Monthly Archives: janvier 2018

[Toulouse] Journée de rencontres « Des femmes face à la prison » : regards croisés, vécus et luttes.

[[reçu par mail

 

[TOULOUSE] JOURNÉE DE RENCONTRES « DES FEMMES FACE À LA PRISON » : REGARDS
CROISÉS, VÉCUS ET LUTTES.

 PROJECTION – ÉCHANGES  – TABLES DE PRESSE – REPAS – BAR ET CONCERT !

_EL CAMBUCHE_,_ LES TROIS PASSANTS_,_ BRUITS DE TÔLES_ et DES
TOULOUSAINES ANTI-CARCÉRALES vous invitent à la 4ème journée de
rencontres, d’échanges et de débats « DES FEMMES FACE À LA PRISON » :
REGARDS CROISÉS, VÉCUS ET LUTTES.

RENCONTRE – DÉBAT autour du documentaire anti-carcéral réalisé au
Mexique « ILS NOUS ONT VOLÉ NOS NUITS » tissé collectivement avec 11
femmes mexicaines. Débat en présence de femmes ayant vécu la prison en
France.

_LA RENCONTRE EST OUVERTE À TOUS ET TOUTES, L’IDÉE ÉTANT DE PARTAGER ET
DE CONNAÎTRE DES RÉALITÉS DIVERSES, DES VÉCUS, DES EXPÉRIENCES ET LUTTES
CONTRE LA PRISON, L’ENFERMEMENT, L’ISOLEMENT, LE SYSTÈME CARCÉRAL…_

LE DIMANCHE 11 FÉVRIER 2018 – À PARTIR DE 12H30

LE HANGAR
8 BIS RUE DE BAGNOLET
31100 – TOULOUSE
MÉTRO : ARÈNES

Cliquez ici pour télécharger le flyer (programme):
https://liberonsles.files.wordpress.com/2018/01/flyerfemmestoulouse3.pdf

Au fil du temps nous avons observé la lutte incessante, la résistance et
le travail que mènent les femmes dans et hors les prisons, comme
tisserandes de la mémoire contre l’oubli, mais aussi comme porteuses d’une
lutte infatigable contre le système judiciaire et pénitentiaire.
Cependant, et y compris dans nos propres espaces leur existence et leur
combat sont méconnus. C’est pourquoi, dans ce documentaire, sans
fabriquer une vision innocentante et victimisante, nous avons ouvert un
espace de paroles à ces femmes confrontées à l’enfermement, à
l’humiliation, à la maltraitance du corps, à la torture sexuelle, au
harcèlement, à la stigmatisation et à l’hypothétique « justice ». Elles nous
rappellent la valeur de la lutte, tant à l’intérieur qu’à
l’extérieur des geôles. Nous en parlerons ensemble.

POUR FAIRE MIROIR, ÉCHANGER ET PARTAGER DES RÉFLEXIONS, DES FEMMES AYANT
VÉCU LA PRISON EN FRANCE PARTICIPERONT À CETTE JOURNÉE. C’EST À TRAVERS
LEURS VOIX ET LEURS RÉFLEXIONS QUE NOUS VOULONS ABORDER CES SUJETS ET
TROUVER LES CHEMINS, LES ESPACES, LES MOMENTS ET LES ACTIONS POUR LA
LIBERTÉ.

AU PROGRAMME :

À PARTIR DE 12H30 – ACCUEIL et BRUNCH à prix libre

À 14H00 – PRÉSENTATION de la journée et présentation des intervenantes /
RENCONTRE – DÉBAT autour du documentaire anti-carcéral réalisé au Mexique
« ILS NOUS ONT VOLÉ NOS NUITS » tissé collectivement avec 11 femmes
mexicaines. Débat en présence de femmes ayant vécu la prison en France.

À 14H30 – PROJECTION DU DOCUMENTAIRE : « ILS NOUS ONT VOLÉ NOS NUITS »,
documentaire collectif filmé récemment au Mexique comme un outil de lutte
anti-carcérale et contre l’oubli. (1H10)*

À 16H00 – DÉBATS ET ÉCHANGES : COMMENT LA PRISON S’EMPARE DE LA VIE DES
FEMMES ; discrimination systématique, rôles assignés, appropriation du
corps / LUTTES INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES ; l’importance de tisser des
réseaux anti-carcéraux pour faire face à l’enfermement, la taule,
l’isolement, la société carcérale…

À 18H30 –  APÉRO – REPAS  ET CONCERT  avec:
– _FANDANGO MANO Y VUELTA_ « Son Jarocho » venu du Golf du Mexique et
nourri d’influences européennes, africaines et indigènes.

