Monthly Archives: mars 2018

Paris : Le véritable problème en prison, c’est la prison

non fides

A travers l’écoute d’un document audio (22 mn) réalisé à partir d’une lettre anonyme d’un détenu qui nous invitait à « visiter » la prison de la Santé à Paris, en 2011, nous proposons de discuter des conditions de détention actuelles en France, au moment où les matons font entendre leurs complaintes assourdissantes de geôliers qui voudraient que leur activité mortifère se déroule en toute sérénité ; et alors que, depuis des décennies, l’État prévoit sans cesse de nouvelles places de prison et construit les bâtiments high tech qui vont avec cette bonne gestion. Un enfermement qui sert à la fois de menace et de punition pour une partie de plus en plus nombreuse de la population.

 

Discuter des conditions de détention n’a pas pour objectif ici d’envisager la nécessité d’une réforme de la carcérale, mais d’appréhender ce qui fait de la prison ce qu’elle est dans la vie quotidienne : la punition par l’enfermement. Réfléchir à ce dont est faite la vie en prison, c’est se rendre compte à quel point ces conditions de vie sont déterminantes et ont une incidence sur les révoltes individuelles ou collectives, sur la présence ou l’absence de mutineries. Parler de la réalité de ce que fait l’enfermement à la vie, au temps qui passe, aux relations avec les codétenus à l’intérieur, avec les proches à l’extérieur, c’est à la fois comprendre le rôle et la place de l’enfermement dans le monde qui le produit, mais aussi comprendre son fonctionnement et ses codes, tenter d’appréhender comment y survivre, s’y organiser, comment maintenir le contact avec l’extérieur et, alors que l’enfermement judiciaire ou administratif ne cesse de se généraliser, c’est aussi se mettre en mesure d’y faire face.

Cette discussion sera aussi une occasion de parler de l’actualité chaude des prisons françaises : grève des matons, révoltes de prisonniers, essor de la haute sécurité conjointement à la mise en place de ces mesures «  alternatives  » à l’enfermement qui, loin de diminuer le nombre de prisonniers, sont toujours là, en fait, pour enfermer autrement, de mieux en mieux, et de plus en plus.

« La prison existe parce qu’une société a besoin d’elle pour injecter la peur qui la maintient et je ne vois pas bien comment on pourrait s’attaquer à la prison sans en finir avec le monde qui la produit et en a besoin, et vice-versa. Je ne vois pas bien non plus à quoi peut servir de lutter pour des prisons « plus humaines », ou des « alternatives  » à la prison quand le réel problème transcende si largement la simple question de la prison et se retrouve dans tous les aspects de la société : le principe même de domination et d’autorité. Nous voulons recouvrer notre liberté, mais dehors non plus nous ne sommes pas libres. C’est parce que je suis pour la destruction des prisons que je suis révolutionnaire, c’est parce que je suis révolutionnaire que je suis pour la destruction des prisons. »

Le vendredi 6 avril à 19h aux Fleurs Arctiques.
45 Rue du Pré Saint-Gervais, 75019 Paris
Métro Place des Fêtes (lignes 7bis et 11 du métro)
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Cliquer sur l’image pour lire le texte intégral et/ou les extraits audios.

[Repris du blog des Fleurs Arctiques.]

 

Marcher ne suffira pas. Communiqué de la Fédération anarchiste.

 
 ceci n'est pas un message identitaire 

Marcher ne suffira pas

Si nous étions présentes et présents à plusieurs rassemblements en France en hommage à Mireille Knoll, tuée à l’âge de 85 ans parce que vue comme juive, nous savons en tant que militantes et militants anarchistes qu’une marche ne suffira pas.

L’antisémitisme, jamais réellement éteint, prend aujourd’hui de nouveaux visages. Tous liés à des fantasmes et des préjugés, au complotisme et à la bêtise. Que celui-ci soit le fait d’une extrême droite nationaliste ou fascisante,des extrêmes droites religieuses ou de pseudo progressistes perdus il empoisonne nos vies.

