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Parution:Avis de tempêtesbulletin anarchiste pour la guerre sociale #14

Avis de tempêtes – bulletin anarchiste pour la guerre sociale n°14 (février 2019) vient de sortir.

Pour lire, imprimer et diffuser ce petit bulletin autour de soi (il est en format A5, et celui-ci fait 20 pages), on pourra retrouver chaque nouveau numéro tous les 15 du mois, ainsi que les précédents, sur le blog :

https://avisdetempetes.noblogs.org

« Quelqu’un disait que si la société est une prison à ciel ouvert, les guérites modernes doivent certainement être ces antennes et relais de communication qui font partout obstacle au ciel bleu, et les barbelés toutes ces fibres optiques et ces câbles électriques. Pour celles et ceux qui désirent enrayer la reproduction de la domination, il devient ainsi primordial qu’ils et elles arrivent à regarder ailleurs et autrement. Ce n’est pas que le commissariat du coin ne devrait plus attirer l’attention de l’ennemi de l’autorité, ou que la vitrine de la banque ne mérite pas d’être fracassée, ou que le tribunal ne devrait pas recevoir de visites enragées, mais il est aussi vrai que la domination a diffusé sur le territoire une vaste quantité de structures relativement petites et peu protégées dont toujours plus de choses, pour ne pas dire presque tout, dépendent. C’est dans ces petites choses que la toile invisible qui nous enferme et qui permet la restructuration du capital et de l’État se matérialisent. C’est là que peuvent être attaquées les artères de la domination qui irriguent les champs de l’exploitation et de l’oppression ; c’est là que peuvent être enfin réduites au silence les prothèses technologiques et leurs bourdonnements asservissants. »

Avis de tempête #14 en PDF
[reçu par mail]

Turin (Italie) : Les arrêtés de samedi relâchés (et quelques actions en solidarité)

résumé de Macerie / mercredi 13 février 2019

Les 11 personnes arrêtées lors de la manif de samedi 9 ont été relâchées sous contrôle judiciaire.  Elles devront pointer une fois par jour dans le commissariat le plus proche de leur domicile. Le seul chef d’accusation retenu à leur encontre est « rébellion », pour la résistance au moment de leurs arrestations.

Restent donc en taule les personnes accusées d’ »association subversive ». Pour leur écrire :

Au consulat italien de Patras, en Grèce

Rizzo Antonio
Salvato Lorenzo
Ruggeri Silvia
Volpacchio Giada
Blasi Niccolò
De Salvatore Giuseppe

C.C. Lorusso e Cutugno
Via Maria Adelaide Aglietta, 35
10149 – Torino (Italie)

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Milan : Une banque perd ses vitres en solidarité

Round Robin / vendredi 15 février 2019

Hier nuit, on a brisé à coups de marteaux le DAB et les vitrines de la banque Intesa-San Paolo de Via Meda. Sur la porte, le tag : « Liberté pour les compagnons arrêtés à Turin ».

On a choisi Intesa-San Paolo parce qu’elle est un des plus importants responsables de la gentrification du quartier Aurora [le quartier de Turin où se trouve l’Asilo; NdAtt.], responsable par conséquent de l’expulsion de l’Asilo et, d’une certaine façon, de l’arrestation des compagnons.

Liberté pour tous, liberté pour toutes.

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Thessalonique (Grèce) : Action en solidarité avec les compas de Turin

Round Robin / jeudi 14 février 2019

Samedi 9 février, on a attaqué la Chambre de commerce Italo-Grecque de Thessalonique, en laissant un engin explosif devant son entrée principale; cette action a été cachée par les médias.
Cette attaque est une réponse à la répression exercée par l’État italien, dont le dernier exemple est l’opération d’expulsion de l’Asilo Occupato à Turin.

Au petit matin du jeudi 7 février, ce squat a été expulsé et six personnes ont été arrêtées, inculpées d’association subversive.
Ce squat était ouvert depuis 24 ans et était un repère pour les actions qui ont lieu sans arrêt contre les Centres de Rétention Administrative, contre les expulsions locatives et contre la gentrification du quartier. Ce coup répressif arrive après une escalade de poursuites qui ont frappé les anarchistes de Turin ces dernière années, avec des arrestations, des interdiction ou des obligations de séjour et bien d’autre.

Notre attaque est un geste de solidarité avec les compagnons de Turin, qui continuent à lutter.
C’est aussi un geste de solidarité envers Spyros Christodoulou, qui est en grève de la faim depuis le 14 janvier. Tien bon, Spyros !

Créons des liens de solidarité à travers les frontières qui nous divisent !
Pour un monde sans prison, solidarité avec l’Asilo Occupato !
Liberté pour les six inculpés.
Liberté pour Battisti, mort à l’État !
Liberté pour les prisonniers des opérations Scripta Manent et Panico !
Pour l’anarchie !

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Patras (Grèce) : Le consulat redécoré en solidarité

Act for Freedom Now ! / vendredi 15 février 2019

 

repris le d’ Attaque

Lyon, Valence, france:Journal de bord autour du mouvement des Gilets jaunes

voilà : » CR d’une assemblée générale du12 Fév au soir a eu lieu à Valence une AG de gilets jaunes de Valence et de la région (Ardèche, Vallée de la Drôme….):Manif non déclarée samedi 16 février a valence…plus d infos a venir,mais l ‘AG de mardi a été extrêmement tendue , fracture idéologique claire entre les dirigistes de »droite »( euphémisme…!), la ligne apolitique et la ligne extrême gauche. contacts physiques en fin d AG (a priori…). » repris d’un compte face de bouc


