Archives mensuelles : avril 2016

Toulouse : la Dépêche attaquée par des meufs vénères

 

Brèves du désordre

Nues, ivres ou isolées, nous ne sommes pas des proies

Indy Nantes, vendredi 29 avril 2016 | Des meufs vénères |

Dans la nuit du 28 au 29 avril, les locaux de la Dépèche Intéractive ont été attaqués.

La Dépèche n’est pas une forteresse inattaquable. Tous les grands groupes ont leurs faiblesses, à nous d’être inventives, rusées et suffisemment perspicaces pour les trouver. La Dépèche Intéractive est une branche du groupe La Dépèche. Cela suffit à nous en faire une cible.

Les raisons de nuire aux médias ne se comptent plus. C’est même un discours plutôt répandu chez celles et ceux qui ont compris que l’opinion publique ne sera jamais notre amie. Cette attaque est une réaction à la publication d’un article propageant l’idée que « nous, femmes » créons les conditions de nos agressions, en n’incarnant pas le modèle façonné par les désirs des hommes, qui nous veut silencieuses, soumises, obéissantes, et objet de consommation.

Les marteaux qui cette fois visent des vitres – comme ils pourraient viser des têtes – arment notre rage envers toutes celles et ceux qui renforce la culture du viol. Cette action est une foulée de plus dans le chemin sans fin de notre libération de toutes les oppressions. Nous ne le répéterons visiblement jamais assez, le viol n’est pas l’acte isolé d’un dangereux individu qui guetterait au coin d’une ruelle, mais bien, sinon une arme, souvent la menace et la punition corrective pour toutes les meufs qui ont fait de la rébellion leur vie ou simplement cherchent à sortir de la cage qu’est le patriarcat. Et c’est toujours le reflet d’un monde qui envisage les femmes comme des objets à soumettre.

Les médias nous instrumentalisent pour distiller la peur, en créant un besoin de sécurité auquel il faudrait répondre, dans l’urgence, par toujours plus de contrôle sur nos vies, de cameras, de relevés ADN. Illes ne cherchent pas à nous protéger, ce discours est un leurre pour augmenter leur domination.
Nous ne voulons pas déléguer notre protection, mais essayons de nous organiser pour nous défendre, et attaquer est une façon de le faire.

Sous entendre, comme le fait Jean Cohadon dans son article, que l’alcool et la drogue sont des problèmes récurrents chez les meufs qui ne peuvent être dissociés des viols et autres agressions dont elles font l’objet, c’est tenir leurs jambes écartées pendant que les bourreaux font leurs affaires. Ce journaleux médiocre, passionné de faits divers et d’intervention policières et un des milliers de complices impuni.e.s auxquel.le.s personne ne songe, ou n’ose, s’attaquer. La Dépèche, publiant son article dans leur torchon infâme, en est une autre.

Nous nous organisons, entre meufs, pour qu’un jour nous ne nous en prenions plus seulement à des vitres et à des murs mais bien aux gens et gentes qui se cachent derrière, et qui sont celles et ceux qui font l’objet de notre haine. Nous voulons qu’illes aient peur, qu’illes sachent que leurs agissement ne resteront pas toujours sans réponse. Nous voulons qu’illes pensent à toutes ces meufs vénères qui les guettent au coin d’une ruelle, et qui rêvent d’un jour leur enfoncer un marteau dans le cœur. Illes veulent nous rendre responsable des horreurs qu’ils nous font subir, nous voulons que la peur change de camp.

Cette action est dédiée à toutes les meufs énervées, nous espérons par là chauffer vos cœurs.

Que les actions contre le patriarcat se multiplient !

A vos marteaux… Prêtes ? Partez !

sud Isère[Roybon 38940] :Concerts à La Trappe ce dimanche 1/04/16

information reçu par mail

Salut à tous et toutes!!

Concerts à La Trappe ce dimanche,
avec:

– Presque Maudits (Math Rock)ici
– Llamame La Muerte (Rock prog)ici

Plus, dès 19h une chouette bouffe vegan, un bar et une grosse ambiance 🙂

On vous attends nombreux pour cette session sonore et campagnarde.

Pour ceux ou celles qui veulent pas rentrer bourré, on a de la place pour dormir
(sleepings divers dans la limite des stocks disponibles, mais dans le doute amène ta tente et ton duvet)

Affiche_1_mai_la_Trappe.jpgAffiche_1_mai_la_Trappe.jpg1.4 MBShow Download

[Nimes]le 7/04/16 Rassemblement devant le CRA et mobilisation internationale contre les centres de rétention

information reprise de Marseille info autonome

Un appel a été lancé le 7 mai en solidarité avec les personnes placées en rétention. Plusieurs manifestations se tiendront simultanément dans tout le Royaume-Uni mais également en Belgique, Allemagne, Pays Bas, Islande, France… afin de protester contre l’existence des centres de rétention administrative.

