à propos des médias* pour les critiquer, peu font couler l’essence dans leur locaux pour les incendier. A celà on remédie. Dans les bureaux des radios dans le centre-ville, lundi. Dans la tour hertzienne en périphérie, cette nuit.

 » Ce que les incendiaires convoitent, que les flammes s’en saisissent » Anonyme

Ce texte porte sur les relations qu’entretiennent les forces hostiles à ce monde avec les médias de ce même monde. Disons d’emblée qu’on n’est pas de celleux qui s’imaginent « utiliser » ou « détourner » les moyens médiatiques pour diffuser des discours subversifs. Il ne s’agit plus d’échapper aux ciseaux de la censure, de lézarder les murs de la pensée unique avec des idées obliques. La démocratie, pleine de sollicitude, invite son opposition à participer aux grands jeux médiatiques. Elle ne tue pas la pensée de ses adversaires en les faisant taire mais en les faisant parler. On se souvient encore du burlesque Burnel co-animant un plateau télé pour vendre « A nos amis ». Ce soir-là, le commercial de Tarnac produisait, outre de la visibilité pour son bouquin, de l’audience et de la légitimité à la fiction parlementaire. Faire usage des médias revient à se mettre au service de la représentation démocratique. Ces réflexions nous amènent à les déserter et à les attaquer parfois.

Par ailleurs, captiver ou capturer les attentions dépend moins de la qualité du message que de la force de frappe de l’appareil émetteur. Saurait-on rivaliser avec les technologies de communication ennemies qu’on s’y refuserait, car la captivité nous répugne. On leur laisse les masses, emmurées de bruit et d’actualités. Si tu n’as pas d’acouphène, tu peux tendre une oreille ; nos mots, on entend les murmurer.

Au delà de la métaphore, on a choisi Indymédia pour éventer ce communiqué. Parce qu’il permet d’être lu·e·s par des compas’ connu·e·s ou inconnu·e·s, parce qu’il « garantit » notre anonymat et qu’il est libre pour la publication.

Un grand bravo aux courts-circuits de l’église St-Jacques. Un autre aux révolté·e·s qui trinquent, qu’on traque, qui vaquent à ce que leurs chaînes craquent, à ce que la normalité se détraque. Un bravo aux individu·e·s, enfin, qui, par monts et par vaux, perpétuent l’attaque et veulent tout mettre à sac.

*Ici et idem ensuite, « médias » renvoit aux médias de masse sous leurs 4 formes dominantes : télévisuelle, radiophonique, presse et numérique.

#JeSuisFranceBleuIsere

[Publié sur indymedia nantes, 29 janvier 2019]

la porte du local d’émetteurs TDF fracturée

L’intérieur des locaux de France Bleu Isère, qui a été contraint d’emménager provisoirement dans les bureaux de France 3 Auvergne/ Rhône-Alpes

 repris de sans attendre

Rovereto (Italie) : Incendie du portail d’une église, repaire des anti-IVG

Anarhija.info / vendredi 25 janvier 2019

La nuit du 9 au 10 janvier, le portail de l’église San Rocco, à Rovereto, a été incendié. Cette église est le lieu où se réunit un groupe d’intégristes catholiques. Devant l’église, avait été installée une crèche dans laquelle les femmes qui ont recours à l’IVG étaient comparées au Roi Hérode qui transperce un fœtus avec son épée.
Voici l’affiche à propos de l’incendie de l’église de S. Rocco, collée à Rovereto et Trento.

Un fil logique
Sur l’incendie de l’église de San Rocco

Étant donné que tous les journaux nous ont mêlés à cette histoire, personne ne se vexera si nous aussi on dit ce qu’on en pense.
Sur le journal l’Adige du 11 janvier, dans un article à propos de ce qui s’est passé en Corso Bettini [une des rues principales de Rovereto, où est située l’église de S. Rocco ; NdAtt.], la journaliste Luisa Pizzini écrit : « Ce n’est pas facile de trouver un fil logique, s’il y en a, derrière cette attaque ».
Cela ne nous intéresse pas de savoir qui a allumé l’incendie de ce portail. Mais le « fil logique » nous paraît évident. A un tel point que tout le monde l’a pigé. Même les journalistes.

