Archives de l’auteur : anarchiste

Athènes : Une voiture appartenant à un fasciste démolie dans Exarchia

Le Mercredi 9 Novembre 2016, à la jonction de Tositsa et Bouboulinas St. à Exarchia, une Volkswagen blanche avec la plaque de license IZY 5183 a été repérée ayant  le journal nazi Empros sur l’intérieur du pare-brise avant  . Un groupe de camarades s’est mobilisé rapidement et a explosé sa voiture

Nous envoyons des signaux insurrectionnels à ceux qui ont foiré  dans les rues aux États-Unis contre l’élection démocratique du fasciste Trump.

Fuck tous les  PÈRES PATRIES

 

traduit contra-info

Action de soutien aux migrants

indymedia Nantes

Entre samedi à dimanche, nous sommes passé.e.s chez deux responsables de la machine à expulser.

Frontieres-medium

Abats-medium

D’abord, nous avons fait un tour au local PS, où les tags « Solidarité avec les migrants » et « No borders » ont été inscrits sur les murs et la façade aspergée d’huile de friture. C’est bien sûr une réponse à leur politique migratoire, qui s’est dernièrement illustrée par exemple lors du « démantèlement » de la jungle à Calais ou de l’évacuation des migrants de « Stalingrad » à Paris.

On n’a pas oublié que les uniformes qui gèrent les expulsions ne sont pas tous bleus. C’est donc logiquement que nous avons repeint les vitres du local de la Croix-Rouge par « Collabo des rafles » et « Remballez votre charité ». Rappelons juste qu’elle gère un grand nombre de centres de rétention en Italie et organisent les rafles aux côtés de la police à Vintimille.

Des messages contre leur monde de murs et de barbelés ont aussi fleuri à plusieurs endroits de la ville.

Agissons contre la machine à expulser !

 

Valence [Drôme]la sauvegarde de l’enfance et le Centre Éducatif Fermé utilisent les attentats pour leur promotion commerciale

 

note:  combien de complices  locaux pour ce spectacle affligeant? lors de l’inauguration des propos lourds de sens ont été tenus par la sauvegarde de l’enfance 26 ,  article du Dauphiné libéré, »: un exemple:Le centre éducatif fermé développe un programme éducatif intense lié à une approche “santé mentale” assez rare en France. »

Valence : quand les attentats de Paris aident à se reconstruire

 France bleu  Drome Ardèche mercredi 9 novembre 2016 à 5:54

 

5 jeunes du Centre Educatif Fermé de Valence courent pour la paix
5 jeunes du Centre Educatif Fermé de Valence courent pour la paix –

5 adolescents suivis par le Centre Educatif Fermé de Valence ont quitté la Drôme mardi matin. Direction Paris pour rendre hommage dimanche aux victimes des attentats du 13 novembre 2015.

Se reconstruire en rendant hommage aux victimes des attentats du 13 novembre…

5 jeunes délinquants du Centre Educatif Fermé de Valence ont quitté la Drôme mardi matin pour un pari sportif mais surtout une belle aventure humaine. Encadrés par des adultes de la Sauvegarde de l’Enfance, ces adolescents vont rejoindre Paris en courant ou a vélo : un périple de 600 kilomètres.

Tous ont été très marqués par les attentats il y a un an et dimanche, arrivés à destination, ils rencontreront l’équipe du restaurant « le petit cambodge » ou les terroristes avaient tué 14 personnes. Depuis la tragédie, l’établissement a rouvert ses portes, la vie a repris et selon l’équipe éducative du CEF, cette rencontre permettra aux jeunes de se rendre compte que dans la vie, quelles que soient les difficultés, il est toujours possible de rebondir.

Les adolescents âgés de 16 à 18 ans se sont tous portés volontaires pour cette opération.

 


Dauphiné Libéré  9 Novembre

attentats du 13 novembre  un groupe de mineurs délinquants s’engage  dans  une course symbolique

Ils courent sur le droit chemin

5 jeunes du Centre Educatif Fermé de Valence courent pour la paix

J-5 avant le  tragique  anniversaire  du Bataclan.. J-5aussi pour les jeunes du centre éducatif fermé de Vaalence partis dans un périple sportif  à travers la France. Leur destination Paris(….°)

Le président de la sauvegarde de l’enfance 26″ vous nous donnez une leçon de courage et de Fraternité.(…)Comme pour illustrer ces propos , le directeur  du CEF  a remis un « totem » au Maire  représentant  le » coureur de la Paix ». L’œuvre , dupliquée en autant d’exemplaires que de villes étapes sera offerte aux élus   à chaque passage .