Il n’y a aucune excuse possible à cette haine larvée qui se réveille par moments dans la violence et la mort. Il ne peut suffire de crier sa colère pour que les choses aillent mieux.

Ni le repli communautaire, ni l’indifférence des soi-disant « non-concernés » ne feront avancer les choses. C’est bien toutes et tous ensemble que nous devons combattre politiquement et pied à pied l’antisémitisme.

Aucun recul, aucun relativisme.

30/03/2018

Fédération Anarchiste

Ambert, France : Deux personnes en détention provisoire pour « destructions en bande organisée »

Suite aux perquisitions qui ont eu lieu mercredi les deux personnes placées en garde à vue ont été mis en détention provisoire pour 4 mois renouvelables deux fois. Les charges portent sur des destructions en bande organisée. L’enquête est toujours en cours.

Différents objets on été pris lors des perquisitions appartenant a différentes personnes; carnets d’adresse, brosses à dent, documents avec adresse, lettres, enveloppes, divers papiers manuscrits, clefs usb, ordinateurs (liste non exhaustive).

Samedi 31 mars 2018


Plusieurs perquisitions à Ambert

Ce matin 28 mars, à partir de 8h30, au moins trois lieux d’habitation dont une maison occupée ont été perquisitionnés dans le cadre d’une enquête menée par le parquet de Clermont qui porte sur des dégradations et/ou tentative de dégradations en bande organisée selon les informations qu’on a réussi à choper. Au moins une personne est partie en garde à vue à Clermont et une autre dont on n’a pas de nouvelles pour le moment. A cette heure ci (17h15), les flics sont toujours présents dans un des lieux. On n’a pas plus d’informations pour le moment.

Jeudi 29 mars 2018

[Publié sur indymedia nantes]

sans attendre demain

ZAD de NDDL : nous nous engageons contre toute expulsion

Nous nous engageons contre toute expulsion

Depuis plusieurs semaines, nous sommes sous la menace d’expulsions, devenues imminentes à l’approche de la fin de la trève hivernale.

Ces expulsions pourraient donc avoir lieu à partir de début avril et pendant les semaines qui suivent. Même si elles sont présentées comme « partielles », nous sommes et restons tout.te.s déterminé.e.s et uni.e.s, quelles que soient nos divergences sur d’autres points, pour empêcher leur exécution.

Pour cela, nous nous engageons et appelons à :

– défendre la ZAD, ce qui s’est construit et vécu ici, tous ses habitats et tou.te.s ses habitant.e.s ;

– rejoindre le rassemblement annoncé à 18h à Nantes devant la préfecture le jour où ces menaces se concrétisent ;

– reconstruire tout habitat détruit ;

– réagir par les moyens nécessaires (blocages, rassemblements, actions décentralisées, etc.)

Différents chantiers se dérouleront autour de cette période là. Pour plus d’infos voir le site zad.nadir.org et écouter Radio Klaxon sur place sur 107.7 ou sur radioklaxon.antirep.net.

Nous appelons donc toutes les personnes solidaires de la lutte contre l’aéroport et son monde et pour un avenir commun dans le bocage à venir nous rejoindre et/ou à nous soutenir par tous les moyens qui leur semblent appropriés.

L’ensemble des lieux et des occupant.es de la ZAD

indymedia Nantes le 30 Mars 2018

 

Fukushima : Venue de Naoto Kan, un tract

[reçu par mail]

Salut

Début mars Naoto Kan, ancien premier ministre social démocrate japonais
au moment de la catastrophe de Fukushima est venu faire une tournée
antinucléaire en France. En effet, après le tsunami, celui qui a géré la
catastrophe en suivant scrupuleusement les recomandations des
nucléaristes internationaux et de Tepco ( l’exploitant de centrales
électriques dont celles de Fukushima au Japon, nationalisée depuis), a
pris ses distances avec l’atome. Il a dès lors tenté d’expliquer comment
les politiques et lui en particuliers, auraient été contraints de suivre
par ignorance  les recommandations des nucléaristes. Dans les mois qui
ont suivi l’explosion des réacteurs son gouvernement a été dégagé au
profit du gouvernement conservateur, nationaliste et nucléariste de
Shinzo Abe. Une soudaine prise de conscience l’aurait amené, devant
l’ampleur des événements, à réviser depuis ses convictions
pro-nucléaires. Il milite désormais contre le nucléaire.