L’église de S. Rocco est le lieu de réunion d’un groupe d’intégristes catholiques et de militants anti-IVG. Le même des Sentinelle in piedi [« Sentinelles débout », militants cathos qui font des « happenings » silencieux pour défendre la « famille », s’opposant aux lois condamnant l’homophobie, en 2014, contre l’avortement, etc. ; ils s’inspirent explicitement de la Manif pour Tous; NdAtt.], le même des rosaires récités devant l’hôpital de Rovereto, contre les femmes qui ont recours à l’IVG. Pas seulement. C’est à ce groupe là, à don Matteo Graziola, qui en est pivot, qu’on doit l’installation de la crèche appelée « le massacre des innocents » : une rangée de fœtus d’enfants, avec le roi Hérode qui en transperce un avec son épée.
Les femmes qui avortent comparées à un tyran qui ordonne le massacre d’enfants nouveaux-nés. Une infamie qui peut être tolérée seulement dans une époque dans laquelle les mots et les images semblent ne plus avoir aucun poids. Don Graziola affirme qu’il ne s’agit pas d’une attaque contre les femmes, mais contre un « système » dont les femmes sont des victimes inconscientes. Les femmes qui ont recours à l’IVG ne seraient donc seulement des assassines, donc, mais aussi des êtres inconscients et manipulés, sans aucune autonomie. Et en effet, les fanatiques de S. Rocco s’en prennent aussi au divorce et aux méthodes anticonceptionnelles. Ça ne pourrait paraître rien d’autre que du folklore lugubre. Au contraire, ces groupes réactionnaires sont le secteur le plus militant de Comunione e Liberazione [mouvement catholique, externe à l’église, visant à « porter le message chrétien dans tout aspect de la vie » ; né dans les années 70 comme mouvement étudiant, CL a toujours eu des positions très conservatrices, par exemple, à l’époque, contre le divorce, toujours contre l’IVG et récemment contre l’extension du droit à recourir à la PMA ; NdAtt.], une puissance économique qui contrôle de plus en plus d’hôpitaux et de médecins. Et en effet l’actuel « ministre de la famille » Fontana [Lorenzo Fontana, cadre supérieur de la Lega Nord, opposé à l’avortement, explicitement homophobe, anti-immigration et admirateur de Poutine ; NdAtt.] est précisément un représentant de ces groupes cléricaux-fascistes.

Un tag posé à côté du portail de S. Rocco disait : « Les vrais martyrs sont en mer ». Dans un monde où des milliers de pauvres meurent dans la Méditerranée ou sous des bombes, où le travail salarié fait plus de mille morts chaque année rien qu’en Italie, où des femmes sont violées et tuées chaque jour, pour ces intégristes la « vie » à sauvegarder est… celle de qui n’est pas encore né.

Nous ne parlerons pas du chœur des condamnations qui a suivi l’acte incendiaire, quand journalistes, politiciens, prêtres et syndicalistes ont encore une fois joué à qui arrive à mieux mystifier les concepts de dialogue, d’un côté, et de violence de l’autre. Cependant, il y a une mensonge particulièrement abjecte que nous ne pouvons pas laisser passer : la comparaison, faite par l’archevêque Tisi, entre l’incendie du portail de l’église S. Rocco et ceux contre les centres d’hébergement pour les migrants. Non ! Les groupes racistes, fascistes et de la Lega Nord sont justement ceux qui participent aux Sentinelle in piedi ! Sans compter le fait que quelqu’un qui brûle le portail d’une église vide ne met en danger personne. Le seul « terrorisme », dans cette histoire, est celui exercé contre les femmes par la crèche anti-avortement.

On peut bien évidemment ne pas partager certaines actions, mais une révolte contre cette crèche et l’idéologie qu’elle porte était… sacro-sainte.
Une infamie pesait sur « notre communauté » (apparemment certaines expressions sont tellement appréciées). Une réponse est arrivée. Claire comme le feu. Très bien.

