[Berlin, Allemagne] Cadeau de St-Nicolas pour les flics

Le Chat Noir Émeutier

198581

[Dans la nuit de mardi à mercredi 7 décembre à Berlin, le bureau de recouvrement des amendes de la police a été incendié. Voici le communiqué de revendication de cette attaque incendiaire]

« En mémoire d’Alexis [1], qui a été assassiné par les flics à Athènes il y a plusieurs années.

En cadeau, nous avons placé dix litres d’essence devant la porte d’entrée des amis de ses meurtriers de la ‘Magazinstrasse’, rue située à proximité du ‘alexanderplatz 10’, et les avons immédiatement incendié.

Par ailleurs, la solidarité de cette action s’adresse aux compagnon-nes qui sont incarcéré-e-s à Aachen pour une action anarchiste de retrait d’argent et qui sont dans l’attente d’être condamné-es par des bourreaux. D’autres salutations solidaires vont à Thunfisch, Balu, Cem et Ali.

Nous avons pris connaissance avec joie que d’autres personnes ont décidé d’agir contre l’Etat et ses larbins la nuit dernière à Leipzig [2].

Attaquons les instititutions de l’Etat ! Nous nous voyons à Hambourg !

Pour la liberté ! »

[Traduit de linksunten.indymedia.org, 07/12/2016]

NdT:

[1] En mémoire d’Alexis Grigoropoulos assassiné par les flics le 6 décembre 2008. Ci-dessous la dépêche de l’AFP (06/12/2016 à 22h56) sur les événements à Athènes (et aussi à Thessalonique) le soir-même de cette attaque :

czd8xrcviaaikei« Une manifestation à Athènes à la mémoire d’un jeune homme tué par la police en 2008 a donné lieu à des affrontements mardi soir, de jeunes gens jetant des cocktails molotov contre la police et incendiant des voitures. Les policiers, mobilisés en nombre, ont répliqué en lançant des gaz lacrymogènes jusqu’à la dispersion des manifestants. Un membre de la police anti-émeutes a été blessé et 25 jeunes ont été arrêtés, selon l’agence de presse ANA. Les jeunes, pour la plupart la tête couverte de capuches, ont aussi mis le feu à des poubelles et jeté des feux d’artifice dans ce quartier d’Exarchia très fréquenté par la mouvance anarchiste. Chaque année, la police redoute les violences lors de la commémoration de la mort d’Alexis Grigoropoulos, 15 ans, tué par un policier il y a huit ans.
Des centaines d’élèves, d’étudiants, universitaires et organisations de gauche avaient organisé plus tôt dans la journée d’autres manifestations à la mémoire du jeune homme, dont la mort avait marqué le début de nombreuses journées de troubles en Grèce. Toute la journée de mardi, la police athénienne a été sur le pied de guerre, avec des milliers d’officiers mobilisés. Deux stations de métro du centre ont été fermées. A Thessalonique, au nord de la Grèce, des manifestants sont montés sur le toit de l’université, d’où ils ont lancé des cocktails molotov sur la police. L’officier qui avait tiré sur Alexis Grigoropoulos à la suite d’une bataille de rue, Epaminondas Korkoneas, a été condamné à la prison à vie en 2010 après avoir été reconnu coupable d’homicide.  Lors de son procès, il avait soutenu avoir fait des tirs de semonce pour faire reculer les jeunes qui lançaient des objets sur lui et son coéquipier.
Une des balles avait atteint le jeune homme à la poitrine, le tuant sur le coup. Le coéquipier avait été condamné pour complicité à dix ans de prison mais a obtenu une libération conditionnelle en 2011.

[2] Depuis la presse locale. Trois véhicules municipaux du service d’état-civil ont été cramés devant la mairie de « Leutzsch », quartier nord-ouest de Leipzig. Les incendies, qui ont été déclenchés entre 23h et 23h40, ont complètement détruit les trois véhicules. Parallèlement à ces incendies, le centre technique municipal de ‘Reudnitz-Thonberg’ a perdu plusieurs vitres.

Le numérique à l’école . .. l’Appel de Beauchastel

Note cet appel circule depuis décembre 2015, on le publie…Beauchastel au confluent de l’Eyrieux et du Rhône, au sud de Valence, Beauchastel a souvent été victime des crues de l’Eyrieux, jusqu’à la construction d’une digue en 1860.

