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Bruxelles : Appel à solidarité des 4 inculpé.e.s de la destruction de la maquette de la maxi-prison

repris du blog non- fides.fr

Dans sa course folle aux profits, le capitalisme jette toujours plus de monde dans la précarité et rend notre environnement toujours plus invivable. Face à la misère semée à tout va et à la colère qui gronde, l’Etat investit dans le maintien de l’ordre et construit de nouvelles prisons. A l’heure où le peuple [sic] est contraint de se serrer la ceinture, le gouvernement trouve des milliards pour nous la serrer encore plus fort en construisant des prisons high-tech où s’expérimentent de nouvelles formes de tortures (privations sensorielles et de contacts humains).

Pour la classe dominante, l’avantage est double : les contrats de construction lui assurent de juteux bénéfices et l’appareil sécuritaire ainsi sur-développé lui permet de maintenir ses privilèges et de faire perdurer ce système oppressif et destructeur.

Le Masterplan du gouvernement fédéral prévoit la construction de 7 nouvelles prisons en Belgique. L’une d’entre-elles, la maxi-prison, cristallise les oppositions depuis quelques années. Le gouvernement prévoit d’édifier ce mastodonte carcéral sur le terrain du Keelbeek, à Haren, situé à la périphérie nord de Bruxelles.

Le projet de maxi-prison en quelques chiffres :
# une capacité de 1200 détenu.e.s (hommes, femmes, mineurs et personnes psychiatrisées)
# 19 hectares de terres agricoles et de nature bétonnées
# un partenariat public-privé de 25 ans qui coûtera à l’Etat plus de 3 milliards d’euros. Soit un coût quotidien de minimum 275 euros par détenu.e. Plus de 275 euros par jour consacrés à briser un être humain !
# un lieu situé loin du coeur de Bruxelles, difficilement accessible pour les familles des détenu.e.s

Depuis l’annonce de la construction de la maxi-prison, les réactions sont nombreuses. A Haren, le comité de quartier informe les habitant.e.s et se mobilise contre le projet. Dans les rues de Bruxelles, la maxi-prison ravive la rage anti-carcérale et des groupes bien inspirés s’efforcent de mettre un terme au projet par une série d’actions directes. A Anderlecht, un local de lutte contre la maxi-prison est ouvert pour s’informer, débattre et s’organiser.
Durant l’été 2014, le terrain du Keelbeek est occupé pour empêcher l’avancement du projet. La ZAD de Haren est née (Zone à Défendre). Entre les cabanes dans les arbres et le potager, les opposant.e.s y expérimentent un autre mode de vie [sic], solidaire et auto-géré [sic]. L’occupation du terrain prend fin en septembre 2015 suite à l’expulsion musclée des occupant.e.s menée par la police de Bruxelles. Mais aujourd’hui encore, une poignée d’insoumis.e.s occupent un terrain adjacent au Keelbeek et plusieurs maisons abandonnées de Haren.
Cette agitation populaire [sic] grandissante contrarie les plans du gouvernement qui lâche sa meute de chiens de garde pour tenter d’étouffer la contestation. Nombre de compagnon.ne.s de lutte subissent perquisitions, filatures, écoutes, intimidations et tentatives d’infiltrations. Mais face à la détermination et à la solidarité, la répression s’avère impuissante.

Le 20 mai 2015 se déroule l’audience publique de la commission de concertation concernant le projet de maxi-prison à Haren. L’avis de la commission n’étant même pas contraignant, cette farce de consultation populaire ne trompe pas grand monde. Le même jour, une quinzaine de personnes décident donc d’exprimer leur opposition au projet en dehors des chemins balisés par le pouvoir et manifestent à l’intérieur de la Régie des bâtiments. La maquette de la maxi-prison exposée dans le hall d’entrée est détruite durant l’action.

La Régie des bâtiments, cette institution corrompue jusqu’au cou, est chargée de gérer le patrimoine immobilier de l’Etat belge et de coordonner la construction des nouvelles prisons. Sans attendre les permis, la Régie des bâtiments a tenté de démarrer les travaux sur le terrain du Keelbeek à plusieurs reprises. Mais à chaque fois, les engins de chantier ont été repoussés par les opposant.e.s.