Afin de gérer la « crise migratoire », les États de l’Union Européenne font le choix d’une politique répressive dictée en fonction de leurs intérêts économiques ou géo-politiques. La souffrance, les conflits et la volonté qui poussent des millions de personnes à fuir leur pays ne les intéressent guère, et à leur yeux, les flux d’humains doivent être traités comme une marchandise. Si elle peut s’avérer rentable, elle pourra servir au fonctionnement du capital comme chair-à-fric exploitable et corvéable à merci, car sans droit et sans possibilité de se révolter. Si elle est considérée comme superflue, elle devra circuler ou disparaître.
Pour mener à bien cette politique, de considérables moyens sont déployés, bien plus larges évidemment que ceux qui permettraient un accueil convenable des exilé.es, mais là n’est pas la question, les règles du capital ne s’intéressent pas à l’humain, cela n’est pas nouveau ! En plus des collaborations entre états européens, qui mettent en place et renforcent depuis des années une coopération transfrontalière de surveillance et de contrôle interne, des accords sont passés avec les pays de provenance ou de transit afin de faciliter les reconduites ou le blocage des exilé.es aux abords de l’Europe. Le dernier en date est celui permettant à l’Union Européenne de bloquer en Turquie une grande partie des exilé.es en provenance du moyen-orient.
Ainsi, les frontières de l’Union Européenne tendent à s’élargir, pour qui n’est pas Européen cela s’entend, et de multiples points de stockage se dressent aux périphéries de la forteresse. Ils complètent le dispositif répressif déjà existant. Loin des yeux, loin du cœur ! Hotspots, centre de tri ou camp d’internement, l’enfermement est partout présent. Des barrières se construisent tout au long de la route des exilé.es afin de dissuader et d’invisibiliser les personnes en transit. Les campements auto-organisés et les lieux occupés permettant d’échapper à cette incarcération, forcée ou inévitable, sont expulsés. Dès lors, les solidarités mises en place et les réseaux d’entraide apportent une réponse capable de court-circuiter ces logiques sécuritaires, et sont en cela inhérentes à la lutte contre les frontières, à la libre circulation.
Le 7 mai s’inscrit dans une campagne internationale souhaitant mettre un terme aux politiques d’immigration qui enferment des gens simplement car ils ont choisi ou été forcés de migrer. Ces actions sont aussi solidaires d’une lutte globale contre les frontières et les contrôles migratoires et des personnes qui doivent vivre détenu.es au pied d’un mur, de Calais à Idomeni.
Nous voulons faire savoir aux personnes enfermées dans les centres de rétention qui font quotidiennement face à la violence d’État que leurs luttes ne restent pas inaudibles et que les gens à l’extérieur les écoutent et veulent se joindre à leurs combats contre la détention et les déportations.
Nous ne demandons pas des aménagements dans l’enfermement mais nous exigeons un arrêt des détentions !

En solidarité avec celles et ceux qui doivent vivre détenu.es dans un centre de rétention, au pied d’un mur ou dans un camp.

Samedi 7 mai
Devant le CRA de Nîmes à 17h
Mas de Mingue – Rue Clément Ader

Pour faire un maximum de bruit !


Documents joints

 pour diffusion tract d’appel du rassemblement

[Allemagne] Les belles brèves de la fin du mois d’avril

Berlin, 25 avril 2016 : vers deux heures du mat’, un véhicule d’auto-partage « Flinkster » a été entièrement cramée. Les flammes ont fortement endommagé un autre véhicule, le rendant inutilisable.

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Mannheim : banque défoncée en solidarité avec la révolte en France

Le week-end dernier [23 et 24 avril 2016, NdT], plusieurs vitres de la Deutsche Bank à ‘Mannheim-Seckenheim’ ont été détruites. Ceci est une attaque contre un symbole du capitalisme à l’occasion de la journée du 1er mai. Nous ne voulons pas seulement lutter contre le système capitaliste le 1er mai, mais les 365 jours de l’année. Pour un monde sans classes, sans exploitation ni guerre ! Nous saluons la jeunesse qui luttent sur les places et dans les rues de France ! Votre combat est notre combat ! Le monde est à nous !”

Forêt d’Hambach, nuit du 23 au 24 avril : des câbles à l’air libre de la mine à ciel ouvert ont été incendiés, paralysant quelques temps l’activité des pollueurs de ‘RWE’, chargé de l’exploitation de lignite dans cette zone forestière.

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Hambourg, 24 avril 2016 : dans la nuit de dimanche, la presse nous apprend qu’au moins cinq véhicules de bourgeois sont partis en fumée. Deux d’entre eux sont des limousines. Ces joyeux feux nocturnes se sont déroulés dans les secteurs de ‘Bergedorf’ et ‘Rothenburgsort’. Une belle continuité de ce qu’il s’est passé ces derniers temps dans cette ville du nord.

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Leipzig, 24 avril 2016 : dans la soirée de dimanche, entre 30 et 40 personnes ont attaqué l’agence bancaire de la ‘Sparkasse’. L’agence a été recouverte de peinture et de goudron. De nombreuses vitres ont été explosées à coups de pierres. Les dégâts s’élèvent à plusieurs milliers d’euros. Sur un mur à proximité de l’agence prise pour cible, un tag en peinture rouge a été remarqué par les journaflics, disant « Lutte contre les nazis et les flics ».

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Hambourg, 22 avril 2016 : sabotage incendiaire contre une chaîne de magasin alimentaire pour riches. « C’est ici, il y a dix ans, qu’un groupe nommé « Superheld_innen » [‘Superhéros’, NdT] a pillé le « Frischeparadies » avant le 1er mai et a distribué des denrées alimentaires dérobées à des gens qui n’aurait pas pu se le permettre. Il est toujours nécessaire d’attaquer les structures de richesse et de la domination par des actions d’expropriation et de destruction, à Hambourg comme partout. Le 22 avril 2016, le moyen de destruction a été choisi et deux véhicules de « Frischeparadies » ont été incendiés ». Cette entreprise s’adresse uniquement aux riches, comme en atteste les voitures de luxe garées devant le magasin. Ce « Paradis frais », qui vend exclusivement des produits alimentaires de haute-qualité, appartient au groupe ‘Oetker’ et est le plus gros fournisseur et vendeur sur le marché alimentaire spécialisé. Le communiqué finit par un détournement du slogan de la firme: « Espérons que cette action ne soit qu’un avant-goût des activités révolutionnaires en marge de la manifestation de solidarité du 30 avril à Hambourg [« contre le racisme et la répression »]. Le meilleur pour tous, tout de suite, à savoir la liberté ! ».

