Monthly Archives: février 2018

Grenoble : « Vegan Terror » et dissociation [Mise-à-jour]

Attaquenoblogs.org

[Les citoyennistes n’ont pas tardé à réagir chez leurs ami.e.s de la presse. Dès que des actions sortent de la politique (et du) spectacle, ces assoc’ vegan qui pullulent un peu partout, partisanes du boycott et de la culpabilisation de l’individu, utilisent le buzz médiatique pour faire parler d’elles et se dissocier. D’où le fossé infranchissable entre révolutionnaires et citoyennistes. NdA]

Le Dauphiné / Lundi 26 février 2018

Les vitres d’un restaurant de viande ainsi que d’un hôtel situés 236 cours de la Libération à Grenoble, ont été saccagées ce lundi vers 3 heures: 14 baies vitrées ont été brisées et un tag « Vegan Terror » a été inscrit en lettres noires sur la devanture de « la Boucherie », indique la police.

Selon la police toujours, les dégradations ont été commises par un homme vêtu de noir et encagoulé. La direction de l’hôtel (le Brit Hôtel) et du restaurant indique que les deux établissements demeurent ouverts.

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France Bleu Isère / Lundi 26 février 2018

Dans la nuit de Dimanche à Lundi, le restaurant La Boucherie, à Grenoble, a été vandalisé par un individu cagoulé qui a laissé sur un mur cette mystérieuse revendication : « Vegan Terror ». Les gérants ont déposé plainte, mais le restaurant et l’hôtel restent ouverts.

Drôle de réveil pour le directeur du restaurant « La Boucherie », cours Jean-Jaurès à Grenoble. Vers 2 heures du matin, dans la nuit de dimanche à lundi, il a entendu un gros bruit. Bruno Toni raconte : « Ça faisait, bim-bam-boum ! Je me suis demandé ce qui se passait. Je dormais dans une chambre de l’hôtel adjacent. J’ai ouvert la fenêtre et j’ai vu un individu cagoulé de noir, plutôt costaud qui cassait toutes les vitres du restaurant et de l’hôtel ! »

Il appelle aussitôt la police qui arrive rapidement sur les lieux, mais trop tard, l’individu a disparu. Il avait eu le temps de casser 14 vitres, de peinturlurer en rouge la vache, emblème du restaurant et de laisser sur le mur l’inscription : « Vegan Terror », mais peut-être avait-il des complices que le directeur n’a pas vu ! […]

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Extrait de Place Gre’net / Mardi 27 février 2018

« LE VEGAN EST UN MOUVEMENT DE COMPASSION »

Que pense une association Vegan d’une telle affaire ? Lydie Visona, présidente de Cali (Cause animaux libre Isère) tient clairement à se démarquer d’un tel mode d’action. « Je le réfute totalement, ce n’est pas comme cela qu’on fera passer notre message », nous dit-elle. Et la militante de la cause animale de marquer son refus d’un slogan comme « Vegan Terror » : « Vegan, c’est un mouvement de compassion, pas un mouvement de terreur ! », assure-t-elle pour conclure.

Les rendez-vous contre Center Parcs

Bonjour,

 

Les rendez-vous contre les Center Parcs son nombreux d’ici le week-end :

 

Comme je vous l’ai déjà proposé, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation et d’info sur la Grande tournée du mois d’avril ­– 3 semaines durant lesquelles une caravane reliera villes et villages dont Poligny, Le Rousset et Roybon (tout trois concernés par un projet de construction d’un Center Parcs) –, vous pourrez discuter de tourisme à l’Atelier des canulars à partir de 15h00, samedi 3 mars ; rencontre organisée par le groupe Center Parcs ni ici ni ailleurs (CP-NINA) de Lyon.

 

Le groupe CP-NINA du Rousset organise, quant à lui, une « Jam Session » pour financer la grande tournée de la NINA à la salle des fêtes de Cenves le samedi 3 mars à partir de 14h00.

 

Mais si vous préférez les travaux de chantier collectif, vous pourrez vous rendre sur les barricades entre le 1er mars et le 4 mars sur la ZAD de Roybon.

 

Merci de faire suivre,

 

HM

L’héroïsme obligatoire

face à la propagande militariste dans les rues, les lycées et dans les médias: http://www.ledauphine.com/drome/2018/02/27/valence-hommage-national-aux-deux-spahis-tues-au-mali


Par Luigi Bertoni (avril 1915)

L’héroïsme devient obligatoire, lui aussi… Et quel étrange héroïsme ! Nous avons connu les héros qui sont actuellement dans les tranchées et sur le front, pendant de longues années dans la vie de chaque jour. C’étaient en grande partie des ouvriers, pour lesquels un intérêt de classe ou un intérêt public quelconque ne paraissaient pas exister. Lors même qu’ils étaient syndiqués ou adhérents à une section socialiste, c’est à peine s’ils assistaient à quelques réunions ou manifestations annuelles, pour y jouer d’ailleurs le plus passif des rôles. La quotidienne besogne pour le patronat accomplie, toute autre activité, spécialement en vue d’une émancipation commune, leur répugnait singulièrement. C’est ainsi que de plus en plus groupements économiques et groupements politiques se réduisaient à une prétentieuse bureaucratie, se donnant d’autant plus d’importance que syndicats ou partis n’existaient en somme que par sa paperasserie. Les milliers de prolétaires se trouvaient toujours représentés par quelques dizaines d’individus, considérant souvent la propagande comme un devoir pénible, ou l’exerçant comme un métier quelconque, histoire de gagner leur pain.