 

Parution:Benjamin Péret, l’astre noir du surréalisme

Benjamin Péret.

Benjamin Péret

Benjamin Péret, un poète rentre dedans, anti militariste, bouffeur de curé, anti colonialiste et anti-autoritaire…

De Dada au surréalisme, Benjamin Péret (1899-1959) est l’un des principaux acteurs des mouvements d’avant-garde qui ont secoué la poésie et l’art moderne au XXe siècle. C’est aussi l’un des moins connus du public. Peu de rééditions, de très rares monographies. Le sort s’est acharné contre ce grand poète dont le rôle et l’importance ont généralement été minimisés par les historiens du surréalisme.

Son engagement dans les mouvements révolutionnaires de son temps, notamment pendant la révolution espagnole aux côtés du POUM et des anarchistes » les amis de Durruti » , n’est peut-être pas étranger à cette occultation. Sur sa tombe, au cimetière des Batignolles, ses amis ont fait inscrire une épitaphe qui résume sa vie de révolté permanent : « Je ne mange pas de ce pain-là. »

Cette biographie (suivie d’une petite anthologie) replace la trajectoire de Benjamin Péret dans les enjeux utopiques du surréalisme,

L’auteur : Barthélémy Schwartz est né à Paris en 1963. Coanimateur de la revue de bande dessinée Dorénavant (1986-1989), du collectif Ab irato (en 1992), puis de la revue de critique sociale Oiseau-tempête (1997-2006), il a publié Le Rêveur captif (L’Apocalypse en 2012).

 

Publié dans Socialisme ou Barbarie, en décembre 1959.

À la mémoire de Benjamin Péret

Notre camarade et ami Benjamin Péret n’est plus. Avec lui, le mouvement révolutionnaire a perdu, en septembre 1959, un des rarissimes esprits créateurs qui ont, toute leur vie durant, refusé de monnayer leur souffle en argent, prix Goncourt ou Staline et cocktails chez Gallimard. Péret restera pour nous un exemple, car il a garanti ses idées par son existence non seulement en quelque circonstance exceptionnelle, mais jour après jour, pendant quarante ans, par son refus quotidiennement renouvelé d’accepter le moindre compromis avec l’infamie bourgeoise ou stalinienne.

La presse bourgeoise et « progressiste » avait tenté de l’enterrer sous son silence pendant qu’il était vivant ; elle a encore essayé de mutiler son cadavre en parlant de lui, à l’occasion de sa mort, comme si Péret n’avait été qu’un littérateur. Mais ce qu’est la « littérature » pour ces Messieurs, était aux yeux de Péret une abomination. Il était resté, avec André Breton, un des rares surréalistes du début pour qui le surréalisme avait intégralement gardé son contenu révolutionnaire, une négation non seulement de telle forme de la littérature, mais de la littérature et du littérateur contemporain comme·tels. La révolution dans la culture était pour lui inséparable de la révolution dans la vie sociale et inconcevable sans elle. Et cette unité de la lutte pour la libération spirituelle et matérielle de l’homme n’est pas restée chez Péret un vœu ou une profession de foi. Elle a pénétré à la fois son œuvre d’écrivain et sa vie. Militant au Parti communiste lorsque celui-ci méritait encore ce nom, il s’est très tôt rallié à l’Opposition de gauche rassemblée autour de Trotski. Combattant pendant la guerre d’Espagne, il a été conduit par l’expérience du stalinisme dans les faits à réviser les idées de Trotski et à comprendre qu’il ne subsistait plus rien, en Russie, du caractère prolétarien de la révolution d’Octobre. Il a été ainsi amené à critiquer violemment les positions du trotskisme officiel, dans Le Manifeste des Exégètes, brochure publiée en 1945 à Mexico. Après sa rupture avec le trotskisme, survenue définitivement en 1948, il a continué, avec des camarades français et espagnols, ses efforts pour la reconstruction d’un mouvement révolutionnaire sur de nouvelles bases.