En France, il venait présenter le film Le couvercle du soleil, qui
retrace son parcours, ses doutes au moment de la catastrophe. A
l’origine de la tournée le réseau sortir du nucléaire, La France
insoumise et des groupes locaux. Il est ainsi venu diffuser son film à
Paris, faire une intervention à l’Assemblée nationale au nom du groupe
de la France insoumise au moment même où ce dernier lançait sa campagne
de votation citoyenne et enfin visiter en compagnie d’antinucléaires
locaux des sites nucléaires comme Flamanville ou La Hague. Cette
dernière visite s’accompagnait là encore d’une projection du couvercle
du soleil, et ce à l’initiative conjointe du Collectif antinucléaire
Ouest (CANO) réunissant la fine fleur des  organisations antinucléaires
syndicales, associatives et politiques, et du CRILAN, association de
lutte antinucléaire.

Cette visite a donné lieu à Paris à la diffusion d’un texte critique –
que nous joignons à ce préambule – ainsi qu’à quelques prises de paroles
choquée d’une telle venue. Avec quelques compagnon-ne-s nous aurions
aimé y mêler nos voix et nos gueulantes  en prolongeant ces
interventions à Flamanville lors de la projection. Mais un manque de
disponibilité nous en a empêché. Faute de combattant-e-s je ne fais donc
que suivre ce texte en ajoutant quelques remarques.

Pourquoi cette venue est indéniablement néfaste :

1. Parce qu’elle minimise le rôle du soutien des défenseurs de
l’économie et de l’appareil d’Etat qu’est la social démocratie dans la
gestion post-catastrophique japonaise. Les réels donneurs d’ordre ne
seraient plus que le lobby nucléaire et l’internationale nucléariste. Or
si Kan a accepté de relever les seuils de contamination radioactive
c’est bel et bien pour sauver l’Etat et l’économie japonaise. Sa gestion
de la catastrophe n’a rien eu à envier aux autres gestionnaires de
catastrophe. Pour eux et elles, ce qu’il faut avant tout sauver c’est ce
monde, capital et Etat inclus. Les vies deviennent superflues.

2. Parce qu’elle véhicule de nouveau l’illusion que c’est par le haut
que l’on pourrait mettre un terme au programme nucléaire. Bien
évidemment cela sied particulièrement à ceux et celles qui n’ont de
cesse comme les écologistes de gouvernement ou la France Insoumise de
vouloir mener les luttes dans ces impasses. Faut-il rappeler comment
historiquement les socialistes se sont joints aux antinucléaires
historiques pour mieux les tromper. Le politique c’est l’art du
mensonge. Il faut croire que certains et certaines ont besoin de
multiples leçons… C’est en tout cas ce que vise la France insoumise en
investissant les luttes, et tentant de les vider de leur caractère
subversif. On ne peut que regretter la complaisance de ceux et celles
qui luttent avec de telles stratégies.

3. Parce qu’elle isole la lutte antinucléaire des autres luttes. La
gouvernement Kan n’aura pas manqué durant ses années de pouvoir
d’accompagner le « et son monde »  que bien des mouvements ont fustigé. Il
a mené une nouvelle politique de libre-échange, soutenu le maintien des
bases américaines au Japon, etc. Or jamais le mouvement antinucléaire
n’aura été aussi fort que mêlé à un mouvement de contestation général…

Bonne lecture,
un rétif.

Zone contenant la pièce jointe

Perquisitions à Limoges, Toulouse et Ambert

sans attendredemain

Perquisitions à Toulouse

Une enquête est en cours depuis octobre 2017 pour des faits s’étant déroulés autour de / et ou à Limoges en septembre 2017. Le matin du 27 mars 2018, les gendarmes limougeaux, bien assistés, ont effectué deux perquisitions dans deux lieux de vie à Toulouse, ayant entraîné deux mises en garde à vue.