Nantes/Amiens/Lyon/Paris/Marseille/Rennes/Toulouse : des blocages et les affrontements qui redoublent

brèves du désordre

124 interpellations en France ce jeudi selon Bernard Cazeneuve

Le ministre de l’Intérieur s’est exprimé depuis Lyon où il participe au Forum Technology Against Crime. Bernard Cazeneuve a indiqué que les forces de l’ordre ont procédé à 124 interpellations dans toute la France ce jeudi, portant le total à 382 interpellations depuis le 9 mars (première mobilisation contre la loi travail). Le ministre a promis que ces interpellations « donneront lieu à des poursuites judiciaires ».

Bernard Cazeneuve a également précisé que 24 policiers et gendarmes ont été blessés ce jeudi, à la suite d’affrontements en marge des manifestations. Trois agents des forces de l’ordre sont grièvement blessés, dont « un en urgence absolue » a détaillé le ministre de l’Intérieur.
(AFP, 28/04 19:02)

A Paris, selon un bilan rendu public par le préfet de police de Paris vers 21 heures, neuf policiers et gendarmes ont été blessés dont un grièvement. En fin d’après-midi, avenue Ledru-Rollin (XIIe arrondissement), un policier de 38 ans, qui effectuait « des missions de reconnaissance et d’information en civil », a reçu un pavé sur la tête envoyé par un manifestant, selon nos informations. Il a été transporté vers l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, son pronostic vital ne serait pas engagé, selon plusieurs sources policières.
(Le Parisien, 28 Avril 2016, 21h36)

En province 209 cortèges ont réuni 155.000 manifestants (police)

La manifestation contre la loi travail a mobilisé jeudi près de 170.000 personnes en France, dont 14.000 à 15.000 à Paris, selon les autorités, la CGT recensant de son côté 500.000 manifestants, dont 60.000 à Paris.
Hors de Paris, quelque 209 cortèges ont réuni 155.000 manifestants, dont 15.000 jeunes, a annoncé à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur Pierre-Henry Brandet. Lors de la précédente journée de mobilisation le 9 avril, 120.000 personnes avaient manifesté, dont 18.000 à 20.000 à Paris, selon les autorités. La CGT n’avait alors pas communiqué d’estimation.

Selon les chiffres de la police, cette journée a réuni 8500 personnes à Nantes (20.000 selon les organisateurs), 5500 au Havre et à Lyon, 4800 à Marseille, 4500 à Bordeaux 4000 à Rennes comme à Rouen, 3800 à Toulouse, 3600 à Grenoble, 3000 à Tours. À Bayonne et Strasbourg, environ 2.500 manifestants ont été recensés, 2.200 à Caen, 2.000 au Mans ou à Orléans.
(journaflics ordinaires)


Lyon : affrontements et une banque

Manifestation contre la loi Travail à Lyon : violents affrontements entre policiers et manifestants
Le Progrès, 28/04/2016 à 17:47

14h15 – incidents cours Gambetta
Premiers incidents avec les forces de l’ordre. Quelques groupes jettent des projectiles sur les policiers. Les journalistes sont aussi pointés du doigt par certains manifestants. Les lycéens en tête de cortège ont diffusé des messages en intimant aux jeunes de ne pas se laisser photographier. Tension déjà maximale sur le cours Gambetta.
14h30 – un cordon syndical en tête pour maintenir la sécurité
La manifestation reprend après plusieurs minutes d’interruption. La CGT prend position en tête de cortège pour maintenir la sécurité.
14h54 – jets de projectiles et interpellations
Des incidents éclatent encore cours Gambetta. Jets de fumigènes et de projectiles : des groupes de manifestants continuent de cibler les policiers. De nombreux projectiles sont aussi lancés sur une banque. La police procède à des interpellations.
15h06 : bagarre entre policiers et manifestants place du Pont
Très violents affrontements place du pont : pendant de longues minutes les policiers et des manifestants se sont battus. La situation est très tendue. Un hélicoptère survole la place.
16h30 – Nuit debout prend le relais de la manif
Au milieu de la place Bellecour, un sit-in est organisé avec différents témoignages de personnes du mouvement Nuit debout. Ce jeudi dès 18 heures, des débats auront lieu place Guichard.


Toulouse : blocage de la zone logistique Eurocentre, flics blessés et manif dissoute par la CGT

A Toulouse, ce sont deux policiers qui ont été légèrement blessés par des « jets de projectiles nourris » venant de manifestants aux visages dissimulés, selon la police. « Pour des raisons de sécurité, on a dû dissoudre la manifestation à mi-parcours », a indiqué de son côté la CGT, qui a fait état de 12 000 manifestants dans la ville rose (4 000 selon la police).
(divers journaflics)

Blocage matinal à Eurocentre

Dès 3 h du matin, environ 150 militants ont bloqué un rond-point au nord de Saint-Jory permettant d’accéder à la zone Eurocentre.

La sortie 10 de l’A62 a dû être fermée. Des difficultés se sont fait sentir aux heures de pointe, mais les bloqueurs ont levé le camp aux alentours, direction la manifestation du centre-ville.


Marseille : blocage de la gare et affrontements

Loi travail : 57 interpellations à Marseille
AFP, 28/04/2016 à 17:41

Cinquante-sept personnes ont été interpellées aujourd’hui à Marseille, lors de divers incidents qui ont éclaté dans la ville à la fin de la manifestation contre la loi travail, a indiqué à l’AFP le préfet de police Laurent Nuñez.

