Semaine du vent à l’Ambassada du 27 Août au 2 septembre

IAATA

Du 27 août au 2 septembre 2016, l’Amassada vous convie à la Semaine du vent !

Canon Inc

Après la Fête du vent en fin d’été 2015, l’Amassada réitère en proposant une semaine entière de chantiers, discussions, présentations, projections, concerts, et improvisations ! Donner le temps à l’échange des idées, à la rencontre et à la participation, la Semaine du vent c’est un camp qui s’installe à Saint-Victor-et-Melvieu (12), sur la plaine convoitée par RTE (Réseaux de Transport d’Électricité) pour vivre, là où ils veulent couler du béton et tisser des toiles à haute tension. Un moment pour affûter ses outils avant l’arrivée prochaine de l’enquête d’utilité publique dont on sait déjà les dés faussés.

Depuis six ans ce sont les personnes de l’association Plateau Survolté, les personnes directement impactées par les installations électriques ou encore des opposantEs venus des territoires voisins, appuyés par la municipalité élue entre autres pour son opposition au transformateur, qui petit à petit se rassemblent, informent, et mettent en place des actions pour barrer la route aux industriels du vent.

Sur la commune de Saint-Victor-et-Melvieu, non loin de Saint-Affrique, en Aveyron, une cabane s’est installée il y a maintenant un an et demi. Cette cabane c’est l’Amassada, « Assemblée » en occitan. Elle est née d’une force collective rassemblée autour du refus d’abandonner un territoire à l’industrie de la production énergétique. En effet, depuis une dizaine d’années un projet porté par RTE (Réseaux de Transport d’Électricité), le géant qui gère les installations électriques en France, convoite sept hectares de terres aux abords du petit village de St Victor. Il s’agit d’un méga transformateur électrique. Cette énorme installation vise à raccorder toute la production électrique éolienne de cette zone Tarn, Aveyron, Hérault, l’une des plus touchée de France. Comme l’énergie ne se stocke pas, il est important de pouvoir la distribuer immédiatement, en allant loin, en étendant les marchés jusqu’aux portes de l’Europe au nord et au sud, via de grandes lignes à Très Haute Tension. Pour envoyer l’énergie loin, il faut augmenter son voltage, voilà la fonction de ce transformateur. Il constitue ainsi un point névralgique de cette zone industrielle de l’électricité qui est en construction.

Les éoliennes industrielles se multiplient sur les crêtes de nos vallons, dans les plaines, sur les côtes, à la vitesse d’un marché financier qui s’emballe. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, c’est encore l’un des énormes mensonges verts de ces dernières années. Parce qu’elles ne remettent pas du tout en cause la production nucléaire (elles en dépendent !) ; parce qu’elles multiplient encore les infrastructures terriblement nocives pour l’homme et la nature (lignes THT, déforestation, pistes d’acheminement, danger pour les oiseaux,…) ; parce qu’elles permettent aux plus grands pollueurs de la planète de polluer plus via les crédits carbone et d’en tirer des bénéfices colossaux grâce aux investissements subventionnés par l’argent public ; parce qu’en dessous de chacune il y a mille tonnes de béton coulé et qu’on ne se soucie guère de la chaine de production désastreuse pour l’environnement qui se situe en amont de cette hélice dont on voudrait nous vanter la poésie ; parce qu’on ne peut bien souvent que constater l’ampleur des dégâts de ces projets industriels imposés aux gens par une technocratie protégée dans une tour d’ivoire, il est tant d’installer des points de résistance, ici comme ailleurs.

L’éolienne industrielle ne sert pas à allumer l’ampoule de Michel qui habite dessous. Elle n’est qu’un nouveau visage d’un système pensant chaque espace, chaque élément comme un marché potentiel.

Une brochure de l’Amassada sur les éoliennes industrielles est disponible ici : https://douze.noblogs.org/post/2015/07/01/plaidoyer-contre-les-eoliennes-industrielles/

Vous trouverez le programme ci-joint

ProgrammeSemaineduvent

Ce sont des empoisonneurs!!

 indymedia Nantes

Affiche collée sur les murs de Paris et d’ailleurs

Ils nous mentent. Dieu, Allah, Yahvé n’existent pas. Il n’y a pas de vie après la mort.

Ces  sinistres illusions sont entretenues afin de nous faire accepter tout le  carcan de normes morales et de règles sociales qui nous font vivre en  esclaves, dans l’enfer qu’est ce monde. Un enfer bâti par les pouvoirs  d’État, par le capitalisme et aussi par les religieux.

Pour prêtres et bigots, la vie ne serait  qu’une épreuve à endurer afin de gagner une récompense dans l’au-delà.  Mais ils nous mentent : nous n’avons que cette vie-ci. Leurs cieux  irréels ne sont rien d’autre que l’image de la Justice, la main du  pouvoir qui distribue rétributions et punitions ici bas.

Les religions sont un instrument pour  maintenir les exploités obéissants, pour justifier le pouvoir et la  richesse de quelques-uns. L’idée de divinité est la racine même du  principe d’autorité et son pendant, la foi, est celle de la servitude  volontaire, ce venin de l’esprit.
Blasphémer  toute religion au nom de la liberté ne signifie cependant pas défendre  la laïcité, un outil de la République. Cela veut encore moins dire s’en  prendre aux fidèles d’une religion en particulier, chose qui pourrait  donner des arguments au racisme. Bien au contraire, nous devons  combattre les religions, toutes les religions, aussi parce qu’elles sont  un des fondements identitaires qui engendrent et développent  nationalisme, communautarisme et racisme. Nous devons les combattre en  gardant en tête que ce qu’on veut est la liberté pour chacune et chacun.
 Ils méprisent la vie, ce sont des mourants, eux-mêmes empoisonnés
Croire en  un dieu signifie se priver de sa propre liberté, la remettre dans les  mains de quelques illuminés qui nous expliquent comment nous conduire.  Pourquoi un prêtre devrait me dire qui et comment je dois aimer ?  Pourquoi un imam devrait me dire quoi manger et comment m’habiller ?  Pourquoi en tant que femme je devrais accepter d’être soumise à un père,  à un mari ? Je vaux autant qu’un homme : je ne suis pas une propriété,  un objet sexuel ou un outil reproductif.
Leur pureté pue la mort. Quelques fois la  religion provoque des massacres, tous les jours elle nie la vie. Même la  fuite vers un ailleurs imaginaire cache l’acceptation concrète de  l’existant. La vie, à  l’inverse de leurs délires réactionnaires, pourrait être un jeu de  liberté dans lequel chacune et chacun essaye de s’épanouir. Je veux être  libre parmi d’autres, je ne veux pas qu’on fasse de moi un «frère»  pieux ou une «sœur» soumise, sous la coupe d’un quelconque «père», tel  un mouton dans un troupeau de souffrance et de «vertu».
Commençons à vivre pour de vrai, comme bon nous semble, sans plus prêter l’oreille à leurs commandements.
A bas toutes les religions, elles ne visent qu’à nous imposer une vie de soumission et de mort! A bas tous les prêtres, les imams, les rabbins, les pasteurs, les prophètes, leurs livres sacrés ! A bas tous les dieux !
Vive la vie, vive la liberté, vive la révolution !