BRÈVE PRÉSENTATION DES INTERVENANTES :

– ANNELYSE BENOIT : _« incarcérée fin des années 80 durant quatre ans dans
le cadre des diverses procédures contre Action directe. À ma sortie, avec
d’autres ex-prisonnier-e-s et prisonnier-e-s, création de la Commission
pour l’organisation des prisonniers en lutte (Copel), collectif
anti‑carcéral qui éditait le journal « Rebelles ». Par la suite, mon
engagement politique et ma solidarité envers les militants
emprisonnés m’ont amenée à visiter plusieurs d’entre elles/eux
incarcérés pour de longues peines. La solidarité à perpétuité. C’est
encore le cas aujourd’hui. »_

– CHRISTINE RIBAILLY : 47 ans, enfin sortie le 22 décembre 2016 après
quatre années de dédale pénitentiaire (17 transferts dans le nord de la
métropole). Christine était incarcérée depuis novembre 2012 pour diverses
condamnations d’outrages et rébellions envers des flics et des matons.
Rentrée pour quelques mois, elle est finalement restée plus de quatre ans
en détention dont plus de la moitié en quartier disciplinaire et beaucoup
en isolement. En prison, cette bergère se rebelle contre l’autorité
pénitentiaire, et en paye le prix : 17 condamnations
judiciaires et près de 120 procédures disciplinaires. Tout son dossier
crie sa haine de l’institution pénitentiaire.

– SYLVIA :_ « 41 ans, fille de braqueur issu du gang de la banlieue sud de
Paris, femme de prisonnier et ex‑prisonnière …. une irrécupérable aux
yeux de la société …. une enfermée dehors par procuration ou une
délinquante au casier judiciaire avec mention puisque j’ai, parmi d’autres
chefs d’inculpation, l’association de malfaiteurs … La prison ? 34 ans
de ma vie, quand je suis rentrée en détention  je la
connaissais déjà, pourtant je n’avais visité que mon papa et en
m’enfermant on ne m’a appris qu’une chose : ne plus en avoir peur mais la
combattre en dénonçant sans tabou ce système carcéral qui détruit
beaucoup….»_

*« ILS NOUS ONT VOLÉ NOS NUITS » [ Nos robaron las noches ]

Ce documentaire collectif, réalisé au Mexique en octobre 2016, est un
outil de lutte anti-carcérale. C’est un documentaire fait maison, avec nos
propres moyens, par des personnes solidaires et non spécialistes. Sa
réalisation a été rendue possible grâce à la complicité de mères, de
compagnes, de femmes solidaires, de filles de prisonnier.e.s et
d’ex-prisonnières, et la participation de La Voix des Zapotèques Xiches en
Prison de Oaxaca, du Groupe de Travail Nous ne sommes pas tous et toutes
là du Chiapas, de La Croix Noire Anarchiste de Mexico et du groupe Les
Trois Passants de Toulouse.

Dans ce documentaire, 11 femmes témoignent de la manière dont la prison
s’empare de leurs vies. Elles expriment leurs vécus, leurs luttes et
comment elles en sont arrivées à une position anti-carcérale.

______________

NOUS PROFITONS DE CETTE INVITATION POUR RELAYER LES ÉVÈNEMENTS SUIVANTS:

Pièce de théâtre « PISSER DANS L’HERBE ». Mise en scène : Marie-Paule
GUILLET, Interprétation : Philippe GIAI-MINIET, Texte de Christine
RIBAILLY et Philippe GIAI-MINIET

LA PIÈCE DRESSE UN TABLEAU QUI INTERROGE LA JUSTICE, L’ADMINISTRATION
PÉNITENTIAIRE ET LES MODES RÉPRESSIFS PRÉCONISÉS DEPUIS TOUJOURS.

SUIVIE D’UN DÉBAT AVEC CHRISTINE RIBAILLY

– À TOULOUSE LE 9 FÉVRIER À 19H30 : Organisé par La Troupe de théâtre «
Les Morphaloups » à la Maison de quartier de Bagatelle, 11 impasse du
bachaga Boualam, Toulouse – Métro ligne A / Bus 13 : arrêt Bagatelle (Prix
Libre)

– À GAILLAC LE 16 FÉVRIER À 20H : Organisé par Le Comptoir du
Chinabulle, 47 rue du Château du Roi , 81600 – Gaillac (Prix Libre)

__________________

Les trois passants
https://liberonsles.wordpress.com/
À bas les murs des prisons !
La lutte durera jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres !

France : Chronique des révoltes en prison contre la grève des matons

 

sans attendredemain

Quand les matons font grève et bloquent les prisons, les prisonniers trinquent et dans certains cas se révoltent : diminution voire suppression du temps de promenade, fin des activités sportives et/ou culturelles, refus de parloirs aux proches, aggravation des conditions de survie au sein de la taule (accès aux soins et à l’hygiène, approvisionnement en eau, etc…).

Le mouvement des geôliers (contre tous les risques que comportent leur sale métier) dure maintenant depuis plus d’une semaine, et il n’est pas rare qu’à l’intérieur jaillissent des révoltes. C’est qui s’est passé dans certaines taules, où des prisonniers se sont révoltés contre un quotidien rendu encore plus insupportable.

Jeudi 18 janvier à Fleury-Mérogis, plus d’une centaine de prisonniers ont refusé de réintégrer leurs cellules à l’issue de la promenade écourtée, qui se sont mis à taper sur les portes et à insulter le personnel. Cette insoumission des prisonniers s’est d’abord traduite au sein du bâtiment B1 en restant immobiles à l’issue de la promenade, ce qui a nécessité l’envoi des ERIS vers 10h30 pour rétablir l’ordre. Puis c’est au sein du bâtiment B2 que plus d’une centaine de prisonniers ont refusé de remonter dans leurs cellules après la promenade du midi. Là encore, l’AP a immédiatement eu recours aux ERIS pour mettre fin à la protestation, qui a duré plus d’une heure.

