Terrorisme d’Etat : un aperçu de la nouvelle loi « anti- terroriste  » en cours d’adoption

Le projet de loi « antiterroriste » passera en procédure accélérée à l’Assemblée le 17 septembre

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Le 17 Septembre sera présenté, sous le régime de la procédure accélérée, un projet de loi liberticide, au motif du renforcement des dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme.

Je m’étonne du peu d’écho engendré par cette initiative. Non pas de la part des médias traditionnels, mais des milieux militants qui en général montent au créneau à l’annonce de lois liberticides. Pourtant cette proposition de loi nous concerne directement. Car si la communication faite par des  représentants des parti politique et leur médias se fait autour des personnes quittant la France pour la Syrie, le corps du texte permet d’une part, la simplification du travail des services de renseignements dans un cadre beaucoup plus large, et d’autre part la restriction de libertés fondamentales.

Ce sont en effet les libertés de la presse et d’opinion qui sont attaquées par le fait que tout apologie du terrorisme sera désormais considérée comme du terrorisme (Art. 4), ainsi que par la compétence que s’octroie l’administration de bloquer des sites sans passer par un juge. C’est la liberté de mouvement qui est attaquée quand « Le premier chapitre comprend un seul article qui vise à permettre à l’État d’interdire le départ de France d’un ressortissant français lorsqu’il existe des raisons sérieuses de croire qu’il projette des déplacements à l’étranger ayant pour objet la participation à des activités terroristes, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, ou sur un théâtre d’opérations de groupements terroristes » [1]

Sans entrer ici sur les départs pour la Syrie, on peut se demander si l’État doit se poser en censeur des combats qui peuvent être menés par certains groupes ou individus. Quand « L’article 11 prévoit que les officiers de police judiciaire peuvent requérir toute personne qualifiée pour mettre au clair les données chiffrées » [2] ainsi que l’adaptation des modalités de perquisition de systèmes informatiques (Art.10), cette loi se révèle être une attaque contre nos vies privées.

Je rappelle que ces mesures pourront s’appliquer à toute personne suspectée de terrorisme. « L’article 3 complète la liste de l’article 421-1 du code pénal définissant les actes de terrorisme pour y ajouter la diffusion de procédés permettant la fabrication d’engins de destruction, la détention de produits incendiaires ou explosifs ou d’éléments entrant dans la composition de produits ou engins explosifs » [3]. Mais hélas, bien d’autres actions pourront vous faire suspecter : la fréquentation de certains sites, la possession de certains ouvrages ou même encore l’utilisation de réseaux anonymisant tel que Tor ou le cryptage de vos données.

lire plus d’explication sur le site  sous la cendre

 

Nancy : balade sauvage contre le centre d’enfouissement des déchets nucléaires

(Le 8 septembre 2014)
Nancy : explosion de violence dans les rues

lu sur cette semaine .free.fr

Est Républicain (extrait), 07/09/2014 à 05:00

Raid surprise au centre-ville des antinucléaires hier après-midi, bagarre et agressions dans la nuit, la vie à Nancy n’a rien d’un long fleuve tranquille…

Ils ont investi la ville sans crier gare. Tout de noir vêtus, cagoulés, en tout cas les visages barrés de foulard, une soixantaine d’individus se réclamant du collectif antinucléaire, Bure Stop, actuellement installé rue de Metz dans le cadre d’un « Festival contre la poubelle », a fait irruption hier dans les artères commerçantes de Nancy. Armés de canettes pleines de peinture ils ont pris pour cible les établissements bancaires, Mac Do et agence EDF sur leur passage… Cette « opération commando » n’a duré qu’une trentaine de minutes, mais a semé une jolie pagaille et une certaine appréhension.

Avisés, les policiers ont tenté de canaliser la manifestation illicite, sans procéder toutefois à une quelconque interpellation. « Afin de ne pas provoquer de dérapage », expliquait dans la foulée, Gérard Kointz, DDSP adjoint (directeur départemental de la sécurité publique). Le cortège cheminait à contresens d’une circulation dense, notamment rue Saint-Dizier, parmi une foule importante de badauds attirés par la température estivale, mais refroidis par cette déambulation agressive. Bonjour l’image ! De quoi nourrir un peu plus encore l’inquiétude de nombreux administrés.