CR AG Bourse Gilets jaunes-centre Lyon, le 11/02/2019
Encore un peu moins de monde (à grande peine 200 personnes).
L’AG commence avec de nouvelles personnes à la tribune puisque les administrateurs du groupe GJ-Lyon-centre ont décidé de faire tourner, sans qu’on sache toutefois quelle est la procédure utilisée. Cela commence comme d’habitude par un rappel des opérations extérieures qui ont été peu nombreuses cette semaine. L’action devant l’ONU à Genève contre le type de répression subi par les manifestants GJ est réaffirmée, mais elle se déroule un jour de semaine le mercredi 20 février. Manifestation régionale annoncé pour le 23 février sous l’impulsion de la plupart des groupes du mouvement de la région selon une personne du groupe TEO. Pas le temps de savoir comment se prend ce type de décision.
Très rapidement on passe à la manifestation du 9 et à son bilan … qui se résume en fait à la bagarre avec les fascistes, alors que pas un mot ne sera évoqué sur l’idée saugrenue d’aller se perdre sur la rive gauche du Rhône qui nous a coupé de la presqu’île et d’une plus grande visibilité ainsi, ce qui est encore plus important, de la détermination à nous opposer fermement au blocus hebdomadaire de cette presqu’île, imposé par les forces de l’ordre.
Sûrement un membre du groupe GJ-Lyon centre va alors lire un long communiqué censé répondre à la presse qui a insisté, un peu trop, sur la bagarre facho/anti-fa survenue cours Lafayette. Il est à peu près sur les positions de l’appel de Commercy sur ce point. Affirmation de principe contre les groupes agressant la manifestation, mais pas de condamnation a priori de la présence de l’extrême droite à partir du moment où elle accepterait ses règles (on suppose que c’est en cela qu’elle se distinguerait des fascistes).
Brouhaha dans la salle car les auteurs du communiqué parlent de faire voter le texte après lecture et sans discussion. C’est un texte qui se veut consensuel au sens où il cherche à la fois à garder le principe antifasciste et la réalité qui est que les GJ n’en ont rien à faire de toutes ces histoires. Mais pour les anti-fa qui sont venus nombreux ce compromis est inacceptable et en bonne pratique gauchiste ils vont se précipiter à la tribune pour monopoliser les prises de parole en disant à peu près tous la même chose, mais l’important étant de donner l’impression que c’est la parole majoritaire.
Le fait que le niveau de violence des flics ce samedi ait été particulièrement élevé est complètement occulté. L’impression contre productive qui est donnée c’est que 50 fascistes dominent la ville de Lyon, ce qui, entre parenthèse, est exactement ce que la presse et le pouvoir veulent faire accroire.
La question du service d’ordre est à nouveau abordée, mais avec une variante. Alors qu’aux dernières AG, après fortes controverse, le principe d’un service de prévention plus que d’ordre (en effet, comment organiser un SO dans un mouvement qui refuse de fait toute direction et fait constamment dans l’improvisation ?), là on se dirige vers un SO de spécialistes, mais spécialisés soit dans le n’importe quoi (ainsi les gentils administrateurs GJ-centre demandent candidement « qui est « intéressé » pour faire le SO comme si cela relevait de « l’intérêt, quant aux gauchistes plus ou moins staliniens de nature ou par la force des choses, ils affirment haut et fort leu expérience de la chose !).
Alors que l’opposition avec la base des GJ notamment de TEO qui campe sur le « tous gilets-jaunes » devient quasiment minoritaire vu la composition de l’assemblée, quelques paroles plus censées se font entendre dont celle d’un réfugié chilien victime du pouvoir de la police de Pinochet et torturé à l’occasion, qui proclame que, malgré ou plutôt à cause de son expérience, il ne faut pas se tromper d’ennemi, que celui-ci ce n’est pas le fascisme et un nombre ridicule de personnes sans assise sociale, mais le pouvoir, Macron et ses flics et que seule une ligne de masse peut l’emporter contre les fascistes et la police. Il ajoute que la défense des libertés publiques doit être clairement mise en avant et donc évidemment celle de manifester.
Les antifas (à l’exception de deux ou trois qui sont effectivement dans le mouvement GJ), désertent alors les lieux, après avoir aidé à les vider, signe de leur absence complète d’empathie pour un mouvement que d’ailleurs ils ne comprennent pas.
Le rendu du travail des commissions peut alors commencer, mais devant une salle clairsemée :
Il est réaffirmé par la commission action l’importance de reconquérir les ronds-points pour y rétablir des lieux de discussion de proximité et de centrer les opérations d’agitation vers des lieux emblématiques de pouvoir comme les cercles bourgeois lyonnais qui regroupent les grands patrons de la région et l’establishment). Les hypermarchés doivent aussi faire l’objet d’actions ciblées comme les opérations « charriot » ; que les GJ doivent chercher à intervenir à l’université et sur les lieux de production (proposition d’un cheminot gilet jaune) pour encourager les salariés à les rejoindre.
En amont de cette commission action un mail a circulé sur sa liste et mérite d’être reproduit car il a en partie été retranscrit par elle durant l’AG. Il expose des points assez peu soulevés jusqu’à maintenant :
1 – on tourne en rond : REPRENDRE LES RONDS POINTS.
Les manifs du samedi on leurs intérêts. Néanmoins ; manque de cible ; blocage policier permanent ; visibilité réduite car écarté du centre ville. il me semble important de montrer que le mouvement vit et de retrouver de la visibilité. c’est pourquoi il serait bien de mener des actions d’occupations de rond point à des heures de grandes affluences. A Lyon il y a 2 ronds point majeurs ou entre 16h30 et 19h00 passent des centaines de véhicules qui se répartissent ensuite dans toute la région. il s’agit du rond point du bout du parc de la Tête d’or, au transbordeur, et celui de la Doua a coté du périph et du cimetière américain. Il sont accessibles en bus. Il faut se faire voir, réoccuper les ronds points en semaine.
2 – SLOGANS
Les manifs du samedi ont la chance faramineuse d’être libérée des sonos assourdissantes des organisations syndicales qui nous casse la tête de leurs slogans et de leurs musiques. La place est donc libre à toutes les voix à toutes les initiatives… et pourtant rien ne sort de ce vide laissé, mise a part « Macron démission » et Castagner… », c’est pauvre.
On a de la colère et de la revendication, elles doivent ressortir et transparaître pendant les manifestations, une manif doit être portée par la voix du peuple, il faut occuper cet espace vide, l’enrichir et reprendre ensemble des slogans ou des chants porteurs.
3 – REVENDICATIONS .
La commission revendication a fait pas mal de boulot et il en ai ressortie pas mal de chose. Néanmoins je fais le constat que pendant les manifs du samedi, mise a part le RIC et les violences policières il n’y a pas de mots-d’ordre réels, pas de revendications claires mises en avant. Il me semble important en reprenant le travail de la commission de lister 2 ou 3 revendications majeures (phares) et de les mettre en avant ( par pancarte et slogans par exemple) afin de devenir plus audible auprès du public et des médias.
L’action de la commission poésie dans le quartier de la Basilique autour de l’hôpital et de l’EPHAD est réaffirmée afin de toucher salariés et patients, mais l’aspect technico-artistique de l’intervention n’est pas très clair, ce qui fait que son organisation reste à l’état de projet même si une réunion est prévue jeudi soir à ce sujet.
Avec la manifestation régionale du 23 février* ( à Annonay NdLa) une autre est proposée dans laquelle les manifestants sortiraient avec des masques significatifs de leur opposition au pouvoir et de ne rien lâcher quant à la détermination de manifester malgré la loi anticasseur.
G et J