Appel de Beauchastel

Une journée dans l’école numérique

Ma journée d’école commence, la sonnerie vient tout juste de

retentir, je rentre dans ma salle de cours et déjà je m’interroge : dois-je

accueillir la classe ou me tourner vers mon écran pour effectuer l’appel

électronique ? Dans un souci de «diversification de mes pratiques»,

dois-je capter le regard des élèves à l’aide de l’écran de mon vidéo-

projecteur, vérifier la mise en route de toutes leurs tablettes ou décider

de me passer de tout appareillage numérique ? Alors que la séance se

termine, prendrons-nous le temps de noter le travail à effectuer à la

maison ou dois-je renvoyer chaque élève devant son écran pour

consulter le cahier de textes numérique que je remplirai en fin de

journée ? C’est la pause du repas ; à la cantine, que penser de ce flux

d’élèves identifiés par leur main posée sur un écran biométrique et du

bip régulier de la machine signalant son aval à leur passage ? Ces

adolescents dans la cour scrutant sans cesse leur téléphone, ces

surveillants et ces professeurs derrière leur ordinateur, tout ce monde se

disant parfois à peine bonjour, est-ce cela le progrès ? En fin de

journée, dans la salle des profs, dois-je, toujours face à mon écran, trier

mes courriels administratifs et remplir le cahier de textes numérique, ou

ai-je encore le temps d’échanger de vive voix avec mes collègues sur le

déroulement de cette journée de classe ?

________

Ces questions ne se posent pas en 2084 mais aujourd’hui, dans

nos écoles, collèges et lycées. D’ailleurs, le numérique a déjà

une emprise telle sur nos vies et celles de nos élèves, que parfois nous ne

nous les posons même plus. Et pourtant, si on nous avait dressé un tel

tableau il y a quelques années nous l’aurions trouvé outrancier. Mais les

innovations apparaissent progressivement, elles sont déjà dans l’air du

temps avant de s’imposer à nous et il n’y a apparemment pas de limite

à ce que l’on peut accepter.

Accepter, nous nous y sommes maintes fois résignés, et nous

sommes bien conscients que l’informatisation de l’enseignement n’est

que le point d’orgue de son délitement. Nous avons déjà cherché à

suivre des programmes incohérents, à comprendre l’incompréhensible

jargon de l’Education Nationale, à simuler une prétendue évaluation

par compétences, à enseigner à des élèves de plus en plus déconcentrés

parce que de plus en plus connectés. Pourquoi ne pas aller plus loin ?

Ainsi nous nous apprêtons à renseigner sur chaque élève des données

conservées à vie et bientôt consultables par un employeur grâce au

logiciel de notes et d’appréciations et le livret personnel de

compétences numérisé. On nous encourage à scotcher nos élèves aux

écrans durant les seuls moments où ils y échappent encore, et cela sous

le prétexte de les éduquer aux médias. Et finalement, pourquoi ne pas

renoncer à enseigner en feignant de croire qu’une connexion internet

suffit pour s’approprier un savoir réel ?

Pour nous, ça suffit.

voici l’appel complet ici pour permettre de le lire et le  diffuser à celles et ceux qui n’ont jamais le temps, l’occasion  de venir au laboratoire anarchiste lors des heures ouvertures voir ici aussi

Solidarité avec Mille Babords

Communiqué de Mille Bâbords suite à l’attaque de la réunion du 28 octobre dans son local

Vendredi 28 octobre 2016 avait lieu à Mille Bâbords un débat à partir du texte « Jusqu’ici tout va bien  » dans le cadre d’une soirée intitulée « S’opposer au racialisme  : discussion ». Dès le départ de la soirée, un groupe de personnes a fait violemment irruption dans le local dans le but d’empêcher le débat, en hurlant notamment « La discussion n’aura pas lieu  ». Voir le tract laissé sur place.