Rovereto, 12 janvier
Anarchistes

repris  d’ Attaque

Valence, France :ville test de la future Loi « anti-casseurs »:

« Le laboratoire anarchiste sera inaccessible samedi  2 février( jour de manifestation régionale Gilles et Jhon) car les Flics et Politiciens aux pouvoirs ont besoin de justifier leur existence et leurs dépenses, de se poser en gentils et indispensables protecteurs des commerçants et des valentinois, donc c’est leur intérêt de dramatiser à outrance et de stigmatiser tout .. Donc  le marché place des clercs n’aura pas lieu le samedi matin, le centre ville barricadé.Des policiers municipaux font  la tournée, hors du centre ville ( déjà zone rouge, filtrage à l’entrée( comme le jour de la visite du  Macron), des commerçant en leur disant qu’il y a  des fascistes qui vont venir  à valence le 2 février  qui vont s’en prendre  plus particulièrement aux commerçants étrangers. Donc pour leur sécurité il leur faut fermer ce jour là . Mais le laboratoire anarchiste sera délocalisé in Valence le 2 février ( les  renseignements pour l’importance de délocalisation et le lieu peut être accessible vendredi soir entre 17h30 et 19h au laboratoire).. »

Vendenheim, France : Des tags anti-GCO sur la façade de la mairie – 29 janvier 2019

Mardi 29 janvier au matin, le personnel municipal et les habitant-e-s de Vendenheim (Bas-Rhin) ont découvert les murs et la façade de la mairie recouverts de tags.

Ces inscriptions sont en rapport avec la construction contestée du GCO et l’abattage, actuellement en cours, des arbres de la forêt du Krittwald.

En mars 2018, la municipalité de Vendenheim, après avoir consulté la population, a signé un protocole avec Vinci pour obtenir notamment de « meilleures protections » contre les nuisances sonores: 3,5 millions d’euros ont été versés par Vinci pour équiper la commune d’un mur antibruit. La municipalité s’est engagée en retour à ne plus contester le GCO.

Hormis les condamnations unanimes des tags par l’ensemble de la classe politique locale (dont celle du maire de Strasbourg), une association d’opposant-e-s au projet CGO n’a pas tardé à se dissocier de cette action illégale: l’association des Fédinois contre le GCO (dont le président est Philippe Ployé) a rappelé sa fidélité aux lois et son respect pour le maire : « L’association Les Fédinois contre le GCO condamne fermement les dégradations commises sur la façade de la mairie de Vendenheim et les propos tenus à l’encontre de M. Pfrimmer, maire de Vendenheim ».

[Reformulé de la presse locale]

repris de  Sans_Attendre

La nuit porte conseil ?

La nuit porte-t-elle conseil ? Est-elle capable de transformer nos rêves en réalité ? Depuis l’Empire romain, le pouvoir éclaire les rues urbaines, y compris en période de pleine lune, pour que ses gardes et ses vigilants citoyens ne soient pas pris au dépourvu par quelque insomniaque aux intentions tout sauf pacifiques. Portes verrouillées, alarmes anti-intrusion, yeux électroniques haut perchés, patrouilles armées et éclairage de nuit semblent ainsi à même de garantir aux puissants et à leurs larbins un sommeil apparemment bien mérité. Mais voilà, tout ne peut pas être aussi rose au royaume de la domination. Il n’en faut parfois même pas beaucoup pour que leur doux songe d’une servitude volontaire totale ne se transforme en cauchemar assuré : il suffit en fait que surgissent des individus -ce petit élément irréductible à la gestion de masse- armés de désirs singuliers et de franche détermination. De désirs de destruction et d’une détermination à même de franchir les obstacles placés sur leur route, comme ce lundi 28 janvier nous en apporte la nouvelle.

