Anarchie subversive passé et présent

 bandee à bonnot

«La révolution vise de nouveaux arrangements; l’insurrection ne nous conduit plus à nous laisser organiser, mais à nous organiser et ne pas mettre espoir dans les institutions « brillantes » – Max Stirner

«Ne me suis pas … Je ne te conduis pas … Ne marche pas devant moi … Je ne te suivrai pas … Trace ton propre chemin … Deviens toi-même …» – Conspiration des cellules de feu, cellule des membres emprisonnés

«Je sais qu’il sera mis fin à ce combat entre le formidable arsenal de l’État et moi. Je sais que je serai vaincu, je serai le plus faible, mais j’espère pouvoir vous faire payer chèrement la victoire.  » – Octave Garnier

Silence raduio, Zurich: Au compagnon de nulle part

Cher ami

Plus de trois années se sont écoulées depuis que tu as été obligé de disparaître du jour au lendemain. A l’époque, il n’y avait plus le temps pour quelques mots d’adieu ou une accolade avant ton voyage vers l’inconnu, mais restent la sensation d’avoir été dépassé.e.s, la tristesse et une incertitude quant à la façon d’affronter ces milliers de questions. Ta première lettre de nulle part a brisé le silence qui nous entourait dans les premières semaines, tes lettres suivantes pleines de force, d’amour et de confiance ont ouvert un espace de débat et d’échanges entre compagnon.ne.s. Des textes plus anciens sur le thème de la clandestinité ont été lus, il y a eu de petits et grands débats et des discussions auxquels d’autres personnes intéressées n’ont pris part que rarement. Ce n’était pas facile mais nécessaire de sortir de cela et c’est pourquoi nous avons décidé de partager publiquement nos réflexions sur ce thème sous la forme d’une Infoveranstaltung (soirée d’information) et d’engager une discussion à divers endroits dans l’espace germanophone.

Tant de temps est passé et nous avons mené tant de réflexions jusqu’à ce que nous réalisions à quel point il était vraiment important pour nous d’écrire cette lettre. Jusqu’à ce que nous réalisions que c’était une fausse modestie qui nous empêchait d’écrire. Bien sûr, il est difficile de t’écrire en sachant que cela peut être lu par toutes les personnes qui peuvent en tirer quelque intérêt que ce soit, mais quelle importance en comparaison avec la joie que ces mots te parviennent par les ondes ; qu’à travers des lettres publiques nous pouvons maintenir et renforcer notre amitié.

Nous sommes toujours là et tu es présent dans notre vie et dans nos luttes, et nous aimons à nous rappeler ta belle et énergique manière de lutter. Un lien fort et combatif nous a été arraché d’un moment à l’autre et même si les conditions dominantes et la séparation physique rendent difficile de maintenir cette relation, nous voulons le tenter …

Beaucoup de choses ont changé ces trois dernières années, la répression est devenue beaucoup plus présente dans notre quotidien, de même que le fait de se confronter à la prison et à la cavale. De belles comme de douloureuses disputes, des compagnon.ne.s qui étaient ou sont en prison pour plus ou moins longtemps ou doivent y entrer bientôt, des projets ont pris fin et de nouveaux sont nés, des luttes se sont intensifiées, d’autres se sont volatilisées. De nouvelles amitiés se sont nouées dans la lutte contre les dominant.e.s et des anciennes se sont approfondies, et de nouvelles idées et inspirations ont permis de surmonter des phases d’impuissance.

Affronter la question de la clandestinité a apporté beaucoup d’éclaircissements et nous a un peu plus rapproché de ta situation. De plus, un nouveau monde de possibilités s’est ouvert quant aux façons de poursuivre et d’intensifier les luttes depuis la clandestinité, mais aussi sur la façon dont les personnes en clandestinité peuvent être soutenues par des personnes visibles. De là a émergé le besoin, la nécessité de rendre ce thème plus visible dans notre contexte et de discuter de la clandestinité en tant que réelle option, qu’alternative à la prison et/ou comme possibilité de lutter dans l’ombre contre ce monde d’oppression.