Résultats  : livres et revues piétinés, affiches arrachées, tables renversées, coups et menaces, utilisation de gazeuse, vitrine brisée volontairement…
Depuis 16 ans que Mille Bâbords existe et que des débats (très) contradictoires s’y déroulent, c’est la première fois qu’une attaque physique se substitue à l’échange d’arguments même vifs. Indépendamment de la question de fond, les méthodes mises en œuvre sont inacceptables.
Quelle que soit la discussion, la porte reste ouverte dans le respect des personnes et des objectifs mentionnés dans la charte  : « Le champ que Mille Bâbords se propose de couvrir est celui de toutes les pensées et mouvements engagés dans une critique et une lutte contre les différentes formes d’exploitation, d’oppression, d’injustice, d’aliénation physique et morale.  »

Dans ce cadre, et en accord avec la multiplicité des positionnements politiques des membres de l’équipe de Mille Bâbords, l’association se refuse à s’inscrire dans un courant politique particulier. Elle continuera à accueillir des débats et événements en adéquation avec sa charte.
Les personnes qui se reconnaissent dans le projet de Mille Bâbords peuvent manifester leur solidarité morale et/ou financière. Nous ne solliciterons pas notre assurance – les dégâts s’élevant à plusieurs centaines d’euros – qui exigerait un dépôt de plainte auquel nous nous refusons évidemment.

L’équipe de Mille Bâbords, Marseille le 30 octobre 2016

Communiqué OCL en solidarité avec Mille Bâbords

Le 28 octobre 2016, rue Consolat à Marseille, une discussion était organisée autour d’un texte intitulé « Jusqu’ici tout va bien ». Une trentaine d’individu(e)s a tenté d’empêcher la tenue de celle-ci. Devant l’échec de cette tentative perturbateurs et perturbatrices se sont retiré(e)s non sans avoir agressé physiquement quelques personnes présentes, dégradé le matériel de bureau et les livres de la bibliothèque, et, acte de bravoure final, descendu la baie vitrée du local.

L’Organisation Communiste Libertaire tient à apporter son soutien politique, matériel et financier, sans conditions aucune, au collectif Mille Bâbords. Elle invite toutes celles et tous ceux qui se reconnaîtraient dans cette démarche à faire de même.

Nous tenons également à rappeler que quelque soient les désaccords politiques l’intimidation et les violences physiques dans les espaces d’expression libertaire ne sont pas tolérables. Les débats, même virulents, doivent pouvoir se tenir. Il est tout aussi intolérable de s’en prendre à des lieux, des espaces collectifs. Faut-il rappeler que Mille Bâbords accueille, sans exclusive, depuis plus de 15 ans tous les collectifs s’inscrivant dans une démarche de critique sociale.

Au delà de cet épisode, c’est aussi le climat délétère régnant dans une partie de notre milieu qui est à interroger. Depuis quelques années, les « incidents » de ce genre se multiplient. Certains et certaines s’arrogent ainsi autoritairement le droit de décider pour les autres des sujets qu’ils et elles sont, ou non, autorisé(e)s à débattre. Avec l’attaque de Mille Bâbords, une nouvelle étape dans l’escalade vient encore d’être franchie. Il est largement temps que cela cesse, avant que nous ayons à déplorer plus que d’inadmissibles dégâts matériels.

Organisation communiste libertaire

 

communiqué suite agression Mille bâbords (Marseille)

Le 28 octobre était organisé au local militant « Mille Bâbords » à Marseille   un débat sur le racialisme qui a été perturbé par un groupe de militant-e-s opposé-e-s à son déroulement. Il s’en est suivi un déchaînement de violence inouïe (vitrine cassée, militant.es  jeté.es au sol …).

Il est inadmissible que des actes de violence et d’intimidation empêchent de débattre sur un sujet qui interroge l’ensemble du mouvement social.

Une discussion critique sereine sur l’articulation du racialisme et de la lutte des classes est nécessaire puisque ce débat traverse les milieux libertaires et révolutionnaires.

La fédération anarchiste apporte son soutien à l’équipe de Mille Bâbords qui est un lieu accueillant des débats et des événements engagés dans une critique et  une lutte contre les différentes formes d’exploitation, d’oppression, d’injustice, d’aliénation physique et morale.

Fédération Anarchiste

Lyon [Rhône] 8 décembre: 7ème journée internationale contre les Grands Projets Inutiles et Imposés GPII Rassemblement à la Croix Rousse

reçu par mail :

Depuis maintenant quelque temps, nous entendons de plus en plus parler
de ces fameux GPII (aéroport à Notre Dame Des Landes, barrage à Sivens,
ligne à grande vitesse Lyon-Turin, Center Parc à Roybon, poubelle
nucléaire à Bure et bien d’autres !), grands projets financés avec de
l’argent public au profit d’une (ou plusieurs) entreprise privée, qui
sont jugés inutiles par des enquêtes indépendantes et qui détruisent
trop souvent des écosystèmes fragiles (comme les zones humides).

