[Voiture de flic Brûlée mai 2016] : la demande de mise en liberté du compagnon refusée

Brèves du Désordre

[Voiture de flic Brûlée mai 2016] Refus de la demande de mise en liberté.

Indy Nantes, 17 juin 2017

Vendredi 16 juin 2017 se tenait une demande de remise en liberté du compagnon incarcéré depuis février dans l’affaire de la voiture de police incendiée quai de Valmy en mai 2016.

Sans grande surprise, le juge a refusé sa demande. Alors que les arguments du parquet se limitaient à sa présence à des manifestations ultérieures aux faits et sa possible fuite avant le procès, le juge a suivi sans sourciller, expliquant que le copain ne s’était pas exprimé sur le fond de l’affaire et qu’il risquait de ne pas se présenter au procès. Tout ceci justifiant sa mise à disposition de la justice, c’est à dire, la prison.

Au détour d’un des monologues du juge, on a appris que le 27 juin se tiendra une audience qui fixera la date du procès, ce qui d’après lui laissait présager un procès sur plusieurs jours à la rentrée.

Au moment de l’énoncé du verdict, et alors que le juge désirait nous expliquer qu’il fallait rester calme, la quarantaine de personnes présentes dans et hors la salle ont exprimé leur colère et des slogans ont retenti. Au bout de quelques dizaines de secondes, la bleusaille se faisant pressante, nous avons quitté la salle et nous nous sommes dirigé-es vers la sortie du tribunal au cris de « liberté » et « tout le monde déteste la justice« , sous l’œil bienveillant des nombreux-ses justiciables présent-e-s et celui anxieux des gendarmes défendant juges, procs, et touristes…

Ne laissons pas justice se faire en silence !
Solidarité contre la justice et la police !
Liberté pour toutes et tous !

prochaines arrivées en distro

 

Au cours de ces réflexions éparses sur le technomonde, on fera incursion dans les principaux domaines de la recherche actuelle et du développement technologique comme les nanotechnologies, les biotechnologies, la prolifération de l’électronique, les sciences cognitives… afin de dessiner les contours de ce qui ressemble bel et bien à un nouveau projet de domination, une ultérieure mise-en-cage du monde et de ses habitants.
Un voyage vers l’abîme, en quelque sorte.

116 pages // mai 2017

Sommaire

Où en sommes-nous ?
Phénoménologie de la machine
Incursion
Tout connecté
Génétiquement correct
Instrumentalisation
Minority Report
Transformer l’homme
L’univers technologique
Energie
Les citadelles de la science
Rupturistes
Les alibis
L’impossible consensus
Mais alors ?

 

 

 

 

 

 

 

 

SOMMAIRE :
Une sensation d’étouffement/Aux frontières de l’Iran et de l’Irak/Pâturages et Uniformes/La Banda Baudissard/
À ceux qui ne sont responsables de rien/Des plantes dans l’illégalité/Conga no va !/Mundatur culpa labore

Macon (Saône-et-Loire) mardi 20 juin 20h à 23h Mémoire et justice pour jérome

reçu par mail:

MÉMOIRE ET JUSTICE POUR JÉRÔME

Le samedi 20 mai 2017, après une traque de 9 jours, Jérôme Laronze, éleveur à Trivy, a été abattu de trois balles par les gendarmes dans des conditions révoltantes. Aucune situation d’irrégularité administrative en agriculture ne peut justifier qu’un paysan soit abattu  La situation de Jérôme et sa détresse étaient bien connues des services de l’Etat.

Nous déplorons que ces services n’aient pas recherché la médiation lors du contrôle du 11 mai. Au contraire c’est l’escalade dans les méthodes et les moyens qui a été employée, accentuant l’encerclement de Jérôme et sa fuite.Aujourd’hui deux enquêtes judiciaires sont ouvertes : -Une sur les circonstances de son décès.-Une autre sur la façon dont les contrôles de la Direction Départementale de la Protection des Populations se sont déroulés.

Il est essentiel que ces deux enquêtes soient menées efficacement, rapidement et en toute transparence. Afin de connaître la vérité mais également de pouvoir tirer les leçons de cesenchainements tragiques et faire évoluer les choses pour que ce drame humain ne puisse plus arriver à d’autres, paysan ou non.