Nous avons fait beaucoup de belles expériences lors de cette tournée avec notre présentation, nous avons approfondi la réflexion et les débats avec des personnes de différents endroits et tissé de nouveaux liens. Nous avons rencontré des gens qui ont raconté des expériences passées et échangé avec eux sur des événements actuels. Nous avons été inspiré.e.s à plusieurs niveaux et avons rendu nos réflexions accessibles à d’autres. Ces derniers temps, la signification de la solidarité est aussi devenue plus consciente pour nous. Comme le fait qu’un environnement laissé à l’abandon doit se reprendre, se soutenir et se renforcer mutuellement, qu’il est important de créer des moments pour parler de nos émotions avec nos ami.e.s, ainsi que pour se soutenir mutuellement au quotidien et pour continuer à mener projets et luttes.

Nous voulons ici t’exprimer notre solidarité. Une solidarité sans limite temporelle, que tu restes loin de nous ou que (par quelques circonstances que ce soit) tu doives revenir.

Solidarité avec tout.e.s les compagnon.ne.s en clandestinité ou incarcéré.e.s, qui luttent pour un monde sans domination. Pour que nous intensifions ensemble les luttes existantes et que nous en fomentions de nouvelles, pour abattre les frontières et les murs de l’autorité.

Nous continuons de lutter, côte à côte, même si la répression tente de nous séparer, nous sommes inséparables de par nos idées et notre amitié.

Où que tu sois, sens-toi enlacé et encouragé. Tu nous manques énormément ! Mais le fait que tu échappes aux griffes de l’État nous renforce et nous réjouit, en espérant que tu fasses plein d’expériences enrichissantes et que tu tisses de nouvelles amitiés.

Salutations solidaires et avec tout notre amour, tes ami.e.s et compagnon.ne.s.

[Traduit de l’allemand d’indymedia, 10.09.2019]

Soirée de soutien à Kalimero le 28 septembre

Soirée de soutien à Kaliméro, caisse de solidarité avec les prisonnier-es de la guerre sociale, le samedi 28 septembre 2019 à Montreuil, de 18h à 2h du matin

Présentation de la caisse, cantine, concerts et tombola avec des super lots !!

Pour connaître l’adresse de la soirée et des réunions, pour faire parvenir de l’argent qui ira exclusivement aux mandats, pour toute question :
kalimeroparis [at] riseup.net

Kaliméro est une caisse de solidarité avec les prisonnier.e.s de la guerre sociale qui fait parvenir de la thune à l’intérieur des prisons depuis bientôt 13 ans.
Cet appui matériel, sous forme de virements faits aux prisonnier-e-s, est nécessaire face aux quatre murs qui sont là pour briser les individus et qui exacerbent les rapports sociaux qui se jouent à l’extérieur. Sans argent dedans, tu es d’autant plus assujetti au bon vouloir de l’administration pénitentiaire, des maton-nes, d’autres détenu-es plus riches, ainsi qu’au travail pour quelques miettes par heure. La prison est un des rouages de ce sytème basé sur l’exploitation et la domination que nous voulons raser au sol, c’est pourquoi nous envoyons des mandats à celles et ceux accusé-es d’actes de révolte dont on est solidaires.

Cette année, de l’argent a par exemple été envoyé à un manifestant incarcéré sous X pour le 1er mai ainsi qu’àdeux des trois personnes en instruction pour association de malfaiteurs suite à leur arrestation Gare du Nord la veille du 1er mai à proximité d’une voiture contenant du matériel compatible avec l’émeute. De l’argent a aussi été envoyé en Italie pour les incarcéré-es de deux opérations répressives contre des anarchistes.