 

L’idée d’une profonde transformation sociale n’avait nulle part pénétré fortement les cerveaux ouvriers. Il en était bien question, dans les congrès, dans les jours de commémoration ; mais tout le monde continuait à chercher des adaptations au capitalisme, dont le règne était considéré par chacun comme éternel.
Le manque d’idées était complet, nous dirions presque absolu ; les petits profits, qui n’allaient, d’ailleurs, qu’à une infime minorité du prolétariat, devaient tenir lieu de tout. Le socialisme était ainsi encore moins réel que ne l’est le « bon Dieu » du croyant, et cela malgré la « politique réaliste » dont se vantaient ses chefs.
Devons-nous nous étonner qu’en face de la plus effroyable catastrophe qu’ait jamais vue l’histoire, ce socialisme se soit montré la chose la plus inconsistante du monde ?
Inutile de rappeler les railleries et les insultes dont tous ceux qui ont cherché à réagir ont été l’objet. Des néologismes avaient même été créés pour nous ridiculiser : nos conceptions étaient « catastrophiques ». Heureusement que le socialisme pratique, scientifique, aux résultats tangibles avait partout le dessus !
A vrai dire, en fait de pratique les peuples n’ont connu que celle de la passivité, et ils continuent à en donner l’exemple aujourd’hui dans les tranchées, comme hier dans les usines, les chantiers et les champs.
Admirons tout de même le résultat tangible d’une praticité consistant en somme à se refuser de voir plus loin que le bout de son nez. Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. Ah ! l’incommensurable imbécillité de cette sagesse !
Tiens, cher populo, la bonne loi, la bonne réforme, l’amélioration, l’augmentation, la réglementation, l’unification, l’emberlification ; mais garde-toi bien de toute révolte. Les risques seraient trop grands. Tiens, et ne songe pas à ce que tu auras, fût-ce même la guerre !
Bénissons donc les gens pratiques ! Ils craignaient pour nous les moindres maux, ils calculaient strictement les pertes et les profits, les sacrifices à consentir et les avantages à obtenir, ils nous empêchaient de nous égarer dans les entreprises folles, ils nous ont tant de fois conseillé l’immobilisation, jusqu’au jour où la mobilisation est venue !
Pratiques, très pratiques, ultra-pratiques les masses ouvrières ont alors marché. Elles s’étaient bien gardées de le faire pour elles-mêmes, mais puisque les maîtres l’ordonnaient, puisqu’il ne s’agissait pas de revendiquer leur droit à une vie vraiment humaine, au bien-être, à la dignité, au savoir, mais de servir les intérêts les plus inavouables, les ambitions les plus criminelles, les visées les plus infâmes, en avant, en avant ! Le massacre est glorieux, la boucherie poétique, le carnage sublime !
La nature ne fait pas de sauts ! répétaient gravement nos « scientifiques ». Petit à petit, pas à pas, les modifications, les changements, les réformes s’ajoutant les uns aux autres, quelle profonde transformation ne réaliserions-nous pas sans désordres, secousses ou troubles !
Toutefois, le saut est venu et quel saut dans le sang, dans la boue, dans la pire des sauvageries ! Où sont ceux qui pour la moindre des grèves pleuraient sur les pertes économiques qui en découlaient ? Où sont les « scientifiques », prévoyant le prompt échec d’une révolution et les masses se mettant contre elle à cause des pertes et des sacrifices qui allaient en résulter ? La guerre est là avec sa monstrueuse hécatombe et son gaspillage de richesses inouï, les serfs de l’Etat l’acceptent, les « scientifiques » la justifient. Les peuples ne se composent plus que d’innombrables bandes de pillards et de massacreurs, d’assistés de l’Etat et de salariés trimant dur pour fournir inlassablement des armes à la destruction et à la mort.