http://blog.tempscritiques.net

 

Fontaine (Isère), France : Attaque incendiaire contre l’entrepôt de JC-Decaux – 12 février 2019

[D’après plusieurs articles de presse: vers 3h mardi 12 février, les flammes ont détruit une partie du bâtiment commercial de la société JC-Decaux, situé 2 rue d’Arcelle à Fontaine (Isère) dans la Métropole de Grenoble. Un local de 50 m2 a été totalement détruit par les flammes, tandis que les fumées en ont endommagé 100 autres (selon France 3)… sur les 3.000 m² dans lequel sont entreposés et entretenus les abribus de l’agglomération grenobloise ainsi que les panneaux publicitaires. Le Dauphiné affirme pour sa part que « 3 000 autres mètres carrés ont été recouverts de suie ». Entre six (France Bleu) et dix employés (France 3) de la société (sur les 35 du service) n’ont pas pu travailler ce mardi, se retrouvant au chômage technique pour la journée. La police a trouvé des traces d’effraction qui orientent les enquêteurs vers la piste criminelle (mais France3 parle « d’origine de l’incendie indéterminée », et le Daubé d’un « incendie dont on ignore l’origine »). Un communiqué revendique cette visite incendiaire (cf ci-dessous)]

Un JC Dec’ en moins !

Incendie d’un utilitaire JC Decaux à Grenoble dans la nuit de jeudi 7 à vendredi 8 février.

Des messages publicitaires qui nous sollicitent en permanence.

Des multinationales et grandes entreprises dont l’existence nous enrage.

Leurs véhicules sérigraphiés dans les rues qui nous incident à les saboter.

JC Decaux comme les autres, on aime les voir en flamme.

(Soit dit en passant, on le trouve plus joli l’entrepôt JC Decaux depuis ce mardi.)

Soutien à tou·t·e·s les saboteureuses, les incendiaires, celleux qui luttent (en dehors ou enfermé·e·s).

[Publié sur indymedia nantes, 13.02.2019]

Posted on by Sans_Attendre

Nuremberg (Allemagne) : Le centre de recrutement de l’armée pris pour cible

Dans la nuit de dimanche à lundi [28 janvier; NdAtt.], on a profité de la couverture de l’obscurité pour attaquer un outil de l’impérialisme allemand. Nous avons pris pour cible le centre de recrutement de la Bundeswehr (les Forces armées allemandes), à côté de la gare Frankenstrasse. On a détruit l’entrée, ainsi que quelques vitres, à coup de pierres et de peinture. On a choisi la Bundeswehr parce qu’elle sert directement à mettre en œuvre les intérêts géopolitiques de l’impérialisme allemand. Peu importe s’ils qualifient leurs guerres d’aides humanitaires ou de mesures visant à l’établissement de la démocratie, ils ne peuvent pas cacher la vraie nature de la Bundeswehr et de ses missions.

Leur paix signifie guerre, leur justice signifie oppression et leur liberté signifie surveillance.

Tout le monde à Munich le 16 février pour manifester par milliers contre la militarisation interne et les guerres à l’étranger.

Contre la guerre et l’armée, feu et flammes pour la Bundeswehr!

Mpalothia / mardi 29 janvier 2019

« Gilets jaunes » : Infos sur la répression en cours – 14 février 2019

Le jeudi 14 février, le ministre de l’intérieur a donné quelques chiffres sur la répression depuis le début du mouvement de révolte il y a trois mois: « environ 8.400 personnes ont été interpellées depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, il y a près de trois mois, et 7.500 ont été placées en garde à vue ». Il a également affirmé que « près de 1.300 policiers, gendarmes et pompiers ont été blessés ». Bien évidemment, il n’évoque à aucun moment les centaines de cas de blessures et de mutilations à vie infligées par les forces de l’ordre.

Voici une petite liste non-exhaustive de chiffres et comptes-rendus des médias au sujet de la répression en cours, et du caractère incontrôlable et destructeur qui a émergé ces derniers temps dans l’Hexagone, depuis le début de ce mouvement. Quelques infos sur la journée du 9 février viennent par ailleurs compléter l’article (déjà long) paru récemment  « Souffler sur les braises de la révolte« .

