Monthly Archives: juillet 2017

Bouilles Hebdo estival : mi-juillet / mi août

Juste avant le break estival (à passer pourquoi pas du côté de Bure ?) une bonne nouvelle  dégotée lors de notre lecture quotidienne du recueil des actes administratifs du Tarn (page 89 et suivantes) :  un arrêté préfectoral  à propos de la ré-habilitation de la zone humide du Testet…début des travaux fin août.

Et aussi du côté de Val Tolosa, une nouvelle victoire juridique pour les opposants !

Enfin, les dernières news juridiques avec le départ du procureur Dérens vers d’autres cieux et la réaction de B. Viguié:  Le procureur Dérens peut-il bénéficier tranquillement d’une promotion?

Marseille : une bombe artisanale explose devant les locaux de l’Action Française

www.leparisien.f

Un engin explosif artisanal a explosé dans la nuit de samedi à dimanche devant les locaux du mouvement d’extrême droite Action Française, à Marseille (Bouches-du-Rhône). C’est vers 4 heures du matin rue Navarin que la déflagration a retenti devant les locaux de cette organisation royaliste très ancrée à droite de l’échiquier politique. Peu de dégâts, quelques murs noircis, et aucun blessé ne sont à déplorer.

La police judiciaire de Marseille a été chargée de l’enquête. L’organisation et ses militants ont été impliqués dans diverses bagarres et escarmouches ces dernière semaines dans la cité phocéenne.

Valence( 26000) . Retour sur le procès en appel de la deuxième mutinerie . Romain Leroy : « Je veux bien mettre un genou à terre, mais pas les deux! »

note du laboratoire :après la discussion du vendredi 28 juillet

-La publication d’un texte pour que l’omerta soit empêchée et un texte  d’ haro-grenoble. légèrement revu..

Plusieurs décisions ont été prises……..

 

Mercredi 14 juin à Grenoble se tenait l’appel du procès de Romain, poursuivi pour la mutinerie du QMC (« Quartier Maison Centrale ») de la prison de Valence, qui a eu lieu en novembre 2016. La salle, cette fois, était comble de soutiens. À l’exception d’une personne : le bâtonnier venu surveiller maître Ripert, dont c’était le retour à la barre. Le malheureux bâtonnier, parce qu’il s’était assoupi, a d’ailleurs été réveillé en sursaut par celui qu’il avait empêcher de plaider depuis des mois

De son côté, Romain a rappelé ce que veut dire la prison pour lui : son père est mort en prison, sa mère encore incarcérée. Lui n’est pas libérable avant 2036.

Rappel des faits

Fin novembre 2016, il y a eu une mutinerie dans la nouvelle prison de Valence, qui a ouvert en 2015 avec trois unités : une maison d’arrêt, un centre de détention et un « quartier maison centrale » (QMC). Cette mutinerie c’était la deuxième, il y en avait eu une un mois avant, avec prise d’otage, faite par trois autres gars qui sont déjà passés en procès et ont pris trois ans de prison en plus de leur peine initiale. C’est la prise d’otage qui justifiait la lourdeur de la peine.

La deuxième mutinerie était collective, même si il y a toujours un départ, dans ce cas avec deux personnes qui ouvrent les portes des cellules, et ensuite une destruction assez importante des bâtiments du QMC. Seuls Romain et José ont été désignés comme meneurs et poursuivis : Romain purge déjà une peine énorme, José lui était en fin de peine.

La première instance a eu lieu à Valence en mars, et on avait déjà fait un appel à soutien, c’est à dire à se déplacer au procès. C’est important dans les cas de procès pour mutinerie il y ait du monde pour que les gars se retrouvent pas seuls dans les prétoires, avec une présence importante de matons, de syndicats de matons, et très peu de gens de leur côté. L’ambiance de la salle change toujours beaucoup de choses. Quelques fois ça influe sur les décisions, mais c’est pas la principale raison.