Pour comble, d’aucuns regrettent ou s’étonnent même que nous ne nous mêlions pas à la grande tuerie ! Quoi, ne sommes-nous pas des hommes et y aurait-il quelque chose d’humain qui nous soit étranger ? Il est bien vrai que l’abattoir est ce qu’il y a de plus humain en ce moment, mais, enfin, nous n’allons pas nous croire des surhommes pour avoir voulu nous y soustraire !
Trêve d’ironie. Ce n’est pas notre faute si nous vivons à une heure de folie universelle — l’histoire en a déjà connu d’autres, d’ailleurs — et il nous sera bien permis de ne pas épouser cette folie ! Sans orgueil, mais avec une profonde conviction, nous cherchons à attirer à nous les autres, à les arracher à la fournaise où ils sont plongés, à dissiper le cauchemar sinistre. Au cours d’un incendie, ce qui importe n’est-ce pas de circonscrire le feu ou faudrait-il, au contraire, pour faire acte de solidarité, pour rester avec la masse des incendiés, tâcher de l’étendre encore ? N’est-il pas d’ailleurs évident que toute cette boucherie, dans l’esprit de tous ceux qui la commandent et la dirigent, sans se heurter, jusqu’à présent du moins, à une opposition quelconque, n’est nullement destinée à réaliser la moindre parcelle de nos revendications ?
Sacrifier notre vie au mépris de l’idéal même auquel nous l’avions vouée, voilà ce que d’aucuns nous demandent. Frappés par le fait de la guerre, ils croient que pour le moment tout doit lui être subordonné. Mais notre conduite présente influera sur celle que nous aurons à tenir plus tard. Et comment après avoir adhéré aujourd’hui à l’étatisme et au nationalisme, pourrions-nous demain reprendre notre propagande et notre action internationaliste et anarchique ? Nos actes auront désavoué à l’avance nos paroles. Bien plus, nous serons entraînés à coopérer au maintien d’un état de choses que nous aurons contribué à former. Ou l’existence d’Etats déterminés n’était pas pour nous une question de vie ou de mort — au sens propre des mots — ; ou si elle l’était, comment pourra-t-elle cesser de l’être ? Un anarchiste ne peut manquer de se poser cette question.
Certes, au moment où des millions d’hommes risquent leur vie, nous ne saurions avoir l’unique préoccupation de sauver la nôtre. Mais, pour autant que nous sachions, l’ennemi, le maître, est toujours là, orgueilleux et brutal. Nous l’avons respecté dans nos luttes d’hier et si le soi-disant héroïsme ambiant allait nous gagner, pourquoi nos coups ne porteraient-ils pas d’abord contre lui ?
L’étranger nous chasse de nos maisons… Mort à l’étranger !
Le propriétaire et l’huissier nous jettent sur le pavé… Mort au propriétaire et à l’huissier !
L’étranger nous exploite, nous vole, nous opprime… Feu sur lui !
Le patron, le financier, le gouvernant spéculent sur notre misère, notre ignorance et notre faiblesse, toujours prêts à nous écraser si nous ne nous courbons pas docilement… A mort !
L’étranger nous tue… Tuons-le !
Les classes privilégiées usent notre santé, abrègent notre existence et celle de nos femmes et de nos enfants… Frappons ceux qui nous frappent !
Les prolétaires qui sont dans les tranchées et sur le front ne deviendront pour nous des héros, que, si à leur retour, ils continuent à tenir envers l’ennemi de l’intérieur le même raisonnement qui leur a fait prendre les armes contre l’ennemi de l’extérieur.
L’ouvrier-soldat qui envahit un pays, le dévaste et en massacre les habitants est certes fort odieux, même s’il n’agit de la sorte que forcé et à contre-cœur. Mais pourquoi le chasser au nom d’un sentiment d’indépendance, de liberté et de fierté, pour demeurer ensuite toute sa vie dans un état d’infériorité économique, physique, intellectuelle vis-à-vis d’une classe privilégiée, qui de son plein gré, avec une volonté bien arrêtée, veut nous maintenir assujettis ? A mort ! à mort !
Les véritables héros du droit et de la liberté attendent toujours leur heure. Ceux qui tombent aujourd’hui ne sont que les victimes de cette idole, plus sanglante, plus cruelle, plus meurtrière que toutes celles de l’antiquité : l’Etat, dont les sacrifices humains se chiffrent par centaines de milliers.