«Gilets jaunes»: la délinquance explose ces trois derniers mois

C’est ainsi que le Figaro titre son article (payant) du 13 février, donnant un aperçu sur la hausse des incendies visant les institutions étatiques et privées depuis les trois derniers mois:

« L’effet «gilets jaunes» sur la délinquance? «Il est dévastateur», déplore un haut responsable du ministère de l’Intérieur. «D’autant que ces événements mobilisent, samedi après samedi, des dizaines d’unités de CRS et de gendarmes mobiles qui ne peuvent dès lors assurer leur mission de pacification des quartiers difficiles aussi bien qu’il le faudrait», reconnaît un cadre du syndicat Unsa-Police. Sur douze mois (de février 2018 à janvier 2019), les incendies de biens publics et privés ont ainsi grimpé de 6,7% (passant de 36.997 à 39.474 faits). Et si l’on s’en tient aux trois derniers mois, de novembre 2018 à janvier 2019, période qui couvre l’essentiel des manifestations du mouvement citoyen des «gilets jaunes», c’est une véritable explosion à laquelle on assiste, les incendies volontaires passant alors de 8982 à 13.042, soit une hausse 45,2 % ».


Acte XIII à Paris, 9 février 2019: Thomas -Pierre Verrier- incarcéré

L’homme interpellé samedi en marge de l’acte 13 de la mobilisation des Gilets jaunes à Paris après l’incendie d’un véhicule de la mission antiterroriste Sentinelle a été mis examen ce mardi pour dégradations d’un bien appartenant à autrui, dégradations par un moyen dangereux, dégradations par un moyen dangereux de biens destinés à l’utilité
publique, violences aggravées, violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique, prise du nom d’un tiers et participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations).
Il a été placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet, selon une source judiciaire.

Originaire de la région bordelaise, cet homme connu des services de renseignement et fiché S (Sûreté de l’Etat) pour appartenance à la mouvance anarchiste, avait été interpellé samedi après quatre heures de filature dans la capitale, selon des sources policières. Lors de son arrestation, il avait donné une fausse identité aux policiers.

Les enquêteurs le soupçonnent également d’être impliqué dans l’incendie d’une Porsche, celle du chef cuisinier Christian Etchebest, selon le Parisien, et dans des violences visant un fourgon de l’administration pénitentiaire, non loin des Champs-Elysées, l’un des épicentres habituels de la mobilisation des Gilets jaunes.


Paris, 12 février 2019, affaire du chariot élévateur : 5 gardes à vue

Tout le monde se souvient certainement de ce groupe de personnes hilares et joyeuses le samedi 5 janvier à Paris, debout sur un chariot élévateur de chantier abandonné, rue de Varenne (Paris VIIe), et fonce sur la lourde porte en bois du secrétariat d’Etat au porte-parole du gouvernement. Celle-ci cède sous le choc. Profitant de l’absence des forces de l’ordre, débordées ailleurs par les rassemblements, les assaillants pénètrent dans l’enceinte, dégradent des voitures et repartent. L’attaque – rapide – provoque l’évacuation en catastrophe de Benjamin Griveaux, alors en interview avec des journalistes et accompagné de son officier de sécurité.

Cinq semaines plus tard, six suspects ont été placés en garde à vue mardi matin au 3e district de la police judiciaire parisienne. Ces cinq hommes et une femme, âgés de 21 à 54 ans, sont pour moitié originaires du Nord, de l’autre de l’Ile-de-France (Val-de-Marne, Val-d’Oise et Yvelines).

Les policiers les ont identifiés après un minutieux travail d’enquête mêlant analyses ADN, travail de téléphonie et exploitation des vidéos – de surveillance et amateurs. Leur « plus gros client » est Romain M., 23 ans, interpellé dans le Nord. Celui-ci est soupçonné d’avoir conduit le transpalette électrique et l’avoir précipité sur le ministère.

Lors de l’attaque, le jeune homme est apparu visage découvert, vêtu d’un gilet jaune. Deux de ses proches, un père et son fils habitant également dans le Nord, ont été convoqués hier au 3e DPJ puis placés en garde à vue : Fabrice et Brice D. Le premier, doyen du groupe, est le seul à être connu des renseignements territoriaux pour ses liens avec la mouvance anarchiste locale. Les trois derniers suspects – Thomas S., 21 ans, Sylvie B., 46 ans et Jonathan B., 35 ans – sont quant à eux soupçonnés d’avoir été présents lors de l’attaque.

Les gardes à vue, pouvant durer 48 heures, ont été prolongées mercredi.


Nîmes (Gard), 12 février 2019 : condamnations pour l’incendie des impôts

Dans la nuit du 31 décembre au 1 janvier dernier, la façade du centre des impôts de Nîmes était incendiée par un groupe de gilets jaunes. Pendant près d’un mois, le centre des finances publiques du Gard est alors fermé. Bilan des dégradations près de 100.000 euros.

Mardi 12 février, 6 accusés, 2 hommes et 4 femmes, passaient au tribunal de Nîmes, accusés de cet acte avec « association de malfaiteurs ». A 19h, les jugements sont tombés. Les 6 gilets jaunes gardois sont condamnés à des peines allant de 4 mois de prison ferme à 8 mois avec sursis, pour l’incendie volontaire d’un centre des impôts nîmois.

Une mère de famille âgée de 26 ans et jusque-là inconnue de la justice a écopé de la peine la plus lourde. Un an de prison dont 8 mois avec sursis pour « complicité de dégradation » et « association de malfaiteurs ». Elle est considérée comme l’organisatrice, la nuit du réveillon du jour de l’an, de ce périple vers le centre des impôts au coeur de la ville de Nîmes. 3 autres personnes ont été condamnées à 8 mois de prison, dont 6 avec sursis, la peine réclamée par le parquet, toujours pour des infractions de « dégradations », « complicité de dégradations » et « association de malfaiteurs ».