Il nous a paru que nous ne pouvions pas mieux honorer sa mémoire qu’en reproduisant ici Le Déshonneur des poètes, publié à Mexico en février 1945 et qui est resté à peu près inconnu en France. Car en montrant dans ce texte comment les valeurs les plus élevées de la poésie et de la révolution, loin de s’opposer, convergent, en montrant comment la prostitution au chauvinisme a conduit les Aragon et les Éluard à la fois à trahir le prolétariat et à revenir aux canons bourgeois de la beauté, Péret y exprime à la fois la vérité de sa propre vie et ce qui de cette vie doit rester pour nous un exemple impérissable.

Dresden[ Allemagne]: attaque incendiaire contre un véhicule appartenant à des profiteurs de guerre ThyssenKrupp

 

dresden

 Dresde:la guerre commence ici

Comme le rapporte la presse ce jeudi 3 novembre, un véhicule utilitaire a cramé. C’était nous! Malheureusement, l’article et le rapport de la police n’ont pas révélé de quelle voiture il s’agissait, nous nous voyons donc contraints d’expliquer l’incendie. Ce n’était pas un véhicule « normal » que nous avons cramé, mais une voiture de ‘Thyssenkrupp’ (une entreprise de l’industrie d’armement).

Contre les profiteurs de guerre et l’Allemagne !

En juillet à Hambourg, attaquons le G20 !

[Traduit de l’allemand de linksunten indymedia,  8. November 2016]

Gênes (Italie) : trois distributeurs de billets incendiés en solidarité

Brèves du Désordre

texte revendication en italien:

VERBA VOLANT,SCRIPTA MANENT,IGNIS ARDENS. Genova 01/11. Bruciati 2 postamat e 1 bancomat. Lo Stato incarcera, Mistral Air deporta, Unicredit finanzia Erdogan. Poste e banche continueranno ad essere attaccate. Solidarietà con Alfredo, Nicola, Sandro, Marco, Anna, Valentina, Danilo, Daniele e Divine”

Gênes. Sabotage de distributeurs de billets en solidarité avec les anarchistes emprisonné.e.s

« VERBA VOLANT, SCRIPTA MANENT, IGNIS ARDENS¹. Gênes 1er novembre 2016. Deux distributeurs de billets de La Poste et un DAB de banque brûlés. L’Etat incarcère, « Mistral Air » [filiale de la Poste italienne, NdT] déporte, « Unicredit » finance Erdogan. Poste et banques continueront à être attaquées. Solidarité avec Alfredo, Nicola, Sandro, Marco, Anna, Valentina, Danilo, Daniele et Divine ».

NdT :
¹ « Les paroles s’envolent, les écrits restent, les flammes sont vives ». « Scripta manent » est le nom donné à la dernière opération répressive contre les anarchistes en Italie.

[Traduit de l’italien par Lechatnoiremeutier de informa-azione, Lun, 07/11/2016 – 11:02]


“La rage entre les dents et le sourire sur les lèvres”

Indy Nantes, 2 novembre 2016

“Lorsque les foules subissent les gouvernements, végétant dans la paix sainte et honteuse de leur propre résignation, l’individu anarchiste se dresse contre la société, parce qu’entre elle et lui la guerre est éternelle et ne connaît pas de trêve, niais quand à un détour de l’histoire il croise la foule en révolte, il hisse son drapeau noir et, avec eux, lance sa dynamite. L’individualiste anarchiste s’avère dans la Révolution sociale, non un démagogue, mais un élément démolisseur, non un apôtre, mais une force vive, agissante, destructrice…”
Renzo Novatore 1919

Le matin du 6 septembre 2016, sur ordre d’un juge d’instruction, les chiens de la DIGOS de Turin (services de renseignement – police politique italienne) ont fait irruption chez une trentaine d’anarchistes dans différentes villes du pays, avec des mandats de dépôt pour 7 d’entre eux. Deux étaient déjà en prison pour l’attaque contre le dirigeant d’Ansaldo Nucleare, une entreprise qui fait partie des principaux acteur de l’industrie nucléaire en Italie. Un huitième compagnon a été arrêté suite à la découverte de matériel électrique au cours de la perquisition de son domicile. Cette opération, surnommée « Scripta Manent » n’est que l’énième manœuvre policière contre les anarchistes en Italie, depuis l’opération Marini des années 1990. Prison préventive, perquisitions, filatures, micros dans les voitures et les appartements et interceptions environnementales sont les instruments mobilisés par l’État dans ces opérations anti-anarchistes. Les inculpés ont été placés dans différentes prisons éparpillées sur le territoire national et soumis au régime d’isolement, avec censure sur la correspondance et l’interdiction de rencontre. Début octobre Alfredo Cospito et Anna Beniamino ont entamé une grève de la faim pour protester contre leur condition d’isolement. Ils y ont mis fin le 22 octobre, suite à la satisfaction de leur revendication, la fin de l’isolement.