Luigi Bertoni.
In Le Réveil communiste-anarchiste n°408, 17 avril 1915.

non fides

 

valence: compte rendu de la soirée Hébron YAS du 21 février

[reçu par mail]

Voici l’article paru ce jour dans les pages « carnet » du Dauphiné Libéré, non pas dans les pages Valence où a eu lieu la rencontre avec Murad et Sherin d’Hébron le 21 février.

> Il n’est pas mentionné le lieu : la maison diocésaine du bon accueil » rue du Clos Gaillard qui nous a reçus et qui porte bien son nom.

> Olivier Girerd, le journaliste a fait un très bel article.

> Ne pas hésiter à le diffuser à qui bon vous semble…

Salutations cordiales

Catherine

article du journal ici

 

 

 

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Dans le rayon mai 68 :Voyage en outre-gauche

Encore un livre à la bibliothèque du laboratoire,On n’a pas réussi d’organiser un débat sur valence autour: de notre*  « mai 68 « , tellement les cloisonnements sont importants ( des injures on été employées)  . C’ est peut être un sujet pour les ringards!

  • notre: pas celui des ex OAS, pas celui des lycéenn-e-s qui ont tenté d’ empêcher les occupations des lycées Loubet, Camille Vernet, des ouvriers non grévistes, des jeunes de l’UJP( Union Jeunes pour le Progrés), des « loubards » qui ont rejoint le Service Action Civisme

 

 » Ni bottin mondain, ni roman à clefs, ni polar, ce livre propose simplement un voyage d’initiation aux aventures et perspectives de l’outre-gauche des années 68. »

De 1968 en France, on ne retient en général que des clichés chocs ou chics : les barricades au Quartier latin, les voitures qui brûlent, des slogans (« il est interdit d’interdire », « sous les pavés la plage »), la pénurie d’essence, les soixante-huitards baba cools et ceux qui, passés « du col Mao au Rotary », ont fait depuis de « belles » carrières.
On oublie que mai 68 n’a été que le point culminant d’un mouvement de révolte des ouvriers et des jeunes qui avait débuté bien avant et s’est prolongé largement au-delà, que ce mouvement a été très actif loin de la capitale et que les étudiants ou les groupuscules maoïstes et trotskistes n’en constituaient que les composantes les plus visibles.
C’est une autre vision de cette période que l’auteure donne à connaître et à comprendre, celle d’une mouvance hétérogène, « l’archipel outre-gauche », qui va des anarchistes indépendants à l’ultragauche en passant par les situationnistes.
Des témoignages de trente individus qui se trouvaient alors à Paris, Nantes, Angers, Lyon, Chambéry, Strasbourg, Toulouse, Bordeaux ou Marseille, elle tire un récit choral subjectif, fait de vécu et de théorisation, d’anecdotes et de réflexion, d’espérances et de désespérance, sans oublier une bonne pincée d’humour et même un peu de sex, drugs, free jazz and rock’n’roll.

L’auteure

Lola Miesseroff avait 20 ans en mai 68. Depuis, elle n’a jamais cessé de viser à la destruction du vieux monde.

Marseille :En 1893 attentat anarchiste contre la résidence d’un général

la dynamite à Marseille

11 rue Armény

L’hôtel du général commandant le 15e corps d’armée, 11 rue Armeny à Marseille

Une explosion de dynamite, nouveau crime des anarchistes, vient de se produire à Marseille, où elle a jeté une très vive émotion.
Le retour de ces odieux attentats qui, on s’en souvent, attristèrent Paris à plusieurs reprises, attire de nouveau toute l’attention du gouvernement aussi le Ministre de l’Intérieur vient-il de faire savoir qu’il avait donné des instructions en vue d’exercer sur toute l’étendue du territoire la plus étroite surveillance sur les anarchiste».
(De notre correspondant particulier)

Marseille, 16 novembre.

Une tentative criminelle qui, venant au lendemain de l’odieux attentat de Barcelone, produira une profonde émotion dans le public a été commise la nuit dernière dans notre ville, avec cette circonstance aggravante qu’elle avait pour objectif l’hôtel du général commandant le 15e corps d’armée.

Il était exactement minuit moins douze minutes lorsque sur divers points de la ville une formidable explosion retentit. Les promeneurs, bien que rares, étant donné le mauvais temps et l’heure avancée, s’interrogeaient, cherchant à savoir à quelle circonstance il fallait l’attribuer; mais personne ne savait répondre.

Les uns disaient que le bruit pouvait provenir de quelque navire en détresse, d’autres d’une explosion de chaudière.

On ne tardait pas cependant à apprendra la vérité un ou des criminels avaient tenté de faire sauter la résidence du général de Vaulgrenant, rue Armeny*.

Immédiatement informés de ce qui venait de se passer, M. Pellefigue, procureur de la République; M. Courdavaut, commissaire central, arrivaient sur le théâtre de l’événement, où les rejoignaient bientôt M. le capitaine Troin, les pompiers du poste de la rue Montgrand, M. le préfet et son chef de cabinet, M. Barthou.

La matière explosible avait été placée dans la guérite pratiquée dans la muraille même de la maison attenante à la salle où dans la journée se réunissent les plantons du général.

On pénètre dans cette salle de corps de garde par le couloir qui donne accès aux bureaux des officiers d’ordonnance. Etant donné le poste voisin du boulevard du Muy, depuis longtemps les divers généraux qui se sont succédé à Marseille ne plaçaient pas de factionnaire devant leur hôtel. Cette circonstance a permis aux criminels de pouvoir perpétrer leur attentat.

L’explosif était renfermé dans une botte en fer-blanc de trente centimètres de diamètre environ, dont on a retrouvé le couvercle, à peu près intact, et les débris. Le tout a été soigneusement recueilli et un expert sera, dans la journée, chargé de déterminer exactement la nature de la matière qui a été employée.

LES EFFETS DE L’EXPLOSION

La commotion produite a été formidable, mais très heureusement pas autant que l’espéraient sans doute les auteurs de l’attentat. Le mur néanmoins a sauté et, dans la salle de garde, c’était un amoncellement de plâtras. Rien n’est resté debout.