Pièces jointes

Report Ce sont des empoisonneurs

Poligny [jura ]:Journée de résistance à Center Parcs : une belle journée, malgré la pluie !

reçu par mail

Nous vous rappelons que la barricade sud (de la ZAD des Chambarans à Roybon) propose un chantier participatif les 27 et 28 août.

Pour plus d’informations : https://zadroybon.wordpress.com/2016/08/18/27-28-aout-week-end-de-chantier-participatif-a-la-barricade-sud/

Ou contacter la Marquise au 07.53.36.48.34

On vous y attend nombreux.Par ailleurs vous trouverez ci-dessous un petit compte rendu de la journée de Résistance à Center Parcs à Poligny et en lien un texte de Pierre-Emmanuel Scherrer sur le montage juridique et financier du projet de Poligny.

http://www.lepicnoir.fr/wp-content/uploads/2014/11/plasne-centerparcs-vuesans.jpg

Samedi 20 août, malgré la pluie, plus d’une centaine de personnes se
sont réunies dans la forêt des Tartaroz, menacée d’artificialisation par
le projet d’implantation de Center Parcs.

À l’initiative de l’Assemblée d’opposant-e-s à Center Parcs, cette journée avait pour objectifs de faire découvrir cette forêt en sursis,de se la réapproprier le temps d’une journée au travers d’activités, de concerts, et de réflexions autour de ce projet de tourisme de masse dans le Jura.

Tout au long de l’après-midi, balades naturalistes, ateliers photo,promenades à dos d’âne, spectacle de bulles géantes, contributions artistiques, contes, se sont succédés pour le bonheur des petit-e-s et grand-e-s, et cela malgré une pluie incessante qui en a sûrement démotivé plus d’un-e.

En fin d’après-midi, pendant près de 2 heures, nous étions une centaine à échanger sur la situation du projet jurassien et débattre des raisons et moyens de s’opposer à son implantation. Nous avons pris des nouvelles des luttes contre d’autres projets de Pierre & Vacances (grâce à la présence des opposant-e-s au projet de Roybon en Isère et du Rousset en Saône-et-Loire, membres de la coordination “Center Parcs, Ni ici ni ailleurs”). Un point d’information a été également fait sur le montage
financier du projet, ainsi que sur l’enthousiasme béat et coupable de nombreux élu-e-s départementaux et régionaux à ce sujet.

Finalement, la pluie s’est arrêtée et a laissé place à un délicieux banquet, préparé par le Resto Trottoir de Saint Claude, suivi d’une soirée de rencontres et de concerts — prévus ou improvisés — qui ont résonnés doucement dans la forêt des Tartaroz pendant quelques heures avant que celle-ci ne retrouve son silence.

Cette journée fut une belle réussite et constitue une nouvelle étape dans la construction d’un mouvement d’opposition large à Center Parcs.

PAS DE CENTER PARCS, NI À POLIGNY, NI AILLEURS !

L’assemblée d’opposant-e-s organisatrice de la journée du 20 août
Contact : assembleecontrecenterparc***lists.riseup.net

En savoir plus ici :  http://www.lepicnoir.fr/wp-content/uploads/2014/06/16-08-20_factuel-scherrer.pdf

Tchernobyl-Fukushima-les-amenageurs-de-la-vie-mutilée

Rappel: d‘un post déjà publié

no THT 05

Tchernobyl, Fukushima : les aménageurs de la vie mutilée

Voici deux contributions récemment parues sur le site de /SciencesCritiques /:

-une première contribution (12.000 signes) intitulée « /Tchernobyl, Fukushima : les aménageurs de la vie mutilée/». Ce texte est co-signépar C. Asanuma-Brice, J-J Delfour, K. Kobayashi, N. Ribault et T. Ribault.
http://sciences-critiques.fr/tchernobyl-fukushima-les-amenageurs-de-la-vie-mutilee/

-une seconde contribution (100.000 signes) intitulée « /Laisser mourir, c’est tuer //- //Cogérer, c’est co-détruire /», co-signée par N. Ribault et T. Ribault.
Ce texte est accessible à la fin de la tribune précitée et sur :
https://drive.google.com/file/d/0ByrSSqd2fXGOa3ZER2pRcGptZmM/view?pli=1

 

Proclamant qu’il faut « gérer » sa peur à la suite de catastrophes comme celles de Tchernobyl et de Fukushima, les aménageurs de la vie mutilée, relayés par des représentants d’instances étatiques ou associatives, prétendent réduire à néant toute possibilité de mise en cause de la déraison nucléaire, enjoignant à chacun d’en tirer au contraire parti, plutôt que de se hasarder à en rechercher les responsables et à rendre inhabitées des terres inhabitables.

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Un documentaire consacré aux désastres de Tchernobyl et de Fukushima a été présenté par Arte le 26 avril dernier, lançant une pernicieuse invitation à « vivre avec » la contamination radioactive, « défi » que prétendent, en ces jours sombres, relever les missionnaires de l’accommodation à la vie en zones contaminées par la radioactivité.