« C’est vrai qu’on sent dans cette société, une montée des tensions », reconnaissait hier Gilbert Thiel, adjoint à la sécurité.

Nancy : balade sauvage contre le centre d’enfouissement des déchets nucléaires (Le 8 septembre 2014)

lu sur cette semaine.free.fr

Nancy : explosion de violence dans les rues

Est Républicain (extrait), 07/09/2014 à 05:00

Raid surprise au centre-ville des antinucléaires hier après-midi, bagarre et agressions dans la nuit, la vie à Nancy n’a rien d’un long fleuve tranquille…

Ils ont investi la ville sans crier gare. Tout de noir vêtus, cagoulés, en tout cas les visages barrés de foulard, une soixantaine d’individus se réclamant du collectif antinucléaire, Bure Stop, actuellement installé rue de Metz dans le cadre d’un « Festival contre la poubelle », a fait irruption hier dans les artères commerçantes de Nancy. Armés de canettes pleines de peinture ils ont pris pour cible les établissements bancaires, Mac Do et agence EDF sur leur passage… Cette « opération commando » n’a duré qu’une trentaine de minutes, mais a semé une jolie pagaille et une certaine appréhension.

Avisés, les policiers ont tenté de canaliser la manifestation illicite, sans procéder toutefois à une quelconque interpellation. « Afin de ne pas provoquer de dérapage », expliquait dans la foulée, Gérard Kointz, DDSP adjoint (directeur départemental de la sécurité publique). Le cortège cheminait à contresens d’une circulation dense, notamment rue Saint-Dizier, parmi une foule importante de badauds attirés par la température estivale, mais refroidis par cette déambulation agressive. Bonjour l’image ! De quoi nourrir un peu plus encore l’inquiétude de nombreux administrés.

« C’est vrai qu’on sent dans cette société, une montée des tensions », reconnaissait hier Gilbert Thiel, adjoint à la sécurité.

La prison de La Santé vidée… pour mieux enfermer

La prison de la Santé vient d’être vidée de ses 920 prisonniers… une bonne nouvelle ? Pour sûr non, car les détenus, ils ne les ont bien sûr pas libérés, mais transférés dans d’autres maisons d’arrêt, principalement Fresnes (94) et Fleury-Mérogis (91), d’autres dans le tout nouveau centre pénitentiaire d’Orléans-Saran par exemple, bien souvent plus loin de leurs proches.

 

Mais les gestionnaires du monde carcéral comptent remplir de nouveau cette dernière taule parisienne après une réhabilitation de ses bâtiments : les architectes parlent de « rupture avec l’aspect actuel très oppressant »… comme si des murs plus nets et moins humides pourraient faire que les prisonniers se sentent « moins enfermés » ?! Il est sûr que des murs plus que pourris, des douches cassées, le froid et autres joyeusetés des vieilles prisons ne font que rajouter à l’humiliation mise en place pour mater les personnes enfermées et les faire revenir plus docilement dans ce qu’ils définissent comme le droit chemin. Mais n’allez pas croire que les constructeurs et rénovateurs de prisons ont pour but le confort des prisonniers… sinon pourquoi enfermer ainsi des individus comme on enferme tout aussi sournoisement les animaux d’élevage ? Il est clair que le but du système carcéral n’est pas d’enfermer pour enfermer, pour éloigner plus ou moins momentanément certaines personnes du reste de la société : cet enfermement a pour but de remodeler (ou juste venir à bout de) la personnalité des détenus, de les dompter, les « convaincre » par l’humiliation et la peur de se soumettre aux règles de l’ordre social, comme le montre bien l’attention toujours croissante à la « réinsertion » : car évidemment, ce que veulent juges et politiciens, ce n’est pas libérer des « fauves » aigris et hargneux décidés à venger leur souffrance, mais des moutons résignés et obéissants, à qui on a appris que la vie c’était celle qu’on « gagne » au turbin, métro-boulot-dodo.

C’est donc pour rendre les prisons à la fois plus acceptables aux yeux de tous, principalement des défenseurs des « droits de l’homme » (comme si l’enfermement dans une cage dorée permettait de conserver toute sa dignité !), mais aussi plus efficaces pour façonner des moutons et non des fauves, que l’on rénove les prisons, certainement pas pour le bien des prisonniers.