Par miracle il n’y a pas eu de victimes et un planton, qui était là couché sur un lit de camp, s’en est tiré sans une égratignure, mais on juge de l’émotion du pauvre garçon qu’on a dû transférer ailleurs plus mort que vif.

Dans la maison, toutes les vitres ont été brisées, de même que des glaces, et les mêmes dégâts ont eu lieu dans les immeubles voisins, au lycée de jeunes filles par exemple.

Les bureaux de l’octroi, situés en face de l’hôtel de la division, ont eu particulièrement à souffrir.

M. Bonifay, directeur de cette administration, qui occupe les appartements du premier étage, nous a raconté la profonde émotion des siens au moment où la détonation retenti. Réveillés en sursaut, ses enfants se mirent à pousseur des cris désespérés et on a eu toutes les peines du monde pour remettre de sa frayeur sa fille ainée, qui croyait que la catastrophe s’était produite dans la maison même.

Dans l’appartement, c’était lamentable ; des morceaux de verre jonchaient le sol, et M. Bonifay a été réveillé lui-même par les éclats qui l’ont frappé au visage. Son lit en était recouvert.

La seule personne connue qui ait assisté à l’explosion est M. Inglesi, négociant, rue de Rome,
Il passait rue Armeny au moment où elle s’est produite.

Epouvanté, il se prit à courir, traversa la place de la Préfecture en poussant des cris d’effroi, mais ne s’expliquant pas exactement ce qui venait de se passer.

Au coin de la rue de Rome il fut rencontré par M. Barthou chef de cabinet de M. Deffès. Celui-ci courait de son côté, car il avait entendu l’explosion et il appréhendait qu’elle se fût produite à la Préfecture.
C’est M. Barthou qui prévint le préfet. Tels sont les faits dans leur constatation matérielle.

L’AUTEUR DE L’ATTENTAT

Il reste maintenant à découvrir le ou les auteurs de la tentative criminelle. Cette tâche incombe à la police et nous nous garderons bien de l’entraver par la moindre indiscrétion. A ce propos, M. Courdavault et M. le Procureur de la République ont recueilli sur les lieux mêmes de précieuses indications.

C’est ainsi que des jeunes gens, MM. Vialled frères, demeurant rue Armeny 15, rentrés chez eux un quart d’heure avant l’explosion, au sortir d’une séance la société de gymnastique la Phocéenne, assurent avoir vu un individu assis sur les marches de la grande porte d’entrée de l’hôtel du général.

Ils remarquèrent ses allures indécises, mais sans se préoccuper davantage ils passèrent.
Aussi n’ont-ils pu donner aucune indication sur lui.

Arrivés dans leur chambre, après avoir mangé un morceau, ils allaient se coucher, et l’un d’eux fit cette réflexion en regardant la pendule :
– Il est bien tard.

C’est à ce moment précis que se produisit l’explosion.

Nous le disons plus haut, il était; minuit moins douze minutes.

Les magistrats ont continué leur enquête pendant toute la nuit et ils la continueront aujourd’hui.
Il est probable que, à l’heure où paraîtront ces lignes, des arrestations auront été opérées.
Ajoutons que les officiers d’ordonnance du général et de nombreux officiers de l’état-major n’ont pas tardé à venir se rendre compte de ce qui s’était passé.

Disons également, ce qui a son importance, que le général de Vaulgrenant est en ce moment à Paris où il prend part aux travaux de la Commission de classement.

Marseille,16 novembre.

Dès une heure du matin, tous les commissaires de police, ont été convoqués dans le cabinet de M. Courdavault, commissaire central, et sur l’ordre de ce dernier, ont opéré, à partir de six heures du matin, des visites domiciliaires et des perquisitions chez une soixantaine d’individus, tant Français qu’étrangers, réputés anarchistes.
Dix-sept arrestations ont été opérées, comprenant quatre Français et un Suédois.

De nombreux placards, des brochures anarchistes et incendiaires ont été saisis.

Les mesurée les plus rigoureuses sont prises.
L’hôtel de la division est gardé par la police et la gendarmerie.

L ‘avis du maire, M. Flaussières, est que l’auteur de l’attentat ne serait pas un Français mais plutôt un Italien. Il est persuadé que pareille tentative ne se renouvellera pas tant les précautions ont été prises minutieusement.

Selon M. Gassau, expert, appelé sur les lieux, la matière explosible contenue dans la boite en fer-blanc paraît être de la nitro-naphtaline.

Le Petit Parisien 17 novembre 1893

LA DYNAMITE A MARSEILLE

Marseille, 18 novembre

A la suite de nouvelles perquisitions opérées, cinq individus réputés pour être des anarchistes dangereux, ont été arrêtés ainsi que la femme Marie Andrieux, exerçant le métier de somnambule sous le nom de Mme de Saint-Rémy.

On a trouvé chez cette dernière des liasses de lettres anarchistes préconisant la propagande par le fait.