Ami(e)s, collègues paysans, membres de sa famille, simples citoyens, nous devons être vigilants pour que la vérité soit faite et que la justice soit rendue. Pour pouvoir partager notre tristesse et notre colère mais surtout marquer notre détermination aura lieu

Mardi 20 Juin de 20h à 23h – Square de la Paix à Mâcon

une veillée en mémoire de Jérôme avec micro ouvert à ceux qui le souhaitent pour lire un texte, partager un souvenir, témoigner. Une page facebook a été créée par des proches de Jérôme : « Cette page a aussi pour vocation de recevoir les témoignages des personnes indignées par les circonstances de son décès et d’informer sur l’évolution de la procédure judiciaire dans un souci de transparence et de recherche de la vérité, sans compromis. »

https://www.facebook.com/JusticepourJerome

Ce rassemblement citoyen est soutenu par la famille de Jérôme, la Confédération Paysanne, ACTE, la Ligue des Droits de l’Homme Bourgogne, Alternatiba 71 , ATTAC 71 , Amis de la Conf, Agir Pour l’Environnement, GABSeL, GIE Zone Verte,ASR.

suite des mutineries de Valence: »ils s’en foutent qu’un maton soit pris en otage. ».. mais qu’on détruise la prison, ça c’est autre chose

haro-grenoble.info

dimanche 18 juin 2017

Le 7 juin à Rennes, au cours d’un procès contre un manifestant poursuivi pour jet de projectiles, deux personnes venues témoigner sont reparties avec les menottes. Il y a quelques mois, lors de la première audience du procès de la mutinerie de Valence, la salle avait été interdite aux soutiens, et deux personnes interpellées à l’extérieur. De nos jours, la frontière entre les accusés et les autres se fait de plus en plus floue…

Mercredi 14 juin à Grenoble se tenait l’appel du procès de Romain, poursuivi pour la mutinerie du QMC (« Quartier Maison Centrale ») de la prison de Valence, qui a eu lieu en novembre 2016. La salle, cette fois, était comble de soutiens. À l’exception d’une personne : le bâtonnier venu surveiller maître Ripert, dont c’était le retour à la barre. Le malheureux bâtonnier, parce qu’il s’était assoupi, a d’ailleurs été réveillé en sursaut par celui qu’il avait empêcher de plaider depuis des mois.

De son côté, Romain a rappelé ce que veut dire la prison pour lui : son père est mort en prison, sa mère encore incarcérée. Lui n’est pas libérable avant 2040, à quelques années près. Nous avons interviewé les camarades de l’Envolée venus le soutenir. Ils reviennent sur cette mutinerie, et surtout sur ce qu’elle visait : la réalité des QMC. Merci à eux.

Rappel des faits

Fin novembre 2016, il y a eu une mutinerie dans la nouvelle prison de Valence, qui a ouvert en 2015 avec trois unités : une maison d’arrêt, un centre de détention et un « quartier maison centrale » (QMC). Cette mutinerie c’était la deuxième, il y en avait eu une un mois avant, avec prise d’otage, faite par trois autres gars qui sont déjà passés en procès et ont pris trois ans de prison en plus de leur peine initiale. C’est la prise d’otage qui justifiait la lourdeur de la peine.

La deuxième mutinerie était collective, même si il y a toujours un départ, dans ce cas avec deux personnes qui ouvrent les portes des cellules, et ensuite une destruction assez importante des bâtiments du QMC. Seuls Romain et José ont été désignés comme meneurs et poursuivis : Romain purge déjà une peine énorme, José lui était en fin de peine.

La première instance a eu lieu à Valence en mars, et on avait déjà fait un appel à soutien, c’est à dire à se déplacer au procès. C’est important dans les cas de procès pour mutinerie il y ait du monde pour que les gars se retrouvent pas seuls dans les prétoires, avec une présence importante de matons, de syndicats de matons, et très peu de gens de leur côté. L’ambiance de la salle change toujours beaucoup de choses. Quelques fois ça influe sur les décisions, mais c’est pas la principale raison.

Déclencher une mutinerie c’est pas un jeu, c’est pas un truc que tu fais en rigolant. Tu sais que tu prends beaucoup de risques, tu sais que tu vas le payer cher, d’abord sur le moment, et ensuite parce que ça va te rajouter des années de placard. Donc si en plus tu te retrouves plongé dans la solitude après, il y a peu de chance pour que dans ta vie de prisonnier tu aies encore envie de résister, de lutter. Tu as besoin de force au moment du procès. Au moins donner ce regard là pour nous ça a toujours été quelque chose d’hyper important.