Une femme a été condamnée à 10 mois de prison dont 8 avec sursis, pour complicité de dégradations et association de malfaiteurs, tandis que la dernière prévenue a écopé de 8 mois avec sursis.


Pyrénées-Orientales, 13 février : « Les stigmates de la guerre des ronds-points »

En moins de deux mois, le mouvement des « gilets jaunes » a entraîné près de 500 000 euros de dégâts sur les routes départementales. Sans compter les dégradations sur les radars, que l’Etat refuse de chiffrer, c’est la réparation des chaussées qui va coûter le plus cher. Quelques extraits choisis du Midi Libre (13.02.2019)

« Mais ce qui fait grimper l’addition, c’est la réfection des chaussées endommagées, principalement par les incendies. Selon les services du Département, 340 000 euros de travaux sont à prévoir pour 2019 afin de réparer le bitume devant les péages nord et sud sur les routes départementales D900a, D900, D83 et D12. […] Au Boulou, l’enrobé destiné à rénover le giratoire d’accès à l’A9 sera facturé 45 000 euros de plus. Les stigmates de la guerre des ronds-points entamée par les Gilets jaunes sont aujourd’hui encore visibles des automobilistes. » […] les agents étant victimes de jets de cailloux et d’insultes sur le terrain, leur encadrement a préféré attendre avant de lancer les travaux. D’autant que la poursuite du mouvement, de semaine en semaine, pouvait laisser augurer de nouvelles dégradations sur du matériel neuf. »

Montpellier (Hérault) : 130 vigiles embauchés par la CCI pour protéger les commerces lors de l’acte 14

Le président de la Chambre du Commerce et de l’Industrie, André Deljarry, vient d’annoncer le déploiement de 130 agents de sécurité devant les commerces du centre-ville de Montpellier, samedi 16 février, de 12h30 à 19h30. Ce déploiement de 130 agents de sécurité, correspondant à 1 agent pour 4 à 5 commerces, a pour objectif, « à l’image d’un centre commercial, de faciliter l’accès des clients aux commerces et d’apporter une présence sécurisante aux commerçants et aux salariés » (Midi Libre, 12.02.2019)

Vesoul (Haute-Saône), 12 février : 4 mois de sursis pour des jets de bouteille sur les gendarmes.

Mardi 12 février, un « Gilet jaune » de 30 ans comparaissait devant le tribunal de Vesoul pour « violence sur les forces de l’ordre ». Le 17 novembre 2018, alors qu’il occupait avec plusieurs centaines de personnes le rond-point de Saint-Sauveur (près de Luxeuil-les-Bains, sur la RN57). Il faisait partie de celles et ceux qui avait refusé de rentrer de chez eux/elles après 18h, heure à laquelle prenait fin la manif déposée en préfecture. Il « avait été identifié par les forces de l’ordre comme ayant jeté trois bouteilles en verre vides, deux de bière et une de vin, en direction des forces de l’ordre. Il aurait ensuite pris la fuite à travers champ, avant d’être maîtrisé ». Il a été condamné à 4 mois de prison avec sursis (le proc en demandait 6) et devra verser 300 euros à « la victime principale » et 100 euros à chacun des deux autres gendarmes qui se sont portés partie civile.  (L’Est Républicain, 13.02.2019)

 

Quelques précisions sur l’acte 13 à Dijon et Besançon :

A Dijon (Côte-d’Or), samedi 9 février, des « Gilets jaunes » ont attaqué la prison. On n’en sait un peu plus depuis que l’administration pénitentiaire a déposé plainte pour « dégradations et mise en danger d’autrui »: la porte donnant accès au domaine pénitentiaire étant restée fermée, l’interphone avait été saccagé, la porte avait reçu des coups de pied, des containers avait été incendiés [à quelques mètres seulement de celle-ci, ce qui aurait pu l’embraser], nous rapporte l’Est Républicain (13.02.2019).

A Besançon (Doubs), des affrontements « brefs mais intenses » avaient eu lieu à proximité du centre commercial de Chalezeule. L’Est Républicain (14.02.2019), toujours présent quand il s’agit de plaindre et de défendre les forces de l’ordre et d’en faire de pauvres victimes, nous apprend que parmi les sept gendarmes blessés, deux d’entre eux ont eu leur tympans crevés: « On a essuyé des pétards agricoles et des bisons, mais également des tirs de ballast, de grosses billes de verre, des bouteilles vides, ainsi qu’un feu d’artifice, qui a brûlé certains pantalons », précise le général Langlois, commandant de la région de gendarmerie Franche-Comté.

Des gendarmes provenant des casernes de l’agglomération bisontine, absolument pas préparés au situation d’affrontements, avaient très vite été épaulés par des gendarmes mobiles.

Par ailleurs, deux personnes ont été placées en GAV dans la matinée de mercredi 13 février pour « avoir bloqué de tramway » et « participé aux affrontements de samedi dernier ». Il s’agit d’une manifestante, accusée d’avoir fourni des projectiles à des manifestants, a été relâché au bout de ces 24h de garde à vue. La deuxième personne, accusée d’avoir pris part activement aux affrontements, a vu sa garde à vue prolongée de 24h. Ce jeudi 14 février, une troisième personne a été arrêtée et placée en GAV pour ces mêmes faits.


Thionville (Moselle), 11 février: la sous-préfecture prend des couleurs

La façade de la sous-préfecture de Thionville a été ciblée par des jets de peinture fraîche dans la nuit de dimanche à lundi 11 février. Ce sont les employés qui ont découvert les tâches de peinture sur la façade, provoqué par des jets de « boules remplies de peinture ».

Saint-Ébremond-de-Bonfossé (Manche), France : Ni Marine ni Macron nid d’étrons !