En même temps que cette femme, on a arrêté un nommé Lemelle-Vérité, qui vivait avec elle.

Les témoins interrogés aujourd’hui ne parlent qu’avec force réticences et à la condition que leur nom ne soit pas révélé, dans la crainte de représailles.

Chez un nommé Zuvio, on a trouvé toute une bibliothèque anarchiste et des lettres très compromettantes pour cet individu ; chez an autre, de nombreux modèles de bombes explosives.

Tous les anarchistes étrangers arrêtés, contre lesquels aucun délit n’est relevé, seront expulsés par la sûreté générale.

Le Petit Marseillais raconte une très jolie anecdote.

Le commissaire central, M. Bonnand, opérait dans le quartier de Saint-Louis, où il était allé s’assurer d’un individu qui fait de la photographie, mais qui doit avoir peine à en vivre; en l’interrogeant sur son état-civil et ses origines, il apprit que son prisonnier était le frère de lait de Ravachol, dont il vénère la mémoire et les hauts faits.

Cet individu est vaguement marié et sa compagne, qui est, paraît-il, au courant des us et coutumes des maisons d’arrêt, fît observer, d’un ton gouailleur, à son mari, au moment où les agents l’amenaient

– Au moins, dimanche, tu mangeras la soupe grasse !

Il parait que les prisonniers mangent la soupe grasse le dimanche, ce qui n’arrive pas tous les jours au photographe en question.
Autre anecdote intéressante :
M. Bonnaud avait appris par ses agents que, le soir de l’explosion, dans un bar de la rue de Lodi, quatre consommateurs attablés là, vers dix heures du soir, devisaient politique.

Le groupe se composait de deux cordonniers et d’un ébéniste, Italiens tous les trois.
Le quatrième était un Français.

A certain moment, l’un des cordonniers se livra à une virulente tirade contre les mesures prises, ces temps derniers, contre les grévistes ; sa fureur venait surtout de ce qu’on avait fait descendre dans la rue, pour les réduire, les soldats de la ligne et les cavaliers. Il ne pouvait, vraiment, accepter semblable menace de la force armée.

Puis, en manière de conclusion, le cordonnier ajouta « Heureusement que les anarchistes sont là qui veillent pour venger leurs frères de misère et je me ferais couper le cou si, avant que ne se soient écoulées vingt-quatre heures, quelque malheur n’arrivait pas à Marseille. »

A onze heures environ, les quatre hommes se séparèrent et trois quarts d’heure après l’explosion de la rue Armény se produisait.
D’après une opinion assez généralement répandue, l’attentat aurait eu lieu plus tôt, si la force armée n’avait pas été mise sur pied lors de la grève des tramways.

Marseille, 11 h. soir.

Les arrestations continuent les perquisitions ont fait découvrir un stock de brochures anarchistes dont les plus incendiaires sont l’œuvre d’Italiens.

Un Suédois, qui entretenait des relations avec des nihilistes russes est activement recherché.

Le voilier espagnol Ternerano, arrivé aujourd’hui, avait deux passagers qui se sont esquivés rapidement au moment du débarquement.

La police les recherche, car on a tout lieu de croire qu’ils sont compromis dans l’attentat de Barcelone.( une bombe lancée par un anarchiste lors du passage du maréchal Martinez Campos)

La surveillance redouble dans tous les ports et aux frontières.

Le préfet est toujours à Paris.

Le Gaulois 19 novembre 1893

*Au n° 11 se trouve un hôtel édifié sur des terrains vendus par les frères Armény en 1757. Ce bâtiment a été acheté par le négociant Dominique Audibert puis vendu à l’administration qui y installe le mess des officiers transféré ensuite au fort Saint-Nicolas.

Monterblanc (Morbihan), France : Le maire dans le viseur

sans attendredemain

Gérard Guilleron, le maire de Monterblanc, petite commune située à une dizaine de kilomètres au nord de Vannes dans le Morbihan, connaît quelques déboires depuis plusieurs semaines. Il reçoit des visites hostiles à son domicile.

Dans la matinée de mercredi 21 février, il découvre que le portail et le visiophone de sa maison ont été recouverts de peinture rouge.

Peu de temps avant, il avait découvert sept clous dans les pneus de sa voiture.

Il a annoncé avoir déposé plainte à la gendarmerie: une enquête a été ouverte.

Berlin [allemagne]Une attaque incendiaire contre un transporteur de DITIB en solidarité avec Afrin

forAfrin

Reçu et traduit de Insurrection News le 25.02.18:

Avec cette déclaration, nous revendiquons  la responsabilité de l’attaque d’incendiaire contre un véhicule de la DITIB (Union Turco-Islamique pour les Affaires religieuses) à Schöneberg, Berlin dans la nuit du vendredi 19 Février2018.