Déclencher une mutinerie c’est pas un jeu, c’est pas un truc que tu fais en rigolant. Tu sais que tu prends beaucoup de risques, tu sais que tu vas le payer cher, d’abord sur le moment, et ensuite parce que ça va te rajouter des années de placard. Donc si en plus tu te retrouves plongé dans la solitude après, il y a peu de chance pour que dans ta vie de prisonnier tu aies encore envie de résister, de lutter. Tu as besoin de force au moment du procès. Au moins donner ce regard là pour nous ça a toujours été quelque chose d’hyper important.

Première audience à Valence : le huis clos forcé.

À Valence, le tribunal avait été interdit d’accès par les flics à tout le public, c’est devenu un procès à huis-clos, ce qui est exceptionnel et quasiment illégal. Ils ont fait rentrer les matons, deux personnes de l’observatoire international des prisons parce qu’ils présentent bien, un journaliste ou deux. Le reste, ils les ont non seulement empêché de rentrer, mais après ils les ont chargés. Il y a eu bagarre, et deux personnes ont été inculpées pour outrage et rébellion.

Le procureur de Valence, avait demandé une peine complètement dingue de huit ans, alors qu’il n’y avait eu aucune violence physique, il n’y a aucun blessé, mais bien destruction de matériel. Ils ont écopé de cinq ans. La lourdeur de la peine s’explique parce que c’est beaucoup plus imaginable pour les détenus de faire un mouvement comme celui-là. Une prise d’otage tout le monde ne peut pas le faire. Alors que péter du matériel ensemble c’est quelque chose de beaucoup plus sympathique, dans le sens étymologique du terme. C’est ça dont l’administration a peur. L’atteinte au QMC est donc plus sévèrement punie que l’atteinte au personnel pénitentiaire, ils s’en foutent qu’un maton ou deux soient pris en otage. Par contre qu’on détruise la prison, ça c’est autre chose ! Cette peine c’était pour l’exemple.

Appel à Grenoble : le plein de soutiens.

Ils ont fait tous les deux appel, malgré le risque que la peine s’alourdisse. Cette fois, c’est Bernard Riper qui a repris le dossier, cet avocat qui avait été interdit d’exercer après un conflit au sein avec l’institution juridique . La cours de cassation a finalement cassé le jugement qui lui interdisait d’exercer, et c’était donc son retour, il l’a d’ailleurs bien fait remarquer. Il défend Romain gratuitement, même pas d’aide juridictionnelle, pour lui c’est important. Donc pendant que se préparait la défense juridique, une discussion avec christophe soulié a eté organisé à la barricade sud de la ZAD de Roybon l’appel au rassemblement de soutien a été diffusé, ce qui a fabriqué cette journée du 14 juin.

C’était pas du tout la même ambiance qu’à Valence, la salle était pleine de soutiens, et il y avait encore du monde dehors. Romain a réussi à jamais se laisser désarçonner par un président qui semblait ne rien comprendre, qui lui coupait la parole tout le temps, et n’écoutait pas ses réponses. Romain a fait des comparaisons avec d’autres situations, par exemple les ouvriers qui occupent leur usine en menaçant de tout faire sauter avec des bonbonnes de gaz. Il a rappelé que quand on est poussé à bout, quand les mots ne sont plus jamais entendus, il reste les actes. Ça fait six mois que les détenus demandaient un certain nombre de choses dans ce QMC et qu’ils n’étaient jamais entendus, jamais.

Pendant l’audience, Romain s’est exprimé sur la situation en QMC, et Riper a plaidé à la fois contre la logique pénitentiaire, et pour démonter complètement les accusations. Il a soulevé la question de la responsabilité individuelle ou collective, qui nous concerne tous d’ailleurs, puisque lorsque les lois anti-casseurs étaient en vigueur, une personne qui se trouve à proximité d’une autre qui commet une infraction est aussi responsable. Mais en ce moment le droit français ne le permet pas, or Romain et José sont poursuivis pour des faits qu’ils n’ont pas commis, comme l’incendie. Dans ce cas là il aurait fallu un procès pour tous les détenus du QMC, et ça l’administration n’en veut pas : elle préfère un procès des meneurs, que le procès d’une prison, forcément politique et médiatisé. Ils l’ont fait deux fois, pour l’incendie de la centrale de Saint-Maur, et celui de la centrale d’Ensisheim, et ils s’en sont mordu les doigts !