Le projet de réhabilitation de la Santé compte parmi ses maîtres-mots l’« amélioration des conditions de travail pour le personnel pénitentiaire » : sachant que plus de sécurité pour les matons, ça veut dire, pour eux, plus de tours de clé, plus de surveillance, donc encore plus de restrictions pour les encagés. Car comme pour tous les défenseurs de ce monde de merde, leur sécurité, c’est notre plaie.

En bref, les travaux dureront normalement jusqu’en 2018. D’ici-là, seul le centre de semi-liberté (entre taf et taule, toujours enfermés) comprenant une centaine de places et déjà récemment rénové restera « ouvert ». La gestion du projet en Partenariat Public-Privé et la recherche d’entreprises prêtes à mener les travaux a été à la charge de l’APIJ (Agence Publique pour l’Immobilier de la Justice). Et les détails des travaux n’ont pas encore été dévoilés, on a seulement pu entendre parler d’une capacité finale de 800 places (dont 100 en semi-liberté) avec davantage de cellules individuelles, et plus globalement d’une « modernisation des conditions de détention » et du « développement de dispositifs de réinsertion active des détenus ». Quant aux entreprises du bâtiment, architectes et banques collabos de ce projet, leurs noms ont été rendus publics par l’APIJ [voir encadré].

Et pour couronner le tout, les rénovateurs devront veiller à préserver « la symbolique particulière et la valeur patrimoniale de cet établissement »… la symbolique d’une prison… d’autant plus d’une vieille prison, que l’on se souvienne à quel point est tenace cette obsession d’enfermer les récalcitrants… pour nous rappeler qu’il est toujours plus que temps d’en finir avec cette torture ?

Entreprises de construction ou de rénovation, tous ceux qui travaillent à la machine à enfermer sont complices du système carcéral, ne les laissons pas en paix !

Tout le monde dehors !


Constructeurs (et mandataires) :
GTM Bâtiment, du groupe Vinci, des constructeurs de taules chevronnés (CP de Draguignan, rénovation des Baumettes à Marseille, CP de la Polynésie, à Tahiti, CRA du Mesnil-Amelot)

(Futurs) gérants :
Gepsa (du groupe GdF-Suez ; cf. Lucioles n° 9)

Architectes :

PIERRE VURPAS & ASSOCIÉS ARCHITECTES
29-31 rue Saint Georges 6
9005 Lyon
Tél. 04 72 40 95 55
agence@vurpas-architectes.

com


vurpas-architectes.com

Ils ont aussi dessiné le Palais de

Justice

de Lons-les-Saunier, les EPM (prisons pour mineurs) de Quiévrechain, Meyzieu et Chauconin.

A.I.A. Architectes
23, Rue de Cronstadt, 75015 Paris
Tél : 01 53 68 93 00
(et autres adresses un peu partout en France)
a-i-a.fr

Banque de financement :

Barclays Bank, qui finance aussi la construction (toujours en PPP) des prison de Beauvais, Valence (Drôme), Lutterbach (Haut-Rhin) et Riom (Puy-de-Dôme) [cf. Lucioles n° 9]

P.-S.

Et pour bien se foutre de la gueule du monde et montrer une façade de transparence aux curieux qui oseront s’y aventurer de leur plein gré, le personnel pénitentiaire fera visiter la prison de la Santé au public pendant les travaux lors des journées du patrimoine, en septembre prochain !

 

 

contre toutes les prisons

Contre la construction de la nouvelle prison à Valence

Courant 2015, une nouvelle prison est sensée ouvrir dans le quartier de Briffaut à Valence. Avec deux maisons d’arret et un quartier maison centrale, cette horreur enfermerait 456 personnes, presque 3 fois plus que la maison d’arret actuelle.
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Si les anciennes prisons sont généralement surpeuplées, insalubres et immondes, etre enfermé dans les établissements pénitentiaires modernes n’est pas mieux. De nombreux prisonniers ont raconté l’enfer de l’isolement, sensoriel et humain, et du controle permanent qui rend fou dans les nouvelles prisons.
Pour contrer la surpopulation, il ne faut pas construire de nouvelles prisons mais vider celles qui existent déjà.