Le DITIB n’est pas seulement une simple organisation de mosquée. Le DITIB agit ouvertement comme le porte-parole du régime fasciste de l’AKP en Allemagne. Tout est une question d’ordres et d’instructions. Le contenu de leurs sermons est écrit à Ankara et leurs prédicateurs sont tous formés en Turquie.

En ce moment, le régime fasciste de la Turquie et le parlement de la République fédérale d’Allemagne travaillent ensemble en tant que partenaires de l’OTAN, ils se battent contre la révolution sociale dans les régions kurdes et d’autres territoires de la Syrie. Par conséquent, cette révolution doit apporter la guerre aux villes allemandes. Ici, le DITIB se répète également parmi les jeunes pour les empêcher de mener une vie libre. Devenir des serviteurs d’Erdogan ou des esclaves du capitalisme plutôt que de se révolter.

Nous continuerons nos actions contre la lutte de libération au Kurdistan et au Moyen-Orient.

Mort au fascisme!
Victoire à la révolution sociale au Kurdistan!

La défense d’Afrin commence dans les rues d’Europe!

  revendiqué par Commando Kendal Breiz

Valence ( 26000)Des rassemblements et une manifestation en solidarité avec les zadistes de Bure

L’image contient peut-être : 5 personnes, plein airune cinquantaine de personnes ont manifesté  samedi 24 février avec un cour arrêt devant la préfecture.. avec une lecture de texte de  VMC.camp sur ce qui se passe répression et initiative..

au cours de cette manifestation un texte a circulé

Aux côtés des occupant-e-s de Bure contre Cigéo
Le petit Bonaparte  invente une « ZAD » pour tenter de justifier une intervention militaire Cette gesticulation ne masque pas l’échec avéré du projet « Cigéo » (enfouissement des déchets radioactifs) Le pouvoir macronien confirme que, contrairement à ce qu’il prétend, c’est bien de la « politique à l’ancienne » qu’il met en œuvre de façon générale et, en l’occurrence, concernant le nucléaire.En effet la lutte contre l’enfouissement des déchets date des années 1980 -90.En 1991 laloi bataille ,iciet là la défense du territoire a recommencé et elle n’a pas cessé de se renouveler, rythmée par l’actualité du projet. Le Décret du 3 août 1999 autorisant l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs à installer et exploiter sur le territoire de la commune de Bure (Meuse) un laboratoire souterrain destiné à étudier les formations géologiques profondes où pourraient être stockés des déchets radioactifs Depuis 2015, le campement VMC de Bure et de nombreux recours juridiques ont permis de bloquer les travaux préparatoires, en libérant et en occupant le Bois Lejuc, une zone stratégique préssentie pour y creuser les galeries de Cigéo, et les puits d’accès et de relargage d’hydrogène radioactif.Ainsi, au lieu de prendre acte de l’échec d’ores et déjà inévitable du projet « Cigéo » (enfouissement des déchets radioactifs) le gouvernement actuel se comporte comme ses prédécesseurs : il se met au service de l’industrie nucléaire en lançant une ridicule opération militaire (500 gendarmes) d’évacuation d’une ZAD… qui n’existait pas.En effet, en lieu et place d’une prétendue ZAD, on trouve autour de Bure des jeunes et des moins jeunes qui se mobilisent légitimement pour tenter de sauver l’avenir de cette région,saturé par le projet Cigéo et plus…..Non seulement ce dernier oblitère l’avenir pour ceux qui voudrait inventer une autogestion ou venir habiter près d’un site d’enfouissement des déchets radioactifs ?Mais son échec technologique et son infaisabilité sont d’ores et déjà avérés, malgré l’entêtement mensonger de l’Andra (Agence nationale des déchets radioactifs).Après d’être déshonoré avec sa circulaire sur le recensement des migrants, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb récidive avec cette ridicule opération militaire à Bure. Il ne faut toutefois pas oublier qu’il n’est que l’exécutant des décisions du président de la République Emmanuel Macron, qui n’a jamais caché son engagement aux côtés de l’industrie nucléaire. L’infamie gagne du terrain.Pourtant, de la faillite avérée d’Areva à celle à venir d’EDF, du désastre des chantiers EPR (Finlande et Flamanville) au scandale des milliers de pièces défectueuses produites dans les usines du Creusot,la mythique indépendance énergétique n’en finit plus de se révéler au monde et de plomber la France.Il est grand temps qu’une opération soit organisée pour évacuer l’état nucléaire afin de décontaminer l’hexagone et ses institutions et laisser place à un avenir débarrassé de ces centrales nucléaires .C’est-à-dire vers un monde où la liberté ne serait pas qu’un aménagement agréable de la survie – les deux pieds irradiés dans la merde.Une perspective qui est aussi de ne pas s’en prendre uniquement au nucléaire, mais de le relier à ce qui lui permet d’exister, la domination capitaliste comme la domestication étatique. La pratique du sabotage par des groupes d’affinité, infligeant de gros dégâts matériels aux entreprises qui s’enrichissent dans la transition énergétique, et enfin l’autodéfense contre les violences et les intimidations mafieuses de la police et de l’industrie nucléaire…

un irradié non consentant

valence le 23//02/2018


ledauphiné libéré du 25 avril 2018

valence/manifestation contre l’évacuation de la ZAD de bure et enfouissements des déchets nucléaires les antinucléaires »parti pour Burer »…..