Première audience à Valence : le huis clos forcé.

À Valence, le tribunal avait été interdit d’accès par les flics à tout le public, c’est devenu un procès à huis-clos, ce qui est exceptionnel et quasiment illégal. Ils ont fait rentrer les matons, deux personnes de l’observatoire international des prisons parce qu’ils présentent bien, un journaliste ou deux. Le reste, ils les ont non seulement empêché de rentrer, mais après ils les ont chargés. Il y a eu bagarre, et deux personnes ont été inculpées pour outrage et rebélion.

Le proc avait demandé une peine complètement dingue de huit ans, alors qu’il n’y avait eu aucune violence physique, il n’y a aucun blessé, mais bien destruction de matériel. Ils ont écopé de cinq ans. La lourdeur de la peine s’explique parce que c’est beaucoup plus imaginable pour les détenus de faire un mouvement comme celui-là. Une prise d’otage tout le monde ne peut pas le faire. Alors que péter du matériel ensemble c’est quelque chose de beaucoup plus sympathique, dans le sens étymologique du terme. C’est ça dont l’administration a peur. L’atteinte au QMC est donc plus sévèrement punie que l’atteinte au personnel pénitentiaire, ils s’en foutent qu’un maton ou deux soient pris en otage. Par contre qu’on détruise la prison, ça c’est autre chose ! Cette peine c’était pour l’exemple.

Appel à Grenoble : le plein de soutiens.

Ils ont fait tous les deux appel, malgré le risque que la peine s’alourdisse. Cette fois, c’est Bernard Riper qui a repris le dossier, cet avocat qui avait été interdit d’exercer après un conflit au sein avec l’institution juridique [lien Haro]. La cours de cassation a finalement cassé le jugement qui lui interdisait d’exercer, et c’était donc son retour, il l’a d’ailleurs bien fait remarquer. Il défend Romain gratuitement, même pas d’aide juridictionnelle, pour lui c’est important. Donc pendant que se préparait la défense juridique, l’appel au rassemblement de soutien a été diffusé, ce qui a fabriqué cette journée du 14 juin.

C’était pas du tout la même ambiance qu’à Valence, la salle était pleine de soutiens, et il y avait encore du monde dehors. Romain a réussi à jamais se laisser désarçonner par un président qui semblait ne rien comprendre, qui lui coupait la parole tout le temps, et n’écoutait pas ses réponses. Romain a fait des comparaisons avec d’autres situations, par exemple les ouvriers qui occupent leur usine en menaçant de tout faire sauter avec des bonbonnes de gaz. Il a rappelé que quand on est poussé à bout, quand les mots ne sont plus jamais entendus, il reste les actes. Ça fait six mois que les détenus demandaient un certain nombre de choses dans ce QMC et qu’ils n’étaient jamais entendus, jamais.

Pendant l’audience, Romain s’est exprimé sur la situation en QMC, et Riper a plaidé à la fois contre la logique pénitentiaire, et pour démonter complètement les accusations. Il a soulevé la question de la responsabilité individuelle ou collective, qui nous concerne tous d’ailleurs, puisque lorsque les lois anti-casseurs étaient en vigueur, une personne qui se trouve à proximité d’une autre qui commet une infraction est aussi responsable. Mais en ce moment le droit français ne le permet pas, or Romain et José sont poursuivis pour des faits qu’ils n’ont pas commis, comme l’incendie. Dans ce cas là il aurait fallu un procès pour tous les détenus du QMC, et ça l’administration n’en veut pas : elle préfère un procès des meneurs, que le procès d’une prison, forcément politique et médiatisé. Ils l’ont fait deux fois, pour l’incendie de la centrale de Saint-Maur, et celui de la centrale d’Ensisheim, et ils s’en sont mordu les doigts !

Le procureur a demandé le maintient de la peine de cinq ans supplémentaires, mais on peut espérer qu’elle soit revue à la baisse. À la fin romain a remercié les gens venus le soutenir, et il a vu toute la salle se lever, mais toute ! Et applaudir, il était hyper touché. Dans ces moments, tu repars de là avec de la force.