Samedi 9 février 2019, Marine Le Pen s’est rendue dans la petite ville de Saint-Ébremond-de-Bonfossé, dans la Manche. Elle y tenait un meeting dans la salle des fêtes communale avec son parti, Le Rassemblement National. Et comme souvent, les orgas et partis de gôche organisaient leur sempiternelle contre-manif inoffensive de 200 personnes le jour J, devant des rangées de gendarmes armés jusqu’aux dents.

Mais en fin de compte, cette opposition antifasciste n’en est pas restée au folklore gauchiste habituel. Durant la nuit de vendredi à samedi, un ou des anonymes sont passés sur les lieux, recouvrant de tags les murs de la salle municipale grâcieusement prêtée au parti d’extrême-droite en campagne.

Cette petite action a eu le mérite de gâcher leur événement, puisque les militants fascistes n’ont pas eu le temps d’effacer les tags à temps et ont tenté de les camoufler en les recouvrant des affiches du meeting. Deux plaintes ont été déposées à la gendarmerie: l’une par le secrétaire départemental du Rassemblement national, Jean-Jacques Noël, pour « menace de mort » (en raison du slogan « Une balle dans le Front »), l’autre pour « dégradations » par le maire de la petite commune, qui a mis ses locaux à disposition des fachos.

[Reformulé de la presse locale, 9 et 10 février 2019]

[lu sur sans attendre]

Valence, France: Remarques sur les mouvements du samedi 9/02, sur le R.I.C (entre autre)s

Idée entendue ici ou là, parmi d’autres revendications, au début du mouvement des Gilets jaunes (GJ). Il semble qu’aujourd’hui, la demande d’instauration d’un « Référendum d’Initiative Citoyenne », se soit répandue au point de rendre secondaires les autres multiples revendications qui étaient la richesse du mouvement.  Les tags du R.I.C se multiplient dans les rues sans déranger la bourgeoisie locale.Ses initiateurs qui s’activent comptabilisent plusieurs centaines de milliers de signatures et revendiquent de ce fait une légitimité.

 

La potion magique

« Une seule revendication est plus facile à porter. « C’est l’outil démocratique qui permettra d’obtenir toutes les autres revendications ! » prétendent-ils.
Avec le RIC, le « peuple ? » s’arrogerait, après avoir recueilli un certain nombre de signatures, le droit d’imposer un avis pour « affaire le concernant » par l’organisation d’un référendum. Ses adeptes, espèrent par ce canal référendaire « citoyen » corriger la surdité et le mépris des gouvernants à leur égard et plus largement à l’égard de la population. Sans doute que ces GJ et – à juste titre – pensent et espèrent ainsi faire entendre leur colère et se faire respecter dans la cité. Mais qu’en sera t-il demain dans la grisaille du quotidien mercantile qu’offre cette société ? Comment cette exigence de « parole et de respect », réclamée par certain.es naïvement, mais avec arrière pensée pour ses promoteurs, pourra t-elle être porteuse de démocratie nouvelle si ils ou elles s’en remettent aux autorités installées pour la réalisation de cette revendication. Cet outil « démocratique salvateur » ne sera efficace que si les autres freins et brides entre les mains de l’État et de ses serviteurs sont à leur tour balayés. Cette seule revendication exaucée portera les mêmes désillusions que la participation à n’importe quel scrutin électoral ou politicien qui prétend changer notre vie.
Car depuis quand la voix d’un salarié, la voix d’une retraitée, d’un chômeur… aurait le même pouvoir ou deviendrait l’égale de celle d’un patron, d’un ministre ou d’un président auréolés par la fonction ? Un travailleur, si il n’est pas content : il prend la porte. Un patron décide quand et combien de ses employé.es prendront la même porte ! La retraitée qui proteste contre la hausse de sa CSG ou de la baisse de ses prestations peut toujours défiler derrière sa boutique syndicale préférée ses interlocuteurs et décideurs n’ont en rien à foutre. Ceux qui nous dirigent, ne respectent même pas leurs propres règles démocratiques édictées et votées. Contrariés sur leur politique, gouvernement et président passent par dessus les députés en sortant des « 49.3 » où en promulguant des décrets d’application immédiate faisant fi de leur majorité pourtant élue par « le peuple ». Ce RIC, une fois passé à la tambouille juridique et législative, n’en doutons pas, sera servi « au peuple » sans goût ni saveur. Il en sera de même pour ceux et celles qui cogitent avec opportunisme d’entraîner le mouvement vers la constitution de listes « Gilets Jaunes » pour les prochaines échéances électorales. Une fois élu.es que feront-ils elles, de plus ?
Ce sont les capitalistes, les patrons, la finance qui détiennent le pouvoir et dirigent nos vies. Les élections ne sont qu’un décor devant lequel viennent s’agiter les politiciens de tous bords. Il est à craindre que ce référendum ne devienne à son tour qu’un élément de plus dans leur décorum.
Bien avant que n’éclate la révolte des GJ, lors de la dernière élection présidentielle, JL. Mélenchon et M. Le Pen ont présenté cette demande référendaire dans leur programme. Ils l’avaient déjà à leur sauce « corseté » dans des visions différentes mais toujours en respectant les institutions de la république. Le changement « Oui » mais pour que rien ne change une fois qu’eux aussi accéderont au pouvoir. D’ailleurs, même E. Philippe, le premier ministre, a déclaré qu’il ne voyait pas d’inconvénient à la mise en place de ce mode référendaire si il s’inscrivait dans les institutions.
Décidons par nous même
Rappelons que ce mouvement existe sans avoir demandé l’avis à quiconque et tient, résiste par son autonomie. L’illusion entretenue par ce RIC, ne réside pas tant dans le souhait référendaire, mais dans l’idée de s’en remettre à l’État pour l’intégrer et relooker ses institutions. Les politiciens de tous bords n’attendent que cela pour le retourner au service des intérêts fondamentaux des capitalistes et de la haute bourgeoisie qui décident.
N’oublions pas que le système capitaliste est fondé sur le profit dégagé par l’exploitation des travailleurs.euses et la domination des populations. Or ce système politique et social n’admettra jamais qu’un peuple, échappe, à sa tutelle, à son pouvoir, s’émancipe – même – via ses règles démocratiques. Comment ceux qui nous dirigent : capitalistes, bourgeois, patrons et ceux qui les suppléent : bureaucrates, pourraient accepter que nous les contestions sans défendre leurs places ? Comment peut-on croire que tous ceux qui nous dominent, tolèrent un jour que nous les remettions en cause légalement par le truchement d’un référendum législatif : révocatoire, abrogatoire, etc. Souvenons nous du référendum contre le Traité Constitutionnel Européen de 2005 ! Suite au succès du « NON » nous avons vu comment droite et gauche, Sarkozy et Jospin -le socialiste- se sont assis sur notre avis à Lisbonne.
Cette force que nous puisons à être tous ensemble sera demain avec ce RIC balayée par le bulletin de vote. Cette force d’espoir collective, sera étouffée dans l’isoloir où nous serons seuls. Nous avons repris la parole ! En allant voter ou en se rendant dans les rendez-vous que nous propose le président, et tous ceux qui ont la frousse, le pouvoir nous endormira tranquillement et nous fera perdre notre voix.
Aujourd’hui, c’est la force du mouvement et son auto organisation collective -aussi imparfaite soit-elle qui a fait vaciller le gouvernement et foutu la trouille jusqu’aux chefs syndicaux. C’est notre rapport de force et la solidarité affirmée qui à fait reculer le gouvernement et lâcher l’aumône de quelques 10 milliards. Cette puissance gagnée sur les ronds points et dans la rue ne doit pas être subordonnée à la seule revendication du RIC . Bien d’autres revendications sociales doivent prendre le dessus. Nous avons tant à gagner !
Gil et John valence 1 samedi1 02 2019