La plupart ont été arrêtées à la gare Saint-Charles où des voies ont été envahies. Des incidents ont aussi eu lieu près de la place Castellane, point de rassemblement final des différents cortèges marseillais, avec des jets de projectiles de manifestants en direction des forces de l’ordre et des incendies de poubelles. La manifestation a réuni 4.800 manifestants selon le préfet de police, mais 75.000 selon la CGT et 30.000 selon FO.


Rennes : bombes agricoles, vidéosurveillance, banques et affrontements

Loi Travail : Des échauffourées à Rennes, un manifestant grièvement blessé à l’œil
20Minutes, 28.04.2016 à 14:30

Toujours en cours, la manifestation contre la loi Travail a été émaillée de quelques incidents ce jeudi midi à Rennes. Plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues, d’abord dans le calme, avant qu’une partie du cortège ne décide d’aller défier les forces de l’ordre aux abords de la place de la République.

Une partie des manifestants s’est avancée dans la rue Jean-Jaurès barrée par les forces de l’ordre. Plusieurs tirs de grenades lacrymogènes ont finalement fait reculer les manifestants, pris dans un épais nuage de gaz. Des heurts avaient déjà eu lieu au même endroit le 31 mars.

Une caméra de vidéo surveillance a été éclatée. Les forces de l’ordre ont alors chargé pour libérer l’entrée de la rue, où plusieurs individus avaient commencé à décoller les pavés et dégradé la banque à l’angle de la rue. Plusieurs tirs de grenades lacrymogènes ont été nécessaires. Les forces de l’ordre ont également fait usage de Flash-Ball. Un homme a été blessé sérieusement à l’œil et saignait abondamment à l’angle de la rue du Capitaine Dreyfus.

Filtre à gasoil + essence

19h23 : Des objets dangereux lancés sur la police en Ille et Vilaine
Le compte twitter officiel de la Direction départementale de la sécurité publique d’Ille et Vilaine (Rennes) poste des clichés de divers objets lancés sur des policiers. Parmi eux, une bombe incendiaire… : bombe incendiaire et détonante (filtre gasoil rempli essence) jetée sur forces de l’ordre, rue J-Jaures (voir photo ci-contre).

Préfet indigné. Violents heurts à Rennes : « Ce n’était pas une manifestation, mais un attroupement armé »
Europe1, 19h19, le 28 avril 2016

Sur Europe 1, Patrick Strzoda, le préfet d’Ile-et-Vilaine, a condamné les violents affrontements qui ont émaillé la manifestation contre la loi Travail, jeudi à Rennes.
« Nous avions d’un côté un cortège organisé par les organisations syndicales, que j’avais d’ailleurs rencontré la veille, et qui s’est très bien passé. Et en marge de ce cortège, un groupe de 600 casseurs, au profil particulièrement hostile, cagoulés, avec des sacs à dos remplis de divers projectiles. Ce sont des militants qui appartiennent à l’ultra-gauche radicale, auxquels s’agrègent des zadistes de Notre-Dame-des-Landes et des étudiants et lycéens qui sont instrumentalisés. Ces personnes sont allées directement au contact des forces de l’ordre qui avaient été positionnées pour protéger le centre historique de Rennes et volontairement, ils sont allés avec des armes de plus en plus importantes, comme des harpons« , détaille le préfet.
« Ce n’était pas une manifestation, c’était un attroupement armé qui a obligé les CRS à réagir parce qu’ils étaient eux-même attaqués et qu’il fallait mettre fin à des exactions qui concernaient des agences bancaires, du mobilier urbain, de nombreux commerces qui ont été tagués. Il y a une logique de violence de plus en plus importante dans ces groupuscules qu’on ne peut pas accepter« , a-t-il conclu.


Nantes : affrontements, et une Porsche en fumée

Entre 5 het 8 h ce matin. Dépôt de la Tan bloqué
(Ouest France, 28/04/2016 à 10:10)

Dans le cadre de l’appel « On bloque tout », des manifestants ont bloqué le dépôt de la Tan, située du côté de l’hôpital Bellier, entre 5h et 8h ce matin. Ce qui a entraîné des perturbations sur les lignes de bus, et la ligne 1 du tramway.
Les salariés ont pu pointer en arrivant mais n’ont pas pu travailler.

Nantes : Grosses tensions en centre-ville, 19 interpellations
20Minutes, 28.04.2016 à 17:06

Déjà beaucoup d’échauffourées en ville. Une nouvelle manifestation contre la loi Travail a débuté ce jeudi matin dans le centre-ville de Nantes. Entre 9.000 manifestants selon la police et 20.000 selon les syndicats, ont pris part au défilé. En marge de celui-ci, des incidents ont éclaté à plusieurs endroits à Nantes. Vers 16h50, la police faisait état de 19 interpellations.

Les jets de projectiles ont débuté rapidement après le début de la manifestation entre forces de l’ordre et casseurs. Devant la préfecture, une Porsche a pris feu vers 12 h 30.

Alors que la manifestation s’est poursuivie, de nombreux dégâts étaient à déplorer cours des 50-Otages. A 14h30, des affrontements ont éclaté près des Machines, sur l’île de Nantes, entre quelques centaines de jeunes qui jouaient au chat et à la souris avec les forces de l’ordre. Les derniers se sont dispersés vers 16h, alors que la police dégagait l’accès au pont Anne-de-Bretagne. Le site des Machines a fermé ses portes depuis 13h. En parallèle, plusieurs groupuscules se sont regroupés entre Bouffay et le CHU.


Paris, matin : blocage du port de Gennevilliers et d’un dépôt de bus à Saint-Denis

Des échauffourées très tôt en région parisienne
AFP, 28/04 17:26

Vers 6h30 ce jeudi matin, entre 60 et 100 jeunes, qualifiés d’ « anarchistes » par la police, s’étaient regroupés à Gennevilliers en région parisienne pour tenter de bloquer le plus important port fluvial de la région parisienne. Ils ont incendié des pneus, avant de prendre le métro en direction de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, pour essayer cette fois de bloquer le dépôt de bus, selon la police.