Le procureur a demandé le maintient de la peine de cinq ans supplémentaires, mais on peut espérer qu’elle soit revue à la baisse. À la fin romain a remercié les gens venus le soutenir, et il a vu toute la salle se lever, mais toute ! Et applaudir, il était hyper touché. Dans ces moments, tu repars de là avec de la force.

Derrière la mutinerie : le QMC

QMC ça veut dire « quartier maison centrale », et c’est prévu pour des gens qui ont des peines très longues, 20, 25 ans, ou perpet’. Ils en fabriquent de plus en plus, il y a des prisons entièrement conçues comme ça, et d’autres où il y a des QMC à l’intérieur, comme une enclave, une prison dans la prison. C’est des quartiers extrêmement sécuritaires, qui ressemblent aux vieux quartiers de haute sécurité (QHS), sauf qu’ils sont technologiquement bien plus développés, c’est comme un donjon dans le château fort (sauf que c’est pour enfermer et non pour se protéger). Imagine : il y a cinq matons pour un prisonnier à chaque fois qu’il sort de sa cellule.

Ensuite, se joue à l’intérieur de ces QMC des rapports de force entre les prisonniers et les matons. À Condé-sur-Sarthe, qui est la plus grosse prison sécuritaire en France, dans un des bâtiments, en deux ou trois ans, ils ont réussi à imposer un rapport de force tel qu’ils arrivent à aménager tout ça, à avoir un petit peu d’air (des petits espaces de cuisine collectives, une salle de sport, des cantines pas trop chères). Si tu n’y arrive pas, c’est impossible de vivre dans ces conditions avec une peine de trente ans : tout le temps enfermé, très peu d’activité, pas d’espace où parler aux autres prisonniers, ce qui te fait tenir quoi.

À Valence, pendant six mois, les détenus ont écrit partout, à l’Envolée comme au contrôleur des prisons, à l’OIP ; à valence pour le 14 juillet 2016 des gens à l’extérieur de la prison ont tiré un feu dartifice ensuite les prisonniers ont réussi à faire une pétition avec 25 signatures,des sittings dans la promenade, des refus de plateaux, jusqu’au jour où ils ont dit « si c’est comme ça on va péter le QMC ». Ils l’ont dit avant de le faire. Tout le monde savait qu’ils allaient le faire, c’était prévu. Même les matons en avaient marre de cette situation, et poussaient à ce qu’il se passe quelque chose. Je pense même que la date était connue.

Cette mutinerie c’est pas un coup de sang, ça se voit à l’attention qu’il y ait pas de blessé, pas de mort, de brûlé (les lances à incendie ont été ouvertes). En QMC , à Valence ça représente peut-être quarantaine de personnes, ça donne une idée de la mutinerie : ,quatre cellules détruites.ils ont cassé toutes les caméras de surveillance à coups de casseroles, balancé les frigos et les machines à laver des étages, incendié des cellules. Les surveillants qui sont entrés dans le bâtiment après la mutinerie parlent de scènes de chaos. Un chaos dont on connaît aujourd’hui le prix : l’avocat du centre pénitentiaire a chiffré les dégâts à 1 696 000 euros Mais un gros symbole. Après cela, Romain et José ont été désignés comme meneurs, Romain a été transféré au quartier d’isolement de Moulin pendant plusieurs mois (où tu ne vois personne, que des matons), puis au QMC de Condé-sur-Sarthe. À Valence, depuis la mutinerie, ils tiennent le centre pénitentiaire  serré.

Le procès des longues peines

Pendant le procès, Romain s’exprimait en son nom, mais il disait aussi « nous les longues peines des prisons françaises », en expliquant que ces conditions de détention invivables étaient imposées aux longues peines. Le fait est que l’administration met des peines de mort, c’est à dire des peines très longues, en pensant qu’il va être possible de les « gérer », comme ils disent, mais c’est impossible. Ils s’en foutent, ils continuent d’augmenter l’échelle des peines. Les QMC sont une conséquence de l’allongement des peines de prison.