Nous vous donnons donc RDV ce Jeudi 8 décembre à 19H, à l’esplanade du
Gros Caillou sur le plateau de la Croix Rousse (station de métro Croix
Rousse – ligne C), pour protester joyeusement contre ces projets nocifs.

Venez nombreux et nombreuses!

Lire l’article entier:
https://rhonenddl.wordpress.com/2016/12/05/8-decembre-7eme-journee-internationale-contre-les-grands-projets-inutiles-et-imposes-gpii-rassemblement-a-la-croix-rousse-lyon/

Collectif ZAD Lyon

Valence [Drôme] Centre pénitentiaire état des lieux après la troisième mutinerie au Qartier Maison Centale

Un surveillant hospitalisé après une mutinerie dans une prison de Valence

voir Après le mouvement collectif un compte rendu sur le blog pour se rendre compte  de la force de la poussée collective  des prisonniers pour être enfin entendus à l’extérieur, . Les hauts parleurs médiatique sont au main de la bourgeoisie , Bientôt ce sera  nos haut parleur: la parole aux prisonniers longue peine qui ont risqué les coups et les passages à tabac et les mitards pour qu’enfin qu’ils soient entendus à l’extérieur.

France bleu Drôme Ardèche 5 décembre 2016 à 18:36

Le sénateur-maire de Tain-l’Hermitage avait demandé à visiter le centre pénitentiaire après la première mutinerie, il y a deux mois. Le rendez-vous était fixé pour ce lundi matin. Ce qui n’était pas prévu, c’est la seconde mutinerie d’il y a huit jours.

Gilbert Bouchet le sénateur-maire Les Républicains de Tain-l’Hermitage a pu visiter le centre pénitentiaire de Valence ce lundi matin. Il en avait fait la demande après la première ( d’après le ministre de la justice c’est la seconde) mutinerie de septembre. Coup du hasard, le rendez-vous était fixé pour le 5 décembre. Sauf qu’entre temps il y a eu une seconde mutinerie le 27 novembre. L’administration pénitentiaire a refusé de faire entrer les journalistes dans le bâtiment détruit. Officiellement, c’était pour raison de sécurité, afin d’éviter que des images soient montrées à la télévision et que les détenus les voient. Sauf qu’aucune caméra n’était présente lors de cette visite. Le sénateur est donc entré avec seulement son attachée parlementaire dans ce bâtiment du quartier maison centrale.

Un vrai spectacle de désolation, des cafetières et des lave-linges jetés depuis dans les filets qui séparent les étages, les caméras de vidéosurveillance détruites tout comme le brouilleur de portable. Et une épaisseur de suie qui recouvre tout. (Gilbert Bouchet après avoir visité le bâtiment où s’est déroulée la mutinerie)

Réorganisation temporaire des effectifs

Depuis la seconde mutinerie, des mesures sont prises localement par le directeur. Il a doublé les effectifs dans les étages du quartier maison centrale. Les gardiens du bâtiment qui a brûlé n’ont plus rien à faire là puisque la zone a été vidée et les prisonniers transférés dans le bâtiment d’à côté. Ces surveillants sont donc affectés temporairement dans le second bâtiment. Ce qui permet enfin d’arriver à deux personnels pour surveiller tout un étage et vingt détenus.

Équipe locale d’appui et de contrôle

Autre mesure en place depuis ce lundi matin : une ELAC (équipe locale d’appui et de contrôle) a été formée et installée. Sept hommes se relaient trois par trois pour venir en aide aux gardiens qui seraient en difficulté. Mais là encore, personne n’est capable de dire si ce dispositif-là sera pérennisé lorsque le bâtiment détruit sera remis en service. Le sénateur drômois a promis de demander à nouveau dans son compte-rendu de visite des personnels en plus pour le centre pénitentiaire de Valence.


 Dauphiné libéré Publié 06/12/2016 à 06:00

Ils remettent en cause le régime de portes fermés, le brouillage des ondes afin d’interdire l’utilisation des téléphones portables Sans oublier les parloirs sexuels qu’ils revendiquent. Il n’y en a pas à Valence,La présence de 520 cameras dans les parties communes.une accumulation de frustrations  qui a conduit  à cette explosion dominicale  de violence

 

Hambach (Allemagne) : affrontements et attaques contre la mine de charbon, trois camarades en prison

Brèves du Désordre

[Note : une 3e personne a été arrêtée le 3 décembre, et est incarcérée avec Siao et Hodey en préventive dans la prison de Cologne]

Allemagne : Deux compagnon-ne-s d’Espagne incarcérées dans la prison de
Cologne

Au cours de la journée d’hier, 30 novembre, 8 personnes ont été arrêtées dans la forêt de Hambach. Entre autres, 2 compagnon-ne-s d’Espagne. Toutes ont été relâchées dans la nuit d’hier, sauf ces deux compagnon-ne-s, qui ont été transférées aujourd’hui à Cologne, en prison préventive. Dans la forêt elles se faisaient appeler Siao et Hodey, même si en Espagne nous les connaissions sous d’autres noms.