Watch your back

Mardi 27 mars 2018


à Limoges:

une perquisition a également eu lieu à Limoges au même moment. Une personne en garde à vue.


Plusieurs perquisitions à Ambert

Ce matin 28 mars, à partir de 8h30, au moins trois lieux d’habitation dont une maison occupée ont été perquisitionnés dans le cadre d’une enquête menée par le parquet de Clermont qui porte sur des dégradations et/ou tentative de dégradations en bande organisée selon les informations qu’on a réussi à choper. Au moins une personne est partie en garde à vue à Clermont et une autre dont on n’a pas de nouvelles pour le moment. A cette heure ci (17h15), les flics sont toujours présents dans un des lieux. On n’a pas plus d’informations pour le moment.

Jeudi 29 mars 2018

[Publié sur indymedia nantes]

valence sur Rhone:Festival du film Palestinien: « Palestine en vue

[[reçu par mail]

Bonjour,

> ERAP organise depuis 4 ans un festival de cinéma palestinien dans toute la région, grâce à des salles de cinéma partenaires.

> Vous pouvez trouver tous les renseignements sur le site internet d’ERAP.

> A Valence:

> le film « Derrière les fronts » (résistances et résiliences en Palestine), d’Alexandra Dols sera projeté au cinéma Le Navire le mardi 10 avril à 20h

> le film « Wajib » (l’invitation au mariage) d’Annemarie Jacir sera projeté au Lux le mercredi 11 avril à 18h30 .

> Ces deux séances seront animées, en partenariat avec les responsables des cinémas, par l’AFPS. Nous vous espérons nombreux…

>

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Le refus de prélèvement ADN : Un délit perpétuel

Rassemblement de soutien le 5 avril à 14h devant le tribunal de Mende

Le 25 juillet 2014, Patrick est verbalisé par la gendarmerie pour détention et usage de stupéfiants (en l’occurrence des pieds de cannabis). Au cours de son audition à la gendarmerie, il refuse de se soumettre au prélèvement ADN. Il comparaît au tribunal de Mende le 2 octobre 2014, écope de 600 € d’amende pour le cannabis et est relaxé pour l’ADN.

 

Le procureur général fait immédiatement appel de la décision. Patrick est convoqué à la cour d’appel de Nîmes le 28 mai 2015, il est cette fois-là condamné à 1000 € d’amende pour le cannabis et à 2 mois de prison avec sursis pour le refus de prélèvement ADN. Il dépose un pourvoi en cassation, le 26 novembre 2015, sa demande d’aide juridictionnelle est rejetée, il dépose un recours contre cette décision, qui sera rejeté le 22 mars 2016. Ne pouvant payer un avocat en cassation, Patrick dépose un mémoire personnel le 27 avril 2016. Le 4 juin 2016, le conseiller rapporteur émet un avis défavorable, le pourvoi en cassation est définitivement rejeté le 5 octobre 2016, la condamnation en appel est donc validée.

Le 17 novembre 2017, Patrick est une nouvelle fois convoqué à la gendarmerie pour se soumettre au prélèvement ADN, il refuse encore. Le 14 décembre 2017, il reçoit un courrier lui ordonnant de payer son amende de 1000 € ainsi que 380 € de frais de justice. Le 25 janvier 2018, il est convoqué au tribunal en vue d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Après avoir consulté son avocat, il refuse la CRPC.

Le 5 avril 2018, il est convoqué pour une audience en correctionnelle au tribunal de Mende.

Le refus de prélèvement ADN : un délit perpétuel

Non content de condamner les gens pour refus de prélèvement, l’État s’arroge par la loi la possibilité de réclamer de nouveau l’ADN de la personne dans un délai d’un an après exécution de sa peine. Si elle refuse encore de se soumettre, cette personne s’expose aux mêmes poursuites judiciaires qu’auparavant, avec bien sûr l’aggravation pour récidive.

