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Turin [italie] G7 deux compagnons arrêtés

/www.infoaut.org

Deux camarades ont été arrêtés pendant la marche de Venaria contre le G7 de l’industrie, la science et du  travail.: la revanche de la police après l’attaque  de  la zone rouge.

Deux compagnons ont été conduits en prison à la fin de cette dernière journée de mobilisation contre le sommet sur l’emploi tenu à Venaria, près de Turin.  Andrea a  été arrête, et Antoine, un jeune homme de Pesaro.

Antoine a été arrêté par des agents de Digos à la fin de l’assaut de la zone rouge, juste avant la manifestation sur son  chemin de retour vers Turin. Andrea a cependant été arrêté à fin de la manifestation, alors qu’il rentrait à Bussoleno (où il vit et travaille) pour avoir  frappé un policier en essayant de libérer un manifestant bloqué par la police.

Déjà dans les heures qui ont suivi l’événement a soulevé le chœur rituel des voix de solidarité dans le travail de la politique d’application de la loi, parmi lesquels celui de l’échec du  maire de Turin, Chiara Appendino.

Les deux camarades ont été traduits dans la prison la  Vallette de Turin. Dans les heures à venir, nous aurons plus de détails sur les accusations portées contre eux et leur situation. En attendant dimanche premier  octobre , il y aura une première initiative de solidarité: rendez-vous à 18 h devant la prison de la valette   au terminus du tram 3 (Vallette) pour apporter une présence solidaires à Andrea et Antoine et  de demander leur libération immédiate.

Andrea et Antony libre immédiatement et liberté pour tous et toutes !!

La région Auvergne- Rhône- Alpes confie la bio aux agro-industriels

j ean-François Baudin, président du Réseau AMAP régional qui sera impacté de la baisse de subventions la plus importante (de 35%).

Rhône-Alpes compte 225 AMAP (l’acronyme signifie “association pour le maintien d’une agriculture paysanne”), il y en aurait une centaine en Auvergne -toutes n’étant pas nécessairement adhérentes au Réseau.

Le retrait progressif de la Région dans le fonctionnement de ces associations et organismes pourrait les étrangler peu à peu, notamment parce que les subventions régionales déclenchent d’autres moyens cette fois versés par l’Europe.

Ces petites organisations mettent en place des contrats de proximité entre producteurs locaux et consommateurs. Le nombre des AMAP a stagné ces dernières années en Rhône-Alpes, en revanche, le nombre d’agriculteurs décidés à rejoindre ces formats de distribution a, lui, augmenté.


lu sur/ reporterre.net

La politique du bio en Auvergne–Rhône-Alpes va être transformée en profondeur. L’exécutif régional, présidé par Laurent Wauquiez, va retirer aux acteurs historiques du bio leur rôle dans le développement d’une agriculture paysanne et locale au profit des promoteurs du productivisme.

Confisquer la bio à ses défenseurs historiques pour mieux la confier aux industriels de la FNSEA : voilà ce que s’apprête à voter demain, jeudi 17 novembre 2016, le Conseil régional d’Auvergne–Rhône-Alpes présidé par Laurent Wauquiez, lors de son assemblée plénière. Il doit adopter un « plan régional de développement de l’agriculture biologique », que Reporterre a pu se procurer :

  • Télécharger le rapport « Agri bio » :
    PDF - 157.4 ko
    Le plan régional de développement de l’agriculture biologique.

Le texte se donne pour objectif de fixer les orientations politiques en matière de bio sur le reste du mandat, de 2017 à 2021. Un plan-cadre qui s’élèverait, selon nos informations, à un peu plus de 2,7 millions d’euros, soit un budget à peu près constant. À première vue, ce n’est donc pas une délibération défavorable à l’agriculture biologique qui s’annonce.

 

« Une purge »

Le réseau des Amap, Terre de liens, la Frapna, le rés’OGM Info, etc. : la liste est longue des associations promouvant le bio qui perdent des financements. À l’image de la Fédération régionale d’agriculture biologique (Frab), pivot dans le domaine, qui va perdre 500.000 euros, passant de 720.000 à 220.000 euros de subventions par an. « On va se battre et chercher d’autres financeurs, mais on ne peut pas se leurrer : une baisse d’une telle ampleur aura forcément des conséquences en termes d’emplois », concède Antoine Couturier, délégué régional de Corabio, membre de la Frab.

D’autres pourraient tout simplement disparaître, comme Appui Bio, une structure de concertation interprofessionnelle qui réfléchissait au développement de la filière. Leur subvention de 30.000 euros de la région est supprimée : « Sans elle, nous perdons aussi le cofinancement de l’État, regrette Véronique Rousselle, membre du bureau. C’est la fin de notre activité. » Idem pour L’Atelier paysan, coopérative d’intérêt collectif qui travaille sur la souveraineté technologique du monde paysan : « Nous étions financés par la région à hauteur de 75.000 euros par an depuis 2014, rapporte Fabrice Clerc, cogérant. À compter de 2017, ce sera 0 euro. »

Pressenti depuis plusieurs mois, le démantèlement des aides régionales au réseau paysan se confirme donc. « Une purge », selon Antoine Couturier, qui pourrait bien profiter aux chambres d’agriculture : la chambre régionale aurait déjà reçu 25.000 euros pour rédiger la stratégie de développement du bio en Auvergne–Rhône-Alpes. « C’est un véritable transfert de fonds des réseaux associatifs vers les chambres d’agriculture », dénonce Corinne Morel-Darleux.