Ces derniers jours, nous avons vécu une escalade de tension dans la forêt de Hambach, depuis que le le 17 novembre a eu lieu un blocage de la route menant à la mine avec une barricade enflammée, quelques affrontements à coups de pierres contre l’entreprise de sécurité, ainsi que l’“installation” d’un faux engin explosif qui a retardé le démantèlement de la barricade et l’abatage pour plusieurs heures.

Depuis, au cours de plusieurs jours, les véhicules de sécurité, de police et des ouvriers se sont fait caillasser à l’entrée ou à la sortie ; samedi dernier, trois stations électriques de la mine et une pelleteuse ont été incendiées ; il y a deux jours, plusieurs personnes ont viré des dizaines de flics et de vigiles de la forêt dans la zone de Deathtrap, prenant ensuite la route pour faire une barricade. A ce moment là, deux flics sont sortis de leur fourgon pour disperser les gens et un est entré dans la forêt poursuivant les compagnonnes, ce sur quoi il a trébuché et reçu des coups avant de repartir en courant en quête de renforts. S’en est suivi un long moment de tension, un grand nombre de flics arrivant à la fin de la journée. Le dernier convoi de voitures sortant de la mine ce jour là a aussi été caillassé par les gens qui se trouvaient sur place. Et finalement hier, une autre attaque contre un véhicule de sécurité sur la route a provoqué un accident, le conducteur perdant le contrôle. Peu après, des dizaines de fourgons de police sont arrivés dans la forêt, encerclant le campement et l’ensemble du terrain pour éviter que les personnes à l’intérieur puissent sortir.

C’est là qu’a commencé une chasse au cours de laquelle 5 personnes ont été arrêtées. Une autre s’est fait chopper dans l’une des maisons qui se trouvent dans la forêt et deux autres encore dans une cabane dans un arbre, Deathtrap. Ce sont elles qui se trouvent aujourd’hui en prison préventive. Siao et Hodey sont accusées d’avoir attaqué la police et utilisé des explosifs, c’est pourquoi elles sont retenues dans la taule de Cologne. Nous transmettrons plus d’informations au fur et à mesure que nous les aurons et nous passerons les adresses pour leur écrire dès que nous les
connaitrons.

Solidarité et lutte !

[Traduit de l’espagnol de contrainfo, 1 diciembre 2016]

Bure (Meuse) Week-end du 17-18 /12: fête du solstice d’hiver en forêt

https://en-contrainfo.espiv.net/files/2016/11/IMG_20160626_211058-1.jpg

A Bure, après un été où elle a été mise en échec, l’Andra repasse à l’attaque pour implanter son projet de poubelle nucléaire. Elle utilise le prétexte d’un reboisement sur des parcelles qu’elle a saccagées pour revenir dans la forêt et s’acheter une conscience écolo. Une véritable hypocrisie : nous savons qu’à terme le bois sera de nouveau défriché pour laisser place à la zone des puits de ventilation des déchets.

Sur le terrain, la pression augmente : les vigiles rodent en lisière, les gendarmes approchent les barricades. L’Andra se met en règle sur le plan juridique pour rendre possible une expulsion. Le 15 décembre se tiendra une audience au tribunal qui risque d’accélérer la reprise des travaux.

Face aux menaces, les hiboux restent sur le qui vive et appellent tou.te.s leurs ami.e.s à un rassemblement festif dans la forêt, le week-end du 17 décembre.

Solstice d’hiver, solstice déter’ !

 

Nous invitons tous nos soutiens à une marche forestière contre la mascarade du greenwashing, samedi 17 à 14h, au départ de la vigie sud : nous irons planter une haie d’arbres morts pour rappeler l’absurdité de leur reboisement.