Alors que son projet est menacé de toutes parts, le pouvoir saisit cette occasion pour tenter d’affaiblir la résistance et nous sommes aujourd’hui quatre à nous retrouver sur le banc des inculpé.e.s pour « destruction de bien mobilier en bande ». C’est le premier procès pour une action contre la maxi-prison. Après un report, la première audience est fixée au 22 janvier 2016 au Palais de justice de Bruxelles.
Pour ce genre d’acte, les peines prévues vont de 1 à 5 ans d’incarcération et la Régie des bâtiments réclame 40.000 euros de dommages et intérêts.

Loin de nous paralyser, ce procès est une opportunité de réaffirmer notre position anti-autoritaire contre toutes les formes de pouvoir, qu’ils soient politiques, médiatiques ou judiciaires. Ils font partie du problème, pas de la solution.
Et avec votre complicité, ce procès sera une occasion supplémentaire de jeter quelques pavés dans le marécage carcéral et de glisser quelques sabots dans la machine.
Poursuivons la lutte contre les prisons et le monde qu’elles protègent !

Brique par brique, mur par mur
Détruisons toutes les prisons !

Les 4 inculpé.e.s.

[Repris d’Indy Bxl.]
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P.-S.

Et pour faire face aux frais de justice, nous faisons aussi appel à votre solidarité financière.
Si vous récoltez quelques pièces en raclant le fond de vos poches ou en passant le chapeau lors de vos rendez-vous militants, merci de les balancer par ici : BE66 5230 4745 8943 (numéro de compte en banque au nom de « soutien procès maquette »)

Il n’ y aura pas de règlement de compte à OK Corral !

En juin de cette année, nous avions envoyé une lettre ouverte à Yannick Rousselet, responsable des campagnes sur le nucléaire à Greenpeace France. Plus qu’une adresse à Yannick Rousselet ou à Greenpeace, cette lettre était surtout un prétexte pour rappeler qu’il y a toujours des cogestionnaires, pompiers volontaires cherchant à circonscrire le moindre départ d’incendie, la moindre étincelle de révolte. (…)

En septembre dernier, alors qu’un train de déchets suisses provenant de Grande Bretagne était en partance au terminal ferroviaire de Valognes, un mystérieux dépôt de bonbonne de gaz sur la voix ferrée Cherbourg-Paris perturbe durant quelques heures le trafic. En gare de Valognes, des agents SNCF incitent des voyageurs excédés à s’en prendre à Greenpeace plutôt qu’à notre glorieuse et grande Société Nationale des Chemins de fer Français.(…) À cette occasion, Yannick Rousselet s’illustre à son tour. Devançant l’instruction que ne manquera pas de lancer la section antiterroriste, il désigne déjà sur la radio locale France Bleue Cotentin les fauteurs de trouble : une mystérieuse mouvance antinucléaire aux contours un peu flous. Bien évidemment, il n’oublie pas de se dissocier immédiatement de la dite mouvance :

« Bien évidemment, il y a un lien évident entre le départ du train au départ de Valognes et la présence de ce matériel sur les voies ferrées, (…)simplement nous avons clairement dit que nous ne nous opposerions pas à ce transport [1], que nous n’avons pas l’intention de perturber, maintenant il existe des mouvances différentes dans les mouvements antinucléaires et il n’est pas à exclure que des gens aient voulu exprimer leur désaccord avec le nucléaire par cette méthode, ce n’est pas la nôtre. »
[Interview de Yannick Rousselet à France bleue du 16 septembre 2015.]

Pour informer de l’acte dont la presse se fait l’écho en boucle et de la prise de position de notre « consultant », et prévenir de leurs éventuelles conséquences, nous décidons de faire suivre un article de la presse mainstream publié sur le site libertaire caennais Sous la cendre, et faisons suivre notre « prose » vieille de quelques mois – Il était une fois la cogestion -, non parce que nous tenions « absolument à faire de la publicité pour celle-ci à l’occasion d’événements d’actualité » comme le sous-entend aujourd’hui Rousselet, mais pour rappeler d’où notre salarié de la multinationale de l’écologie parle. Et comment il récidive.