Samedi 20 janvier à Maubeuge (Nord), la colère des prisonniers était encore plus palpable, à en croire un article de la Voix du Nord : c’est en fin de matinée que la mutinerie a commencé, lorsqu’un groupe d’une vingtaine de détenus s’est rassemblé dans les coursives du bâtiment A2 et s’est mis à détruire des vitres et du mobilier, à entasser des poubelles et à déverser de l’eau savonneuse pour perturber toute intervention des ERIS ou autres. Par ailleurs, 70 autres mutins ont saboté les serrures de cellules dans trois autres ailes de la prison, d’après un maton de Force Ouvrière. Cinq mutins présumés ont été placés en quartier disciplinaire.

Dehors, la colère gronde aussi du côté des proches et des membres de familles de détenus en raison de cette situation invivable qui dure depuis le début de semaine. «  On est venu mercredi et vendredi pour voir notre cousin, explique l’une d’entre elles. Ça nous a été refusé. On l’a eu au téléphone, à l’intérieur, ils n’en peuvent plus d’être coincés dans leur cellule. Ils sont énervés […] »

Le lendemain après-midi, la protestation des prisonniers s’est poursuivie à la prison de Maubeuge, où une quarantaine d’entre eux a refusé de regagner leurs cellules.

A Longuenesse (Pas-de-Calais), près de Saint-Omer, un détenu a agressé deux matons en début de soirée dimanche (21 janvier 2018), à l’aide d’un pied de table (une barre de fer de 80cm de long, de 5 cm sur 5 cm). Les deux souffrent de contusions au bras et ont passé quelques heures à l’hopitalLe maton syndiqué FO, Julien Martin, n’a pas hésité à qualifier cette attaque de « guet-apens » et de « tentative d’assassinat ».

Mardi 23 janvier, 28 détenus de la prison de Nantes ont refusé de remonter en cellule après la promenade vers 17h, par crainte de se voir complètement supprimer les parloirs. A Uzerche (Corrèze), il y a eu un début de rébellion dans la matinée après que l’ensemble des prisonniers s’est vu refuser l’accès à la cantine. Dans l’après-midi, un détenu mineur de la maison d’arrêt de Pau, énervé par le mouvement d’humeur des matons, frappait la porte de sa cellule à coups de pied lorsqu’une surveillante est venue lui ouvrir. Elle s’est mangée la porte en pleine face. Sonnée, elle a été immédiatement emmenée à l’hosto par les flics venus suppléer les matons en grève. Ces derniers sont suppléés la nuit par trois membres du groupe ERIS, les Equipes régionales d’intervention et de sécurité venus de Bordeaux, un policier de la Bac et deux officiers de l’ENAP, l’école nationale d’administration pénitentiaire, basée à Agen.

Dans la matinée de mercredi 24 janvier à Epinal (Vosges), des détenus ont répondu par le feu au blocage des matons : certains d’entre eux ont multiplié les foyers d’incendie dans l’une des coursives de la taule. D’ailleurs, ce début de révolte a fait reprendre du service aux matons « en grève », qui ont épaulé pompiers, flics et ERIS pour rétablir l’ordre.

contre le nucléaire et son monde

[reçu par mail]

éléments pour la suite du débat

Bonjour,

 

Ben oui, trop tard… les femmes sont des hommes comme les autres, avec moins de poils sur les fesses, on ne peut nier l’évidence (les Chinois aussi d’ailleurs).

https://reporterre.net/Paul-Watson-C-est-la-nature-qui-reglera-le-probleme

http://partage-le.com/2017/10/7943/

https://collectiflieuxcommuns.fr/IMG/article_PDF/article_a240.pdf

Comme dirait Guy Fargette : le pessimisme ressemble à l’optimisme en ceci qu’il est une illusion (on ne peut pas en dire autant la destruction de la planète malheureusement).

Choc des civilisations !

 

https://www.cairn.info/revue-herodote-2004-4-page-31.html

 

Dernières prospectives du Kepel, toujours aussi péremptoire – c’est le péché mignon des « experts » et autres « spécialistes » –  mais emballé par Supermacron, l’eusse-tu cru ?

 

https://www.herodote.net/Gilles_Kepel_eviter_une_guerre_entre_l_Arabie_et_l_Iran_-article-1693.php

Question piège aux castoriadisologues : Pourquoi le désir, la volonté d’autonomie individuelle et collective (au sens de remise en cause des croyances de la tribu, des traditions héritées, des dieux, des ancêtres, etc.) naissent-ils en Grèce entre le VIIIème et le Vème siècle avant le crapaud de Nazareth, puis renaissent en Europe occidentale vers la Renaissance et les Lumières, mais pas dans les autres parties du monde ? Il me semble que C.C. n’a jamais vraiment essayé de répondre à cette question qui peut elle aussi nous entraîner rapidement vers des explications ou des analyses « essentialisantes », mais peut-être qu’il a essayé d’y répondre et que cela m’a échappé ? (C’est malheureusement cette « spécificité » européenne, cette ouverture au monde, cette curiosité pour les autres, ce désir de savoir, de comprendre, d’aller voir au-delà des limites, qui nous a amenée aussi là où nous en sommes, non ?). Un grand merci d’avance pour les éclairages éventuels.