Kaliméro n’entend pas réagir seulement à la répression des « mouvements sociaux » et des grosses manifs, ou à celle de milieux anti-autoritaires, mais entend s’inscrire dans la continuité des révoltes contre l’ordre existant, qui peuvent être individuelles ou collectives et prendre différentes formes.
Depuis deux ans, des mandats mensuels sont ainsi envoyés à quelqu’un accusé d’avoir tiré sur les gendarmes durant les émeutes à Beaumont sur Oise, suite à l’assassinat d’Adama Traoré. Il est toujours incarcéré et vient d’être renvoyé avec d’autres aux assises. A la fin de l’année dernière, deux personnes ont été soutenues suite à une incarcération pour vol en réunion, refus d’empreintes et identités imaginaires.

Enfin, la caisse est aussi un espace de réflexion pour approfondir notre rapport antagoniste à la justice, avec la volonté que nos révoltes ne s’arrêtent pas aux portes du commissariat. La réunion tous les 2e jeudis du mois à Montreuil qui fait fonctionner la caisse est donc aussi l’occasion d’échanger sur les possibles moyens d’esquive, de résistance et d’auto-organisation offensive contre la machine judiciaire et carcérale.

Soirée de soutien à Kaliméro le samedi 28 septembre 2019 de 18h à 2h du matin !

Présentation de la caisse

Cantine

Concerts :
Diavolina Propulsion Rock fusionnant
MC Elliot et MC Djulce – Rap

Tombola avec des super lots !!

Pour connaître l’adresse de la soirée et des réunions, pour faire parvenir de l’argent qui ira exclusivement aux mandats, pour toute question :
kalimeroparis [at] riseup.net

Argentine: Adeux ans de l’assassinat du compagnon Santiago Maldonado et des exactions de L’État

A deux ans de l’assassinat du compagnon Santiago Maldonado (El lechuga, Brujo), mort dans les mains de la gendarmerie nationale, non seulement l’Etat a tué le compagnon, mais ses institutions poursuivent leurs crimes. Tout ce qui est exposé ici est ouvert au débat et à la reflexion. Salut!

Santiago a toujours été consient et conséquent avec ses idées, son esprit solidaire et combatif l’a amené à se solidariser avec une juste cause, telle que celle d’exiger la liberté des détenu-e-s dans la lutte pour la récupération de territoires ancestraux, comme c’est le cas du lonco Facundo Jones Huala de la communauté mapuche. C’est dans cette lutte que s’est déclenchée la chasse qui a causé la mort de notre compagnon (el lechuga). Jusqu’à maintenant, mille et une manoeuvres ont visé à le classer dans leurs archives, à clore le dossier en tant que simple noyade. Les politiciens et les médias, éternels défenseurs de la répression de la loi et de l’ordre, ainsi que de la propriété privée, ont conclu que s’il faut tuer pour protéger leurs privilèges, ils n’hésiteront pas à continuer à pointer du doigt, à enfermer et jusqu’à tuer pour leur tranquillité, leur bien-être et la patrie. C’est ainsi qu’ils pensent, c’est ainsi que se maintient un système de privilèges, et c’est ainsi qu’agissent les hommes et femmes d’Etat !

La critique et la lutte contre un gouvernement ne sert à rien si on aspire à occuper son fauteuil présidentiel, cela ne fait qu’annuler et étouffer la liberté à laquelle nous aspirons et nous voulons parvenir.

Lorsque s’est produite la disparition forcée, puis le corps planté dans l’eau par les chiens de garde de l’Etat démocratique, la rage s’est fait sentir et entendre de la part de compagnons de cette région comme de beaucoup d’autres du monde. Il y a eu de la répression et des arrestations, parce que c’était impossible à passer sous silence. Mais jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous continuons à peindre les murs, à coller ses yeux sur chaque propriété, ce qui perturbe beaucoup la bourgeoisie argentine. Nous ne cessons de le rappeler, car il nous a laissé un enseignement, celui de lutter jusqu’à ce que tombe l’autorité. Il restera toujours dans nos esprits, toujours présent dans la lutte ! Et dans chaque coeur rebelle !!