Dimanche soir vers 19h, un incendie s’est déclaré dans la résidence du sous-préfet de Pontivy (Morbihan). Il s’agit non pas d’un de ces court-circuits derrière lesquels l’Etat entend masquer le fait que des malotrus puissent vouloir attaquer les institutions laïques ou religieuses, mais bien d’un incendie volontaire. Oui oui, jusque dans le salon même des appartements officiels du Môssieur à la casquette brodée d’or. A la nuit tombée, des individus ont en effet fracturé les portes-arrières de la sous-préfecture, puis se sont rendus directement sur place, où plusieurs molotovs ont été jetés, lançant les flammes à l’assaut du lieu sacré du pouvoir. C’est le prompt retour chez lui du délégué-en-chef du ministère de l’Intérieur qui a permis de limiter les dégâts en alertant les pompiers, selon sa collègue procureure de la République de Lorient, qui a ouvert une enquête criminelle pour « dégradation d’un bien par un moyen dangereux pour les personnes commise en raison de la qualité de personne dépositaire de l’autorité publique utilisatrice du bien ». Rien que ça.

Un peu plus tard dans la nuit, vers 2h30 du matin à l’autre bout du pays, les pompiers sont cette fois arrivés trop tard : le rez-de-chaussée du porte-parole régional de l’Etat, celui de la radio France Bleu, a été incendié à Grenoble (Isère). Là encore, des individus ont fracturé la porte arrière de service, avant de lancer leurs flammes en deux points distincts à l’intérieur, contre les bureaux des journaflics (plus précisément le poste de travail du rédacteur en chef) et contre le comptoir d’accueil de la radio. Quant à la suite, voici l’avis d’expert du directeur d’antenne : « Au rez-de-chaussée, là où le cœur de la radio battait jour et nuit, il ne reste rien. L’ensemble des studios et salles de travail a été totalement ravagé. Les ordinateurs, les télévisions, les imprimantes et photocopieuses, ainsi que tout le matériel permettant aux journalistes et animateurs de travailler au quotidien, ne sont plus que d’informes masses de plastique fondu. Les faux plafonds ont été détruits et les murs sont couverts de suie. » La propagande d’Etat de France Bleu Isère s’est tue une bonne partie de la journée, avant de reprendre péniblement du service chez leurs collègues de France 3 Alpes. Selon les premières estimations, il y aurait trois à six mois de travaux pour remettre les locaux en état, notamment à cause du système électrique entièrement à refaire.

La nuit porte-t-elle conseil ? Est-elle capable de transformer nos rêves en réalité ? En tout cas, malgré les dispositifs de l’Etat pour protéger ses bâtiments, une sous-préfecture ici ou un studio de radio là, il semble bien que jusqu’au centre des villes, elle puisse encore sourire aux cueilleurs d’étoiles. A toutes celles et ceux qui n’entendent ni subir sans rendre de coups ni se résigner au monde de l’autorité ; à tous ces individus qui frappent le pouvoir où et quand il ne les attend pas. Quant aux cris d’orfraie venus des autorités de tous bords pour vilipender une liberté en acte qui s’est une nouvelle fois défait avec audace d’une structure policière, comment ne pas se souvenir des mots d’un autre amant lucide de la liberté ? « Au mains de l’État, la force s’appelle droit. Aux mains de l’individu, elle se nomme crime »…

[Reçu par mail, 29.01.2019]

repris de Sans_Attendre

sSaint Étienne, France:Ils nous ont volé nos nuits, sur les prisonnières et proches de prisonnières au Mexique

[reçu par mail]

Mardi 29 janvier 2019 à 19h à la Gueule Noire.

Tourné au Mexique en octobre 2016, ce documentaire est un outil de lutte anti-carcérale et contre l’oubli. Ex-prisonnières, compagnes solidaires, mères de famille ou camarades y racontent la manière dont la taule s’empare de leurs vies. Elles y parlent de la détention, des violences sexuelles, du sexisme à l’intérieur et hors des murs, de la stigmatisation en tant que proches de personnes incarcérées, mais aussi de leurs manières de s’organiser et de tisser des réseaux de solidarité.

 

Film réalisé par Les trois passants en collaboration avec onze femmes mexicaines : ex-prisonnières, mères, compagnes, filles de prisonnier.ères (68 min).

  • Petite bouffe vegan à partir de 19h.
  • Projection du film à 20h30 et le bar sera ouvert après s’il y a l’envie de discuter.