« On veut désormais faire une bio intensive et industrielle, destinée à l’export »

Heureux hasard, on retrouve, à la tête des chambres, la FNSEA, le syndicat agricole français ultramajoritaire, également bien représenté dans l’organigramme de l’exécutif régional. Ainsi Dominique Despras, ancien président de la FDSEA du Rhône, est devenu conseiller régional délégué à l’agriculture bio, tandis qu’ Eric Thébault, ancien directeur de la FRSEA Rhône-Alpes, a été nommé chargé de mission auprès de la vice-présidente à l’agriculture. Mais « la FNSEA porte un projet politique qui entre frontalement en contradiction avec notre vision de l’agriculture », résume Fabrice Clerc.

Autre acteur qui fait son entrée dans la gouvernance du plan Bio, l’Aria, l’Association régionale des industries agroalimentaires. Un nom qui parle de lui-même, avec à sa tête Jean-Claude Guillon, président, et ancien directeur de communication de… Limagrain, grande coopérative spécialisée dans les semences — et les OGM.

Autrement dit, « ce sont les mêmes personnes qui ont freiné pendant tant d’années le développement de la bio en France qui s’en retrouvent aujourd’hui les dépositaires », dit Antoine Couturier. Un basculement qui risque de transformer en profondeur la politique du bio en Auvergne–Rhône-Alpes : « C’est probablement la fin d’une bio paysanne, locale et de saison, craint Véronique Rousselle. On veut désormais faire une bio intensive et industrielle, destinée à l’export. » Une mutation que confirme Antoine Couturier : « Il n’y a pas la volonté de sabrer la bio en tant que telle, il y a l’intention de la recycler dans le logiciel productiviste qui anime l’agriculture conventionnelle depuis 50 ans. »

 

Guerre à l’armée !

 Publié sur  indymedia Nantes 23 nov. 2016

Texte diffusé sous forme de tract et d’affiche ce mardi 22 novembre à la faculté de lettres de Besançon contre l’armée et tout ce qu’elle sert.]

Tractantimilitariste-medium

affiche  prête à circuler en PDF, sur les murs des villes et villages

Guerre à l’armée !

Ce mardi 22 novembre, l’armée s’invite à la fac de lettres sous couvert de « recherche ». Christophe Lafaye, qui est à la fois réserviste au sein du 19ème Régiment (dont la base est à Besançon) et « chercheur » à Sciences po Aix, sera présent à l’université de lettres dans le cadre d’une conférence intitulée « L’Armée française en Afghanistan – Le génie au combat 2011/2012 ». Ses travaux ont bien sûr été récompensés par le ministère de la défense, signe que le pouvoir sait récompenser ses plus zélés serviteurs.

Son objectif est de venir transmettre à tout ce petit monde l’importance de « collecter et de sauvegarder l’expérience combattante ». Quand l’armée parle d’« expérience combattante », ça signifie en réalité piller et raser des territoires entiers, terroriser et massacrer la population (occupation militaire, viols de femmes et d’enfants, tortures, bombardements, etc…), que ce soit pour maintenir en place un régime dictatorial qui garantit à la France une quantité non négligeable de ressources et de matières premières (synonyme de croissance économique pour la Nation des droits de l’homme) ou pour assurer les activités des entreprises françaises à l’étranger. C’est cela même que les puissants appellent démocratie ou civilisation.

Le rôle de toute armée est aussi de maintenir sous contrôle la population sur le territoire national et de dissuader quiconque de se révolter. Pendant le mouvement contre la « loi travail », on a pu voir par exemple des patrouilles « Vigipirate » se déployer devant plusieurs facs et lycées bloqués. Aux frontières, comme par exemple dans le sud-est de la France, des groupes de militaires chassent les migrants et viennent renforcer les dispositifs matériels et humains existants contre tout indésirable.

L’État met les moyens pour soigner l’image de son armée et ainsi créer chez certains jeunes des vocations de futurs tortionnaires : campagnes de pub et de recrutement omniprésente dans l’espace urbain, les centres commerciaux [1], l’ensemble des médias (TV, journaux, radio…), mais aussi dans les écoles et les universités. Des entreprises se remplissent chaque jour les poches grâce à l’industrie militaire (Thalès, Verney-Carron, Dassault…). Partout, nous devons nous y opposer en mots et en actes !