Nous avons vu et vécu des milliers d’actes de terrorisme et de crimes d’Etat depuis l’assassinat de Santiago Maldonado et de Rafael Nahuel [1], je ne vais pas faire une liste des atrocités commises, ni des prix donnés par les chefs à leurs assassins. Comme nous le voyons, le capitalisme marche comme ça, les pouvoirs et les intérêts des bourreaux qui l’intègrent et le défendent ne se sont pas assouvis avec la soif de sang, de tirer et de buter, parce que c’est l’essence du pouvoir, de ceux qui chantent des hymnes et hissent des drapeaux.

Beaucoup de jeunes de cette région sont assassinés toutes les 21 heures par cette organisation criminelle que sont les institutions de la république Argentassassine.

Là où on prône le respect de l’autorité, l’obéissance et la fidélité à l’ordre établi … IL Y AURA TOUJOURS UN CRIME.

La véritable opposition à un gouvernement n’est pas de conquérir le pouvoir, mais de le détruire et quand nous parlons de le détruire, nous faisons référence au fait de détruire son essence, avec ce dont nous parlions auparavant, les privilèges. Cette manière d’affronter l’existence en cherchant à être au-dessus des autres ne fait que maintenir le même tissu social basé sur l’obéissance et l’autorité. L’unique chose à laquelle aspire la gauche et qui lui importe, c’est cela, la conquête du pouvoir, la révolution ne l’intéresse pas, et encore moins détruire le système de privilèges ; ils fantasment sur le fait que tout peut être humanisé et qu’ils sont capables de le faire et selon eux un fouet plus étroit et plus coloré causera moins de dégâts, c’est-à-dire qu’il ne fera pas aussi mal et fera moins souffrir que le précédent et qu’avec le temps ce fouet bienfaisant sera moins douloureux ; mais ils ne diront jamais rien et ne lèveront jamais le poing contre l’autorité et les dégâts qu’elle cause (dictature du prolétariat).

Cela nous procure beaucoup de rage de voir comment les partis politiques de tout poil s’approprient et s’accrochent au compagnon tombé, faisant leur sa lutte tout en sachant très bien que Santiago était

anarchiste. Non seulement ils ont dégradé et manipulé le contenu combatif que portait le compagnon, mais ils ont réduit sa personne et sa militance anarchiste à l’image d’un simple hippie artisan. Ils sont toujours là, à s’accrocher à un mort pour en faire un martyr et manipuler une lutte telle que celle du compagnon (la lutte contre le pouvoir et toute autorité), qui leur est étrangère mais qu’ils font leur, alors que ses aspirations étaient diamétralement opposées. C’est digne de sangsues comme de pestes religieuses acharnées par leurs propagandes électorales [2] qui, comme si cela ne suffisait pas, pointent en plus du doigt des compagnons anarchistes qu’ils accusent d’être des policiers et des infiltrés et qu’ils livrent aux forces de l’ordre, prétendant critiquer ces dernières tout en rêvant d’en faire partie.

Nous ne pouvons pas non plus comprendre l’attitude de son frère Sergio Maldonado, nous ne l’avons jamais entendu prendre la défense des compagnons anarchistes face à tant de mensonges des politicards et des journalistes et à tout le dispositif monté par les médias officiels et les opposants partidaires, avec lequel (ce sont des flics, des agents des services, des infiltrés,) ils tentent, d’une manière ou d’une autre, de discréditer et de réduire à néant la solidarité et la lutte basée sur l’auto-défense, sentiment et principe que le compagnon Santiago pratiquait, démontrant que … ce n’étaient pas que des mots ! On peut aussi citer la visite au pape francisco avec les messes et toutes les fanfaronades de cirque, de la merde!!! Tandis qu’en réalité Santiago avec ses idées sur Dieu, l’Eglise , le pouvoir, le gouvernement, l’Etat, la patrie etc. les combattait en paroles et en actes (SAINT BLASPHÈME cri de guerre de Santiago). Son frère a ignoré la chose la plus belle à laquelle il aspirait, la liberté et l’égalité pour toutes et tous, en combattant toute autorité, ainsi que sa proposition d’action directe et de solidarité. Comme si ses idées et sa manière de penser ne valaient rien ! ….et le voilà maintenant accroché aux ennemis de son frère, réclamant justice à ceux qui l’ont assassiné, faisant de sa mémoire des événements folkloriques sous contrôle et haute surveillance, dans le cadre de la démocratie putride.