Aujourd’hui, de plus en plus de faits peuvent amener en prison, et les peines sont toujours plus longues.
Les aménagements de peine ( controles judiciaires en tous genres, TIG, « soins » obligatoires, amendes et autres obligations durant des années ) dont on nous rabat les oreilles, ne sont que des peines supplémentaires qui s’ajoutent aux instruments de répression et de punition que la justice possède déjà. Tout ca pour enfermer et soumettre toujours plus, car la justice fonctionne avec le système de la carotte et du baton.
Dehors aussi le monde ressemble à une prison. Caméras, flics et controleurs en tout genres (CAF, pole emploi, etc), veulent soumettre la majorité à la loi du fric : travaille, consomme.

L’enfermement est un business qui rapporte gros : 70 millions d’euros à SPIE batignolles pour la construction de la nouvelle prison à Valence. D’autres groupes comme GDF suez, Eiffage, Bouygues, Sodexo, font leur beurre en construisant des cages.

Il y a 1000 manières, et 1000 raisons de s’opposer à une autorité qui enferme. Régulièrement des prisonniers se révoltent. Dehors, les structures de l’enfermement peuvent aussi etre attaquées.

Pour vivre libres, sans chef ( ni petits ni grands…), sans flics et sans fric… contre toutes les cages et les enfermements

tract

il existe aussi une mini expo mobile contre ce projet, en pdf ci dessous

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Du centre de rétention de Vincennes à Ferguson, Pouvoir assassin !

Du centre de rétention de Vincennes à Ferguson, Pouvoir assassin !

Toujours la même histoire. L’État ne dira sans doute jamais ce qui c’est exactement passé ce 21 août 2014 dans la voiture de flics de l’unité d’escorte qui emmenait Abdelhak Goradia du centre de rétention de Vincennes à l’aéroport de Roissy d’où il devait être expulsé. Abdelahak est mort. Les flics lui ont fait croire qu’il allait voir l’infirmière, ils lui ont mis des menottes, un casque sur la tête et l’on saucissonné pour être sûr qu’il ne résiste pas. Il est mort asphyxié, étouffé. La police a déclaré qu’il était mort naturellement, d’une crise cardiaque, puis ils ont dit qu’il s’était fait volontairement vomir. C’était la deuxième tentative d’expulsion ; lors de la première les flics s’étaient déjà montrés violents et acharnés et c’est le commandant de bord qui avait refusé de le prendre à bord de l’avion.

Au centre de rétention, en apprenant la mort d’Abdelhak des retenus ont cassé du mobilier et une grève de la faim a commencé.

Il y a 6 ans et deux mois, le 21 juin 2008, Salem Souli est mort au centre de rétention de Vincennes. Malade il avait demandé à voir un médecin ce qui lui avait été refusé. Il s’est allongé et ses compagnons l’ont retrouvé mort quelques heures plus tard. Le lendemain une révolte collective a éclatée et le centre totalement incendié.

Les techniques d’expulsion dans les prisons pour étrangers sont toujours les mêmes. Les retenus qui ont déjà résisté à une expulsion où qui ne se laissent pas faire sont appelés dans le micro pour un faux prétexte, une visite, aller chez le juge ou à l’infirmerie, ou embarqués au milieu de la nuit. Ils sont menottés dans le dos, jambes entravées, cagoule et casque sur la tête, étranglé pour empêcher de crier, ligotés avec du scotch… Plusieurs sans papiers sont déjà morts assassinés par la PAF (police de l’air et des frontières) : Ricardo Barrientos en décembre 2002 ou Mariame Getu Hagos en janvier 2003.

Entre 2000 et 2014, plus de 130 personnes ont été tuées par la police.

Mort en prison comme Gordana Jovanovic à la maison d’arrêt des femmes de Fleury le 2 novembre 2012 ; mort au mitard comme Éric Blaise le 13 novembre 2005 à la prison de Fleury-Merogis ; mort dans un fourgoncomme Lamine Dieng le 17 juin 2007 ; mort du TASER comme Loïc Louise le 3 novembre 2013 ; mort du Flashball comme Mostefa Ziani le 13 décembre 2010 ; mort au commissariat, mort lors d’une course poursuite comme Baba Traoré le 4 avril 2008 qui tentait d’échapper à un contrôle de police et qui s’est noyé dans la marne ; mort d’une balle dans le dos comme Amine Bentounsi le 21 avril 2012.