Caen, France: le 15 février à la pétroleuse soirée antirép

Salut, Je vous fait suivre ce mail du CROC sur la soirée qu’ils et elles
organisent ce vendredi. Apache organise également le lendemain une
journée autour de la prison et les benefs de la soirée seront
redistribués sans doute à l’identique… comme les reste des activités de
la pétroleuse cette semaine. ce sera tranché ce dimanche.Pour le samedi :16 heures : Projection anti-carcérale « Faites sortir l’accusé », suivi
d’un débat en présence des compagnons de la démangeaison des ailes,
notamment autour de la nouvelle prison de Ifs19 heures : cantine

20 heures : concert Rock against the police. ( Flying turtle – heavy
rock – ; Anomaliq – rock alternatif ; Rotsckar – rock fusion ; Mad Max –
DJ set punk rock.

Anarchistement,
Un rétif

——– Courriel original ——–
Objet: soirée antirép ce vendredi 15, pétro
Date: 2019-02-13 00:09
De: caenantirep@riseup.net
À:

Salut,

On organise une soirée antirép ce vendredi avec au programme:

-Atelier de sérigraphie
-Bouffe (le fournil du marais vient faire des pizzas, si vous voulez
apprendre à vous en servir c’est aussi l’occas de faire un atelier dès
14h)
-Concert avec:
les petits papiers (rock gilet jaune)
Esthr, une rappeuse de Paris,
Angelka qui viendra nous faire une session piano
un gros DJ SET pour finir en beauté avec la DJETTE PEDAGO!!

Bon comme vous savez, la répression là c’est méga véner il va falloir de
la thune au vu des nombreux procès qui tombent. Une partie des bénéfs
(pas encore défini mais sans doute la majorité sera reversé à la caisse
des gilets jaunes)…

prix libre!
On compte sur vous!

Turin, italie: Solidarité à L ‘Asilo occupato et avec les inculpé-e-s et l’IBAN pour la solidarité

Quelque chose d’autres pour vous salir les mains

Turin, le 9 février 2019

Toute la nuit, sur le Corso Brescia, le bruit des travaux a retenti à l’intérieur numero 12 de   Via Alessandria . Des ouvriers solitaires, protégés après plus de deux jours par une armée bleue qui a circonscrit une zone rouge, murent , inondent , brûlent  les meubles.
C’est la construction de la « normalité » du quartier, celle que le maire Appendino a écrite pour féliciter la police et la police, la « justice rendue » dont tweet le ministre Salvini faisant référence aux arrestations de six camarades pour association subversive.