Le sang continue de couler aux quatre coins du territoire argentin et nous savons actuellement qui sont les faces visibles de tous ces agissements mafieux et criminels, Mauricio Macri (président), Patricia Bullrich (ministre de la sécurité), María Eugenia Vidal (gouverneure de la province de Buenos Aires), Gabriela Micheti (vice-présidente), Horacio Rodríguez Larreta (chef du gouvernement) etc. Ils veulent nous habituer à une société policière, à nous taire face à un abus de pouvoir ou d’autorité, à un coût de la vie auquel il devient impossible de faire face [3]. Si nous devons payer un loyer, nous ne mangeons pas, nous ne nous habillons pas, sans parler de celles et ceux qui ont une famille nombreuse, (que moqueries ou cynisme politique) avec les heures supplémentaires de taf mal payées et souvent par tranches, bien pratiques pour eux tout comme le chantage mesquin de la “banque d’heures” qui permet de faire faire des heures sup’ en ne les payant qu’à la condition que l’entreprise vende son produit, misérable politique d’extorsion établie par les patrons. Mais attention au fait “d’élever la voix ou de s’organiser pour lutter” ! Parce qu’ils vont nous étriper et tout va être encore plus compliqué. Mais cela n’a rien à voir avec un type de gouvernement, consciemment nous savons qu’il s’agit simplement du mécanisme d’exploitation d’un système qui repose sur les classes sociales, sur la propriété privée et sur le capital, défendu et maintenu en place par l’Etat et sa violence autoritaire qui soutient le pouvoir. Nous ne voulons pas renverser la balance ou la vapeur, parce que nous refusons que les uns soient au-dessus des autres, nous n’aspirons pas à réduire quiconque en esclavage ni à cesser d’être pauvres pour devenir riches, et encore moins, comme ils le disent tous, à être notre propre patron. NON !!! Rien de tout cela, nous luttons pour que nos vies puissent jouir d’une pleine liberté. NOUS LUTTONS POUR QUE PERSONNE NE SOIT HUMILIÉ PAR QUI A DAVANTAGE, NOUS LUTTONS POUR DÉTRUIRE LES PRIVILÈGES, LES PRISONS, LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE, LE POUVOIR ET L’AUTORITÉ !!

Ils nous traiteront de fainéants si nous jonglons ou travaillons dans la rue, ou si nous refusons leurs usines et leurs règles, nous voulons cesser de faire partie un tant soit peu de l’engrenage de ce système d’exploitation et de misère, mais nous n’avons à offrir que de petits exemples de rebellion, en quittant le troupeau et en créant d’autres manières de vivre qui ne soient basées ni sur la compétition ou le profit, ni sur l’obéissance à cette tyrannie capitaliste qui esclavagise, soumet et tue.

REnnes: occupez- vous de vos pédophile

Ouest-France / vendredi 13 septembre 2019

Des inscriptions apposées à la bombe aérosol ont été découvertes, ce vendredi matin, à Rennes, sur les murs de la façade de la maison diocésaine. […]
« PMA pour toustes », « transphobes »… Plusieurs tags relatifs à la question de la procréation médicalement assistée (PMA) et hostiles à l’Église catholique ont été découverts ce matin, vendredi 13 septembre, sur les murs de la façade de la maison du diocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo, installée rue de Brest.

« Ce n’est pas l’affaire du siècle mais ce n’est pas vraiment agréable… », commente le père Nicolas Guillou, délégué épiscopal à l’information du diocèse. Les faits ont été constatés dès ce vendredi matin par la police nationale. « Une déclaration de dégradation d’un édifice affecté au culte a été déposée par l’évêché », précise le service communication du diocèse.
Ces dégradations interviennent dans le contexte des débats à l’Assemblée nationale relatifs à l’extension de la procréation médicale assistée (PMA) aux couples de femmes.