Alors que viennent d’avoir lieu les commémorations patriotiques du 11 novembre de la Grande Boucherie de 14-18, lors de laquelle des millions de pauvres ont été réquisitionnés par les États pour les envoyer se faire massacrer, nous continuerons coûte que coûte à réaffirmer notre dégoût de l’armée, du militarisme, des frontières et des États.

A bas le bras armé kaki du capital !

Refusons leurs guerres, ne les laissons pas en paix !

[1] Courant avril 2016 à Besançon, l’armée de l’air a tenu durant deux semaines des stands dans la galerie commerciale de Chateaufarine, celle-ci étant la plus fréquentée de Besançon et de sa périphérie. Il y avait bien sûr des « joujous » grandeur nature pour les enfants (« Mirage 2000 » et divers engins de mort), ainsi que d’autres animations débiles et d’endoctrinement. La guerre, c’est tellement ludique !

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Concernant la conférence de Christophe Lafaye. D’abord, parlons des motifs de la présence de l’OTAN en Afghanistan de 2001 à 2014 : lutter contre les Talibans alors que c’est le camp occidental qui a financé leur développement durant les années 80 dans le contexte de la Guerre froide contre l’URSS ; soutenir les chefs de guerre de l’Alliance du Nord pourtant détestés par la population depuis leurs exactions dans tout le pays et leurs bombardements de Kaboul dans les années 90 ; installer au pouvoir des hommes de main des États-Unis tel que le président Hamid Karzai, ancien consultant du géant pétrolier californien Unocal. Ensuite sur les effets concrets de l’aide occidentale : plus d’une victime civile sur trois a résulté de la barbarie des forces de sécurité afghanes formées par l’OTAN ; le détournement de l’aide internationale pour le compte des narcotrafiquants a permis au pays de redevenir le premier pays producteur de pavot ; les formations progressistes tel que l’organisation révolutionnaire et féministe RAWA (qui malgré tout lutte fièrement depuis 1977) ont complètement été marginalisées. Enfin, il y a de quoi douter sérieusement du souci de l’État français pour la population afghane étant donné le sort que l’UE réserve à ses migrant-e-s (sachant que l’Afghanistan est le premier pays de provenance des mineurs non-accompagnés) : le plan de relocalisation des réfugié-e-s conclu au sein de l’Union ne les concerne pas ; 30% d’entre eux/elles n’y obtiennent pas le droit d’asile (20% en France) alors que les demandes ont augmenté de 350% depuis la « fin » de la guerre ; la Macédoine (une des principales « portes de l’Europe ») leur refuse l’entrée sur son territoire ; un accord UE-Afghanistan a même été signé pour organiser les retours forcés. Alors qu’au niveau médiatique le retrait de l’OTAN depuis 2014 laisse supposer une stabilisation du conflit, au contraire les victimes n’ont jamais été aussi nombreuses depuis 2009 que ces deux dernières années.

Italie : Blasphemia, une nouvelle publication anarchiste

traduction de l’italien de quelques extraits de l’édito :

[…]Ce journal naît de l’intolérance aux sectarismes qui semblent être en expansion même là où on les attendait le moins, il a la prétention de stimuler des réflexions, qui amènent à se rencontrer mais pas sur une affinité réduite à la familiarité qui nous relierait seulement par une présence escomptée.[…]

Ceux qui écrivent se sont rencontrés et ont eu l’impulsion de mettre tout en discussion, de ne rien donner pour acquis, de recommencer à réfléchir et à suivre leur profond désir de détruire le monde. Pour faire ça, il faut du courage, des projets, des théories et des actions, des connaissances et des irrévérences, des perspectives et de la recherche d’affinité là où c’est possible. Il est nécessaire de recommencer à oser dans la pensée et l’action. Sans attente, sans délai, sans églises.

Ceux-ci sont quelques-uns des sujets que nous chercherons à affronter et à approfondir dans les pages qui suivront, convaincus de la nécessité pour les compagnons, au delà des frontières territoriales, de se rencontrer, se confronter, de discuter, de faire des projets, d’agir. Dans ce sillon de pensée s’insèrent les motifs pour lesquels nous avons décidé de ne pas faire circuler sur internet le journal que vous avez entre les mains. La manière par laquelle se répand une idée fait partie intégrante du parcours de lutte, surtout si cette idée ne fait qu’un avec la pratique, raison pour laquelle elle ne peut pas être confiée à un instrument de communication qui est non seulement invention et propriété de l’ennemi, mais qui peut aussi être responsable de la création de réalités fictives.

C.P. 116
Piazza Matteotti
80133 Napoli
Italie

Pour en commander un ou plusieurs exemplaires : blasphemia[A]autistici.org

[Brochure] : Jusqu’à détruire la dernière des cages

Recueil de textes en solidarité et des lettres des compagnons incarcérés en Espagne suite à l’attaque le 2 octobre 2012 contre la basilique del Pilar de Saragosse, Mónica Caballero et Francisco Solar (voir ici).

On peut la télécharger ci-contre en PDF. Il s’agit d’une traduction de la brochure espagnole « Hasta Destruir la última de las jaulas« 

jusq_a_detruire