L’« Initiative de Dialogue pour la réhabilitation des conditions de vie après l’accident de Fukushima », présentée dans ce film, a été pilotée par de supposés, et néanmoins dangereux experts à l’œuvre à Tchernobyl hier, à Fukushima aujourd’hui, et en France demain.

Puisque la France a dans ses rangs des champions de la réhabilitation post-catastrophe, tels que Jacques Lochard ou Gilles Hériard-Dubreuil, soutenus par la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR), l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), l’Université médicale de Fukushima ou la Fondation d’extrême droite Sasakawa (alias Nippon Foundation).

Gilles Hériard-Dubreuil a fondé en 2013 le « courant » Écologie humaine, dont le nom reprend une terminologie vaticane, avec Tugdual Derville, porte-parole de « Manif pour Tous », et délégué général de l’Alliance Vita, association d’extrême droite catholique du mouvement pro-vie, qui milite contre l’avortement, contre l’euthanasie et contre le mariage entre personnes de même sexe.

M. Hériard-Dubreuil préside, par ailleurs, le cabinet de conseil Mutadis, sinistrement connu pour son engagement à Tchernobyl, sous subsides européens et internationaux, dans les programmes Ethos (1996-2001), SAGE (2002-2005) et CORE (Coopération pour la réhabilitation des conditions de vie dans les territoires contaminés du Bélarus, 2003-2008), qui prescrivent aux populations, sous couvert d’intentions thérapeutiques et participatives, des recettes d’accommodation à la vie en zones contaminées.

Un des principaux objectifs − atteint − de ces programmes, a été d’évincer du terrain de Tchernobyl les initiatives de protection sanitaire développées par des médecins et des physiciens après l’accident de la centrale, et de ne pas ralentir, en conséquence, la détérioration continue de la santé des populations, faute d’apporter une véritable prophylaxie.

[…]

L’IRRATIONALITÉ ET L’EXTRÊME VIOLENCE DU « VIVRE AVEC »

Ces aménageurs de la vie mutilée, relayés par Arte et tant d’autres représentants d’instances étatiques ou associatives, telles que Nuclear Transparency Watch de Mmes Rivasi et Lepage, et M. Hériard-Dubreuil, défendent haut et fort l’irrationalité selon laquelle il existerait un entre-deux de la contamination, où l’exposition au rayonnement ne serait dangereuse qu’en principe, mais s’avèrerait inoffensive dans la réalité. Véritable irrationalité, cette extrême violence du « vivre avec » est une insulte aux survivants.

Il s’agirait donc d’endiguer l’horreur de la contamination en la coulant dans les formes pseudo-rationnelles d’un « tous ensemble, nous vaincrons la radioactivité » ? C’est à quoi se vouent ces prêcheurs de soumission en expliquant, sans foi ni loi, qu’on peut échapper au danger en s’y confrontant, qu’on peut gratter la terre, mais en croisant les doigts.

Proclamant qu’il faut « gérer » sa peur, ils prétendent réduire à néant toute possibilité de mise en cause de la déraison nucléaire, enjoignant à chacun d’en tirer au contraire parti, plutôt que de se hasarder à en rechercher les responsables.

Il fallait dire ce qu’est l’objectif de ces rédempteurs du « vivre avec », qui n’en paieront pas le prix, eux qui ont choisi d’emplir les hôpitaux de malades plutôt que de rendre inhabitées des terres inhabitables.

Tribune libre collective de :
Cécile Asanuma-Brice, Jean-Jacques Delfour, Kolin Kobayashi, Nadine Ribault et Thierry Ribault

Article complet sur : http://sciences-critiques.fr/tchernobyl-fukushima-les-amenageurs-de-la-vie-mutilee/

valence [Drôme] des attaques contre une association turque(mise à jour)

Une précision : les journaux et la radio  étant la voix des flics , du consulat turque, les présumés et les notifications  sont à prendre avec précaution.

 france bleu Drôme Ardèchei 23 août 2016 à 14:27

Trois hommes sont en garde à vue dans les locaux de la PJ à Marseille. Ils sont soupçonnés d’être les auteurs des jets de cocktails molotov sur le local de l’association franco-turque de Valence dans la nuit de dimanche à lundi.

Les trois hommes ont été interpellés dans les Bouches-du-Rhône, au péage de Lançon-de-Provence, un peu avant 6 heures lundi matin. Leur véhicule se dirigeait vers Marseille où ils vivent. Ils étaient donc probablement sur le chemin du retour après leur action à Valence. Le plus âgé a 34 ans, les deux autres ont 22 ans. Ils sont d’origine kurde et  membres présumés du PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan. Cela accrédite la thèse d’un acte terroriste lié à la situation en Turquie. Dès le début de l’enquête, le parquet de Valence s’est d’ailleurs dessaisi au profit de la section anti-terroriste du parquet de Paris.

Suspectés des trois attaques de Valence et Montélimar

Les trois gardés à vue sont suspectés d’être les auteurs de la série de faits commis dans la Drôme cet été : le jet des cocktails molotov visant le local de l’association franco-turque de Valence (à deux reprises dans la nuit du 23 au 24 juillet et dans la nuit de dimanche à lundi) et visant le local de l’association culturelle turque de Montélimar (dans la nuit du 7 au 8 août).

Suspectés des trois attaques de Valence et Montélimar

Les trois gardés à vue sont suspectés d’être les auteurs de la série de faits commis dans la Drôme cet été : le jet des cocktails molotov visant le local de l’association franco-turque de Valence (à deux reprises dans la nuit du 23 au 24 juillet et dans la nuit de dimanche à lundi) et visant le local de l’association culturelle turque de Montélimar (dans la nuit du 7 au 8 août).

Pourquoi viser la Drôme ?