L’acharnement de l’État à remplir le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) par tous les moyens (près de 3 millions de personnes fichées à ce jour) est bien révélateur des enjeux réels de ce fichier : le contrôle des populations pauvres et/ou « déviantes », marginalisées par le rouleau compresseur de l’économie capitaliste.

Le FNAEG est relié, grâce au super-logiciel AJDRCDS (Application judiciaire dédiée à la révélation des crimes et délits en série), à l’ensemble des différents fichiers policiers et judiciaires (80 en 2011, dont 45 non légiférés) et à tous les fichiers d’administration publique ou privée (Pôle Emploi, CAF, MSA, Impôts, Sécurité sociale, Base Élèves, opérateurs téléphoniques, banques, etc.). Il participe ainsi à ce maillage, de plus en plus serré, d’informations collectées, grâce à la massification de l’électronique et d’internet (les réseaux sociaux sont également passés au crible).

Les différentes lois antiterroristes de ces dernières années renforcent cet arsenal de contrôle. La loi d’octobre 2017 sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme en est le dernier acte.

L’État exerce une surveillance incessante sur nos vies

Il s’agit de préserver les valeurs essentielles qui fondent et entretiennent les inégalités sociales : respect de l’autorité, propriété privée, travail, morale bourgeoise. Son rôle n’est autre que de défendre la classe des possédants, ses intérêts et ses valeurs.

Ce ne sont pas les dérives d’un système qui glisserait vers un autre (fasciste ou totalitaire), c’est l’État démocratique qui adapte sa gestion de la population aux impératifs économiques, et développe des technologies de contrôle de plus en plus totalisantes qui, à leur tour, deviennent des marchés juteux.

Aujourd’hui, beaucoup sont écrasés et n’arrivent pas à relever la tête sous le poids de la machine judiciaire, chacun essaie de gérer son affaire au mieux tant que c’est possible. La frénésie législative de cette dernière décennie, en augmentant le nombre de crimes et délits, a logiquement augmenté le nombre de prévenus à la barre des tribunaux.

Actuellement, de plus en plus de gens résistent, refusent le fichage et font appel, parfois avec succès, à la Cour européenne des droits de l’homme (affaire Ayçaguer).

Le refus d’être enregistré dans le FNAEG est un acte d’insubordination et de protection face à la logique du fichage génétique.

Luttons pied à pied, collectivement, pour faire reculer cette loi liberticide. Des solidarités sont à construire et à multiplier pour sortir de l’isolement et du cloisonnement dans lesquels le système cherche à nous maintenir.

Lutter sur le seul terrain juridique ne suffit pas, des rapports de force sont à construire, en multipliant les mobilisations, en faisant circuler l’information, en organisant ensemble la résistance.

Ne nous laissons plus faire ! Rassemblement de soutien le 5 avril à 14h devant le tribunal de Mende

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Les procès à répétition coûtent cher, les soutiens financiers sont aussi les bienvenus.
Contact : carapace30(at)riseup.net

[Repris d’Exploités Énervés (Alès et environs).]

 