Aux côtés d’autres responsables religieux français, Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque du diocèse de Rennes, a notamment été auditionné en commission à l’Assemblée nationale.
Président du groupe de travail bioéthique de la Conférence des évêques de France (CEF), auteur ou directeur de plusieurs ouvrages, Mgr Pierre d’Ornellas est l’un des responsables de l’Eglise catholique au premier plan sur le projet de révision des lois bioéthiques, dont la PMA est l’un des sujets.

Les dégradations découvertes ce vendredi, à Rennes, interviennent trois jours avant une importante soirée, organisée lundi 16 septembre, au Collège des Bernardins, à Paris.
Aux côtés de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, de Mgr Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la CEF, et des experts, Mgr d’Ornellas développera les positions de l’Église catholique sur la révision des lois bioéthiques, pour « comprendre de l’intérieur ses positions, qui sont d’abord pour le service du dialogue et pour le service de notre société tout entière ».

Radiocane: Avec un pied coincé dans la porte, Vicenzo Vecchi et l’anomalie bretonne.

note: Gênesau G8 on  y était du 14 au 25 septembre  ni prison ni extradtion lire ici

Radiocane: Con un piede nella porta. Vincenzo e l’anomalia bretone

Le 8 août, Vincenzo a été arrêté par l’équipe spéciale des fugitifs près de Rochefort en Terre, un petit village breton. Recherché depuis 2012, après une peine le condamnant définitivement à une peine d’environ 13 ans de prison pour sa participation aux jours du G8 à Gênes en 2001, Vincenzo était absent de l’Italie depuis plus de 7 ans pour avoir décidé de fuir sa capture et vivre libre le plus longtemps possible.

Atteint par deux mandats d’arrêt européens, dont l’un était devenu fictif, il se trouve aujourd’hui dans la prison de Rennes, attendant que la justice française se prononce sur le second de ces mandats.

Dès le lendemain de son arrestation, de Rochefort en Terre, une mobilisation spontanée a commencé et a rapidement infecté d’autres villages de la région. À ce jour, il compte environ 27 comités répartis dans toute la France, tous unis par l’objectif d’obtenir sa libération.

Dans une interview recueillie directement sur place, certains membres du comité de Rochefort nous parlent de cette surprenante solidarité, de l’élargissement rapide qui l’a caractérisé et de la manière dont il a contribué, du moins pour le moment, à ralentir l’exécution du mandat. Arrestation européenne, sous la forme inattendue de « un pied dans la porte ».

[Athènes, Grèce ]:La maison du Brésil attaquée contre Bolsonaro et la destruction de l’Amazonie- 12/092019

 

 

Des membres du groupe anarchiste Rouvikonas sont intervenus jeudi après-midi (12/09) à la « Maison du Brésil » à Athènes, en diffusant des pamphlets et en scandant des slogans. Les anarchistes se sont enfuis à vélo après la manifestation. Personne n’a été arrêté.

Le groupe a appelé à une action directe dans une longue publication d’Indymedia Athens, soulignant que l’offensive visait à protester contre l’incendie de l’Amazonie, les violences contre les peuples autochtones de la région et les politiques du président Jair Bolsonaro.

La « Casa do Brasil » est située au rez-de-chaussée du bâtiment de l’ambassade du Brésil à Athènes, dans la rue Vassilisis Sofias 23. Ce bâtiment sert également de résidence à l’ambassadeur du Brésil à Athènes.

>> Regardez la vidéo (00:30) ici:

traduit de l’espagnol de https://contramadriz.espivblogs.net

Zad Roybon Projection de « Woman at War » et concert Punk acoustique »sang conteste »samedi 14/09 2019

https://zadroybon.wordpress.com/2019/09/10/sam-14-sept-proj-woman-at-war-concert-sang-contestepunk-acoustique/

Ce week end, la ZAD Roybon vous invite à partager autour d’un
concert précédé d’une projection de film.