Le mystère demeure sur les raisons qui auraient poussé ces trois activistes à s’en prendre à des associations basées dans la Drôme. Pour s’éloigner de Marseille et éviter de se faire repérer ? Parce qu’il y a des différents d’ordre privé qui se greffent à leur action ? Les enquêteurs de la PJ de Lyon en charge de l’enquête ont jusqu’à la fin de la semaine pour auditionner les suspects puisque la garde à vue peut durer jusqu’à quatre jours dans le cas d’affaires terroristes.

Deux attaques en un mois

Le local de l’association franco-turque de Valence a été visé à deux reprises par des jets de cocktails molotov. La première fois, dans la nuit du 23 au 24 juillet dernier, il n’y avait eu que des dégats mineurs. Dans la nuit de dimanche à lundi, les deux cocktails molotov jetés contre la façade ont fait des dégâts à l’extérieur, ravageant le préau du local ainsi que les tables et les chaises qui étaient installées dehors. En revanche, l’intérieur n’a pas été endommagé.


dauphiné libéré 23/08/2016 à 14:23

Trois hommes ont été interpellés dans l’enquête sur des jets de cocktails molotov qui ont visé les locaux de l’association franco-turque de Valence dans la nuit de dimanche à lundi et précédemment en juillet.

L’information, diffusée sur le page Facebook de l’association, est confirmée à l’AFP de sources proches du dossier. Le message adressé à la communauté turque dans la nuit de lundi à mardi est libellé ainsi : « Suite à l’incendie criminel survenu ce jour dans nos locaux, nous tenons à informer la communauté que nous avons porté plainte ( voir PV ).

En début de soirée nous avons été informés que des suspects ont été arrêtés, ce qui est une bonne nouvelle. Dans l’attente des résultats de l’enquête et de la justice, nous appelons la communauté à rester calme, apaisée et unie. Nous vous tiendrons informés de l’avancement de l’enquête. »

Selon les informations du Dauphiné Libéré, les trois suspects dans l’enquête sur des jets de cocktails Molotov qui ont visé les locaux de l’association franco-turque de Valence, ont été interpellés lundi matin, peu avant 6 heures. Moins de deux heures donc après les faits commis dans le quartier Briffaut. La voiture des trois hommes, âgés de 22 ans pour deux d’entre eux, et 34 ans, pour le troisième, a été interceptée à hauteur du péage de Lançon-Provence (Bouches-du-Rhône) par les gendarmes du Peloton d’autoroute de Salon-de-Provence. Les policiers de la sous-direction antiterroriste (Sdat), en charge de l’enquête, travaillent en collaboration avec la Direction interrégionale de police judiciaire (DIPJ) de Marseille et la DIPJ de Lyon.

Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une enquête pour association de malfaiteurs ainsi que pour dégradation par moyen dangereux et transport, fabrication et détention d’engins explosifs, en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste. Les policiers de la sous-direction antiterroriste (Sdat) sont chargés de l’enquête.Les gardes à vue des trois suspects peuvent durer jusqu’à 96 heures.


[Tract] : À Sospel comme ailleurs, ni armée ni frontières !

MIA, 21 août 2016

Une trentaine de personnes se sont retrouvées lors du marché de Sospel (Alpes-Maritimes) jeudi 11 août, village de 3500 habitants limitrophe de l’Italie, pour dénoncer la militarisation de la région. Après avoir refusé collectivement de décliner leur identité aux gendarmes présents rapidement sur les lieux, …
… des discussions se sont engagées avec les passants sur la présence massive des forces armées et du passage d’exilés dans la région.
Le groupe s’est ensuite rendu à la gare où les contrôles au faciès sont quotidiennement effectués, afin de visibiliser les rafles et tenter de les empêcher.

Le texte ci-dessous a été distribué :

À Sospel comme ailleurs, ni armée ni frontières !

À Sospel, depuis trois semaines, 60 militaires sont présents dans le village, officiellement « pour couvrir un large territoire allant de Breil à Menton […] dans une mission d’antiterrorisme et non de contrôle des migrants ou de fonction policière » comme l’indique l’article du 10 août paru dans Nice Matin.

Or l’action quotidienne des militaires démontre bien le contraire. La vallée de la Roya devenant un lieu de passage de la frontière, les militaires participent effectivement aux contrôles opérés dans les trains et sur les quais, ciblant ainsi toute personne n’ayant pas le bon faciès. Les migrants passant depuis quelques mois dans la vallée sont donc systématiquement arrêtés et expulsés.

En effet, depuis quelques mois, la situation à Vintimille est de plus en plus tendue, les rafles et les contrôles rendent la traversée de la frontière très difficile et incitent les candidats au passage à modifier leur parcours. Par conséquent, les forces répressives se déplacent elles aussi, comme en témoigne l’occupation des villages et des sentiers par la soldatesque armée jusqu’aux dents.

La politique générale de fermeture des frontières et la présence sécuritaire quotidienne se concrétisent ainsi non seulement aux frontières, mais aussi jusqu’à l’intérieur du territoire.

On a vu il y a quelques jours plus de 200 personnes partir en courant à travers le poste de douane à Menton se faire refouler, matraquer, gazer au lacrymogène puis, pour la majorité, expulser. Au camp soidisant « humanitaire » de la Croix Rouge de Vintimille, où plus de 500 candidats à l’exil s’entassent dans des préfabriqués, les policiers surveillent faits et gestes et l’accès à la nourriture et à l’hygiène sont soumis à condition. Les brimades et humiliations sont quotidiennes.

Les alibis permettant la répression ne manquent pas. De la menace terroriste à celle des militants « No border », tout est bon pour justifier les intérêts du capital européen. Un arrêté préfectoral interdit dans toute la vallée de la Roya tout rassemblement de plus de deux personnes : les temps sont si sombres que même randonnée, pique-nique et discussion autour du nomadisme sont proscrits. En quelques jours, lors d’un campement organisé côté italien et pendant une manifestation prônant la libre circulation des personnes, plus d’une cinquantaine de personnes ont été arrêtées, contrôlées, et se sont vu délivrer les désormais habituelles « foglio di via », mesure administrative arbitraire interdisant l’accès au territoire italien pour des durées allant jusqu’à 5 ans.