À la suite de cet envoi, notre mail a été posté sur une liste de diffusion militante. Nous avons appris bien plus tard que l’intéressé avait envoyé sur cette même liste collective, une réponse qui ne nous a pas été adressée directement, comme notre propre lettre ouverte à son encontre ne lui était pas plus adressée quelques mois plus tôt. D’ailleurs, nous n’avons jamais reçu sa missive. Mais quelques « amis » énervés par son contenu nous l’ont fait suivre. Nous la joignons avec quelques précisions et remarques qu’elles ont suscitées chez nous. Pas seulement pour continuer à blablater, comme dirait notre cher Yannick Rousselet, mais pour lever quelques ambiguïtés que notre premier texte semblait avoir soulevé et qui nous sont revenues aux oreilles. Et ce, pas seulement de la part de notre professionnel de l’activisme.

Nous joignons à ce texte la réponse qu’il a cru bon de nous adresser, sur une liste de diffusion à laquelle nous ne participons pas.

Antinucléairement et anarchistement,
Laura Blanchard et Émilie Sievert
blanchard.sievert@riseup.net
note:
1] Greenpeace et une partie des opposants et opposantes locaux ne s’opposent pas aux retours des déchets nucléaires dans leurs pays d’origine.Lettre ouverte à Yannick Rousselet, porte parole de Greenpeace
texte en PDF
il n’y aura pas de règlement de compteà OK coralnt de compte à ok corral

IBM, de l’holocauste et de la réification

Après la publication du texte concernant la technoscience et la bionanotechnologie, nous avons poussé les recherches concernant IBM et sa place dans l’holocauste.
« A partir des recherches historiques d’Edwin Black concernant le rôle d’IBM dans l’Holocauste, nous avons proposé dans ce texte une réflexion sur le génocide juif perpétré par les Nazis et sur la « Solution finale » qu’ils avaient mise en place, à l’aide du concept marxiste de « réification ». »

Pour une lecture philosophique du livre D’IBM, de l’holocauste et de la réification
Le concept de réification dans la perspective d’une critique du capitalisme contemporain. Thématisée par Georg Lukács dans son recueil publié en 1923 Histoire et conscience de classe, et notamment dans l’essai « La réification et la conscience du prolétariat », la réification désigne d’une manière générale « le fait qu’un rapport, une relation entre personnes prend le caractère d’une chose »1. Cette image d’un devenir ou d’un apparaître « chose » de relations humaines ne doit cependant pas être comprise en un sens littéral : elle renvoie à l’analyse de la réduction des individus et des rapports sociaux à de simples fonctions de la reproduction sociale et de l’exploitation dans les sociétés capitalistes, ainsi qu’à la domination qu’y exercent la marchandise, la division du travail, le droit formel, l’État administré et bureaucratique, sur l’activité sociale et les formes de vie. Le concept de réification – qu’on l’interprète en termes de chosification, d’instrumentalisation ou de rationalisation – peut dès lors servir à critiquer les formes contemporaines de la marchandisation et de la déshumanisation des rapports sociaux et de la fétichisation du rapport aux produits du travail, de la pensée et de la culture. lire la suite
la lecture du texte diffusé à Turin pour la rencontre du 9 janvier à El Paso: »Livre et texte d’analyse sont important , malheureusement nous nous trouvons dans une période dans laquelle peu de gens lisent et approfondissent les problèmes »

pour lire le texte dIBM, de l’holocauste et de la réification

Moirans [Isère] vengeance de l’état contre les émeutiers (mise à jour)

La vengeance de l’état continue et prend de l’expansion. La gendarmerie a lancé, lundi 18 janvier au matin, une brève opération autour d’un camp de gens du voyage à Moirans (Isère), dans le cadre de l’enquête sur les violences qui avaient éclaté dans la ville au mois d’octobre. Des dizaines de personnes issues de la communauté des gens du voyage avaient alors bloqué la gare de la ville et incendié des véhicules, exigeant par la force la sortie temporaire de prison d’un homme afin qu’il puisse assister aux obsèques de son frère mort au volant d’une voiture volée après avoir commis un cambriolage.
les 300 gendarmes ont interpellé 15 personnes dans le village de Moirans
quelques nouvelles laissé sur france bleu isère
Un rappel des événements et le contexte de cette émeute du qui a secoué cette ville proche de Grenoble ( 20km) voir le texte publié en octobre 2015 sur le blog du laboratoire