Mort aux frontières de l’Europe comme 14 000 migrant-e-s depuis 1988.

Partout c’est la même. Qui n’a pas entendu parler de cette histoire à Ferguson, dans le Missouri aux États-Unis, où Mike Brown a été tué de plusieurs balles dans le dos et à la tête par les flics le 9 août dernier. Il est mort parce qu’il était noir, parce qu’il était pauvre. En réaction, des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour manifester et s’affronter avec la police. Pendant plusieurs nuits des émeutes ont éclaté malgré le couvre-feu instauré par l’État.

La violence des flics est toujours la même. C’est celle de l’État, de la société. La police, comme la justice et la prison, est là pour garantir son bon fonctionnement basé sur l’exploitation économique, la domination sociale, l’oppression raciste. Il s’agit de tous nous soumettre et de protéger les riches, et pour cela la police réprime, tue et mutile, la justice condamne et enferme. Face à cette violence, la solidarité est nécessaire et doit s’exprimer partout.

Du centre de rétention de Vincennes à Ferguson, Solidarité face à la police et à l’État !

 

Tract mis en page (.pdf)    mutineriemodif

CATEGORY: Tracts, Textes & Affiches

CENTRALE DE CRUAS MEYSSE : changement des générateurs vapeurs et les alternateurs

 

Cruas : « le changement c’est maintenant »1

Le changement des quatre générateurs  de vapeur de la centrale de Cruas-Meysse a commencé. Le pouvoir nucléariste se prépare donc à prolonger la durée de vie de la centrale. Démarrée en 1984, elle devrait être active jusqu’en 2045. Et les nucléocrates nous expliquent que multiplier par deux la durée de vie des centrales est « sans danger ».

La mafia nucléariste continue la politique du fait accompli qu’elle pratique depuis le tout début de l’ère nucléaire. Elle a toujours outrepassé le refus du nucléaire par les populations, tandis que la solidarité de toute la classe politique avec le développement de cette forme d’énergie, incarnant les intérêts stratégiques de l’Etat, ne s’est jamais démentie.

 

Pourtant l’époque où le nucléaire pouvait être présenté comme un progrès sans danger a proprement disparu. Partout s’amassent les démentis aux affirmations rassurantes. Tchernobyl puis Fukushima en sont les plus terribles exemples. Mais « Il n’y a pas de risque zéro » et ce risque est le prix à payer pour bénéficier des bienfaits insipides du capitalisme. Et pour les pouvoirs, il n’est pas question de laisser quiconque s’en prendre à ses intérêts, d’arrêter quoi que ce soit.

 

Après Tchernobyl, les nucléaristes français ont commencé à tester la « possibilité » de vivre en zone contaminée, c’est-à-dire de mourir en douceur dans des zones devenues inhumaines. Avec Fukushima ces études se sont amplifiées. La survie en zone contaminée est le seul avenir que nous propose cette société. Ainsi, à Cruas, les nucléocrates font changer les générateurs de vapeurs et les alternateurs par des « nomades du nucléaire »2. Ils servent de viande à rems avec les chômeurs. Selon l’article 20 de la loi sur l’insertion professionnelle, ceux-ci peuvent être employés, par des entreprises pour une période d « essai » de deux mois. Le chômage existe depuis le début du capitalisme, soit deux siècles.

Les chômeurs doivent -ils pour autant aliéner encore et toujours leur existence en acceptant le chantage permanent à l’emploi et ses cortèges de misères associés ? Ils trouvent aujourd’hui naturel de se sentir étranger à leur vie, tant ils sont habitués à en être dépossédés. Dépossédés de tout pouvoir d’intervention sur leur destin, on les invite à des débats de sociétés.

 

Nous avons quitté la table de négociation : pour nous, le débat public, la chaîne humaine, la chaîne de l’humanité torturée, la décroissance, la sobriété énergétique…

EDF, Areva, les entreprises qui interviennent dans le processus nucléaire et tous les publicitaires de ce monde nucléarisé, nous ont déclaré la guerre. Si nous ne sommes pas capables de nous imaginer une autre existence et de nous battre pour la réaliser, alors il ne nous reste plus qu’à nous préparer à mourir dans l’existence actuelle, tracée et domestiquée.