Ces compagnons sont accusés d’avoir formé une « association subversive avec finalité terroriste » qui aurait réalisé plusieurs attaques ou tentatives d’attaque, avec des armes et des explosifs, contre des flics, des casernes, des dirigeants et des structures d’entreprises (une entreprise du nucléaire, un journal, une société immobilière impliquée dans la restructuration d’un Centre de Rétention Administratif), des hommes d’État et le directeur d’un centre d’enfermement pour personnes sans papiers. Des attaques qui eurent lieu entre 2005 à 2012 et qui ont toutes été revendiquées par des sigles anarchistes de groupes adhérant au projet de la Fédération Anarchiste Informelle- Front Révolutionnaire International (FAI-FRI).

Accusés de renvoyer au pouvoir un peu de sa violence quotidienne, celle qui s’exerce constamment sur des millions de personnes et qui garantie l’existence d’un ordre basé sur l’autorité et l’exploitation. La violence des frontières, de l’empoisonnement de la terre, du travail, de la guerre et de la terreur, du contrôle policier, du totalitarisme technologique et médiatique, de tout forme d’enfermement et de domination. La même violence qui s’acharne contre ceux qui osent lever la tête et se rebeller, individuellement ou collectivement, défiant la loi et l’ordre social.

L’innocence et la culpabilité sont des critères que nous laissons volontiers aux charognards de l’État. Nous partageons avec ces anarchistes arrêtés l’amour pour la liberté et la haine pour le pouvoir. Nous partageons avec eux l’idée qu’une révolte violente et destructrice est nécessaire face à la violence quotidienne du pouvoir. Nous partageons avec eux la conviction qu’il est possible d’agir, ici et maintenant, contre les responsables de l’oppression. Sans compromis et sans rechercher à tout prix le consensus de la masse citoyenne.

Solidarité avec Anna, Marco, Sandro, Alfredo, Danilo, Valentina, Nicola et Daniele !

[Tract diffusé à Montreuil pendant le « week end de solidarité avec les prisonniers de la guerre sociale« ]

Laurent Wauquiez et Gérard Collomb s’en vont à Rome voir le pape, comme Henri IV de Germanie à Canossa ?

Le roi des Romains venant à Canossa pour que le Pape Grégoire VII lui pardonne

« Laurent WAUQUIEZ s’y rendra-t-il comme à Canossa? J’aimerais l’imaginer à genoux, toquant au heurtoir du Vatican pour qu’on lui ouvre une porte tandis que, lui, il préféra la fermer au nez des malheureux qui croupirent à Calais. »