Ces interpellations viennent dans un climat sécuritaire, continuation de l’état d’urgence jusqu ‘à la fin février: » Fermeté républicaine à Moirans : la justice, l’Etat sont au rendez-vous », Manuel Valls
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le dauphiné libéré du 19/01/2016

16 h 45 : le ministre de l’Intérieur est arrivé à la caserne de gendarmerie Ofner de Grenoble où il doit rencontrer les enquêteurs de la section de recherches et des compagnies territoriales qui ont travaillé sur l’enquête et sur l’intervention de ce matin à Moirans et dans les environs. Il doit également rencontrer les gendarmes qui ont travaillé aux secours et à l’enquête sur la tragique avalanche des Deux Alpes la semaine dernière.

12 h 15: le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve se rendra à Grenoble ce lundi après-midi, vient d’indiquer la préfecture de l’Isère. A 17h, il saluera à la caserne de gendarmerie de Grenoble les forces de l’ordre qui ont pris part à l’enquête et aux opérations d’interpellation menées ce matin à Moirans. Un point presse sera organisée à 17h15 avec le procureur de la République de Grenoble à l’issue. A 18h15, dans les salons de la Préfecture, le ministre de l’Intérieur remettra les insignes de la légion d’honneur au sapeur-pompier qui avait neutralisé l’homme qui avait commis l’attentat du 26 juin dernier à Saint-Quentin-Fallavier. A 18h30, le ministre de l’Intérieur prononcera un discours en préfecture sur la sécurité en Isère et sur l’agglomération de Grenoble.

8 h 35: 14 interpellations ont eu lieu ce matin, vient d’indiquer Jean-Yves Coquillat. le procureur de la République au Dauphiné Libéré. Lors des perquisitions, certains éléments ont été découverts qui intéressent l’enquête sur les événements du 20 octobre, annonce également le chef du parquet. Trois femmes font partie des personnes interpellées, dont la mère du jeune homme décédé dans l’accident et du jeune détenu qui avait demandé à être extrait pour assister aux obsèques.

7 h 50: Selon nos informations, une quinzaine de personnes ont été interpellées ce matin sur Moirans et sa région. Des perquisitions multiples sont en cours. Les gendarmes agissent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « participation à un groupement en vue de la préparation de violence volontaires contre les personnes ou de destruction ou dégradation de biens, vols aggravés, destruction ou dégradation de biens par un moyen dangereux, entrave à la circulation et à la circulation d’un train ». Le 20 octobre dernier, des émeutes avaient éclaté après le refus par la justice d’autoriser un détenu issu de la communauté des gens du voyage à assister aux obsèques de son frère mort quelques jours plus tôt à Saint-Joseph-de-Rivière dans l’accident d’une voiture volée. Pendant plusieurs heures, 35 véhicules avaient été incendiés sur la RD 1085, ainsi qu’à proximité de la gare. Cinq véhicules avaient été projetés et incendiés sur la voie ferrée Grenoble-Lyon. Une centaine de trains avaient été annulés et retardés. La SNCF, la mairie de Moirans et le département, notamment, avaient porté plainte.

7 h 35: Plusieurs objectifs ont été visés par les gendarmes à Moirans: le camp des gens du voyage et deux autres sites, a t-on pu constater. Vers 6 h 30, des gendarmes mobiles ont essuyé des jets de pierres et des insultes alors qu’ils sécurisaient le secteur du camp.

note: solidarité avec les émeutiers de moirans

Parce qu’une société qui a besoin d’enfermer est elle même un prison,

Parce que les murs carcéraux n’existent que pour que ceux qui n’y soient pas confinés se croient libres,

Brisons l’enfer carcéral !

Compil’ de textes contre la THT en Haute Durance

seul la lutte paye…..Il y a mille raisons pour se révolter , il n’existe aucune bonne raison pour s’arrêter….