Opération Panico – Lettre de Paska

[La présente lettre a été écrit par Paska le 11/11, et censurée plusieurs fois, les compagnon.nes ont pu la faire tourner seulement il y a peu. Paska a arrêté sa grève de la faim le 24/11 et se trouve toujours actuellement à la prison de la Spezia]

« Je confirme ce qui a été dit, mais je veux un bon médecin pour ce qui m’est arrivé. Quand je suis sorti de la cellule, il est vrai que j’ai poussé l’agent qui était présent à l’étage. Puis je suis descendu à l’entrée et j’ai poussé l’autre agent qui m’attendait et faisait partie de l’escorte. Je déclare cependant que peu de temps après, j’ai été attaqué par plus de dix officiers, avec des gifles et des coups de poing ; ils m’ont jeté à terre et j’ai reçu des coups de poing et des gifles, des coups de pied dans la tête, dans le dos, sur le ventre, sur les jambes gauche et droite et sur la main gauche. Et quand je me suis levé, j’ai eu des gifles jusqu’à ce qu’ils me menottent. Pendant le temps où j’ai été battu, j’ai été offensé et fortement menacé ».

Compte tenu de ce qui se dégage des faits, et en particulier des certificats de santé OÙ IL N’APPARAÎT RIEN DE CE QU’À DECLARE LE DETENU, en tenant compte de la gravité de l’épisode, le collège applique la sanction de 15 jours d’exclusion des activités collectives.

C’est ce que j’ai déclaré au conseil de discipline qui s’est tenu le vendredi 9 novembre à la suite des incidents survenus en prison avant le procès du 8/11.

Mais il serait bon et approprié de raconter tout ce qui s’est passé depuis un mois et demi. Le 2 octobre au matin, je quitte la prison de Teramo pour Lecce et arrive vers 16 heures en prison. Le temps de la paperasserie, je peux prendre une douche rapidement et c’est déjà l’heure de fermeture. Le lendemain, en attendant d’aller en procès, je demande à aller en promenade, mais la réponse est non, car « tu es en isolement ». La raison ne s’expliquera que deux heures plus tard. Peu de temps après, je vais au procès et au retour, ils ne me font pas entrer dans la section pour récupérer mes affaires, car les gardes l’ont déjà fait. Je reste écroué et je dois préparer les sacs à dos pour l’avion si je veux aller en procès à Florence. De cette manière, lorsque les compagnonnes et compagnons seront là l’après-midi pour faire un rassemblement sous la prison de Lecce, je m’envolerai déjà pour Gênes.

À contrecœur, je dois laisser quelques objets comme des poêles-casseroles-livres-cd-brochures, car je ne peux pas emporter plus de deux sacs à dos, je privilégie donc les vêtements-draps-couvertures-documents et certains livres (plus le moka [la petite cafetière italienne, Ndt] et le réchaud), fondamentaux en prison 🙂

Donc le 3 octobre à 13 heures, je vais de Lecce à Brindisi, où je prends deux avions (Brindisi-Rome et Rome-Gênes), puis vais de Gênes à La Spezia avec des véhicules blindés. À 21h, j’arrive à La Spezia et je m’endors, habillé, je n’amène même pas mes vêtements à l’intérieur et je décide de tout prendre le lendemain, car trop fatigué.

4 octobre, 8h du matin : perquisition dans ma chambre ; entre autres le 2 au soir à Lecce sous le matelas, j’ai trouvé une lame artisanale que j’ai fait disparaitre et, heureusement, puisque le lendemain, les gardes me faisaient mon sac… coïncidence ? Dans tous les cas, mieux vaut prévenir que guérir.

Le 6 octobre, ils m’ont laissé monter dans la section, me plaçant en cellule avec un gars avec qui, visiblement, je pourrais tout de suite avoir des problèmes, mais en réalité, nous n’avons pas donné satisfaction aux gardes et nous nous sommes adaptés aux exigences carcérales.

Le 9, je vais au procès, premiers griefs et insultes réciproques avec l’escorte qui a les moyens de faire un peu les beaufs à gros cylindre au volant. Je laisse passer. A partir du 10 ou 11, je ne me souviens plus du jour exact, des problèmes commencent à se faire sentir : les gardes doivent avertir le premier étage avant de me laisser passer parce que le directeur et le commandant, sur des “ordres d’en haut », nous donne l’interdiction de se rencontrer à moi et un autre détenu à La Spezia.