Cordialement. Henri

https://www.youtube.com/watch?v=KPkeLyqVGU4

Lyon le 3/02 Rencontre -débat contre l’A45, la carrière de Saint-Julien-Molin-Molette et les grands projets inutiles en général

[reçu par mail]

Rencontre -débat atelier des canulards le 3/02   à 15h contre l’A45, la carrière de Saint-Julien-Molin-Molette et les grands projets inutiles en général (voir affiche en PJ)

Notre Dame des Landes, centre d’enfouissement nucléaire de Bure, ferme-usine des Mille Vaches, ligne à grande vitesse Lyon-Turin, Center Parcs (Roybon, le Rousset, Poligny)… vous connaissez ?

Ces Grands Projets (souvent) Inutiles et (toujours) Imposés (GPII) publics ou privés sont imposés aux populations par les politiciens, les aménageurs, les industriels et les prédateurs du béton comme des évidences du progrès, malgré leur inutilité.

Le projet d’A 45 entre Lyon et St Étienne en est un de plus. L’État, Wauquier, le maire de St Étienne, Vinci et autres multinationales s’acharnent à vouloir éventrer le plateau mornantais, au nom du toujours plus : toujours plus d’autoroutes, de bagnoles, de camions, de flux, de croissance et surtout de profits.

Ce projet ne se contente pas de pourrir les zones qu’il traverse (destruction ses milieux naturels, des terres agricoles, du cadre et modes de vie, pollutions sonores, des eaux, de l’air ), il massacre d’autres zones plus éloignées. C’est le cas de Saint-Julien-Molin-Molette (Pilat). Sa carrière de pierres devrait être agrandie afin de fournir des cailloux pour la construction de l’autoroute.

Face à ces armes de destruction massive, sociale, économique et écologique, le collectif Center Parcs Ni Ici, Ni Ailleurs de Lyon vous invite à rencontrer les opposants à l’A45 et à la carrière de Saint-Julien et des naturalistes, afin de vous informer, de débattre, d’être activement solidaires des luttes ici et ailleurs et de continuer à lutter contre tous des GPII et leur monde.

La NINA c’est quoi ?

La coordination Center Parcs, Ni Ici, Ni Ailleurs (CP NINA), regroupe des collectifs, des associations et des individus qui contestent les projets d’implantation des Center Parcs de la société Pierre &Vacances sur les sites de Roybon (Isère), Le Rousset (Saône et Loire) et Poligny (Jura).

Elle dénonce la destruction des milieux naturels et la privatisation des biens communs (forêts, zones humides), la réduction des zones rurales à des bulles tropicales pour touristes, le gaspillage d’argent public (communes, CD, Régions) en faveur d’un opérateur privé, la multiplication des GTII…

La NINA combat autant l’artificialisation de la nature que la marchandisation du monde et des individus.

La caravane, c’est quoi ?

Entre le 8 et le 29 avril 2018, la NINA a décidé de faire son sac et de sillonner les routes. Cette caravane reliera les 3 sites en lutte. Elle traversera villes et villages afin d’informer, de créer des liens et des échanges entre luttes et de partager des moments ensemble autour de son info shop et de sa cuisine mobile.

Elle passera à Lyon le mercredi 25 avril. D’ici là, des rencontres, des débats et des projections sont prévus à Lyon.

Contact : nina-lyon@riseup.net

Blog : http://nina-lyon.tk/

Zone contenant les pièces jointes
 
jpespasa

Témoignages de « famille » de prisonniers face aux mouvements d’humeur syndicale des matonss

vhttps://www.francebleu.Besançon

Dix jours après le début du mouvement social, les gardiens pénitentiaires continuent de bloquer les entrées des établissements. En Franche-Comté, plusieurs maisons d’arrêt sont concernées. Les familles de détenus se sentent prises en otage. Témoignage.

 

La situation s’est encore dégradée en ce début de semaine. Les CRS ont suspendu, quelques heures, le blocus des gardiens pénitentiaires, ce mardi, à Besançon. Ils sont venus ravitailler l’établissement en nourriture et en médicament. Un déblocage très temporaire. Depuis plus d’une semaine, il n’y a plus aucun surveillant à l’intérieur. Des policiers et gendarmes ont été mobilisés pour assurer la surveillance des détenus et la distribution des repas. De leur côté, les familles et proches de détenus se sentent pris en otage. Ils n’ont aucune nouvelle de leur conjoint, père, fils, ami.

« Ils ne peuvent même plus aller se doucher »

Il n’est pas rare, ces derniers jours, de voir attendre des personnes devant l’entrée de la maison d’arrêt. Et pour cause, beaucoup de familles n’ont pas été prévenues de la poursuite du blocage et patientent dans l’espoir, vain, de pouvoir accéder au parloir quelques minutes. Un rendez-vous qu’elles avaient pris depuis plusieurs jours.