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reçu par mail

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Compilation de textes sur la lutte : Automne 2015

pour télécharger la brochure : https://we.riseup.net/assets/267281…

Une précédente compilation de texte de l’hiver-printemps 2015 est disponible ici

La nouvelle brochure reprend des textes, un communiqué, une chronologie incomplète,et une liste incomplète des entreprises qui travaillent sur le projet.

Cette brochure ne se veut pas exhaustive, ni réprésentative du mouvement contre la THT. Elle en présente quelques facettes.

Si vous souhaitez en commander en version papier pour mettre dans vos infokiosques, écrivez à notht05@riseup.net avec comme objet “commande brochure THT”. Nous vous les enverrons par voie postale, punk post, ou autre.

Plus d’infos sur http://notht05.noblogs.org

[Lecce, Italie] Solidarité avec les trois compagnons arrêtés dans le cadre de la lutte contre le CIE de Brindisi

Arrestation de trois compagnons pour la lutte contre le CIE de Brindisi

Après une manif de solidarité devant le CIE de Brindisi – Restinco, trois compagnons de Lecce ont été arrêtés sur des accusations de « résistance à agents » et de « manifestation non-autorisée ». Ils sont désormais sous assignation à résidence. Ci-dessous le tract distribué pendant la marche qui a eu lieu le 10 janvier dans le centre-ville en solidarité avec les personnes arrêtées :

« Depuis début octobre 2015, dans le quartier de ‘Restinco’ à Brindisi, un CIE (centre d’identification et d’expulsion pour étrangers) est de nouveau ouvert après que plusieurs révoltes de ceux qui sont enfermés à l’intérieur l’aient rendu inapte à l’utilisation.

Les CIE sont de véritables camps dans lesquels sont enfermés des migrants sans-papiers. La vie dans un CIE est constituée d’harcèlements de militaires et de policiers et de gros bénéfices pour les organismes qui les gèrent : dans le cas de Restinco, c’est « Auxilium Società Cooperativa Sociale* ».

Depuis la réouverture du centre, des compagnons allaient régulièrement devant ses murs pour apporter de la solidarité aux retenus. Après de multiples détentions par la police, trois d’entre eux ont été arrêtés samedi 9 janvier, poursuivis pour « manifestation non-autorisée » et « résistance à agents de police ». Nous réaffirmons que le but principal de la répression est de s’assurer que ce camp reste un lieu de ségrégation totalement isolé et inconnu du plus grand nombre.

Qui est indifférent est complice de ces camps.

Contre les frontières, liberté pour tous, feu aux CIE !!“

[Traduit d’informa azione, Lundi 11/01/2016]

NdT: *Sur son site, cet organisme humanitaire se présente comme ceci : « Auxilium Società Cooperativa Sociale gère et développe des services sanitaires et d’assistance sociale et éducative, promouvant l’humain et l’intégration sociale… […] »
repris du chat noir émeutier

Valence [[Drôme] : des étudiants fleurtent avec le corps des spahis

Sous le titre «  48 h dans la peau du spahi » le dl du 6 décembre nous conte la merveilleuse et très tendance immersion de 18 étudiants de l’école de gestion et de commerce (EGC) de valence gérée par la CCI de la Drôme
Un défi que ce parcours du combattant « initiation militaire au management « ..la classe de troisième année comptant 30 élèves , le journaliste nous explique que « certains ne se sont pas senti capables de le faire, d’autres étaient blessés » il semble exclu que parmi les 12 non volontaires aient pu se trouver un-e ou plusieurs raisons hérétiques pour refuser l’uniforme, le réveil au son du clairon, le garde à vous, l’obéissance aveugle et le pataugeage dans la boue…….on apprendra par contre que la traditionnelle cérémonie des couleurs (….)a littéralement bouleversé les présents
Le lendemain 7 décembre , un deuxième article vantait de nouveau l’initiative , le sabre a ses fans ! Dont d’ailleurs le maire de valence, intronisé tout récemment ( DL du 17/:12) dans la  » réserve citoyenne » dont la mission consiste à « contribuer à la diffusion de l’esprit de défense » ( dont la meilleure est l’attaque, c’est bien connu ) « et au renforcement du lien entre la nation et son armée ».A ne pas confondre avec la réserve du même nom dans l’éducation nationale. Encore que!.. Dans l’EN, la caporalisation des enseignants est en marche  » réforme des colléges » oblige. Maréchal , les revoilà!
Mais j’ai gardé le meilleur pour le fin , avec l’édifiant article ( Ddl du 19/12) assorti de l’émouvante photo des quatre héros  » lourdement armés » de leu pétoires ,qui glorieusement terrassèrent le « dragon au canif »
Dans m folle jeunesse , on chantait une petite comptine dans les manifs contre la loi Debré ( rappel : l’amer michel, non content d’avoir inventé la république du coup d’état permanent et installé durablement le gras financement des écoles privés, avait voulu , en 1973, supprimer les sursis des étudiants pour le service militaire)LLes paroles étaient des plus sobres  » l’armée ça tue, ça pue et ça rend con »
texte d’un libre propos sous la plume de Jean Debraine paru dans le journal du 12/:1/ 2016 la libre pensée ardéchoise