Solidaire de la lutte en cours contre le projet d’une centrale en Italie à Rondissone et de la lutte en Turquie contre la construction d’une centrale à Akkuyu.

 

A nous de voir si nous voulons vivre libres et solidaires ou mourir comme des cobayes avec un compteur Geiger en main3.

 

Attaquons le nucléaire et son monde

partout où c’est possible.

Des individus associés

lelabo@riseup.net

 

1Blague d’un futur président lors de sa campagne électorale

2Film de Christian Ugolini « silence radio » http://www.dailymotion.com/playlist/x25cju_ugolinichristian_silence-radio/1#video=xx0mjy

3« Je suis devenu le cobaye de ce désastre«  notait à juste titre l’ un de ces villageois japonais . P43 de fukushima paradise paru dans la collection mutines séditions et la canaille.

 

solidarité aux anarchistes emprisonné-e-s

 

solidarité avec les anarchistes bielorusse voir  le message de ABC bryghton d’aout 2014.  et aussi nous sommes solidaires aux anarchistes qui luttent contre la nouvelle centrale biélorusse.

Brest Anti-Fascists ArrestsLate on the evening of May 8, 2014, in Brest, Belarus a fight between anti-fascists and neo-Nazis took place. The reason for the fight was a nazi provocation. One of the nazi began raising his hand in Roman salute and shouting « Zieg Heil » and « White Power ». Except that the anti-fascists were better skilled in fighting, so one of the nazis ended up hospitalised.Beginning on the evening of May 9, cops started to arrest the anti-fascists that they knew. First the flats of two anti-fascists were searched, their computers and laptops where taken and the guys were detained for 10 day terms. At the morning of May 10, the searches continued. Four more flats were searched and again computers and some personal items where taken by police. One of the anti-fascists was not at home, so he remain free and three others were detained.One of the detained anti-fascists, Vladimir Dudorga, had been threatened by KGB officers before because of his active anti-fascist position. Dudorga was later released Dzmitry Z. and Dzmitry S. currently remain behind bars. [Updated: 01/08/14]
Dzmitry Zvan’ko, 225295 Brestskaya oblast, Ivatsevichi, p/b 20, IK-22, Volchi Nory, Belarus.Dzmitry Stsyashenka, 225875, Brestskaya oblast, Kobrinski r-n, d. Luschiki IUOT № 6, Belarus.[correct as of: 01/06/14]
Dzmitry Z. and Dzmitry S., two of those detained, were recently transferred to penal institutions. Dzmitry Zvan’ko’s appeal was not granted; the sentence remained the same — 5 years of prison. He will also have to pay about 4,000 euro to the injured neo-Nazi, plus some 500 more legal expenses to the State. [Updated: 01/06/14]
Nikolai Aleksandrovich Dedok (Mikalai Aliaksandravich Dziadok), ul. Krupskoy 99A, tyurma 4 212011, Belarus. [Updated: 30/05/14]
Igor Vladimirovich Olinevich (Ihar Uladzimiravich Alinevich), 211300, Vitebskaya obl., Vitebsky r-n, p. Vitba, IK-3 BELARUS. [correct as of 01/08/14]
3 anarchists/activists (also known as Mikalaj Dziadok, Aleksander Frantskevich & Ihar Alinevich) originally remanded after a wave of repression by the Belarus state in the run up to presidential elections on 19 December .More info at: http://www.avtonom.org/en/node/14931
On the May 27, 2011, judge Zhanna Khvoynitskaya sentenced the Belarusian anarchists Ihar Alinevich, Mikalaj Dziadok, Aliaksandar Frantskievich, Maxim Vetkin and Yeveni Slivonchik. The young men were accused of a number of political actions, including an attack against the Russian embassy in Minsk in August of 2010. Ihar Alinevich received a sentence of 8 years ‘hard regime’ (restricted allowances for visits, mails, and packages and other « privileges »); Mikalaj Dziadok received 4.5 years ‘hard regime’ and Aliaksandr

Belgique) Après Doel 4, le parquet enquête sur le possible sabotage d’autres sites

voici l’article du blog  de cette semaine l’illustration choisie fait parti des archives régionales

Belgique) Après Doel 4, le parquet enquête sur le possible sabotage d’autres sites
(Le 19 août 2014)

lu sur le site cette semaine

Dans la foulée des suspicions de sabotage autour de l’arrêt de Doel 4, le parquet fédéral se penche sur les événements antérieurs liés au réseau électrique belge. En mars dernier, le transformateur déphaseur de Monceau-sur-Sambre, qui optimalise la capacité d’importation entre la France et la Belgique, avait par exemple été détruit par ce qui avait alors été présenté comme deux explosions.