Turin ( italie)– 1998-2018: vingt ans sans – avec Sole et Baleno

Cette année à l’occasion des initiatives pour se souvenir de Sole et Baleno, nous avons décidé de descendre en ville, devant la prison de la Vallette, où nos camarades ont été enfermés en 1998 et où Baleno a trouvé la mort. Sole a décidé de le suivre alors qu’elle était en résidence surveillée, au mois de juillet suivant. Ils ont été accusés d’être les auteurs des sabotages contre le projet naissant  du TAV( train à haute vitesse Lyon Turin) dans le Val di susa.
Nous connaissons bien la prison de Vallette. Nous avons également été retenus à l’intérieur et à l’extérieur de ses murs nous revenons de plus en plus souvent, par solidarité, pour saluer des camarades et des compagnons que nous ne laissons pas seuls.
Une société divisée en classes ne peut concevoir qu’une prison pour encadrer ceux qui, par nécessité brutale ou par volonté de rébellion et de rédemption, violent les lois écrites par la domination . Parlons clairement, ceux qui appartiennent aux couches les plus pauvres de la population finissent en prison. Les riches en prison ça n’existent pas.Dans les années de boom économique, des centaines de milliers d’immigrants du sud et des régions les plus pauvres de la péninsule construisirent et travaillèrent dans les usines de Turin, construisirent et peuplèrent ses quartiers. Même aujourd’hui, les détenus d’origine sud représentent le pourcentage le plus élevé de prisonniers italiens. Le reste de la population carcérale est composée de nouveaux immigrants. Aujourd’hui, ils sont eux à payer la loi du dernier arrivé. Et cela provoque la douleur et le dégoût qui, ayant souffert du racisme et de l’inégalité sur leur peau, les déverse, encore plus féroces et inhumains, sur la peau d’une couleur légèrement plus sombre.
Parce que la société est elle-même une structure violente protégée par l’emprisonnement de la prison, et en elle les mêmes dynamiques de soumission se répètent.
Nous croyons qu’il est possible de surmonter notre condition d’opprimés seulement à travers le partage des luttes, ensemble, obstiné et borné. Contre chaque uniforme et chaque imposition, à l’intérieur et à l’extérieur des prisons.En se solidarisant  avec ceux qui vivent la réalité des prisons tout en ne s’inclinant pas à faire hurler la punition.Toujours à côté de ceux qui continuent à choisir le chemin de la liberté.Pour un monde sans prison et sans exploitation, où l’unique dominante est la liberté et la joie d’être ensemble.SAMEDI 31 MARS 2018:Initiative anti – carcérale dans le quartier de Vallette à Turin.Rendez-vous à 11h, dans les jardins de Cavallotti (coin Corso Cincinnato du parcours toscan): défilé dans les rues du quartier avec passage sous les murs de la prison pour saluer les prisonniers *.De 14h au parc de la Vallette, au coin de la via Pianezza: interventions, musique, micro ouvert, info banquets. Tous connectés par radio avec les détenus *.DIMANCHE 1 AVRIL 2018:En Brosso à Valchiusella (Turin).A partir de 9h30 au cimetière de Brosso, preuve historique de résistance au Canavese. Après la marche habituelle à la Cavallaria, avec un panier-repas.Au retour, vers 18h, apéritif / dîner et musique dans la salle polyvalente de Brosso.N’OUBLIEZ PAS le 30 mars 2018  à 18h – 19hau laboratoire anarchiste, : venez et vous verrez!!!

NON DIMENTICHIAMO

CAEN(calvados) la police en roue libre, retour sur les violences policière le 22 Mars

[reçu par mail]

Salut

Ci joint le communiqué du CROC à propos de l’intervention policière de
nervis de la BAC à l’issue de la manif du 22 mars à Caen. joints
également la vidéos de résistances – même si on aime pas ça – qui ne
rend que partiellement compte de la violence de l’intervention qui a
débuté depuis un moment. A noter qu’ à ce moment il y a déjà pas mal de
blessé-e-s, un interpellé et des coups et menaces à gogos…

Tout se passe à l’issue de la manif où la BAC, parfois mal déguisée en
militants – avec des autoc de sud – a suivi un cortège plus offensif…
A la fin de celle-ci quelques lycéen-ne-s, étudiant-e-s et précaires
remontent vers l’AG du château. Là interv’ de la bac pour interpel’.
Dérapages, coups, flash balls, désencerclements, et menaces. Et pour les
compas de lutte embarqués un tabassage dans les véhicules et des
poursuites en prime. L’Etat dans sa grandeur…

Bien évidemment il ne s’agit pas de jouer les victimes tant tout cela
nous rappelle que le maintien de l’ordre c’est le maintien d’un
monde… Il s’agit juste de faire suivre l’info au moment où Etat,
groupes d’extrême droite et bourgeoisie lient leur intérêts pour
réintroduire l’usage des milices. A noter que dans leur empressement les
cognes avaient laissé leur véhicule portes ouvertes avec clés sur le
contact…

Anarchistement,
Un rétif.

Ci-joint le communiqué du CROC sur les violences policières commises le
22 mars lors des interpellations au château.

À diffuser. celui-ci en PDF