Lecce (Italie) : attaque contre la machine à expulser

note: information à partir de brèves su désordre et pas mal d’informations en lien sur cette page

« Lecce – nous avons détruit deux distributeurs de billets de La Poste italienne, entreprise qui déporte les immigrés des centre de rétention avec sa compagnie aérienne Air Mistral.

Liberté pour ceux qui luttent dans et hors des centres de rétention
Liberté pour tous »

[Traduit de l’italien de informa-azione, Mer, 13/01/2016 – 20:15]

Le coup de la pastille d’iode: une stratégie autoritaire éculée

face à cette perpétuelle campagne de terreur des représentants de l’état se répètent à travers de la presse quotidienne locale : attention danger de catastrophe nucléaire mais on a la pillule miracle.. on le sait que ce comprimé d’iode sa prise et le fantasme qu’il colporte a été déjà dénoncé depuis des années par un texte diffusé par le collectif stop Nogent signé par Roger Belbéoch qu’on peut trouver ici.; On a organisé au laboratoire anarchiste une réunion et une projection d’un tract vidéo bulletin Louise Becquerel qui dans un espace du vidéo tract : « Alors qu’après Tchernobyl , la catastrophe fut nié , les différents pouvoirs orchestrent aujourd’hui sa prise en main. Au coeur d’un monde restructuré par la peur , du réacteur à la cour d’école, du travailleur aux populations.. la simulation nous dit que l’accident aura bien lieu.. Même lorsque la mise enscène semble ratée , elle atteint ses buts : la soumission des corps , l’habituation des esprits à un monde géré militairement , des individus acteurs de leur propre servitude ». Nous ne voulions pas ëtre dans le monde du nucléaire cette obligation nous oblige de réfléchir mais…. Se cacher la tête dans le sable comme les autruches nous indispose avec sa posture inconfortable.

Voici ce qu’écrivait David Macdonald après les bombardements nucléaire sur le sol japonais
« Ceux qui usent d’un tel pouvoir de destruction se retranchent du reste de l’humanité . Ce sont peut être des dieux , , ce sont des brutes mais ce ne sont pas des hommes »
et il continuait ainsi nous devons briser l’état avant qu’il nous brise celui qui veut préserver sa conscience _ et sa peau par la même occasion _ ferait bien de s’autoriser  » des pensées dangereuses » comme le sabotage , la résistance , la révolte et la fraternité.; la démarche intellectuelle qu’on nomme « esprit négatif » est un bon point de départ »
politics août 1945

des tranquillisants contre l’angoisse nucléaire

« La décision de distribuer des comprimés d’iode stable au voisinage des centrales nucléaires françaises a donné lieu à des commentaires d’experts médicaux très proches du lobby nucléaire, pour qui seuls les iodes radioactifs auraient des effets néfastes sur la santé (du moins, c’est ce qu’ils prétendent dans les médias). Ainsi, en prenant ces comprimés d’iode stable, en cas d’accident grave, la population serait totalement protégée. Tout se passe donc comme si le cocktail de radionucléides qui seraient rejetés en même temps que les iodes (césium, ruthénium, argent, strontium, plutonium et autres transuraniens), une fois inhalés et ingérés, n’avaient aucun effet sur la santé. Il est vrai que, contrairement aux iodes radioactifs, qui ont pour cible la thyroïde sur laquelle ils se fixent, ces radioéléments ne donneraient pas d’effets spécifiques facilement identifiables sur des organes particuliers. Il serait donc difficile pour les personnes contaminées de les discerner parmi les maladies « normales » et les experts pourraient facilement camoufler leurs effets.