Tournée contre les Centers Parcs : rencontre-débat sur la touristification du monde le samedi 3 mars

Dans le cadre d’une campagne de sensibilisation et d’info sur la Grande tournée du mois d’avril de la coordination Center Parcs Ni Ici Ni Ailleurs (CP-NINA), le groupe CP-NINA de Lyon organise une rencontre consacrée à la critique du tourisme à Lyon à l’Atelier des canulars. Je vous invite fortement à y participer.

Vous trouverez en PJ et ci-dessous le programme et quelques explications.

 

Merci de faire suivre,

 

Henri Mora

 

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En attendant le passage à Lyon, le 25 avril de la tournée contre les Center Parcs de Roybon, Le Rousset et Poligny

Rencontre -débat samedi 3 mars 2018 à 15 h : Tourisme : fausse liberté ? vraie aliénation ? Contre l’envahissement touristique des territoires et des esprits

 

 

 

Le projet de Center Parcs de Roybon est un concentré des méfaits de l’industrie du tourisme en France et ailleurs.

 

Depuis 2007, la multinationale « Pierre & Vacances » voudrait y construire un village de vacances privé et clos de 1024 bungalows à louer, avec bulle aquatique chauffée toute l’année à 29°, végétation tropicale, bains à remous, boutiques, restaurants…

 

Le client paiera pour un séjour en Isère, basé sur des stéréotypes de l’exotisme : chaleur, farniente sous les cocotiers, rupture avec le quotidien…

 

Pour vendre ce rêve il faut de l’eau, des terrains, des infrastructures et le tout le moins cher possible. Il faut donc détruire la zone humide et la forêt des Chambaran, faire supporter l’essentiel des coûts par l’État, les collectivités, le citoyen (routes, évacuation des eaux, terrains…) et récupérer les bénéfices en vendant et en louant les chalets.

 

Cette destruction irréversible des milieux, de la qualité et des modes de vie locaux est justifiée par les élus et les industriels au nom de l’emploi (toujours précaire) et des retombées de l’aménagement touristique des territoires, quelqu’en soit le prix.

 

Les Center Parcs sont aussi une des pièces d’un tourisme mondialisé : l’accueil de touristes chinois y est déjà envisagé.

 

Le plan Tourisme 2020 prévoit lui, 100 millions de touristes en France et 1 milliard d’investissement pour les infrastructures (stations de ski, Club Med, Futuroscope…).

 

Ailleurs, à côté des séjours low cost et du tourisme de masse, une incroyable inventivité commerciale offre l’illusion de la rupture avec le quotidien : tourisme sexuel, croisières death metal, balades à Barcelone avec des guides SDF ou à Tchernobyl en zone contaminée Avec lindustrie du tourisme on est passé de « l’usage du monde » cher au voyageur à l’usure planifiée du monde.

Tout devrait céder à la moulinette de la marchandisation et de l’artificialisation : milieux naturels, territoires, modes de vie, métiers, sociétés, corps et esprits

 

  • Quels sont les ressorts de cette « déraison touristique » planétaire ?
  • Comment lutter contre la marchandisation touristique ?
  • Est-il possible découvrir le monde sans le détruire ? Et comment ?
  • Le voyage peut-il être une alternative au tourisme ?

Nous vous invitons à venir en discuter à Atelier des Canulars, 91 rue Montesquieu, 69007

 

La NINA c’est quoi ?

La coordination Center Parcs, Ni Ici, Ni Ailleurs (CP NINA), regroupe des collectifs, des associations et des individus qui contestent les projets d’implantation des Center Parcs de la société Pierre & Vacances sur les sites de Roybon (Isère), Le Rousset (Saône et Loire) et Poligny (Jura).

Elle dénonce la destruction des milieux naturels et la privatisation des biens communs (forêts, zones humides), la réduction des zones rurales à des bulles tropicales pour touristes, le gaspillage d’argent public (communes, CD, Régions) en faveur d’un opérateur privé, la multiplication des GTII…

La NINA combat autant l’artificialisation de la nature que la marchandisation du monde et des individus.

La tournée, c’est quoi ?

Entre le 8 et le 29 avril 2018, la NINA a décidé de faire son sac et de sillonner les routes. Cette caravane reliera les 3 sites en lutte. Elle traversera villes et villages afin d’informer, de créer des liens et des échanges entre luttes et de partager des moments ensemble autour de son info shop et de sa cuisine mobile.

Elle passera à Lyon le mercredi 25 avril. D’ici là, des rencontres, des débats et des projections sont prévus à Lyon.

  Contact : nina-lyon@riseup.net/ Blog : http://nina-lyon.tk/

pour en savoir plus ic un texte et    une affiche