Valence, Drôme GRAND RASSEMBLEMENT AUVERGNE-RHONE ALPES SAMEDI 2 FEVRIER

SAMEDI 2 FEVRIER 2019 à VALENCE.

RDV RONDPOINT SUD à 13H. (près du péage Valence Sud)

Pour porter encore et encore nos revendications et notre droit légitime à une existence plus digne et plus libre :

APPEL A RASSEMBLEMENT PACIFIQUE DE TOUTE LA REGION AUVERGNERHONEALPES

SAMEDI 2 FEVRIER 2019 à VALENCE.


Depuis maintenant deux mois nous sommes nombreuses et nombreux à battre le pavé, à nous retrouver sur les ronds points, à provoquer des dommages économiques à de grandes multinationales qui ne parlent que la loi de l’argent, à déborder des cases assignées, à surprendre sans cesse le pouvoir par notre capacité à ré-inventer nos tactiques de luttes.
En face, ils tentent de nous étouffer, de nous enterrer avec tout l’arsenal qu’ils ont à leurs dispositions. Face aux armes de la police, face à la justice, face à la machine de guerre médiatique, on ne fait pas le poids et il nous faut continuer de louvoyer entre les bombes et les flash-ball, se rendre insaisissable, déborder leurs dispositif, agir là où on ne nous attends pas.
C’est donc pour cela que lors de la manifestation du 2 février nous invitons tous les gilets jaunes à venir mettre de la couleur et de la folie dans le défilé. Que notre manifestation devienne carnavalesque, que nos visages se transforment en masques à plume, que nos pas soient emportés par la fougue de la révolte et de la fête, qu’à la place de leurs gaz lacrymo pleuvent les confettis, les paillettes, la farine.

Parce qu’ils ne peuvent entamer notre joie et notre rage,
Parce qu’ils ne peuvent contenir la marée populaire et sauvage,
Parce qu’ils ne peuvent éteindre les lueurs jaunes qui brillent dans nos yeux.

Il reste tant à faire mais nous sommes en bon chemin !

Quelques gilets jaunes de la Drôme et de l’Ardèche…

repris dericochets.cc

Tarascon, France:Un prisonnier parvient de s’évader avant d’entrer au T.G.I

Une évasion a eu lieu, dans la matinée ce lundi 28 janvier, vers 8h30, pendant l’extraction d’un détenu prévenu de Béziers de Tarascon (Bouches-du-Rhône),

Une escorte pénitentiaire a été attaquée, ce lundi 28 janvier, vers 8h30,, pendant l’extraction d’un prisonnier de Béziers(en détention provisoire, depuis le 26 septembre 2017) vers le Tribunal de grande instance de Tarascon (Bouches-du-Rhône), permettant la fuite d’un prisonnier.

Les coups de feu ont été tirés, sans faire de blessé. En revanche, le commando s’en est pris aux agents : l’un d’eux a reçu des coups de poing de la part du détenu . Un autre agent a reçu des bris de verre sur la main.
Les agents ont également essuyés des coups de feu, . Plusieurs impacts de balle ont été constatés sur le fourgon des agents pénitentiaires ont tiré plusieurs coups de feu devant le Palais de justice, notamment dans les pneus du véhicule qui escorté le détenu.
Un autre coup de feu a été tiré sur le pare-brise avant du véhicule. Cela démontre leur détermination absolue à aller jusqu’au bout pour faire libérer leur comparse », selon le procureur de la République. Le prisonnier a ainsi pris la fuite, avec ses 3 complices, à pied dans un premier temps »,. Le prisonnier a par la suite pris la fuite avec ses trois complices dans le même véhicule blanc.

[reformulé d’après la presse]

[reçu par  message] cette information cette personne avait déjà tenté de s’évader dans le passé de la prison de Béziers, se cassant les jambes au cours de l’évasion. 

Le désir de liberté est plus fort que tout