La zone d’Aurora,, une bande de terre située entre le centre et la vaste banlieue nord, n’est pas un lieu de vie facile, pas du tout, et paradoxalement, c’est moins le cas ces dernières années, lorsque le tissu social, à tendance homogène et pauvre dont la population qui y vivait était composée, a commencé à varier. La banlieue ouvrière n’est plus qu’un lointain souvenir, Turin n’existe plus et se perd dans le changement des méthodes d’exploitation qui prennent le nom d’économie: ceux qui y vivent, souvent sans salaire stable, sont tombés chaque jour dans une guerre endémique et atroce. pour la survie, qui parce que étrangers sans documents en règle, qui parce que précipitamment appauvris par la suppression des services sociaux, ceux qui risquent de perdre leur maison et leur travail. Ce sont les conditions matérielles qui dictent cette guerre et ici, à Aurora, ses répercussions sont de plus en plus terribles depuis que la grande économie urbaine a repositionné son regard, après que la main ait quitté les ruines des usines pour se transformer en fantômes . À l’arrivée des cadres de Lavazza, passant par des écoles prestigieuses et les pôles de l’alimentation de rue et les nouvelles entreprises, les journaux et les administrateurs locaux ont lancé une narration spasmodique de la région: « Aurora est en train de changer, l’avenir arrive et la richesse! » . Certains villageois ont vu l’opportunité de voir leur propre maison améliorée, certains entrepreneurs ont pensé ouvrir une nouvelle entreprise sur place, d’autres personnages fortunés de quartiers lointains ont augmenté leurs prix de location. Et ici le discours contre les pauvres est devenu plus aigu, est devenu insupportable: « chasser ceux qui ne paient pas le loyer! », « Loin des anarchistes qui font des dégâts! », « Ceux qui retournent dans leur pays ne sont que des trafiquants de drogue! ».
Les niveaux de la guerre sont nombreux, ceux qui vont se jouer dans les villes dans les prochaines années pour deux lires et un morceau de pain seront de plus en plus intenses.
Pendant de nombreuses années à Asylum, nous avons essayé de regarder cette guerre en face, de voir le visage d’un humain défiguré, et d’agir pour la perturber, en essayant de créer des liens de solidarité entre ceux qui ont moins, en proposant et en utilisant la lutte contre ceux qui décident. le destin des autres ayant la sécurité monétaire de ne pas oublier le leur.
De la résistance aux expulsions à tout le soutien possible dans la destruction des prisons pour migrants, nous avons fait ce que nous pouvions, jamais assez pour tenter de lutter contre ce monde de misère et d’exploitation.
Et l’État est venu nous chercher à plusieurs reprises, avec ses gardes. Maintenant, il est venu encore plus fort, avec de lourdes accusations contre nos camarades et l’évacuation de l’Asilo.
Nous nous y attendions, parce que dans nos vies, nous avons décidé de couper le voile de l’innocence en nous salissant les mains pour autre chose, un besoin magnifique et coupable d’égalité et de liberté.

Ils ont arrêté six compagnons, ils ont expulsé  le 12 de la rue Alexandria.

Notre haine et notre colère ne peuvent pas être pesées, mais une chose que nous savons bien: maintenant plus que jamais, ils ont toute la ville pour s’exprimer.

roundrobin.info

Mise à jour du 11 février :

Trois des personnes arrêtées  jeudi 7 pour les actes de solidarité à l’extérieur de l’Asilo ont été relâchées (une avec une interdiction de territoire de Turin), une quatrième, Francesco, est en prison [source : Macerie].

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Résumé des journaux / samedi 9 et dimanche 10 février 2019

Manifestation solidaire

Samedi 9, une manifestation a sillonné le centre de Turin, derrière la banderole “Ils font la guerre aux pauvres et ils l’appellent requalification. Résistons face aux patrons de la ville”. Voitures dégradées et vitrines (dont celles de l’agence urbaine de production et distribution d’eau) cassées, des poubelles en feu, la porte d’un immeuble de bureaux de la Mairie défoncée, des bus avec leurs vitres pétées… Un millier de personnes, venues de plusieurs villes d’Italie, se sont affrontées avec les flics, qui leur ont empêché de traverser la Dora, rivière qui sépare les quartiers du centre du quartier Aurora, où se trouve l’Asilo. Il y a eu quatre personnes blessées par les flics (dont une, Andrea, a été arrêtée à l’hôpital) et douze arrestations (quatre personnes ont été relâchées après quelques heures de GAV, huit sont en prison en l’attente de passer devant un juge, à priori mercredi 13).
Comme ils les disent les compas sur Macerie, “on ne peut pas mesurer notre haine et notre rage, mais une chose on la sait, et bien : aujourd’hui plus que jamais on a toute la ville pour les exprimer”.

Feu aux prisons

Dimanche 10, un rassemblement a eu lieu devant la prison des Vallette, pour passer le bonjours aux compas arrêté.e.s. Parmi les nombreux pétards balancés au delà des grillages, il y en a eu un qui a provoqué un incendie dans un atelier de boulangerie où les détenus sont “formés” au travail. Les flammes ont fait exploser des bonbonnes de gaz et le bâtiment s’est écroulé !

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Solidarité depuis Milan

Round Robin / samedi 9 février 2019

Milan. Dans la nuit entre vendredi 8 et samedi 9, on a pris pour cible l’agence de la Poste Italienne de la Via d’Agrate. Vitres, portes et DAB cassés à coups de marteau. Sur place les tags “Feu aux CRA” et “Solidarité avec les compagnons arrêtés à Turin”.

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Pour écrire aux compas arrêté.e.s :

Les six arrêté.e.s pour association subversive :

Rizzo Antonio
Salvato Lorenzo
Ruggeri Silvia
Volpacchio Giada
Blasi Niccolò
De Salvatore Giuseppe

Francesco Ricco, arrêté pour la solidarité de rue de jeudi.

Les personnes arrêtées pendant la manif de samedi :

Antonello Italiano
Irene Livolsi
Giulia Gatta
Giulia Travain
Fulvio Erasmo
Caterina Sessa
Martina Sacchetti
Carlo De Mauro
Andrea Giuliano

Pour l’instant tout le monde est aux Vallette. Une seule adresse, donc :

C.C. Lorusso e Cutugno
Via Maria Adelaide Aglietta, 35
10149 – Torino (Italie)

Les personnes arrêtées sont nombreuses, certaines avec des accusations sérieuses qui les forceront à rester en détention pendant une longue période. Nous demandons à tous les supporters un avantage de les soutenir sur le compte à payer à

Giulia Merlini et Pisano Marco IBAN IT61Y0347501605CC0011856712 ABI 03475 CAB 01605 BIC INGBITD1

En solidarité avec  l’Asilo Occupato e contre l’expulsion eeffectuée par la  police e et les arrestations desi/delle compagn*, abbiamo appeso questi striscioni ad Atene, idans la place   Exarchia e al Politecnico (rivolto all’istituto di cultura italiano).

Sugli striscioni: solidarietà all’Asilo Occupato – Torino, Fuoco a tutte le galere, Libertà a Nicco, Silvia, Larry, Beppe, Antonio, Giada.

 

 

SILVIA, NICCO, LARRY, BEPPE, ANTONIO ET JADE LIBRES! tout-e-s LIBRES!

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