Pour gérer les longues peines, on a fabriqué des QMC où il n’y a pas beaucoup de prisonniers, qui sont isolés. Si tu es en QMC tu croises cinq ou six prisonniers à ton étage. Et quand il y a un mouvement à un étage, celui d’en dessous reste bloqué, donc tu n’as aucun rassemblement qui permette de t’organiser. Il y a aussi des moyens technologiques de fous, qu’ils n’ont pas les moyens de mettre dans toutes les prisons : des sas démultipliés, des caméras partout. Il est même question de mettre des caméras dans certaines cellules : ils l’ont fait comme mesure exceptionnelle pour Salah Abdeslam (impliqué dans les attentas de Paris en 2015) à Fleury, et ils risquent de vouloir étendre cette mesure, c’est toujours comme ça que ça se passe.

Dans ces QMC, dès qu’il y a quelqu’un qui fait mine de quoique ce soit, il ne sort plus qu’entravé, menotté, encadré. Il y a des gars en ce moment qui ne sortent de leur cellule que pour aller prendre la douche, et qui prennent la douche avec cinq matons casqués et armés de boucliers autour d’eux. Ils ont aussi fabriqué un bureau de renseignement pénitentiaire, relié au système de renseignements français, et ils font des enquêtes sur les potentiels mutins ou candidats à l’évasion. Ce délire là, il nait de la distribution de longues peines, et il est sans fin.

Les QMC sont les nouveaux QHS, mais ils sont pire : à l’époque des QHS, tu faisais quinze ans de prison, même Mesrine a été condamné à vingt ans de prison, c’était le grand maximum. Aujourd’hui c’est une rigolade, avec en plus des peines de sûreté, donc aucun aménagement pendant un temps très long donné par le tribunal. Et quand il y a mutinerie, ils répondent par la violence d’une part, et ils rallongent encore les peines de l’autre. Ce qu’ils n’aiment pas du tout, c’est ce qu’il se passe à Condé-sur-Sarthe : ils ont peur quand le rapport de force les oblige à laisser de l’air aux prisonniers.

La cour d’appel de Grenoble continue

La cour d’appel de Grenoble a confirmé , hier , la peine de cinq ans d’emprisonnement à l’encontre d’un des meneurs de la mutineries survenu le 27 novembre 2016 dans le quartier maison centrale du centre pénitentiaire de Valence.
Jugés le 10 mars dernier à valence les deux meneurs avaient été condamnés à 5 ans de prison et seul R. L. a comparu à l’appel.
Romain. Leroy., 36 ans qui purge déjà une peine jusqu’en 2033 va se pourvoir en cassation , a annoncé . son avocat , Bernard Ripert.Les cinq ans requis contre lui viendra s’ajouter à 2033+5

Algérie- Laghouat : la distribution de logements sociaux et de lots de terrain tourne à l’émeute

 

An introduction…

La ville de Laghouat vit depuis deux jours, au rythme d’affrontements. Routes barrées, commerces et administrations publiques fermés. Et pour cause : un mouvement de protestation violent déclenché par des mécontents de la liste de bénéficiaires de 1588 logements ainsi que 1500 lots de terrain, affichée lundi par les services de l’APC de Laghouat.

Selon des sources locales, les protestataires qui ont coupé la route nationale N°1 à la circulation ainsi que le boulevard 1er novembre 1954 accusent l’administration de favoritisme et de clientélisme. « Les protestataires estiment que les bénéficiaires de logements et de lots de terrain ne sont pas les vrais nécessiteux de la ville », témoigne notre source. Des personnes aisées et d’autres qui n’habitent pas du tout la ville de Laghouat font partie de la liste tandis que les enfants de la ville qui vivent dans la misère sont exclus aussi bien des logements et que des lots de terrain, ajoute notre source.