Ainsi, si en France le déploiement de l’armée dans les villes et villages se généralise, particulièrement depuis la proclamation de l’état d’urgence, le contrôle militaire des frontières est issu d’un processus plus large et déterminé en fonction des besoins des États dominants. Construction de murs, déploiement de barbelés, création de forces spéciales d’intervention… aussi bien à l’intérieur des pays européens que dans les pays de provenance ou de transit : la logique reste la même et le blocage effectif.

Les populations sont déjà confrontées aux guerres d’intervention des puissances occidentales dans des pays comme la Syrie, le Mali, l’Irak, l’Afghanistan, pour ensuite retrouver ces mêmes forces armées qui les bloquent dans leur exil. Ici comme ailleurs, l’armée joue son rôle de contrôle de la population, et qu’elle soit présentée comme force défensive, de surveillance ou de protection, n’oublions pas qu’un fusil reste un fusil, et qu’il n’a pour autre but de servir l’ordre des puissants.

La guerre nous concerne tous directement, à chacun de nous de s’y opposer !

L’assaut …

note : un petit rappel


aubanar.lautre.net

Ça sent la poudre autour de lui, Angel se poste à une fenêtre. Il n’a pas d’arme alors il sera juste là pour témoigner. Dans la rue, y a « un gallo » droit sur ses ergots qui dirige ses troupes. Ce coq n’a qu’une aile, Angel jure en le reconnaissant. Manquet, le renégat… Un ancien de la CNT qui doit son surnom de Manchot pour le bras perdu en attaquant la Banque de Tarragone tandis que la première guerre mondiale était là-bas, dans le Nord.

La première guerre mondiale… Des militants catalinistes avaient franchi les Pyrénées et s’étaient battus au côté des alliés convaincus qu’ils obtiendraient de facto une certaine forme de reconnaissance mondiale. Et que les sacrifices consentis leur ouvriraient les portes de l’autonomie et de l’indépendance.

En Espagne, la première guerre mondiale avait enrichi les déjà riches et appauvri les déjà pauvres… La colère montait dans les classes inférieures et moyennes. La Confederación Nacional del Trabajo comptait 15 000 membres en 1915, ils étaient 73 860 en 1918  En 1918 au congrès de la CNT Salvador  Segui Rubinat impulsa les syndicats uniques, formule organisationnelle  qui fortifia les travailleurs dans leur lutte contre le patronat…. Il mourut assassiné par des pistoleros  à la solde du patronat  le 10 mars  1923  dans la rue de la Cadenas  à Barcelone,alors qu’il se promenait  avec le cénétiste  Fancisco Comas Pagés

Angel, il la connait cette histoire… Parce que lui, il est encore à la confederación alors que l’autre, Eusebio Rodriguez Salas, maintenant il est au Partido Socialista Unificado de Cataluña (PSUC). Sale type, voyou, toujours prêt au coup de feu…

Le Manchot, devenu commissaire général grâce au ministre de l’ordre public de la Généralité de Catalogne Artemi Aiguader. Choisi pour son agressivité et son hostilité aux anarchistes.

Ça sent la poudre avec tous ses policiers prêts à donner l’assaut. Le bâtiment semble maintenant encerclé, les compañeros sont tendus et sur le point de se défendre… traitres de socialistes !…

Des coups sont donnés dans la porte. Les policiers sont sûrs que les militants cénétistes vont obéir alors ils hurlent des ordres. Angel ne les comprend pas, pourquoi parlent-ils en français maintenant?

Hier soir, 2 mai, un ami de la FAI (Federación Anarquista Ibérica) est tombé, tué au cours d’un accrochage avec des gars de Estat Català, un petit parti lié à Lluis Companys au sein de Esquerra Republicana de Catalunya (ERC), La Gauche Républicaine de Catalogne . Companys, le Président de la Généralité de Catalogne, n’avait pas supporté de voir sa communication avec le Président de la République espagnole coupée par un standardiste cénétiste qui préférait donner la priorité aux appels liés à la lutte contre les troupes franquistes…

Alors, le Manchot était venu avec 200 policiers pour prendre le Central téléphonique. Et, comme les cénétistes ont résisté,  Eusebio Rodriguez Salas est allé appeler la guardia nacional

Les policiers ont défoncé la porte et ont envahi le local.

Ça sent la poudre dans la tête d’Angel, témoin impuissant de la prise du Central téléphonique de Barcelone ce lundi 3 mai 1937. Autour de lui, les compañeros sont allongés par terre, Les policiers envoyés par le gouvernement socialiste s’en donnent à cœur joie : les bureaux sont renversés, les militants brutalisés, ça sent la poudre dans la tête d’Angel…

Ce 3 mai 1937, la République espagnole combat la Révolution sociale, Barcelone la rouge et noire sort les armes pour se défendre. Angel, devine plus qu’il ne voit les barricades dressées par les différents groupes… «Police partout, justice nulle part !» Pourquoi ces clameurs en français ? Angel regarde autour de lui. Il voit les policiers qui poursuivent leur sale boulot sans se soucier de lui. Invisible et invincible… Il survivra pour raconter…

Ce 3 mai 1937, les policiers ont investi les clochers des églises. Les anarchistes sont plutôt dans le Barrio Chino, ce quartier appelé quartier chinois dans les années 20 parce qu’à cette époque le quartier chinois de San Francisco était l’exemple souvent cité de quartier pourri où régnaient insécurité, alcoolisme et prostitution. Et dans le Barrio Chino catalan, El Raval, c’est rude, très rude…

Angel retournerait bien faire un tour dans ces rues coupe-gorges mais, pour l’instant, il est juste là au milieu de la terreur policière. On ne le voit pas mais lui voit ces deux compañeros embarqués sans aucun ménagement. Et cette odeur de poudre dans la tête…

Retourner boire une absinthe au bar Marsella et croiser Georges Orwell comme l’autre jour… Mais pour l’instant, il y a ce lieu que gère la CNT et que le pouvoir socialiste veut écraser… Couper les têtes qui dépassent ou penseraient trop librement.