S’il n’est pas possible pour les individus d’identifier les cancers radioinduits non spécifiques, alors il n’est pas nécessaire pour les gestionnaires et leurs conseillers scientifiques d’en tenir compte, d’autant plus que ces cancers n’apparaîtraient que plus tardivement. Les iodes radioactifs ayant un effet spécifique sur la thyroïde, et cela à relativement court terme (on l’a vu après Tchernobyl avec l’apparition des cancers chez les enfants biélorusses), il n’est donc pas possible de les négliger dans les gestions postaccidentelles. Ainsi, le comprimé d’iode stable devient miraculeusement l’antidote absolu contre les effets des rejets radioactifs en cas d’accident nucléaire grave.

Quelques précisions sur les prises d’iode stable

L’iode stable est administré préventivement pour saturer la thyroïde et empêcher qu’elle n’absorbe ensuite les iodes radioactifs rejetés dans les accidents nucléaires. Dans cette situation, la thyroïde serait protégée des effets du rayonnement causés par ces iodes radioactifs ingérés ou inhalés. (Nous ne discuterons pas ici des contre-indications médicales qui ne sont peut-être pas aussi anodines qu’on nous l’assure.)

Les experts de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) dans la publication 63 de 1992 (Principes pour l’intervention pour la protection du public en cas d’urgence radiologique) donnent quelques indications sur les procédures à respecter pour que la prise d’iode stable soit efficace. Remarquons que ces experts ont attendu pour nous livrer leurs réflexions que Tchernobyl ait montré indiscutablement le développement de problèmes thyroïdiens, entre autres des cancers, chez les enfants des régions contaminées en Biélorussie, Ukraine et Russie. L’effet désastreux sur la population prenant directement conscience qu’elle avait été contaminée, malgré les dénégations officielles, n’est certainement pas étranger au souci soudain porté aux iodes radioactifs chez les experts internationaux et les gestionnaires nationaux.

La rapidité de la prise d’iode est le point important

La CIPR précise : « L’absorption d’iode radioactif est généralement stoppée cinq minutes après l’administration de cent milligrammes d’iode stable (pour les adultes). » (art. 70) Encore faut-il que cette ingestion d’iode stable soit faite avant que l’iode radioactif ait agi notablement en saturant la thyroïde, ce qu’indique l’article 71 : « Le bénéfice maximum est clairement obtenu en prenant les tablettes d’iode stable avant l’exposition aux iodes radioactifs ou le plus tôt possible après. L’administration quelques heures après l’exposition à une incorporation unique d’iode radioactif peut réduire l’activité de la thyroïde d’un facteur pouvant aller jusqu’à 2. Une petite réduction de la dose à la thyroïde pourrait être obtenue si l’administration d’iode stable est retardée au-delà de six heures et l’action protectrice est nulle au-delà de douze heures après que l’ingestion/inhalation d’iode radioactif a cessé. » Ainsi, la CIPR indique que l’efficacité d’une prise d’iode stable pour réduire les effets des iodes radioactifs est très petite après un délai de six heures pour les personnes sous un panache d’iodes radioactifs.