19H – Film « Woman at War »

Halla, la cinquantaine, déclare la guerre à l’industrie locale de
l’aluminium, qui défigure son pays. Elle prend tous les risques
pour protéger les Hautes Terres d’Islande… Mais la situation
pourrait changer avec l’arrivée inattendue d’une petite orpheline
dans sa vie…

21H – Concert « punk »
acoustique

logo_sang_contestsang_conteste_nom_rouge_blanc

reçu par mail

Madrid, Espagtne: quel futur?Contre toutes les nuisance du monde techno- industriel

Madrid, Espagne : Quel futur ? Contre toutes les nuisances du monde techno-industriel

APPEL À UNE SEMAINE DE LUTTE CONTRE LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET TOUTES LES NUISANCES DU 20 AU 27 SEPTEMBRE

Diverses institutions, groupes écologistes, organisations syndicales, groupes étudiants, réunis sous le nom de ´Fridays for future´ ont appelé à la dite ´Semaine pour le climat´ du 20 au 27 septembre. Cette semaine consiste basiquement en manifestations programmées, aliénantes, réclamant à l’Etat et autres institutions (ONU, G7…) qu’ils remédient ou prennent des mesures face au désastre qu’ils génèrent. A aucun moment dans leur discours simpliste, récupérateur et dirigiste, ils ne critiquent les causes de la dévastation en cours : le capitalisme techno-industriel et son organisation technique du monde. Ceux qui critiquent le changement climatique sans critiquer ceux qui le produisent ont un cadavre dans la bouche, ceux qui défendent le mythe du progrès, du développement durable et d’une vie ´confortable´ en échange de la mise en esclavage et de la marchandisation de tous les aspects de notre vie, une vie vendue à la domination technologique. Ce sont ceux qui ont acheté au supermarché de la rebellion le nouveau produit à la mode : le changement climatique. Fridays for future? Aujourd’hui plus que jamais, le futur n’existe pas, nous vivons dans un éternel présent et tout vestige du passé est balayé. Les prothèses technologiques qui nous entourent et nous colonisent, nous font vivre dans un somnambulisme permanent, où la catastrophe n’est pas à venir, comme ils s’acharnent à nous en aviser avec leur bandeau sur les yeux, la catastrophe est ici et maintenant, la catastrophe c’est le capitalisme techno-industriel, la catastrophe c’est cette vie aliénante dirigée par les algorithmes de nos´assistants virtuels, la catastrophe, c’est un monde déjà dévasté par l’industrie.