Lluis Companys, le Président de gauche préfère écraser les militants anarchosyndicalistes plutôt que de lutter contre celui qu’il dit être son ennemi. Les troupes gouvernementales envoyées au front étaient très largement sous équipées alors qu’à contrario les troupes loin à l’arrière avaient tout ce   qu’il fallait pour contrôler, maîtriser, réprimer les travailleurs en mal de révolution sociale.espagne 36

Lluis Companys avait pourtant été très clair : « Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est… » La mémoire d’Angel vient maintenant de lui faire défaut pour la fin de la phrase. Ou de la fin de la farce… Et pourquoi le Président avait-il parlé en français ?

3 mai 1937, les traitres socialistes veulent écraser les rêves d’Angel en faisant taire la confederación. Dehors, dans les rues de Barcelona les barricadas se montent… «A las Barricadas! A las Barricadas! Por el triunfo de la confederación.» Angel chante en silence les mots de Valeriano Orobón Fernández.

Chanter en silence pour rester invisible et invincible. Il survivra pour raconter…

Les policiers continuent leur sale boulot. Dans la rue, la colère monte contre la enième trahison de ce gouvernement se disant de gauche…

« Angel ! Angel ! Est-ce que tu m’entends ? Levez-lui les pieds… Angel ! Serre ma main si tu m’entends… »

Angel sent qu’il n’est plus invisible. Il ne connait pas la voix qui connait son prénom. Plus d’odeur de poudre. On lui a mis un truc sur la bouche et un air frais l’aide à respirer. Il ouvre un œil, reconnait des copains de son syndicat CNT. Des jeunes qui se moquent un peu de lui quand il se met à rabâcher les journées de mai 1937, quand il était jeune comme eux. C’était la guerre qu’il a fait. Eux, c’est l’état d’urgence qu’ils subissent…

« Salut, ne bougez pas tout de suite et puis… c’est encore bourré de flics… »

Il est jeune, souriant. Sûrement un jeune étudiant en médecine venu donné un coup de main aux équipes médicales. Pour soigner les victimes de la police.

Angel se rappelle. Ces jeunes rentrés dans le local syndical, la police qui veut envahir le local, la porte enfoncée à coup de bélier. Et puis les policiers qui foncent, menacent, bousculent, matraquent, gazent. Et ses poumons qui se bloquent sous l’effet des gaz lacrymogènes. Et le moment où il a sombré peut-être pour devenir invisible et invincible…

«A las Barricadas! A las Barricadas! Por el triunfo de la confederación

Toute ressemblance avec des faits réels présents ne serait que volontairement volontaire…

Strasbourg (Alsace) : “Mort à l’Etat”…

Brèves du Désordre

Du sursis pour mater la révolte et la solidarité

Indy Nantes, 21 août 2016 | Niklabak |

Compte rendu du procès de deux personnes arrêtées pendant les évènements contre la loi El-Khomri à strasbourg.

Lundi 20 juin. Nous sommes convoqué.e.s au TGI de Strasbourg. Ces procédures font suite à une opération d’interpellation, le 9 avril en fin de manif’ contre la Loi Travail, qui est partie en mêlée entre la BAC et des manifestant.e.s et a finalement débouché sur une énorme intervention de la flicaille et de militaires pour mater la colère des personnes solidaires. Quatre ont été inculpées depuis. Deux d’entre nous comparaissent à la même audience : P., accusée de dégradations (des tags (loi, travail, retrait des deux / Mort à l’Etat / (A)), à l’origine de la première tentative d’interpellation) ; O., pour violence sur une flique en civil (jetée à terre) ; avec pour chacun.e rébellion lors de leur arrestation et refus de signalétique (empreintes, photos, ADN). N’en déplaise à certain.e.s militant.e.s à toute la phraséologie victimaire qu’on peut trouver dans leurs discours, l’intervention de la BAC n’était pas une « provocation » ou du « harcèlement » envers des « militants ». C’est la réponse logique de l’Etat à tout ce qui déborde du cadre contestataire toléré.

Secondé par deux autres juges, le maître d’audience souffle ses questions d’une façon telle qu’on sent son avis déjà forgé à la lecture de nos dossiers. D’un ton paternaliste, il feint de vouloir comprendre pourquoi, si nous n’avions rien à nous reprocher, nous n’avons rien déclaré au commissariat. Lui qui précise quelques secondes plus tôt qu’on a le droit de garder le silence au tribunal … Du parfait double langage !

Tablant sur certaines contradictions voire mensonges des flics dans leurs procès-verbaux, nous cherchons à nier leur description des faits : ils précisent “des tags à la bombe de peinture” mais ont trouvé un feutre dans le sac de P. ; les flics en civil veulent faire croire qu’ils affichaient tou.te.s leur brassard et étaient clairement identifiables quand ils nous ont attaqué.e.s. Nous décidons de produire entre autres quelques images pour contredire en partie leur version. Peine perdue.

Le procureur réclame quatre mois avec sursis pour les deux et respectivement 1100 et 1300 euros de dédommagements pour les préjudices des flics. Les pauvres ! Ils doivent sans doute faire face à des frais de psy exorbitants à cause de la pénibilité de leur (sale) travail.

Le verdict claque : pour P., trois mois de prison avec sursis pour tags, rébellion et refus de signalétiques. (Les flics ont depuis fait appel, n’ayant pas obtenu d’indemnisation en première instance.) Cinq mois avec sursis et 600 euros pour violence et refus de signalétiques pour O., mais relaxe par rapport à la rébellion.

Que nous soyons tou.te.s deux partie prenante des faits reprochés ou non, on peut voir ici qu’il ne faut pas trop s’illusionner une fois coincé.e dans les rouages de la machine judiciaire. On a beau se forcer à penser comme un juge, croire qu’on peut déjouer la logique répressive de l’Etat en tablant sur de quelconques incohérences est un leurre. Ce sont certes des pratiques « illégales », mais surtout des invividu.e.s qui sont jugé.e.s, et les pauvres, les marginaux, tous ceux qui n’ont pas les outils pour se défendre (c’est-à-dire prouver son utilité sociale et sa soumission) sont d’autant plus brisés par la justice. Le pouvoir joue avec notre peur de la sanction carcérale pour dissuader chacun.e.s d’entre nous de prendre part à ces sursauts de révolte. Il essaie de briser quelqu’un.e.s pour mieux pousser tout le monde à rentrer dans le rang.