Prenons ces six heures comme référence. Pour les habitants proches du réacteur à problèmes, il faudrait que le directeur de la centrale donne l’alerte suffisamment longtemps avant le début des rejets pour que tous les gens concernés soient correctement informés (par exemple, qu’ils aient le temps de rentrer chez eux chercher leur comprimé) sinon leur protection serait réduite, voire illusoire, du moins pour le réacteur de leur voisinage, mais pas forcément pour un désastre sur les autres sites. Un vent normal de 20 à 30 km/h transporterait l’iode radioactif à une distance comprise entre 120 et 180 km en six heures. C’est la distance au-delà de laquelle il serait éventuellement possible de se protéger. Un vent plus violent de 40 km/h porte la distance à 240 km. Enfin, dans la vallée du Rhône particulièrement nucléarisée, si le mistral ou la tramontane soufflent à une vitesse d’environ 60 km/h, la distance que l’on pourrait protéger se situe au-delà de 360 km. On voit, compte tenu de l’implantation des centrales nucléaires dans notre pays, que c’est l’ensemble du territoire qu’il faudrait protéger et non pas la population des quelques kilomètres au voisinage des réacteurs.

Le Pr Schlumberger de l’Institut Gustave-Roussy concluait de la façon suivante son article intitulé « Les cancers de la thyroïde après Tchernobyl » publié dans la très officielle revue de la Société française de radioprotection, Radioprotection (1994, vol. 29, n° 3, p. 397-404) : « L’accident de Tchernobyl a montré que les populations vivant à plusieurs centaines de kilomètres de la centrale (région de Brest notamment) (il s’agit de la région de Brest-Litovsk en Biélorussie, à la frontière polonaise) peuvent être fortement contaminées et développer dans les années qui suivent un cancer de la thyroïde.

Ceci montre que les plans d’intervention doivent être établis au niveau d’un pays, voire d’un continent. » On voit que la distribution d’iode dans un périmètre de 5 km autour des centrales françaises est un signe de panique irrationnelle et d’incompétence notoire des autorités qui seraient chargées de gérer une « urgence radiologique » (terme pudiquement utilisé officiellement pour catastrophe nucléaire). Irrationalité non pas par rapport à l’éventualité d’un désastre nucléaire mais par rapport à l’efficacité de ces autorités pour gérer de tels événements. À moins bien sûr que ces distributions de comprimés d’iode stable ne soient pas envisagées pour protéger les thyroïdes de la population mais pour réduire ce que les experts en catastrophes industrielles nomment maintenant le « risque psychologique » qui pourrait conduire les habitants près des centrales nucléaires à exiger rapidement leur mise à l’arrêt. En cas d’accident grave, ce « risque psychologique » pourrait amener des « turbulences sociales » particulièrement redoutées des gestionnaires. Ils espèrent qu’une population qui se croit protégée demeure plus calme. En somme, ces comprimés d’iode stable n’auraient qu’un rôle de tranquillisant. De plus, on essaie par cette procédure de responsabiliser les gens. En somme, s’il leur arrive des ennuis de santé après un accident nucléaire, ce sera parce qu’ils n’ont pas pris correctement leur iode stable. C’est la victime qui devient responsable. Une trouvaille !

Quelques problèmes
– Faut-il donner les comprimés aux enfants quand ils vont à l’école ? Faut-il les confier aux enseignants ?
– Faut-il que les gens qui quittent leur habitation emportent les comprimés avec eux ?
– Faut-il que les étrangers aux communes concernées se déclarent à la mairie pour obtenir leurs comprimés ?
– Comment procéder pour les gens qui habitent hors de la zone concernée par les comprimés et vont travailler dans cette zone ? Devront-ils se déclarer dans les mairies, faudrait-il les ficher ?
– Faut-il avertir les touristes qui ont l’intention de se rendre dans des zones à haut risque qu’ils devront avoir leur comprimé ? Où pourront-ils l’obtenir ? Dans les agences de tourisme ? Dans les syndicats d’initiative ? Dans les mairies ? Ces organismes distributeurs devront-ils être ouverts en permanence 24 h/24 ?
– Si l’information pour la prise d’iode est faite par radio, ne faudrait-il pas fournir à la population des récepteurs à piles pour le cas où l’accident nucléaire s’accompagnerait d’une panne de courant ?

Finalement le système soviétique qui interdisait à la population de se déplacer hors du lieu de résidence sans une autorisation, simplifierait notablement la gestion de ces comprimés d’iode stable. L’organisation autoritaire de la société est probablement la meilleure solution pour gérer l’énergie nucléaire ! »

Roger Belbéoch