Prison de Fresnes : Encore des bagnoles de matons en feu

 note:Feu à toutes les prisons et aux biens de ceux qui les font marcher !

 

Le Parisien / mercredi 1er août 2018

C’est le troisième incendie volontaire de véhicules de surveillants qui a lieu en trois mois à la prison de Fresnes. Quatre jeunes interpellés ont été relâchés faute d’éléments.
Les deux premières nuits d’incendie avaient déjà profondément ému les gardiens de la prison de Fresnes. Dans la nuit de mardi à mercredi, de nouveau, le feu a été mis à quatre véhicules sur le parking de l’établissement pénitentiaire. Une cinquième voiture a été dégradée dans une rue toute proche. Une bouteille contenant de l’essence a été retrouvée juste à côté de celle-ci. Pour la première fois, quatre jeunes ont été interpellés juste après les faits, mais ils ont été relâchés dans la journée faute d’éléments probants.

Déjà, dans la nuit du 30 au 31 mai dernier, vers minuit, une dizaine d’hommes encagoulés pénètrent à pied par l’un des deux accès au domaine de la prison de Fresnes. Face au mirador 2, ils incendient une première voiture appartenant à un surveillant. Le feu se propage à deux autres véhicules. La vitre arrière d’une quatrième est également brisée sans doute pour allumer le feu à nouveau. L’équipe d’incendiaires prend alors la fuite.
Trois semaines plus tard, dans la nuit du 18 au 19 juin, quatre véhicules appartenant à des surveillants de la prison avaient été incendiés.

Reste désormais à la police judiciaire du Val-de-Marne à poursuivre son enquête pour savoir qui a décidé de s’en prendre de cette façon, et si régulièrement, aux véhicules des surveillants de la prison.
« Trois fois en si peu de temps, c’est trop, tempête Cédric Boyer, secrétaire local SNP-FO de la prison de Fresnes. Nous avons écrit à notre direction et à la direction interrégionale de Paris. On ne peut pas laisser qui que ce soit s’en prendre aux biens personnels des agents. »
« Les surveillants pénitentiaires ne peuvent pas travailler sereinement et faire respecter la discipline en détention, si leurs biens sont brûlés pendant leurs heures de travail », insiste le syndicat dans un communiqué, où il « exige que des caméras soient dissimulées sur tous les abords du centre pénitentiaire. »