extrait du communiqué de la Libre Pensée

Les masques finissent toujours par tomber un jour. Les médias informent que l’archevêque de Lyon, Philippe Barbarin (impliqué dans des affaires de pédophilie, mais couvert par le Pape) a
décidé de convier 260 Élus politiques de tous bords, dans le cadre d’un pèlerinage catholique au
Vatican pour fêter « le pèlerinage de la miséricorde », cette sortie cultuelle sera ponctuée par une
audience du pape François.
Les organisateurs de ce charmant voyage épiscopal indiquent que : « Ce pèlerinage à Rome
constituera un point de départ pour d’autres rencontres locales sur les thèmes de la Doctrine sociale de l’église comme l’économie, l’écologie, la famille, le travail… ». On comprend bien que l’évêque de Vichy soit aussi de la partie : Travail, Famille, Patrie, cela doit rappeler des souvenirs à ses ouailles.
Le Maire de Lyon, Gérard Collomb (Parti socialiste et aussi le  sparring-partner d’Emmanuel
Macron – membre du Comité de rédaction de la revue Esprit des Jésuites) sera accompagné de
Laurent Wauquiez (Les Républicains, dont les positions sont plutôt à droite de « monseigneur » Lefebvre). Dans le voyage pontifical, il y aura aussi Christophe Guilloteau(Président LR du Conseil départemental du Rhône).
Mais que vont-ils faire à Rome ?
La réponse est donnée par l’église dans son invitation aux Élus : « Parfois les Élus peuvent se
retrouver écartelés entre les décisions qu’ils doivent prendre, et – le cas échéant – leur engagement politique.
Comment concilier les deux ? Notre déplacement au Vatican a pour but de les aider à trouver des
réponses. »
L’évêque Pascal Roland de Belley-Ars précise : « Chaque évêque accompagnera les Élus de son diocèse et nous nous retrouverons tous ensemble pour partager des moments de ressourcements et de prière (Messe,veillée, audience avec le pape), rencontrer des cardinaux dont la fonction n’est pas étrangère à votre propre mission, visiter des sites et des lieux habituellement inaccessibles au grand public. »
Il s’agit clairement pour ces Élus politiques d’aller chercher leurs ordres de mission pour faire
triompher le point de vue du Vatican dans les affaires politiques et institutionnelles françaises.
C’est le retour du cléricalisme le plus pur en violation de la loi de Séparation des Églises et de
l’État de 1905.
Entendons-nous bien : que des Élus politiques A TITRE PRIVE aillent au Vatican voir le Pape,
sur leurs deniers personnels (ce qui est loin d’être le cas, si l’on en croit la presse), la Libre Pensée n’aurait rien à y redire. Il s’agirait de l’exercice de la pleine liberté de conscience. Mais là, il est clair que ce sont des Élus politiques ES-QUALITES qui vont voir le Pape. C’est une violation de
la laïcité institutionnelle.
Une bien triste comédie du pouvoir
Ces mêmes « Élus » n’ont que réprobation pour les « supposés musulmans », mais ils ont les yeux de Chimène pour l’Église catholique. Ils ont chacun leur candidat pour l’élection présidentielle, mais ils se retrouvent tous dans le soutien à la Doctrine sociale de l’église (inspirée sans doute par le Très-Haut).
Doctrine dont le dernier avatar s’appelle la loi El Khomri qui, en visant à détruire le Code du
Travail, tente de remettre en place le corporatisme qui fut si cher au Régime de Vichy et qui
s’appelait la Charte du Travail. Il n’est pas étonnant que la CFDT ait porté cette loi antisociale sur
les fonts baptismaux du gouvernement Hollande/Valls/Macron/ Gattaz/Berger. Tous les élus
concernés par le tourisme papal n’ont rien à trouver à redire sur cette tentative de destruction du
Code du Travail, laquelle a suscité une mobilisation syndicale d’ampleur et dans l’unité ouvrière.
Côté cour : on se dispute aux élections
Côté jardin : on va ensemble au Vatican !

Privas [Ardèche] Un prisonnier met le feu à son matelas pour protester contre son transfert au mitard

le dauphiné libéré

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Dimanche  6 novembre à 10 heures du matin  une quinzaine de pompiers  sont intervenus à la maison d’arrêt de Privas . Un prisonnier de 25 ans a mis le feu à son matelas. D’après le communiqué de la pénitentiaire ( le directeur de l’établissement): « c’est un acte commis pour « échapper au quartier disciplinaire »

Le prisonnier a été transféré au centre hospitalier des Vals d’Ardèche…..

« Qu’elles soient vétustes ou modernes, les cages du pouvoir ont la même fonction : tenter de briser certains individus et imposer aux pauvres et révoltées potentiel-les, par la peur et la résignation, ce monde basé sur la domination et l’exploitation, la compétition et le fric.
En réduisant encore les contacts entre détenu-es, en utilisant vidéo-surveillance et informatique pour « sécuriser » la prison et protéger davantage les maton-nes, l’État tente de bannir les évasions, actes de rébellions et mutineries susceptibles de saper son autorité et de nourrir des chemins de révolte de chaque côté du mur. »

Note:  extrait  tissus  d’une affiche trouvée à Privas sur les murs de la ville . Tu peux la télécharger en Pdf  ici

 

 

[Athénes] le premier novembre dans la matinée rassemblement en soutien du quartier occupé Prosfygika

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Le lundi 31 octobre 2016, un groupe de camarades du squat 58 Themistokleous. Elles Ils étaient également présents dans le  quartier occupé Prosfygika pour aider la défense du quartier face aux attaques coordonnées des flics et des nazis. Nous avons pris position dans la guerre sociale en cours avec des pierres, des escarmouches corps à corps et nos convictions antipatriotiques qui résonnent lors des affrontements avec les flics.