« Il n’y a plus aucun surveillant à l’intérieur. Pendant un temps, ils n’ont même pas eu de repas, confie Angélique*, angoissée d’avoir aucune nouvelle de son conjoint. En début de semaine, les robinets d’eau ont carrément été coupés, de peur que les détenus inondent leur cellule. Ils vivent eux aussi, un calvaire. Ils sont enfermés H24, toute la journée. Ils ne peuvent pas aller en promenade, ceux qui travaillent ne peuvent plus y aller. Même pour prendre une douche, c’est impossible, car elles sont situées à l’extérieur de la cellule et que personne ne peut les emmener. Et _nous, familles de détenus, nous n’avons aucune nouvelle depuis plusieurs jours_,  une lettre. »


d’autes nouvelles de la guerre sociale ici

Valence [Drôme] cente pénitentiaire 100 prisonniers contre le mouvement d’humeur des matons

dauphiné libéré  du 24 janvier

hier matin , quelques heures  avant la mise en place  d’un nouveau blocage du centre pénitentiaire , deux surveillants  étaient évacués vers le centre hospitalier Légèrement intoxiqués par les fumés  d’un feu allumé par un détenu  dans sa cellule du quartier  » arrivant »

une centaine de détenus ont refusé  e regagner leur cellule

vers midi, profitant  de cette situation  de sous- effectif, une centaine  de détenus de la maison d’arrêt , ont refusé de regaagner leur cellule après la promenade . Alertés, les équipes  régionales d’intervention  et de sécurité ( Eris) de Lyon  ont « ramené » le calme vers 17h30.


 lire aussi sur le blog attaque-noblogs.org des mouvements de révolte dans les prisons ailleurs qu’au centre pénitentiaire de  valence

 

 

Lyon Des employé-es des hospices civil de Lyon à la Croix Rousse poursuit sa mobilisation contre le transfert de son service de greffe du foie

[reçu par Mail]

 

Peste zadiste à l’hosto

Bonjour,

je ne résiste pas ua plaisir de vous transmettre cette information parue dans la presse locale.

lisez attentivement ce qui est en gras.
On peut aussi signer la pétition et faire un tour à la manif aux flambeaux du 25 janvier à 16 h
Amicalement j-P

https://www.lyonmag.com/article/93090/l-hopital-de-la-croix-rousse-a-lyon-poursuit-sa-mobilisation-contre-le-transfert-de-son-service-de-greffe-du-foie
 »

La gouvernance des Hospices civils de Lyon (HCL) s’était attirée les foudres du personnel de l’hôpital de la Croix-Rousse avec cette décision.

Le personnel de l’hôpital de la Croix-Rousse (ou GHN, pour Groupement hospitalier nord) ne décolère pas. Après une grève à la mi-décembre et une période de calme relatif autour des fêtes de fin d’année, les employés du GNH reprennent leur mobilisation. En ligne de mire : la décision de la gouvernance des HCL de transférer le service de transplantations hépatiques du GHN vers l’hôpital Édouard-Herriot. « Nous, acteurs de l’hôpital de la Croix Rousse, continuons à nous battre pour que la filière (…) ne soit pas détruite et morcelée« , explique le personnel dans un communiqué.

 

Deux nouvelles actions sont prévues pour manifester ce mécontentement grandissant, alors que l’établissement hospitalier a été déclaré Zone à défendre (ZAD) par une partie de son personnel. Une série de nuits blanches est ainsi prévue, dont la première aura lieu le mardi 15 janvier. Le 25 janvier, ensuite, une descente au flambeau sera organisée, de la colline vers le siège des HCL, situé sur le quai des Célestins dans le 2e arrondissement de Lyon. Le personnel a pour but de « se faire entendre« , prévient-on. Et ces actions « ne vont pas s’interrompre tant que la gouvernance HCL ne sera pas revenue à la raison« .

 

Par ailleurs, une pétition sur le site change.org est toujours en ligne et comptabilise pas loin de 9 000 signatures. Une page de soutien a également été créée sur Facebook.

Valence: un centre pénitentiaire bloqué depuis le début de la grève( Mise à jour)

France bleu Drome Ardèche    le 23 /:01/ 2018

A la prison de Valence, des détenus refusent de regagner leurs cellules

Les ERIS (équipes régionales d’intervention et de sécurité), ont été appelées pour rétablir l’ordre dans l’établissement. La tension est palpable à l’intérieur, depuis le début du mouvement de grève des surveillants de prison, qui perturbe le fonctionnement du centre pénitentiaire.

Les ERIS arrivent à la prison de Valence pour tenter de rétablir l'ordre chez les détenus

Valence, France

Ce midi, des détenus du centre pénitentiaire de Valence ont refusé de regagner leurs cellules, à l’issue de la promenade.

La tension était palpable à l’intérieur de la prison, avec la grève des surveillants. Le mouvement des gardiens entraîne un fonctionnement à minima du centre, (pas de visite, pas d’activité, heures des repas non tenues, promenades limitées) et ça crée une crispation chez les détenus.

Dans la nuit de lundi à mardi, un détenu a mis le feu à son matelas. Deux surveillants ont été légèrement intoxiqués et conduits à l’hôpital avant de reprendre leur service.