Même si la prison fait partie des risques pour quiconque s’attaque à l’Etat et à ses multiples facettes, notre soif de liberté devrait noyer cette angoisse de la punition et nous encourager à provoquer les occasions de saper, chacun.e à notre manière, les bases de ce monde qui nous retient prisonnie.re.s. Et essayons de ne pas céder à l’isolement que les apôtres de la répression aimeraient instaurer comme norme. Nous ne sommes pas de ceux qui réclament que la justice soit plus égalitaire, ou qu’elle fasse mieux son travail en condamnant la police. Nous voulons la destruction de l’Etat, de la justice et de ses lois.

Face à la police et à la justice, la solidarité est une arme

notes critiques: des recherches sur Barcelonne 1909 ” la semaine tragique” et …

On a publié concernant le débat du jeudi 25 août au laboratoire anarchiste sur la question de la rencontre des délégués de la République du Rif avec des anarchises et le  POUM.Dans la bibliothèque du laboratoire il y a  le livre  les comités de défense de la CNT à Barcelonne ((1933-1938) Dans celui-ci est écrit en note de bas de page au sujet de Salvator Segui Rubinat et son rôle actif dans la” semaine tragique” de Barcelonne.
Des recherches rapides car à ce sujet on ne  connaissait  que la condamnation de Fransico Ferrer et la mobilisation internationale pour empêcher son  éxécution
 donc on publie ce qu’on a trouvé sur internet

Dimanche  25 juillet à minuit, le comité de grève générale s’est réuni avec 200 personnes dans un lieu secret. Pendant ce temps là, beaucoup d’autres étaient en train de jouer aux cartes au siège de la Solidaridad  Obrera pour distraire la police qui les surveillait. Ce qui, au départ, devait être une grève générale pacifique, se transformera en une manifestation qui marquera et changera l’histoire.

 

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Les causes

Avant tout, il est primordial de connaître les causes de cette semaine de révolution. La plus citée fut l’envoie des soldats pour la guerre du Maroc. Après avoir perdu Cuba et les Philippines, l’Espagne voulait avoir une forte présence au nord de l’Afrique, et plus concrètement, au nord du Maroc.

Naturellement, les Marocains ont résisté et du coup, le président Maura déclara la guerre au Maroc.

Tout a été une réaction en chaîne vu qu’au moment de déclarer la guerre, l’Espagne avait besoin de soldats, mais n’en n’avait plus. Quelle a été la solution? Les réservistes catalans, à qui on ne pouvait faire appel qu’en cas d’extrême urgence vu qu’ils étaient déjà intervenus antérieurement. Ils étaient souvent d’un milieu pauvre (en payant un canon de 1500 pesetas, ils étaient exemptés d’intervention militaire) ou des pères de famille, ce qui déclenchait un autre problème: ils étaient obligés d’abandonner leurs familles

Beaucoup de personnes ont vu les soldats défiler jusqu’à l’abattoir car la mort était quasi certaine. Et tout ça pour quoi? Pour protéger les intérêts des classes privilégiées?

C’est sans aucun doute pour cette raison qu’il n’a pas été possible de préparer une révolte aussi grande que celle de la semaine tragique. Ce ne fut que l’étincelle qui a allumé la flamme. La cause du problème venait plutôt du climat social que vivait Barcelone depuis le début du 20ème siècle et de la grande hostilité qui existait déjà contre le pouvoir et les classes privilégiées.

· Les gens vivaient dans les faubourgs,

· Dans des logements qui n’avaient même pas un minimum d’hygiène

· Faute de moyens, la scolarisation des enfants était impossible et les enfants étaient forcés de travailler en usine dès l’âge de 8 ans

· De 12 à 13 heures de travail par jour, dimanches inclus.

· Aucune sécurité sociale

Avec déjà tout cela, entrer en guerre était perçu comme étant un acte égoïste. Pour les familles catalanes, cela signifiait non seulement une saignée économique, mais surtout un bain de sang humain.

Comment se déroula la semaine:et une version de wikipedia

Lundi 26 juillet

on vit des groupes de gens aux allures mystérieuses, inconnus pour la plupart, parcourir les rues, surtout dans les centres manufacturiers, pénétrer dans les usines et inviter les ouvriers à cesser le travail, en vue disaient-ils, d’une protestation pacifique contre la guerre du Maroc et l’envoi des réservistes à Melilla.

A. midi, la grève était déjà presque générale ; le soir les tramways avaient cessé de circuler ; des collisions avaient lieu dans les rues entre la police et les grévistes, et la situation commençait à paraître si grave que le préfet, appelé là-bas gouverneur civil, donna sa démission et remit l’autorité entre les mains du général commandant militaire de la place. L’état de siège était proclamé.

Le lendemain, tandis que des bandes d’émeutiers parcouraient les environs de la ville pour couper les fils télégraphiques, détruire les voies et faire sauter les ponts des chemins de fer,

La grève générale a été suivie principalement à Barcelone, à Sabadell, à Terrasa, à Badalone, à Mataró, à Granollers et à Sitges. Un comité de grève a été créé pour sa coordination et sa mise en place. Les autorités ont ordonné la descente de l’armée dans les rues, qui fut reçue par les cris suivants du peuple: Vive l’Armée!, A bas la guerre! et Luttons pour nos frères au Maroc!

A partir de 8h du matin, la ville était paralysée, les magasins et les usines fermés et les trams ne fonctionnaient pas. Une chose très particulière de cette semaine fut la complicité qui s’est développée entre l’armée et les rebelles. L’armée ne voulait pas se battre contre le peuple car ces derniers manifestaient en faveur des soldats qui avaient été envoyés au Maroc. C’est pour cela que l’ordre de la ville était entre les mains de la “guardia civil” (garde civile) et des corps de sécurité.