Dès 10h30, un accueil sera organisé en forêt pour celles et ceux qui voudraient aider aux chantiers collectifs. La soirée se poursuivra en musique et au coin du feu, avec la crémaillère des cabanes. Des couchages en forêt sont prévus, ainsi qu’à la Maison de la Résistance.

Le froid tombe sur l’occupation et il est urgent pour nous de retrouver la chaleur des liens qui se sont tissés cet été, pour clouer la première planche d’un hiver déterminé.

Programme

Samedi 17

  • 10h30 : début de l’accueil à la forêt (vigie sud), petit dej’, possibilité de départ depuis la Maison de la Résistance, lancement des chantiers
  • 13h : pique nique tiré du sac en forêt
  • 14h : départ de vigie sud vers la zone reboisée au nord (vers Ribeaucourt)
  • 17h : retour au sud de la forêt, feu de camp, chansons, musique et apéro
  • Nuit en forêt pour les volontaires ; couchages disponibles à la Maison

Dimanche 18 : réunion des habitant.e.s et occupant.e.s, suite des chantiers. Et comme tous les dimanche : vin chaud en forêt et initiations à la grimpe

Route et  plans et information pour les visiteurs  pour aller à: en.vmc.camp

Contacts :*

www.vmc.camp / sauvonslaforet@riseup. / 03.29.45.41.77

affiche  du solstice d’hiver

 

 

France la machine à expulsions des réfugiéEs fonctionne sans sabotage?

Les choses se sont accélérées. Barker a reçu la réponse négative à sa demande d’asile en rétention hier après-midi, il a été emmené menotté ce matin à 6h à l’aéroport Charles de Gaulle, sans avoir le temps de déposer un recours devant la Cour Nationale du Droit d’Asile, recours qui n’aurait de toute façon pas été suspensif. Expulsion musclée, cette fois-ci, sans possibilité de refus d’embarquement, résultant d’une volonté politique de mener à bien ce renvoi vers le Soudan. Il a été emmené par un vol de la Qatar Airways jusqu’à Doha, d’où un autre vol de la Qatar Airways doit l’emmener à Khartoum cette nuit.

Comme l’écrivait Amnesty International : « Les agents de sécurité interrogent systématiquement les personnes renvoyées au Soudan. Ces services ont souvent été responsables de violations graves des droits humains, tels le recours à la détention arbitraire, la torture et des mauvais traitements. »

Un autre exilé soudanais qui avait été arrêté à Calais pendant la destruction du bidonville et enfermé au centre de rétention de Vincennes est maintenant à la prison de Fresnes. Il avait refusé d’être présenté à l’ambassade du Soudan pour que soit délivré le laissez-passer nécessaire à son expulsion. Il est poursuivi pour avoir fait obstacle à son expulsion, et emprisonné dans l’attente de son procès.

Calais opération humanitaire : choix entre la torture au Soudan et les prisons françaises. Parmi les personnes parties dans les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO – voir ici, ici, ici et )

les vautours  qui planent  sur les immigréEs peuvent parfois ramasser sur leur gueule voir ici en italie

Stop ErdoganContre la dictature et l’impérialisme, solidarité internationale des peuples !

de partout en Europe les actions directes contre les associations qui soutiennent la politique d’Erdogan sont l’objet d’attaque de jeunes kurdes

recopié sur mille babord

Depuis plusieurs années, Erdogan impose petit à petit une véritable dictature en Turquie et s’impose comme le relais incontournable des intérêts impérialistes occidentaux au Moyen-Orient.

En effet, depuis la répression des mouvements sociaux et de contestation du pouvoir en place, notamment autour du parc Gezi près de la place Taksim à Istanbul en 2013, jusqu’aux interventions armées de l’Etat turc qui se sont soldées par la mort de nombreux civils, aux liens plus que troubles avec Daesh, contre l’expérience révolutionnaire du Rojava, Erdogan a progressivement mis en place un véritable régime d’exception.

Depuis 2015 des massacres de centaines de civils kurdes ont été perpétrés par l’armée turque, comme à Cizre, sous prétexte de lutte « anti-terrorriste » contre le PKK. Ces derniers mois, notamment suite à la tentative de « coup d’Etat », la répression est encore montée d’un cran, occasion pour l’arrestation massive (en dizaine de milliers) d’universitaires, de militants et de journalistes, ainsi que la fermeture de plusieurs journaux d’opposition, qui sont depuis longtemps dans la ligne de mire du pouvoir. Certains attendent pendant de longs mois un procès, d’autres ont été condamnés à de lourdes peines avec accusation de terrorisme ou de soutien à action terroriste.