C’est là qu’ont éclaté les échauffourées qui ont débouché sur deux gardes à vue, une pour violences et l’autre pour port d’un couteau, selon une source policière. Un membre des forces de l’ordre a été légèrement blessé.

Le groupe, qui comptait des étudiants, voulait se rendre vers Paris, mais la police, qui a effectué quelque 150 contrôles d’identité, a amené ses membres en bus dans un centre de traitement judiciaire parisien. L’action a été revendiquée par l’assemblée générale interprofessionnelle de Saint-Denis, composée d’ »étudiants, de chômeurs et de salariés », « déterminés à obtenir le retrait de la loi travail »

Paris, après-midi : affrontements pont d’Austerlitz, puis place de la Nation

Paris : six policiers blessés, dont un en état d’urgence absolue
(journaflics ordinaires, 28/04/2016 à 16h19)

A Paris, où il y avait 60 000 manifestants d’après la CGT (entre 14.000 et 15.000 selon préfecture de police), un long cortège a pris le départ de la place Denfert-Rochereau peu avant 14h30. Il devait rallier la place de la Nation, derrière une banderole réclamant le « retrait du projet de loi El Khomri ».

A l’entrée du pont d’Austerlitz, sur la rive gauche de la Seine, « 300 manifestants cagoulés » ont lancé des bouteilles, des pavés et des extincteurs contre les forces de l’ordre, qui ont riposté à coups de gaz lacrymogènes. Six policiers ont par ailleurs été grièvement blessés selon la préfecture de police. L’un d’entre eux, qui a reçu un pavé au niveau du visage, se trouve actuellement dans un état d’urgence absolue. Ces incidents ont interrompu la progression du cortège, qui n’avait pas encore passé le pont, et provoqué l’arrivée de CRS en renfort. La préfecture annonce que cinq personnes ont été interpellées, sans être en mesure de préciser le nombre total d’interpellations.

16h08 : Le Préfet de police de Paris a pris un arrêté pour empêcher tout cortège de quitter la place de la République ce soir dès 19h
L’information a été publiée par France Bleue qui s’est procuré le document émanant de la Préfecture de police de Paris. L’arrêté, pris par le Préfet, interdit tout cortège constitué à partir de la place de la République, et ce dès 19 heures. En cause, les débordements qui sont venus émailler la mobilisation depuis un mois. Evoquant « des raisons de sécurité », le préfet de police annonce donc l’interdiction des cortèges « constitués à partir de la place de la République » dès 19 heures et jusqu’à 7 heures. Interdiction également de diffuser de la musique et des « bruits » à partir de minuit et jusqu’à 7h.


Loi Travail : des manifestants évacués de la mairie d’Amiens après 4 heures d’occupation

France Info, jeudi 28 avril 2016 22:23

Une centaine d’opposants à la loi travail ont été évacués manu militari de la mairie d’Amiens par les CRS ce jeudi soir, selon France Bleu Picardie.

300 personnes avaient envahi la salle du conseil municipal en milieu d’après-midi, alors que la manifestation contre la Loi El Khomri passait devant l’hôtel de ville.

Les manifestants ont tenu un conseil municipal alternatif. Ils voulaient passer une Nuit Debout dans la mairie. Après plus de 4 heures d’occupation, Brigitte Fouré, le maire UDI d’Amiens a demandé l’évacuation. Un des manifestants, blessé au visage lors de la charge, a été évacué par les pompiers.

La génétique pour s’adapter au monde radioactif

note du laboratoire : après l’émission d’Arte: »Tchernobyl, Fukushima : vivre avec »,on publie cette page de PMO   afin de construire localement une opposition   à ce monde qui implore  toujours auprès de  l’état plus de ( transparence, plus d’aide pour la gestion des territoires plus de sécurité….),

 lu sur PMO

Nous avons reçu en même temps, par coïncidence, deux documents qui se font mutuellement écho, portant, l’un sur la mesure de la pollution radioactive en France (Les luddites et l’usure du « vieux monde ») et l’autre, sur les perspectives d’eugénisme et de manipulations génétiques ouvertes par la mise au point de ciseaux moléculaires ultra-performants (Lettre ouverte à Emmanuelle Charpentier).
L’emballement constant du progrès technologique entraînant celui, non moins constant, du regrès social et humain.

L’un de ces documents émane de l’Association Contre le Nucléaire et son Monde ; l’autre de Bertrand Louart, biologiste, menuisier et critique contondant des technosciences.

Ces textes auraient sans doute moins de raison d’exister si les opposants au techno-totalitarisme pouvaient faucher les champs de recherches comme le furent ceux de chimères génétiques (au moins en France), à la fin du siècle dernier. Ou s’ils avaient pu briser les machines nucléaires, dans les années 70, comme les ouvriers luddites brisèrent tant de machines à tisser en Angleterre, entre 1810 et 1814, à l’aube du capitalisme industriel.

Cela ne se peut pas, cela ne se put pas et d’ailleurs le mouvement luddite lui-même fut brisé, avant de muter, à travers les trade unions, en organisme de défense et d’aménagement de la survie ; tel nos associations écolo-citoyennes d’aujourd’hui (de la Criirad à 60 Millions de consommateurs).

Réduits, peu ou prou, à la simple expression, nous devons au moins dire ce qu’on nous fait ; ce que font les criminels contre l’humanité et leurs menteurs de la communication. Que si les humains doivent perdre, en fin de compte, face aux inhumains, il ne soit pas dit que tous aient acquiescé à leur perte. Même si les modifications génétiques de l’espèce permettent à l’élite technocratique, transhumaniste, de s’adapter aux modifications radioactives du milieu.