Les membres de la solidarité ouvrière, ainsi que certains leaders radicaux, voulaient passer de la grève à la révolution.

Le gouvernement a aussi été frappé par la différence d’opinions entre le ministre De la Sierva et le gouverneur Ángel Ossorio y Gallardo. Au final, les idées du ministre De la Sierva (idées de révolution politique et sociale) on été retenues et approuvées par vote unanime et l’état de guerre fut déclaré. Le gouverneur Ángel Ossorio y Gallardo, qui pensait que la situation aurait pu être contrôlée par des mesures plus conventionnelles, démissionna de ses fonctions.

Lundi, vers 11h30, il s’est passé quelque chose qui gravera à jamais cette rébellion: l’incendie du Patronato Obrero de San José à Poblenou. Ce fut le premier des 80 bâtiments religieux, entre les églises de la paroisse, les écoles et les sociétés de bienfaisance, à être incendié pendant cette semaine tragique.

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Mardi, 27 juillet

Depuis le Maroc, les nouvelles de la bataille de Barranco del Lobo arrivent, durant laquelle 200 à 300 réservistes ont péri. A la suite de cette nouvelle, la levée des barricades a commencé dans les rues, isolant des quartiers entiers et des églises.

La manifestation anticléricale a continué. De nombreuses églises ont été brûlées. Et c’est là qu’eut lieu l’un des événements les plus macabres de la semaine: la profanation des tombes en quête de preuves de tortures et d’orgies. Les momies des religieuses sont déterrées et promenées de Las Ramblas jusqu’à la Plaza San Jaume. De même, une chasse effrénée aux mythes des trésors de l’église est lancée et beaucoup d’argent et de bijoux sont trouvés.

Mardi, à midi, les barricades ont commencé à se répandre pour toute la capitale catalane et même dans d’autres villes de la région de Barcelone. L’objectif était d’isoler les quartiers et les églises qui avaient été brûlées.

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Mercredi, 28 juillet

Ce jour là, il ne s’est pas passé grand chose. Tout a continué au même rythme que les jours précédents.

Jeudi, 29 juillet

Les francs-tireurs connus comme les “pistoleros” sèment la panique dans les rues depuis les terrasse des bâtiments, pendant que les politiciens se réunissent. Ils ne prendront aucune décision car aucun politicien ne souhaite prendre la responsabilité et beaucoup ont disparu. Les renforts de 10000 hommes arrivent de Valence, Saragosse et Pamplune. Ce jeudi même Pobleunou, el Clot et Sant Martí ont été évacués.

Vendredi, 30 juillet

L’armée continue à reprendre plusieurs quartiers. Quelques-uns des services publics fonctionnent à nouveau et les incendies des bâtiments religieux cessent.

Ce jour là, un navire rempli de soldats part pour la guerre au Maroc.

Samedi, 31 juillet

Le gouverneur militaire publie un arrêté autorisant tous les habitants à circuler librement dans les rues. Les commerçants et les banques rouvrent leurs portes.

Dimanche, 1er Août

Les autorités se mettent au travail pour punir ceux à l’origine de ce désastre. Les tribunaux militaires seront responsables de juger sévèrement les auteurs de cette grève. L’exécution de Francisco Ferrer i Guàrdia, qui fut l’accusé    de tout ce qui s’est passé durant la semaine tragique, a engendré de nombreuses mobilisations nationales et internationales, qui accusaient le gouvernement espagnol de corruption et coup bas. Cette pression provoqua peut être la chute du président Antonio Maura. Voyant cela, le roi propose la montée des libéraux au pouvoir (.Segismundo Moret)e gouverneur Evaristo Crespo Azorín entre à Barcelone le 6 août 1909, accompagné du général Santiago

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Aurillac (Cantal) : “le plus bel art de rue c’est l’émeute”

Brèves du Désordre

Cantal : violentes échauffourées en plein festival de théâtre de rue

Le parisien | 19 août 2016, 23h44

Le festival du théâtre de rue d’Aurillac (Cantal) a pris une drôle de tournure dans les artères de la ville. Des échauffourées ont éclaté ce vendredi en fin de journée entre les forces de l’ordre et une minorité de festivaliers, rapporte La Montagne. Ces derniers ont refusé la fouille à l’entrée du centre-ville . Il n’y a pas eu pour l’instant d’interpellation et on ne fait état d’aucun blessé.

L’altercation a débuté aux alentours de 19 heures, près de la place des Carmes. Quelque 300 festivaliers, infiltrés par une centaine de casseurs, dont certains encagoulés, ont violemment manifesté contre la présence policière et les mesures de sécurité imposées pour ce Festival, notamment les fouilles à l’entrée du centre-ville, a précisé la gendarmerie.

Un journaliste du quotidien auvergnat et limousin, présent sur place, a filmé la scène. Sur les images, les barricades que les manifestants ont construites brûlent sur la place. Une évacuation a été ordonnée, entraînant l’annulation d’un spectacle qui avait lieu dans cette rue.

Les protestataires ont installé des barricades, caillassé des voitures, allumé des feux de poubelles, renversé des panneaux et dégradé du matériel urbain et une vitrine de commerce, a détaillé la gendarmerie. Une cinquantaine de gendarmes mobiles sont alors intervenus et plusieurs élus, dont le maire d’Aurillac, Pierre Mathonier (PS).

Si le climat était tendu un moment, la situation s’est apaisée après des discussions entre les manifestants et les gendarmes mobiles. Finalement, le calme est revenu peu après 20 heures. Des festivaliers aurillacois ont commencé l’opération de nettoyage de la place des Carmes, en démontant les barricades et en ramassant les pavés utilisés comme projectiles lors des affrontements.

Le festival international de théâtre de rue, que la ville d’Aurillac accueille du 17 au 20 août, devait recevoir plus de 100 000 spectateurs pour cette 30e édition bis. Les organisateurs ont choisi de prolonger la fête du 30e anniversaire, déjà célébré en 2015. Au programme, des concerts de pièces de voitures, féérie de plumes ou réflexion philosophique.