Ces derniers jours, la touche finale de la mise en place d’une véritable dictature de parti unique a été mise en place avec les arrestations des partis d’opposition de gauche, notamment les responsables et les élus de la nouvelle coalition de gauche HDP et de sa déclinaison, locale, le DBP (y compris les maires élus de Diyarbakir). Cette coalition avait dépassé un bras de fer il y a quelques mois pour obtenir des sièges au Parlement à la grande colère de Erdogan. Le HDP vient d’annoncer l’arrêt de toutes ses activités au Parlement face à ces arrestations. Aujourd’hui, dans le contexte de l’Etat d’urgence décrété en Turquie depuis plusieurs mois, qui vient d’être prolongé, ainsi que celui de guerre avec des offensives répétées de l’armée turque au Kurdistan, et en Syrie, le pouvoir de Erdogan n’a aucune limite en termes de répression des opposants dans son pays qui osent lever la voix contre les massacres perpétrés et sa politique guerrière. Inutile de préciser que la répression syndicale n’y échappe pas non plus dans ce paysage, et le droit de grève ne peut plus être exercé en Turquie depuis plusieurs années.

Pendant ce temps-là, l’Etat français comme l’Union européenne laissent faire sans rien dire, voire renforcent la position d’Erdogan et appuient tacitement sa dictature. Avec en toîle de fond un double intérêt : la gestion des migrants fuyant les guerres du Moyen-Orient par la Turquie, sur la base d’accords entre l’UE et la Turquie ; le soutien à la Turquie dans son rôle d’allié pivot pour la sale guerre en Syrie, notamment pour éviter que l’expérience révolutionnaire du Rojava ne renforce son caractère d’alternative concrète à Daesh, et plus largement la volonté d’imposer la présence des armées turques dans toute la région comme avec la présence de ces troupes à Mossoul contre la volonté des Irakiens et des Kurdes, mais avec l’assentiment tacite de la France et des Etats-Unis…

La Confédération nationale du travail-France (CNT-F) appelle :

à soutenir toutes les mobilisations sociales en Turquie, en France et partout ailleurs, contre la dictature d’Erdogan en Turquie ;
à la libération immédiate de tou-te-s les prisonnier-ère-s politiques dans les prisons turques ;
à soutenir le Rojava, et le peuple syrien, contre Daesh, l’Etat turque, le régime autocratique syrien d’Assad et les intérêts impérialistes occidentaux ;
à soutenir le peuple kurde dans son combat pour la liberté.

La CNT-F exige en outre l’arrêt de toute collaboration entre l’Union européenne, donc l’Etat français et la dictature d’Erdogan en quelque matière que ce soit. Elle exige en outre l’arrêt des bombardements en Syrie et les massacres de civils qui s’ensuivent.

Contre toutes les dictatures, contre l’impérialisme, solidarité internationale !

Paris, le 7 novembre 2016
Le Secrétariat International de la CNT-F.

LIRE LE COMMUNIQUÉ EN VERSION PDF

 


Turquie Istanbul la police attaque le collectif 26A Kadikoy

reçu par mail

Salut à toi,

Dernier message des camarades de DAF qui subissent des intimidations contre
leur   café..

Le café du collectif’Anarchiste 26A  à Kadikoy-Istanbul a été déstabilisé
par la police anti-émeute aujourd’hui. La police, sous prétexte de sécurité d’un Match de  basket-ball a  occupé la rue du café. Plus ils ont essayé de demander du thé. Naturellement, les meurtriers ne reçoivent jamais rien au  26A._
La_Police se fâche et ferme les deux bouts de la rue avec le prétexte de « sécurité ». La police, « offensée » par cette « discrimination », n’a pas laissé les gens venir au café dans la rue. De plus, ils harcèlent les volontaires avec contrôle d’identité et ils ont appelé la police municipale de Kadikoy pour le contrôle réglementaire. Quand cela n’a pas fonctionné, ils ont continué leur harcèlement avec le contrôle des travailleurs sans  déclaration pour notre café où tout le monde est un volontaire de la collectivité 26A._ _Plusieurs personnes, y compris des organisations révolutionnaires à Kadikoy s’est montré solidaire contre l’ harcèlement policier. La police a fait une étape en  arrière en raison de la solidarité révolutionnaire et de la détermination des volontaires._
>
Les assassins des opprimés n’auront rien dans notre collectif!