Puis on ne sait jamais quelles tempêtes de civilisation pourraient découler en cascade de tous ces battements d’ailes de papillons.

Voir aussi :
- http://www.acnm.fr/
- http://sniadecki.wordpress.com/

(Pour lire les deux textes, cliquer sur les icônes ci-dessous.)


Luddites vieux monde
Version prête à circuler
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Lettre à Emmanuelle Charpentier
Version prête à circuler

Turquie : politique de terreur et état de guerre au Kurdistan

 Valence:l’espace le  Laboratoire est un espace en-dehors   entretenu  depuis 18 ans
 ci dessous un texte reçu par mail:

A l’initiative du collectif, invité par le KJA (Congrès des femmes libres) à participer aux événements du 8 mars au Kurdistan, 7 femmes et féministes de différents groupes vivant en France se sont rendues entre le 2 et le 9 mars au Kurdistan de Turquie. Ensemble, elles se sont rendues à Diyabakir, Cizre, Nusaybin, Mardin et Kiziltepe, des villes situées dans un territoire en proie à une guerre civile, initiée par le gouvernement turc contre le peuple kurde.

Deux personnes présentes dans cette délégation seront à la Plume Noire le samedi 30 avril à 15h pour partager avec vous cette expérience.

Turquie : politique de terreur et état de guerre au Kurdistan

A l’initiative du collectif, invité par le KJA (Congrès des femmes libres) à participer aux événements du 8 mars au Kurdistan, 7 femmes et féministes de différents groupes vivant en France se sont rendues entre le 2 et le 9 mars au Kurdistan de Turquie. Ensemble, elles se sont rendues à Diyabakir, Cizre, Nusaybin, Mardin et Kiziltepe, des villes situées dans un territoire en proie à une guerre civile, initiée par le gouvernement turc contre le peuple kurde.

Samedi 30 avril à 15h, deux personnes présentes dans cette délégation témoigneront de ce qu’elles ont vu sur place : la politique de terreur menée par l’État turc contre les populations, les massacres et destructions, et des résistances de la population civile que nous avons constatées.

Rendez-vous à la Plume Noire le samedi 30 avril à 15h pour assister à ce témoignage.
Prix libre

Ci dessous la déclaration rédigée par la délégation suite à ce voyage au Kurdistan

Notre délégation, composée de 7 femmes et féministes toutes vivant en France et originaires de différents pays, est une des rares délégation à s’être rendue au Kurdistan de Turquie du 2 au 9 mars 2016. Cela suite à une invitation du KJA, Congrès des Femmes Libres, à participer aux événements du 8 mars, la journée international des femmes, dans la région.

Étant donné la gravité de la situation dans cette région (des centaines de morts parmi les civils depuis que le gouvernement a mis fin aux pourparlers de paix) et l’absence d’information conséquente à ce sujet dans les médias européens, nous avons décidé d’élargir notre visite et d’aller observer ainsi, dans la mesure du possible, les conséquences de la politique guerrière menée par l’État Turc depuis l’été 2015.

En effet, dans des vastes territoires, le gouvernement a décrété l’état de siège sous le nom de “Zone Temporaire de Sécurité“ (Geçici Güvenlik Bölgesi). De plus, les forces policières et militaires mènent encore des “opérations“ dans plusieurs villes et quartiers soumis au couvre-feu et bouclées par intermittence comme à Silopi, à Cizre, à Sur, à Idil, à Nusaybin, à Yüksekova, et ceci loin du regard des observateurs indépendants.

Malgré ce climat de guerre extrêmement lourd, nous avons été accueillies très chaleureusement non seulement par les membres du KJA et les responsables politiques, mais aussi par toutes les femmes que nous avons rencontrées durant notre séjour. Ainsi, nous avons éprouvé le profond sentiment de sororité international et internationaliste qui anime les femmes kurdes.

Nous aimerions pouvoir parler aujourd’hui uniquement de l’immense travail d’émancipation et de renforcement des femmes, initié par les organisations de femmes à travers les nombreux outils tels que les académies de femmes, les ateliers de formation professionnelle, les coopératives de femmes, les centres d’accueil pour femmes subissant des violences etc. Du moins, nous pouvons exprimer notre très grande admiration face au courage et à la volonté transformatrice des femmes kurdes. La vitalité et la créativité de leur mouvement nous ont donné de l’énergie et de l’inspiration en tant que femmes et féministes. Par conséquent, nous les remercions à cette occasion pour ce qu’elles sont en train de construire pour les femmes du monde entier !

Mais malheureusement, nous sommes aujourd’hui dans l’obligation de témoigner avant tout de la situation désastreuse au Nord Kurdistan causée par les politiques éradicatrices de Recep Tayyip Erdoğan et de son gouvernement.

Durant notre séjour, certaines manifestations qui auraient du se tenir dans le cadre du 8 mars et aux quelles nous avions prévus de participer, ont été interdites et/ou empêchées par les préfectures et les forces policières, comme à Urfa et Kiziltepe.

Ainsi, nous avons pu prendre uniquement part à la marche festive tenue au centre ville de Mardin et au meeting de Diyarbakir. A cette occasion, nous avons été les témoins directs de la répression exercée par le gouvernement turc sur le mouvement des femmes, un mouvement porté par les initiatives des associations et des municipalités locales. Nous avons ainsi constaté la grande tristesse et du sentiment d’injustice face aux attaques visant spécifiquement les femmes kurdes. L’assassinat de Seve Demir, Pakize Nayir et Fatma Uyar le 6 janvier à Silopi, 3 ans jours pour jour après l’assassinat des 3 femmes kurdes à Paris en janvier 2013 et l’exhibition du cadavre dénudé d’Ekin Van ont particulièrement heurté la population.