Solidité factuelle avec le quartier occupé de Prosfygika

Force à tous ceux qui se sont affrontés avec la vermine en uniforme de la démocratie grecque.

Libération immédiate de toutes et tous les prisonnier-E-s

Et demain, le 1er novembre, soyons préparés pour tout.

Themistokleous 58 Squat

*

Note de traduction: Les quartier occupé de Prosfygika sont situés sur l’avenue Alexandras, à proximité du quartier général de la police d’Athènes et du palais de justice de la rue Degleri, où se déroule actuellement le méga-procès contre la Golden Dawn. Tôt dans la matinée du 31 octobre, des forces de police anti-terroristes ont pris d’assaut le Prosfygika conjointement avec un grand groupe de nazis. Plus tard, les camarades parviennent à repousser les flics (en uniforme et en civil), et de forts affrontements s’ensuivent. Plusieurs pcompagnon-E-s ont été détenues tout au long de la journée (au moins deux des personnes arrêtées, qui ont été accusées, lourdement battues). Divers collectifs et individus en solidarité avec l’appel Prosfygika pour une rassemblement   le matin le 1er Novembre dont  le but était la défense du quartier.

note: 1917 Les mutins du camp de la Courtine (creuse)

trouvé le texte ci dessous sur internet:

En décembre 1915, devant l’hécatombe dans les rangs français, le sénateur Paul Doumer se rend, à la demande du général en chef Joffre, en Russie. Il y rencontre le tsar Nicolas II afin de demander l’envoi d’un corps expéditionnaire russe pour renforcer les armées françaises en difficulté. En parallèle, la France conclue la livraison de matériels et armes aux troupes russes.

Le tsar envoi quatre brigades de plus de 40 000 hommes dont 750 officiers. Deux brigades (1ère et 2ème) sont envoyées en France tandis que les deux autres (2ème et 4ème) rejoignent l’armée d’Orient dans les Balkans.

La première brigade, commandée par le général Lokhvitski, est composée majoritairement d’ouvriers et de paysans moscovites. Elle arrive à Marseille via le Canal de Suez le 20 avril 1916. Elle est rejointe par la troisième brigade, commandée par le général Marouchevski, qui débarque à Brest fin août 1916. Reçus comme des sauveurs par la population française, les soldats du tsar subissent dès leur arrivée une formation à l’acclimatation à la guerre sur le front occidental dans le camp de Mailly, dans l’Aube.

Arrivée de la première brigade russe à Marseille en avril 1916

Arrivée de la première brigade russe à Marseille en avril 1916

Au cours de l’été 1916, la 1ère brigade spéciale russe est envoyée au front dans le secteur de Suippes et participe également à la défense du Fort de la Pompelle. Relevée par la 3ème brigade russe, elle compte plus de 500 morts ou blessés.

Au début de l’année 1917, les deux brigades sont réunies au sein de la Vème Armée du général Mazel. Elles participent aux combats du Chemin des Dames (Offensive Nivelle) où, placées en première ligne, elles subissent de nombreuses pertes humaines. Les Russes se retrouvent ensuite affectés au 7ème Corps d’Armée dans le secteur de la défense de Reims. Ils paient une fois de plus un lourd tribut lors de la prise du Mont Spin et de Sapigneul.

Relevées par des unités françaises, un élan révolutionnaire se propage au sein des deux brigades, après l’annonce tardive de la Révolution russe de février (mars 1917) et la chute du tsar Nicolas II. La propagande révolutionnaire affirme que le tsar a vendu les brigades spéciales contre du matériel de guerre.

Pour éviter une mutinerie, les Russes sont envoyés au repos, dans un premier temps, au camp de Neufchâteau (Vosges) et à Blaye (Marne). Loyalistes partisans du nouveau gouvernement et communistes s’opposent, poussant l’état-major français à les éloigner du front fin juin début juillet 1917 au camp militaire de La Courtine, dans la Creuse.