Ce mardi, plusieurs prisonniers ont refusé de quitter la cour, à la fin de la promenade. Le recensement de ces détenus réfractaires est en cours. Il pourrait y en avoir une soixantaine.

Intervention des ERIS

Les ERIS, les équipes régionales d’intervention et de sécurité, (qui sont chargées d’intervenir en cas de tension dans les prisons), sont arrivées sur place peu après 13h30. Une demi-douzaine de voitures au total. Les agents vont tenter de ramener à la raison les détenus qui profitent du sous-effectif actuel pour se rebeller.

Refus des réquisitions

Car le centre pénitentiaire de Valence est en sous-effectif actuellement. Nombre de gardiens de prison sont grévistes, et (comme lundi) même ceux réquisitionnés ont refusé de prendre leur poste. La préfecture a donc envoyé 15 gendarmes en appui à l’intérieur (ils étaient 7 la veille).

Des gendarmes appelés en appui dans la prison de Valence pour faire fonctionner le centre pénitentiaire, ce mardi - Radio France

le Dauphiné libéré Publié le 23/01/2018 à 06:02  ouvre les soutes de l’extrême droite :

Le chiffre est tenu secret ( c’est faux) par l’administration pénitentiaire.

 la rumeur de l’extrême droite« Mais, selon nos informations, entre 30 et 50 détenus radicalisés sont sous les verrous au centre pénitentiaire de Valence. Difficile d’être plus précis, mais cela donne une idée en proportion sur cet établissement qui compte actuellement environ( sic) 460 détenus » (maison d’arrêt et maison centrale).

Piqûre de rappel: les vaccins contraints, ça craint

note:  » lorsque j’ai entendu cette nouvelle , je ne veux plus rester en France…. »Ces vaccins concerneront les jeunes enfants qui naîtront à partir du 1er janvier 2018.

http://www.oclibertaire.lautre.net

La ministre et les onze vaccins

Dès janvier 2018, onze vaccins  sont  obligatoires, au lieu des trois précédemment prescrits – diphtérie, tétanos et polio. Pourquoi pareil emballement gouvernemental pour les imposer, alors que l’inoculation de ces trois seuls vaccins (en rupture de stock) semblait faire consensus chez les parents et les médecins ?

Une précipitation
dans la continuité

Marisol Touraine, ministre socialiste du précédent gouvernement, n’a pas eu le temps de passer sa réforme sur l’« obligation vaccinale » censée remédier « à la défiance des Français contre les vaccinations ». Le temps du « calendrier » politique et parlementaire lui a fait défaut. Aussi, dès le 17 mai, elle a invité A. Buzyn, la nouvelle ministre de la Santé, à reprendre son texte de loi étendant l’obligation vaccinale. En janvier 2016, elle avait déjà missionné le Pr Fisher pour piloter un « comité citoyen » (voir l’encart) ; et, après une consultation « citoyenne », en décembre, son rapport préconisait de rendre obligatoires les onze vaccins et recommandait de supprimer la distinction entre « obligatoire et recommandé ». Lors de la remise des clés du ministère, M. Touraine a déclaré à sa remplaçante : « Je suis convaincue que c’est cela qui doit être engagé (…). Je suis heureuse de vous transmettre le flambeau »
L’arrêt de la commercialisation du vaccin du DTP, en 2008, avait forcé les parents à opter pour des vaccins « hexavalents » – un combiné des vaccins obligatoires et de ceux contre la coqueluche, l’hépatite B et la méningite, provenant des laboratoires Sanofi et GSK… et remboursé par l’assurance-maladie depuis 2006. On comprend mieux alors la pénurie du vaccin du DTP qui a été organisée après 2008 : si celui-ci coûtait 6 ou 7 euros, son « remplaçant » vaut 40 euros.

Mais pourquoi l’ancienne ministre a-t-elle montré autant d’enthousiasme envers sa remplaçante ? M. Touraine, candidate nationale du PS aux législatives, a été désavouée par ses instances locales, qui lui reprochaient son double jeu. Comme tant d’autres de ses collègues ministres et socialistes, elle lorgnait vers E. Macron qui, reconnaissant, s’est bien gardé de présenter un-e candidat-e En Marche face à elle. Réjouissons-nous, elle a été battue. Quoi qu’il en soit, sa joie de « transmettre le flambeau » a été partagée par les labos pharmaceutiques, rassurés : la nouvelle ministre était du sérail.