En réaction à ce mouvement le wali de Laghouat Ahmed Meguelati a tenté dans une vidéo postée sur facebook de calmer les esprits. Il affirme les deux listes affichées sont provisoires. « Les mécontents peuvent déposer des recours qui seront étudiés par les services concernés », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Les listes affichées ont été faites par une commission composée de plusieurs représentants d’organismes publics ».

Il a fait savoir qu’il reste encore 2000 lots de terrain et 1800 logements à distribuer avant la fin de l’année en cours. « Je tiens à préciser qu’il s’agit de la première opération de distribution. Il reste encore 1800 logements et 2000 lots de terrain à distribuer aux habitants de la ville de Laghouat d’ici la fin de l’année », a-t-il précisé.

Des incidents similaires ont été enregistrés dans la ville d’Aflou dans la wilaya de Laghouat, indiquent des sources locales. Les protestataires contestent également la liste des bénéficiaires de logements sociaux et de lots de terrain destinés à la construction.

Marseille : Les matons irons faire leur sale boulot à pieds

An introduction…

Deux voitures qui partent en fumée en pleine nuit. Des incendies d’origine criminelle ont catégoriquement conclu policiers et pompiers dépêchés sur les lieux, chemin de Morgiou, à Marseille (9e). Une intervention réalisée dans l’urgence : déclaré vers les 3 heures, le sinistre s’était propagé sur la pinède et menaçait une habitation mitoyenne.

Certes contrariants pour les victimes, les faits n’ont rien de vraiment originaux. La profession des propriétaires des véhicules calcinés, elle, est plus évocatrice : deux surveillants des Baumettes. « Nous sommes directement visés », est convaincu Cyril Antolin, du Syndicat pénitentiaire des surveillant(e) s (SPS). Pour preuve, l’homme tient à jour une fâcheuse comptabilité : « En deux ans, cela fait dix véhicules de surveillants qui brûlent », râle-t-il. Une épidémie attribuée, sans aucun doute, à un cycle pressions-représailles qui se joue au quotidien à l’intérieur d’un centre pénitentiaire en surchauffe.

« Nous avons surpris à plusieurs reprises des familles de détenus en train de filmer les gardiens jusqu’à leurs voitures pour pouvoir leur mettre la pression », confie Cyril Antolin. « Ensuite, dans les couloirs, des prisonniers nous menacent de représailles si on ne leur accorde pas des facilités ou si l’on se montre trop stricte avec le règlement. Par exemple, si on trouve un portable pendant une fouille. » Un double incendie d’autant plus rageant pour le personnel qu’il s’inscrit dans une longue série d’incidents, plus ou moins graves, répertoriés ces derniers mois.

Dans l’ordre : deux gardiens agressés au couteau, en juin, par un détenu qui exigeait de changer de cellule, suivi, quelques jours plus tard, d’un jet d’urine en pleine face. Début juillet, une tentative d’évasion nocturne qui a échoué in extremis. Enfin, il y a une dizaine de jours, un surveillant lourdement frappé alors qu’il fermait la porte de la douche… Selon les syndicats, reçus en préfecture peu avant l’été, cette succession de faits est la conséquence directe de conditions de travail et de détention « en constante dégradation ». « C’est le bâtiment des Baumettes historique qui pose problème depuis l’ouverture de Baumettes 2″, indique Cyril Antolin. En cause, une équation génératrice de tensions : surpopulation carcérale et équipes en sous-effectif. « Au niveau de Baumettes 2, pour l’instant, ça se passe bien. Le bâtiment est neuf, les cellules sont équipées de douche…, observe le SPN. Mais dans la prison dite historique, en revanche, ça se gâte. Nos collègues sont près du burn-out. À l’appel, on se retrouve certains jours à gérer le bâtiment à deux. »

Pour tenter de régler déjà la question de voitures incendiées ou vandalisées, Cyril Antolin et ses troupes ont été reçus par le maire du 9-10, Lionel Royer-Perreaut (LR), à qui ils ont réclamé l’installation de la vidéosurveillance sur la route qui longe les Baumettes. Une revendication qui devrait être satisfaite début 2018. En attendant, les syndicats ont réitéré, hier, leur demande de « patrouilles de police municipale et nationale aux heures d’entrées et de sorties des personnels ».