Le changement climatique, nous devrions plutôt parler de modification du climat, est une conséquence supplémentaire parmi les milliers d’effets nocifs de la révolution industrielle (la seule révolution qui, commencée il y a deux siècles, est parvenue à tous les coins de la planète, colonisant et marchandisant l’ensemble du vivant), le changement climatique est indissociable du système techno-industriel: déforestation, acidification des océans, désertification, extinction de milliers d’espèces animales et végétales, des milliers de produits chimiques et toxiques qui condamnent notre existence, la pollution de la terre, de l’air et de l’eau ne sont que quelques-unes des nuisances, de toutes les conséquences de ce système. Nous pensons donc que parler uniquement de changement climatique sans critiquer le système techno-industriel revient à tomber dans un réductionisme, sans aller à la racine du problème.
Le changement climatique et toutes nuisances sont les conséquences du projet de la technocratie qui gère et administre nos vies. Un projet qui consiste à coloniser, dominer et rendre marchand l’ensemble du vivant. Une fois la nature colonisée et dominée, les êtres humains sont l’objectif pour un projet basé sur la convergence des technologies connues en tant que NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information, sciences cognitives) auxquelles nous pourrions ajouter la robotique et l’intelligence artificielle, leur convoitise et leur cupidité n’ont pas de fin. Si tout se transforme en marchandise, y compris nos activités les plus quotidiennes, les profits ne cessent d’augmenter. Convertir le monde et tout ce qui y habite en une machine programmée où rien n’échappe au contrôle: monde-machine, humain-machine. Ce qui nous amène à une vision mécanique du monde, de nous-mêmes et de tout ce qui nous environne. Le système techno-industriel a besoin de grandes quantités d’énergie pour pouvoir fonctionner, des centaines de programmes de recherche bénéficiant d’investissements multimillionaires sont destinés à trouver de nouvelles sources d’énergie. Ce besoin d’énergie pour que le monde fonctionne a pour conséquence la dévastation du territoire et l’anéantissement de millions d’animaux humains et non humains. L’énergie industrielle fait tourner le monde, elle est nécessaire à la production et à la distribution de tous ces objets inutiles qui nous entourent, c’est l’économie et c’est la guerre. Le système a compris et vu comme une grosse affaire le fait que les énergies ´renouvelables´et ´propres´permettront son expansion et sa survie, le nouveau projet de la technocracie est ´renouvelable´et ´durable´, il est écologique. Ce nouveau projet s’étend aussi sur l’ensemble du territoire, des déserts industriels de panneaux solaires et de champs d’éoliennes (également causes du changement climatique, des ravages du territoire, de cancers etc)…) jusqu’aux éco-villes (non-lieux où tout est contrôlé, optimisé et automatisé, en vert bien-sûr, et qui produisent aussi mille et une nuisances ainsi qu’une vie aliénante). Ainsi, défendre l’énergie verte c’est défendre le projet qui nous mène à toute allure, au rythme du progrès, droit vers l’abîme, c’est défendre le projet de ceux qui sont en train de créer un monde totalitaire, c’est défendre le projet de ceux qui gèrent et administrent nos vies robotisées.

C’est pourquoi nous lançons un appel à une semaine de lutte contre le changement climatique et toutes les nuisances du 20 au 27 septembre. Dans une perspective anarchiste qui déborde les limites imposées par la social-démocratie. Une semaine de plus où, par l’action directe sous toutes ses formes, différents individus et groupes affrontent le système techno-industriel. La semaine du 20 au 27 septembre n’est une ligne d’arrivée que pour l’écologisme libéral et étatiste, mais pour celles et ceux qui comme nous aspirent à l’élimination de l’Etat, du capitalisme, du patriarcat et du système techno-industriel, c’est une opportunité de déborder les marges étroites de la domestication pour initier un parcours autonome, anticapitaliste et anarchiste contre la nuisance techno-industrielle.

Ni l’Etat ni la techno-science ne nous sauveront.

La lutte est le seule chemin.

[Traduit de l’espagnol de contramadriz, 11.09.2019]

BLOC ANARCHISTE DANS LA MANIFESTATION POUR LE CLIMAT

  • Vendredi 27 septembre.
  • 18h00.
  • En la Cuesta de Moyano, Atocha, Madrid

Munich, Allemagne: Attaque solidaire du consulat de Grèce- 11 septembre 2018

note des compagnon- n-e-s continuent à se moibiliser Exarchia par exemple à Marseille le 12 /09/2019:SOLIDARITÉ AVEC EXARCHEIA
NON À LA VIOLENCE POLICIÈRE DE L’ÉTAT GREC !

Dans la nuit du 10 au 11 septembre à Munich, le consulat général de Grèce a été la cible d’une attaque à la peinture. La façade a ainsi été souillée au bitume et la porte décorée des mots « Exarchia résiste (A) ».

L’action est notre réponse à la répression de l’État grec contre les squats !

En solidarité avec tou.te.s les prisonnier.e.s !

Nous ne nous rendrons pas !

Il n’y aura pas de trêve !

[Traduit de l’allemand de indymedia, 11.09.2019]

Il s’agit de la deuxième attaque de ce consulat depuis le début des expulsions à Exarchia. La première avait eu lieu le 3 septembre dernier.