Le jackpot des labos

« Il ne faut pas que l’obligation vaccinale portée à onze devienne le nouveau jackpot des laboratoires pharmaceutiques », a dit Michèle Rivasi, députée européenne d’EELV. Et on peut légitimement s’interroger sur la précipitation de la ministre de la Santé à adopter cette mesure. Pourquoi ne pas remettre sur le marché le DTP sans adjuvants aluminiques et laisser, après information et recommandation sur les autres vaccins, les parents libres de choisir entre les deux, en concertation avec leur médecin ou pédiatre traitant ? Pourquoi cette précipitation alors qu’en Europe 18 Etats n’ont aucune politique d’obligation sans que les épidémies ni la mortalité infantile y soient plus élevées qu’en France ? Il n’y a pas chez eux d’obligations mais de fortes recommandations : 96 % des enfants sont ainsi vaccinés en Suède. Doit-on voir dans l’injonction de la ministre l’aboutissement de l’amitié qui lie Macron à S. Weinberg, président du principal producteur de vaccins français : Sanofi ? Une amitié fort ancienne qui s’est traduite par le soutien indéfectible du second au premier, tout au long de la dernière campagne présidentielle.
Comment croire à la neutralité d’A. Buzyn, professeure de médecine, spécialiste de la moelle osseuse, qui lors de prestations ou congrès est promotionnée ou rémunérée par des labos ? Comme l’a souligné avec humour Le Canard enchaîné : « N’y aurait-il pas un léger conflit d’intérêts ? » Et la ministre de répondre : « Il n’y a aucun problème à ce que les scientifiques qui évaluent les médicaments soient en même temps payés par l’industrie qui les fabriquent. » La question peut être débattue, mais ces « médecins experts » qui deviennent ministres peuvent-ils ou elles être partie prenante et juges ? Ne peut-on y voir, comme le soulignait M. Rivasi, un renvoi d’ascenseur, avec dans la cabine 110 millions d’euros par an de profit pour les labos ?

Dès janvier 2018, le gouvernement a rendu les onze vaccins obligatoires sous couvert de « préoccupation de la santé des Français », faisant fi des remarques, critiques ou dénonciations émanant du corps médical lui-même. De même, il ignore le fort courant « vaccino-sceptique ». Sans doute y voit-il encore l’expression des « fainéants » et « extrémistes » qu’il abhorre. Il est vrai que s’expriment là ceux et celles qui n’ont pas de conflit d’intérêts avec les labos pharmaceutiques, et qui voient les 110 millions de nos cotisations sociales qui sortiront de nos portefeuilles, via l’assurance-maladie, pour remplir la tirelire des actionnaires sangsues de Sanofi ou d’autres.

La défiance contre les politiques
vaccinales

41 % des Français s’interrogent sur les vaccins. Certes, ces interrogations et objections sont multiples et diverses, allant du « complotisme » aux préoccupations de parents ou aux réfutations scientifiques fondées sur les effets secondaires de certains vaccins. Mais pareilles méfiance et défiance ne sont pas tombées du ciel. Elles prennent leur source dans les scandales à répétition de ces dernières décennies, qui ont mis à nu les connivences entre les labos et un certain monde médical qui nous régente. Ces scandales ont illustré le pouvoir de pression des trusts sur les politicien-ne-s de bas étage qui prétendent nous gouverner, visible jusque dans les sphères de l’Organisation mondiale de la santé.

Depuis les années 20, on nous disait que les adjuvants à base de sels d’aluminium ajoutés aux vaccins par les labos ne posaient pas problème. Aujourd’hui, ils sont mis en cause dans la maladie du muscle : la myofasciite à macrophages ; et il existe d’autres vaccins sans alumine, voire sans adjuvants. Mais la ministre de la Santé ne répond aux questionnements des professionnels de santé ou aux inquiétudes des parents que par l’obligation des onze vaccins.

De 1994 à 1998, une campagne gouvernementale massive fut organisée pour vacciner contre l’hépatite B, maladie grave transmise sexuellement ou par le sang (transfusion). L’injonction concerna un tiers de la population française. Des individus déclarèrent des scléroses en plaques – une maladie du système nerveux aux causes encore mal comprises. Quelques professionnels de santé et parents de vaccinés y virent un rapport de cause à effet , mais, là aussi, le gouvernement était plus soucieux de réduire les budgets de la recherche et de la santé publique que de répondre aux questions posées.

Comment ne pas perdre
confiance ?

En 2009, R. Bachelot, ex-pharmacienne ayant eu des liens très étroits avec les labos, était ministre de la Santé sous Sarkozy. La grippe au virus H1N1 était annoncée comme « pandémique » (3). Branle-bas de combat, vaccination de masse et surtout bonne aubaine pour les labos qui, devant l’urgence annoncée, haussent leurs tarifs. Cette grippe se révélera rapidement inoffensive., et, sur les 94 millions de doses commandées, seules 6 millions d’entre elles furent utilisées. Bref, un scandale de plus – de 2 milliards d’euros. Le gouvernement racheta les doses restantes et dédommagea les labos, à la satisfaction de leurs actionnaires. Une facture qui, bien sûr, fut payée par le contribuable. On peut comprendre, avec de tels ratés, l’incompréhension et la suspicion croissante envers les politiques de vaccination.

Voici peu, avec l’affaire du Mediator, c’est le docteur I. Frachon qui, après un parcours du combattant, a ouvert des espaces de résistance. Son combat contre les laboratoires Servier a ébranlé l’édifice du fric et de la science corrompue. Actuellement, c’est le scandale du glyphosate qui illustre la difficulté de faire prévaloir la santé des populations sur les profits des trusts et l’avidité de leurs actionnaires. De telles affaires propagent durablement un doute dont s’emparent des farfelus sur le Net pour diffuser des rumeurs et de fausses informations. Des « vaccino-sceptiques » oublient qu’un vaccin n’est pas en soi un médicament : il sert à prévenir dans un contexte donné ou devant une menace définie ; et, comme dans toute prescription, il peut y avoir des contre-indications et des effets secondaires néfastes voire dramatiques. Pour autant, notre réflexion doit continuer de se situer dans un contexte de sauvegarde collective. C’est pour cela que la transparence de l’information doit être maximale, afin que le rapport bénéfices/risques d’une inoculation soit consciemment partagé.