Grasse (06130)Une cinquantaine de détenus refusent de rentrer en cellule à la maison d’arrêt de Grasse

souslaplagelespaves.noblogs.org

le 16/07/2017

Deux incidents concomitants ont créé un climat plus que tendu ce dimanche après-midi à la maison d’arrêt de Grasse.

Ils ont nécessité l’intervention de la police nationale de Grasse et de deux équipes du centre départemental d’intervention de Nice.Premier acte: des personnes extérieures ont jeté des colis par dessus le mur d’enceinte à destination de la cour de promenade vers 15h30. Mais une partie des colis a raté sa cible. Un détenu a escaladé le grillage pour le récupérer et s’est retrouvé là où il n’aurait pas dû déclenchant sommation et intervention.Et puis dans la foulée, sans doute pour escamoter les colis parvenus à destination, c’est la cinquantaine de détenus en promenade qui a refusé de remonter en cellule.

Un refus qui a duré une heure et demi environ. Finalement, sans qu’il y ait de blessé, chacun est rentré en cellule.

Cologne (Allemagne) : une lettre de prison de Lisa

sans attendre

Cher-e-s compagnon-ne-s,

j’aimerais vous remercier à nouveau de la solidarité et du soutien que vous avez exprimés de différentes manières, depuis le début et particulièrement durant ce procès, aussi bien dans la salle du tribunal que de loin.

A tant de moments ces gestes m’ont offert énergie et chaleur et, évidemment, ils ont renforcé ma conviction que la lutte se poursuivra toujours, dans n’importe quelle condition et indépendamment des obstacles mis sur le chemin.

Justement parce que je sais exactement comment fonctionne la justice et que je connais la manie persécutrice de l’Etat et puisque dans ce procès le tribunal, le Parquet, les flics et la presse avaient besoin de coupables, je ressens énormément de rage. Une rage contre ce monde misérable et totalement inégal dans lequel on nous impose le droit des puissants. Une rage contre ce système de punition, d’oppression et de confinement pour toutes celles et ceux qui ne rentrent pas dans son cadre. Une rage face à toute la manipulation, la farce et le mensonge dont on alimente l’opinion publique … et bien-sûr, beaucoup plus de rage encore due à tant d’autres choses.

Cette fois, c’est moi que cela a touché, mais à d’autres moments ce sera d’autres et peut-être même chacun-e d’entre nous, particulièrement celles et ceux qui suivent leur chemin avec dignité et force. Mais ne laissons pas l’Etat et ses sbires nous soumettre.

La prison n’est jamais la fin ; ces conditions aggravées nous incitent encore plus à continuer à défendre la vie et les valeurs que nous représentons.

La lutte continue, – ici dedans, comme dehors–, jusqu’à ce que tombent toutes les prisons et que toutes les formes de domination et d’autorité soient détruites.

Beaucoup de force et de solidarité à tou-te-s les compagnon-ne-s poursuivi-e-s et emprisonné-e-s partout !

Liberté pour toutes et tous.

Lisa
Juin 2017

Nous rappelons qu’on peut écrire à la compagnonne à cette adresse :

Lisa, nº 2893/16/7
Justizvollzuganstanlt (JVA) Köln
Rochusstrasse 350
50827 Köln (Allemagne)

[Traduit de l’espagnol d’Indy Barcelone par Brèves du désordre, 24 jul 2017]

 

Berlin, Allemagne : Sabotage incendiaire avec les prisonniers du G20

sans attendre.noblogs.org

Avant comme après le sommet, solidarité avec les prisonniers – Attaque contre STRABAG

Nous vous remercions des insultes qui nous parviennent de toutes parts : elles nous renforcent dans l’idée que nous avons agi de manière appropriée à Hambourg.