Une mutinerie réprimée par les armes

Plus de 16 000 s’installent à La Courtine où rapidement une crise éclate entre la 1ère brigade composée majoritairement de communistes et la 3ème composée de loyalistes. Cette dernière, pour éviter tout débordement, est envoyée au village de Felletin, à 25 kilomètres de La Courtine.

Craignant une contagion dans les rangs français, l’état-major français achemine dans la nuit du 3 au 4 août 1917 des troupes françaises pour rétablir l’ordre à La Courtine. Le ministre de la Guerre, Paul Painlevé, décide d’organiser un blocus avec l’aide des Russes loyalistes. Face à ce nouvel échec, la 3ème brigade est envoyée à partir du 10 août au camp de Courneau, près de Bordeaux. Le 12 septembre, la population civile voisine est évacuée et un dernier ultimatum de soumission avant le 16 septembre est lancé. Les mutins le rejettent une nouvelle fois.

Camp de La Courtine

Camp de La Courtine

Le camp de La Courtine devient alors un camp autogéré par les hommes de troupe et des sous-officiers, près de 10 000 soldats qui exigent du gouvernement provisoire de rentrer en Russie. Ils désignent eux-mêmes leurs chefs. Baltaïs négocie sans résultat avec les émissaires de Kerenski leur retour en Russie, puis est arrêté le 25 juillet. C’est un Ukrainien, Afanasie Globa, qui prend ensuite la tête des rebelles

Le commandement français décide d’utiliser la force et, le 16 septembre 1917, vers 10 heures, le premier coup de canon de 75 contre le camp de La Courtine retentit.. Les mutins, répondent en jouant la Marseillaise et la Marche funèbre de Frédéric Chopin. À 14 heures, le premier obus à shrapnels éclate près des musiciens. Stupéfaits, les mutins se protègent dans les casernes. Le canon tonne seulement toutes les heures, pour laisser aux rebelles le temps de relever leurs blessés et de se rendre. Le tir dure jusque 20 heures, mais aucune reddition n’intervient, à l’exception de quelques hommes qui s’enfuient sous les tirs de leurs ex-camarades. Le lendemain à 10 heures, les coups de canons, plus rapides, reprennent. À 14 heures la véritable reddition commence. Jusqu’au soir ce sont plus de 7 500 hommes qui se rendent à l’église de La Courtine, sans armes et en agitant des drapeaux blancs. Les mutins ont jusque là 3 tués et 36 blessés. Il reste toutefois les irréductibles, environ 500 hommes Au soir du 17 septembre, 7 500 mutins se rendent, les derniers irréductibles résistant jusqu’au 19 septembre. Les chiffres font état d’une dizaine de morts et d’une cinquantaine de blessés chez les mutins et de 2 morts et de 4 blessés dans les rangs loyalistes et français. Pourtant, encore aujourd’hui, le nombre de morts n’a toujours pas pu être évalué avec précision,  Mais plusieurs recoupements donnent à penser qu’il fut « réellement » de plus d’une centaine de morts. Pendant longtemps, les autorités françaises ont tenu secrète cette rébellion. Conscients que cet épisode ne pouvait, par son exemple, que susciter d’autres troubles, le haut commandement militaire décide la dissolution des deux brigades. Les autorités russes vont classer les mutins en 3 catégories selon leur engagement. Ceux qui sont jugés les plus coupables, 81 hommes, dont Globa, Baltaïs, Saraïkine et Kediaïev, sont envoyés en détention au fort Liédot sur l’Île-d’Aix. Trois soldats, morts par noyade au cours d’une tentative d’évasion, sont enterrés dans le petit cimetière de l’île.

Après la révolution bolchévique d’octobre 1917 (novembre 1917), le gouvernement français offre alors aux soldats russes trois alternatives : s’engager dans l’armée française, être volontaires comme travailleurs militaires ou être transférés dans un camp en Afrique du Nord pour les réfractaires. Plus de 10 000 sont volontaires pour le travail, 4 800 sont envoyés en Algérie tandis que plus de 400 Russes forment une légion russe de volontaires.

Les réfractaires et les travailleurs russes le désirant seront rapatriés en 1919 à Odessa.