L’industrie du vaccin :
une industrie comme une autre

200 vaccins sont aujourd’hui développés dans les labos, contre quelques dizaines voici quelques années. Le marché mondial des vaccins est passé de 6 milliards en 2006 à 12 milliards en 2012 et 56 milliards en 2017. Jusque dans les années 90, en France, la vaccination était assurée par le service public, loin de l’idée de rentabilité. Depuis, la vente de ce secteur au privé et l’arrivée de la biotechnologie ont boosté ce créneau économique. Et, bien que minime par rapport au marché du médicament en général, il reste florissant et très prometteur – malgré l’essor des vaccins « low cost » venant de la Chine et de l’Inde.

« La vaccination ça ne se discute pas », déclarait hier M. Touraine, et c’est sans doute ce que pense A. Buzyn aujourd’hui. Une position idéologique et dogmatique qui sied mal au domaine scientifique, qui devrait rester ouvert à toute remise en cause ou critique fondée. Quiconque émet un doute face à la politique vaccinale se voit taxer d’« antivaccinal », ce qui peut le pousser dans les filets des charlatans qui ont le vent en poupe sur les réseaux sociaux. Par exemple Andrew Wakefield, auteur en 1998 d’une étude truquée sur les liens entre le vaccin ROR et l’autisme.Ou encore le Pr H. Joyeux, ancien cancérologue mais aussi ex-président de Famille de France, qui s’est opposé au mariage pour tous et a tenu des propos réactionnaires contre les homos, la pilule et l’avortement, etc. Sans oublier qu’aux Etats-Unis le courant antivaccin, très influent notamment chez les républicains, a trouvé son héraut avec un Président Trump qui déclare entre autres : « La vaccination est la plus grande imposture de tous les temps. »

Le passage en force des onze vaccins obligatoires favorise ainsi une opposition contre lui mêlant de simples sceptiques, des parents inquiets ou désemparés, des professionnels qui dénoncent la généralisation inutile de cette politique vaccinale et les antivaccins – alors qu’un débat, une écoute et de la transparence sur la vaccination pourrait aider à rétablir une confiance. Michèle Rivasi, qui se déclare vaccino-sceptique, avait accepté de débattre  avec l’arnaqueur Wakefield à Bruxelles, mais, ayant été désavouée par son groupe parlementaire, le débat n’a pas eu lieu. « Je suis envahie par les pro, les anti, les lobbies (…). J’ai l’impression d’être instrumentalisée d’un côté comme de l’autre », a-t-elle dit. A-t-elle vraiment été instrumentalisée ? Comment pouvait-elle ignorer les « gamelles » de Wakefield ?
Comment le gouvernement peut-il convaincre quand aucune action n’a été prise à l’encontre de ceux qui ont programmé la pénurie du vaccin DTP depuis 1998, quand sa ministre de la Santé passe en force l’obligation des onze vaccins sans information sur qui paiera et combien cela coûtera ? Comment pourrait-il « œuvrer pour le bien-être des Français » et être audible, quand les ministres de la Santé successifs conduisent la même politique en effectuant de sévères coupes dans les budgets de la recherche publique de santé ? Pour 2018, encore 1,6 milliard d’euros d’économies demandé à l’hôpital public, qui se traduira par la suppression de lieux de soins, de personnel et de moyens de travail pour lui, par une augmentation de 2 euros du forfait hospitalier (porté à 20 euros par jour). Doit-on s’étonner de cette défiance vaccinale individualiste lorsque ce sont les gouvernements qui détériorent chaque jour les solidarités collectives encore existantes, en s’attaquant au monde du travail, aux retraités (augmentation de 1,7 point pour la CSG…), à l’assurance-chômage et à la Sécurité sociale ? En agitant son obligation vaccinale, la ministre de la Santé ne fait que renforcer les réflexes de défiance individualistes, au détriment de réflexions collectives d’où pourraient naître des solidarités collectives.

MZ. Caen, le 23/10/17

Publication : Sortie de KAIROS n°2 – Janvier 2018

En grec ancien, kairos désigne l’idée du moment opportun à saisir, ce l’occasion favorable, de l’instant propice qui permet le réussite d’une action au milieu des aléas du monde et des incertitudes des circonstances extérieures. pour cela, il est nécessaire de passer à la pratique, d’apprendre à saisir ce kairos, d’une part en cherchant à le reconnaitre sans se cacher derrière l’alibi facile des circonstances, d’autre part en se préparant à agir afin de ne pas laisser s’échapper cette occasion.
En somme, ce journal est un outil pour sortir de la pure abstraction des idées et inscrire notre discours dans une perspective pratique, dans une volonté de propager l’action offensive anarchiste et de tendre vers l’insurrection et le bouleversement de ce monde… »

Le n°2 au format PDF

Les anciens numéros disponibles sur le blog: kairosjournal.noblogs.org