Ceci est l’une des conséquences de la politique de guerre menée par le gouvernement qui associe aux “terroristes“ toute personne critique vis-à-vis de sa politique meurtrière. L’exemple récent de l’incarcération de plusieurs professeurs d’universités en raison d’un appel en faveur de la paix, témoigne très fortement de cette logique exprimée dans les termes suivants par Erdogan au cours d’une déclaration publique : “Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes avec les terroristes“.

Notre délégation est entrée le 4 mars à Cizre, ville de 120 000 habitants où le soutien au mouvement est fort, deux jours après la levée partielle du bouclage de la ville décrété par les autorités turcs il y a un peu plus de deux mois. Une partie de la ville a été complétement détruite, les habitant.es se trouvent dans un état extrêmement difficile sur le plan à la fois matériel et psychologique. Comme ils.elles nous l’ont dit « A Cizre la situation est pire qu’ à Kobanê », car la population a été visée en tant que telle. Non seulement très nombreuses sont les familles qui se retrouvent sans logement, mais aussi celles qui ont perdu un.e membre de leur famille ou de leur entourage proche, dans des conditions terribles. Ce sont plus de 300 personnes, hommes femmes et enfants qui ont été tuées au cours de cette opération. On compte parmi eux 138 personnes bloquées dans 3 caves ne pouvant sortir sous peine de se faire tuer et finalement exécutées, brûlées vives par les forces policières et militaires. A la suite des visites de ces quartiers, de ces 3 caves et des discussions avec des habitant.es de Cizre ayant survécu à cette opération meurtrière menée par les “unités spéciales“, nous sommes convaincus que les civils ont été pris pour cible par les forces armés de l’État. Et là encore nous sommes témoins du fait que les femmes ont été frappées spécifiquement : nous nous sommes rendues à l’endroit où une femme a été tuée, sont corps mis à nu et exposé par les policiers turcs sur les réseaux sociaux, et à un autre endroit, c’est une femme dont les cheveux ont été coupés par les soldats et accrochés sur le mur d’un immeuble.

Les effets dévastateurs de la guerre sur la population civile sont nombreux et continuent aujourd’hui encore dans de nombreuses villes. De manière générale, dans les zones où l’état de siège est décrété, les habitant.es se retrouvent souvent sans électricité, sans accès au service d’éducation et de santé. Surtout, ils.elles risquent leur vie. Autrement dit, dans ces vastes espaces habités, tous les droits humains élémentaires, y compris le droit à la vie, sont suspendus au profit de l’arbitraire militaire : les habitant.e.s rencontré.e.s ont témoignés de ces violences et de leur conviction qu’ils.elles doivent se préparer à des attaques durables contre leur peuple. Cette politique de destruction du tissu matériel et social vise à rendre la vie impossible aux habitant.es pour qu’ils.elles quittent leurs maisons. En somme, il s’agit d’une politique de déplacement forcé et d’anéantissement de la population civile kurde. Il est difficile de donner un chiffre précis, mais il est clair que plusieurs centaines de milliers de personnes ont dû quitter leurs domiciles et se réfugier chez des proches dans des villes environnantes, plus sûrs pour le moment.

Belgique :Des anarchistes en procès pour « terrorisme » ?Rencontre 4 mai 2016

 reçu par mailDes anarchistes en procès pour « terrorisme » ?

Ce mardi 10 mai 2016, la chambre du conseil décidera si elle juge opportun de confirmer la tenue d’un procès pour terrorisme à l’encontre de 12 anarchistes et anti-autoritaires.

En effet, de 2008 à 2014, l’État belge a mené une vaste enquête visant les luttes multi-formes, mais toujours en-dehors des sentiers battus, contre les centres fermés, les frontières, les prisons et ce monde basé sur l’autorité et l’exploitation.
Perquisitions, micros, caméras devant et à l’intérieur de domiciles,filatures, mises sur écoute, infiltrations,… Ce ne sont pas les moyens qui ont manqué.
Après tant d’années d’enquête, l’État cherche aujourd’hui donc à coller l’étiquette « terroriste » sur les potentiels inculpés.
Mais en fait, il cible tout individu qui, dans sa lutte contre ce monde, part de l’auto-organisation, de l’action directe et de l’hostilité envers toutes les autorités.
En cela, ce procès est une attaque répressive contre la lutte
anti-autoritaire dans son ensemble, une attaque qui s’inscrit dans un contexte de répression grandissante contre tous les indésirables et révoltés, aux frontières et dans les quartiers, sur les lieux de travail et dans les prisons,…

Nous proposons un moment de rencontre pour :
• diffuser l’info et jeter les bases pour une solidarité active
• tenter de comprendre les tenants
et les aboutissants de ce dossier et voir comment celui-ci ne s’attaque pas uniquement aux seuls inculpés
• reparler des luttes incriminées
• et, réfléchir à quelles réponses on peut donner à ce coup répressif.

Mercredi 4 mai
19h au Garcia Lorca
Rue des Foulons 47 – Bruxelles

Le terroriste c’est l’État et ses concurrents.
Solidarité active !

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Marseille:Cocktails molotov contre le consulat de Turquie

marseille informtion autonome

Nous apprenons dans l’édition papier de la Provence que 4 molotov ont été lancés sur le consulat de Turquie dans la nuit du mercredi 20 avril. Le mat supportant le drapeau a été brûlé et une enquête a été ouverte.