Oui, nous sommes des partisans du chaos et nous voulons non seulement foutre le feu à vos nuits mais aussi à votre vie quotidienne. Vos rots de satisfaction à la table du petit-déjeuner en apprenant chaque matin toute info de la barbarie capitaliste nous dégoûtent.

Merci de vous distancer de nous, une nouvelle fois certains traîtres sont mis au grand jour, comme par exemple Andreas Beuth [1].

Nos ennemis répètent inlassablement les mêmes rituels d’auto-purification, comme lors du 1er mai 1987 à Kreuzberg, comme lors des soulèvements dans les banlieues en 2005, comme à Londres en 2011. Nous avons au contraire découvert d’autres affinités, y compris avec des personnes qui ont suivi les appels à aller à Hambourg. Certains d’entre eux ne sont pas rentrés chez eux et attendent désormais leur procès-spectacle par la justice de Hambourg. Il est important que ces prisonniers sachent que nous ne nous distancions de rien.

C’est pour cette raison que dans la nuit du mercredi 26 juillet 2017 dans le quartier Lichtenberg à Berlin, un camion de l’entreprise STRABAG a été incendié : cette société soutient CG-Gruppe en matière d’aménagement des villes en quartiers pour élites et futurs quartiers de misère, et pas uniquement à Friedrichshain.

Pour nous, il s’agit d’un petit signe de solidarité que nous envoyons à tous les personnes en lutte qui ont été ou sont toujours incarcérées et/ou poursuivies au cours des manifs anti-G20. Nous pouvons attaquer à l’endroit et au moment où nous le voulons, en tous temps et en tous lieux.

Des anarchistes.

[Traduit de l’allemand de indymedia linksunten, 26. Juli 2017]

NdT :

[1] Avocat du centre social de la « Rote Flora » qui, quelques heures à peine après le contre-sommet du G20 à Hambourg, a condamné les violences des révoltés dans les pages du journal « Hamburger Abendblatt ».

Dordogne [24000] procès abattage à la ferme

reçu par mail:

Pour info,
Stéphane Dinard, un camarade de Dordogne, est convoqué par le
procureur pour ses pratiques d’abattage à la ferme le 22 août.
Hugues

Salut camarades,

Stéphane (24) est convoqué, le 22 août par le procureur pour abattage
illégal sur sa ferme .

voici un communiqué destiné à l’ensemble de notre confédération
pour une demande de soutien.

un communiqué de presse suivra d’ici peu avec l’aide de Stéphane et du
STTE34 ainsi que pétition pour la visibilité et souscription pour
régler les frais de justice

il serait logique que l’audience soit reportée mais soyons tous et
toutes prets.etes à nous mobiliser

Salutations AS&SR,

Bertrand pour la CNT-FTTE

Rappel: Valence (26000) 28 juillet à 18h Discussions contre la prison et ses adorateurs

Vendredi 28 juillet au laboratoire à 18h
A propos du procès antiterroriste à venir contre des anarchistes et
anti- autoritaires en Belgique
A propos les 15000 nouvelles places de prison annoncées pour 2022
A propos du procès de la keufmobile brulée dont le procès se déroulera
en septembre
A propos d’un camarade isolé sur le champ de bataille de la guerre
sociale.  Rappel:Romain Leroy  a été condamné en première instance à 5
ans de prison  qui viennent s’ajouter aux autres années . il devait
sortir en 2033 donc+ 5 = 2038.Au TGI de Grenoble la peine de 5 ans a été confirmée.Il a décidé avec son avocat de faire un recours en cassation.Après le recours en cassation de Romain Leroy un des mutins du centre pénitentiaire .. le couvercle en plomb est posé sur le centre pénitentiaire de valence pour empêcher toutes les informations de filtrer à l’extérieur pour ne pas déranger  l’image de la ville dixit le maire  LR de valence . La député REM de la1re  circonscription de la Drôme ne dit mot sur le retour QHS.(supprimé en 1982 )
  Au Laboratoire le vendredi 28 septembre à 18h il y a aura à boire et à manger Vegétarien.et des possibles discussions pour ne pas oublier + construire