Cet incident n’avait à l’époque soulevé aucune interrogation particulière, mais les récents événements autour du réacteur nucléaire Doel 4 le ressortent, comme d’autres dossiers passés, des cartons.

Sans faire davantage de commentaires, le parquet confirme qu’un réexamen de plusieurs incidents est en cours, y compris celui de Monceau-sur-Sambre, mais précise que ce dernier ne fait pas l’objet d’une attention plus particulière qu’un autre.

D’après Michel Méan, porte-parole des pompiers de Charleroi, l’incident de Monceau-sur-Sambre n’était en tout cas « pas lié à une explosion, mais un incendie ». Il précise qu’aucun élément de laissait entendre qu’il pouvait s’agir d’un sabotage.

Du côté d’Elia, gestionnaire du réseau de transport d’électricité en Belgique, la porte-parole Axelle Pollet précise que des experts se sont en effet rendus sur place pour ce cas particulier.

L’importation n’est pas menacée

Avec trois importants réacteurs à l’arrêt, soit une indisponibilité de 50% de son parc nucléaire, la Belgique pourrait devoir s’approvisionner plus que jamais à l’étranger pour éviter le blackout s’il l’hiver prochain s’annonçait rude.

L’élément de réseau de Monceau-sur-Sambre avait été présenté comme potentiellement problématique pour acheminer l’électricité de France. Il n’en serait finalement rien.

Quatre autres lignes d’une plus grande capacité (380 000 watts) remplissent le même rôle, indique Axelle Pollet. Et les travaux devraient en outre être terminés en novembre, contrairement à la date du 31 décembre mentionnée auparavant.

Repris de Rtbf.be, 19/08/2014

Une petite vidéo en flamand.

 

Actualisation sur la situation de Gabriel Pombo Da Silva



Le mercredi 6 août 2014, le compagnon Gabriel Pombo Da Silva est finalement sorti de l’isolement (il y avait été placé à A Lama le 17 juin) pour être transféré à la prison de Topas (Salamanque). Il y est arrivé le vendredi 8 août et se trouve à présent en cellule individuelle.

Cependant, dès son arrivée il s’est vu notifier à nouveau le contrôle de toutes les communications (écrites, téléphoniques et les parloirs) et l’administration pénitentiaire dispose en outre de tout un arsenal de mesures et vexations pour punir et se venger de celles et ceux qui, comme Gabriel, Francesco, Monica et bien d’autres encore, refusent de baisser la tête et de se soumettre. Citons entre autres les tentatives répétées de briser les relations du compagnon aussi bien avec l’extérieur qu’à l’intérieur, en rendant difficiles -et pour certains impossibles- les contacts ou en le séparant de ces amitiés par un transfert de bâtiment, comme cela vient de se produire, trois jours seulement après son arrivée à Topas.

Ces sales petits jeux caractéristiques du Pouvoir et de l’Autorité n’ont rien de surprenant, ils font même partie de l’abominable routine carcérale et du chantage à la « bonne conduite », par la carotte et le bâton. C’est précisément parce que nous savons cela et que nous ne sommes pas prêts à l’accepter que nous continuerons à suivre de près la situation des compagnons, et surtout à nous battre contre cette machine à broyer.

Des deux côtés du mur, détruisons ce qui nous détruit !

Pour la Liberté,
Des anarchistes
Le 14 Août 2014

Pour écrire au compagnon : Gabriel Pombo Da Silva
Centro Penitenciario de Topas – Salamanca.
Ctra. N-630, km. 314
37799 Topas (Salamanca)

Gabriel Pombo Da Silva
Centro Penitenciario  de Topas – Salamanca
Ctra. N-630, km. 314
 37799 Topas ( Salamanca )

[Il semble qu’à Topas les publications avec ISBN puissent entrer]

Traduit d’informa-azione.info