Cette attaque a eu lieu quelques jours avant la commémoration du 101ème anniversaire du début du génocide arménien (et le parcours de la manifestation de commémoration a d’ailleurs été modifié suite à cette attaque, toujours selon la Provence). Dans la nuit du 23 au 24 avril 1915, 250 personnes avaient en effet été arrêtées par le régime, marquant le coup d’envoi de ce génocide.

Si les évènements d’il y a un siècle sont des atrocités que nous espérons ne jamais voir ressurgir, rappelons-nous qu’aujourd’hui encore, le régime turc fait la guerre aux Kurdes, assassine des opposant-e-s politiques, soutient logistiquement les troupes de Daesh en Syrie en faisant transiter du matériel et du pétrole par ses frontières, et profite horriblement de la vague de migrations vers l’Europe en mettant des gens dans des camps tout en ramassant un paquet de plusieurs milliards d’euros de la part de l’Europe pour cela.

Nous ne savons pas qui a lancé ces bouteilles incendiaires sur le consulat turc, et nous ne prétendons pas savoir quelles étaient leurs motivations. La politique turque donne bien suffisamment de raisons pour que des gens souhaitent lui rendre ce type d’hommage.

Communiqué depuis la Hollande sur le dernier coup répressif à Barcelone

Brèves du désordre

 

Communiqué depuis  la  Hollande par rapport au dernier coup répressif à Barcelone

Actualisation sur les derniers coups répressifs à Aix-la-Chapelle

En juillet 2015, notre amie et compagnonne a été arrêtée au cours d’un contrôle de passeports à la frontière entre la Grèce et la Bulgarie. Le mandat d’arrêt européen avait été émis par le Parquet de Aachen (Aix-la-Chapelle), en Allemagne, le 24 juin 2015. Elle a été transférée en Allemagne et placée en prison préventive (Untersuchungshaft) dans la prison de Cologne sous l’accusation de participation à un braquage de banque à main armée ayant eu lieu deux ans auparavant (2013). Le 2 décembre 2015, après un mois d’enquête, le Parquet l’a inculpée formellement du braquage de la banque, de prise d’otages et de possession d’arme à feu. 
Le 16 décembre, le tribunal qui instruit l’affaire notifiait à la prison qu’elle devait libérer notre compagnonne, toutes les charges étant toutes rejetées puisque les « preuves » obtenues au terme de mois d’enquête n’étaient pas suffisantes pour assurer un procès.

Quand nous avons écrit le paragraphe antérieur (1) par rapport à l’incarcération puis à la libération de notre amie, nous espérions que ce serait le point final de cette histoire. Malheureusement, la police allemande n’a pas accepté cette décision et a décidé de faire appel contre la remise en liberté de la compagnonne. Après que cet appel ait été rejeté en première instance, il a finalement été accepté par un tribunal supérieur.
Cela signifie qu’après avoir passée presque six mois en préventive, notre amie et compagnonne, bien qu’en liberté, est actuellement en attente d’un procès, dont la date n’est pas connue. Malgré diverses tentatives désespérées du Parquet pour obtenir un nouveau mandat de détention ―nous attendons actuellement que le tribunal supérieur se prononce sur cette demande― la compagnonne est encore en liberté et parmi nous.
Cependant, le mercredi 13 avril, le même bureau du procureur a ordonné une série de perquisitions dans des maisons de Barcelone, qui se sont soldées par l’arrestation d’une autre compagnonne ; elle est accusée d’avoir participé à un braquage de banque à Aachen courant 2014. Il semble clair que les autorités allemandes et espagnoles ont décidé de s’unir dans la vague répressive en cours contre les anarchistes sur le territoire européen, soutenus fidèlement par les chiens obéissants des médias de masse

Comme on pouvait s’y attendre, les médias se frottent les mains à la perspective de pouvoir relier des « délits de droit commun » avec le mouvement anarchiste. Cela n’est pas une surprise, surtout à un moment toujours plus défini par les incessants coups répressifs contre tout mouvement subversif. Cependant, nous pensons important de ne pas rentrer dans la distinction entre ce que seraient supposément des délits de droit « commun » ou « politiques », distinctions opérées par la police, le Parquet ou les journalistes. Nous n’avons pas besoin de fournir aux autorités des catégories distinctives qu’elles en seraient que trop heureuses d’ accepter. Comme cela est dit dans le communiqué publié par les compagnonnes de la personne arrêtée à Barcelone, l’expropriation de banques est « éthiquement juste et une pratique politiquement légitime, une méthode de lutte qui fait partie de l’histoire de tous les mouvements révolutionnaires.  »

Tandis que les laquais de l’Etat construisent et diffusent leurs suppositions et accusations publiquement, les entourant de tout le spectacle auquel ils nous ont déjà habitués, nous devons pour notre part rester fidèles à nos propres perspectives et idées. Le moment n’est pas à la spéculation, que ce soit sur « les motifs » des braquages ou sur l’innocence ou la culpabilité de la personne arrêtée 2). Plus qu’un moment de questions, ce devrait être un moment de réponses ― et de réponses claires dirigées contre ceux qui nous oppriment. Comme cela a déjà été dit d’autres fois, « s’ils touchent l’une de nous, ils nous touchent toutes« . Plus que jamais, c’est un moment pour la solidarité, de toutes les manières dont elle peut s’exprimer.

Liberté immédiate pour la compagnonne emprisonnée.
Jusqu’à ce que toutes les prisons et les banques qui en ont besoin soient détruites…

Amsterdam, 19 avril 2016

1. Prisons allemandes : notre compagnonne incarcérée est sortie
2. Que les personnes accusées aient participé ou pas à ces faits n’est pas quelque chose de pertinent pour nous. Ce qui nous importe est exprimer notre solidarité avec ceux qui sont sont poursuivis par les autorités.

[Traduit de l’espagnol de Indy Barcelone, 22 abr 2016]