Derrière la mutinerie : le QMC

QMC ça veut dire « quartier maison centrale », et c’est prévu pour des gens qui ont des peines très longues, 20, 25 ans, ou perpet’. Ils en fabriquent de plus en plus, il y a des prisons entièrement conçues comme ça, et d’autres où il y a des QMC à l’intérieur, comme une enclave, une prison dans la prison. C’est des quartiers extrêmement sécuritaires, qui ressemblent aux vieux quartiers de haute sécurité (QHS), sauf qu’ils sont technologiquement bien plus développés, c’est comme un donjon dans le château fort (sauf que c’est pour enfermer et non pour se protéger). Imagine : il y a cinq matons pour un prisonnier à chaque fois qu’il sort de sa cellule.

Ensuite, se joue à l’intérieur de ces QMC des rapports de force entre les prisonniers et les matons. À Condé-sur-Sarthe, qui est la plus grosse prison sécuritaire en France, dans un des bâtiments, en deux ou trois ans, ils ont réussi à imposer un rapport de force tel qu’ils arrivent à aménager tout ça, à avoir un petit peu d’air (des petits espaces de cuisine collectives, une salle de sport, des cantines pas trop chères). Si tu n’y arrive pas, c’est impossible de vivre dans ces conditions avec une peine de trente ans : tout le temps enfermé, très peu d’activité, pas d’espace où parler aux autres prisonniers, ce qui te fait tenir quoi.

À Valence, pendant six mois, les détenus ont écrit partout,  au contrôleur des prisons, à l’OIP ; ensuite ils ont fait des sittings dans la promenade, des refus de plateaux une péti tion à 25 signatures ( note d’un soutien du laboratoire), jusqu’au jour où ils ont dit « si c’est comme ça on va péter le QMC ». Ils l’ont dit avant de le faire. Tout le monde savait qu’ils allaient le faire, c’était prévu. Même les matons en avaient marre de cette situation, et poussaient à ce qu’il se passe quelque chose. Je pense même que la date était connue.

Cette mutinerie c’est pas un coup de sang, ça se voit à l’attention qu’il y ait pas de blessé, pas de mort, de brûlé (les lances à incendie ont été ouvertes). En QMC ils sont très peu nombreux, à Valence ça représente peut-être une quinzaine de personnes, ça donne une idée de la mutinerie : c’est pas un mouvement de foule, c’est seulement quatre cellules détruites. Mais un gros symbole. Après cela, Romain et José ont été désignés comme meneurs, Romain a été transféré au quartier d’isolement de Moulin pendant plusieurs mois (où tu ne vois personne, que des matons), puis au QMC de Condé-sur-Sarthe. À Valence, depuis la mutinerie, ils tiennent le QMC serré. tout les prisonniers du  centre pénitentiaire et les familles des prisonniers( il y a eu un contrôle énorme ( 50 policiers  contrôlent des proches des prisonniers ( 7 arrestations avec un procès bientôt)   au parloir des familles géré par le groupe Gepsa

Le procès des longues peines

Pendant le procès, Romain s’exprimait en son nom, mais il disait aussi « nous les longues peines des prisons françaises », en expliquant que ces conditions de détention invivables étaient imposées aux longues peines. Le fait est que l’administration met des peines de mort, c’est à dire des peines très longues, en pensant qu’il va être possible de les « gérer », comme ils disent, mais c’est impossible. Ils s’en foutent, ils continuent d’augmenter l’échelle des peines. Les QMC sont une conséquence de l’allongement des peines de prison.

Pour gérer les longues peines, on a fabriqué des QMC où il n’y a pas beaucoup de prisonniers, qui sont isolés. Si tu es en QMC tu croises cinq ou six prisonniers à ton étage. Et quand il y a un mouvement à un étage, celui d’en dessous reste bloqué, donc tu n’as aucun rassemblement qui permette de t’organiser. Il y a aussi des moyens technologiques de fous, qu’ils n’ont pas les moyens de mettre dans toutes les prisons : des sas démultipliés, des caméras partout. Il est même question de mettre des caméras dans certaines cellules : ils l’ont fait comme mesure exceptionnelle pour Salah Abdeslam (impliqué dans les attentas de Paris en 2015) à Fleury, et ils risquent de vouloir étendre cette mesure, c’est toujours comme ça que ça se passe.

Dans ces QMC, dès qu’il y a quelqu’un qui fait mine de quoique ce soit, il ne sort plus qu’entravé, menotté, encadré. Il y a des gars en ce moment qui ne sortent de leur cellule que pour aller prendre la douche, et qui prennent la douche avec cinq matons casqués et armés de boucliers autour d’eux. Ils ont aussi fabriqué un bureau de renseignement pénitentiaire, relié au système de renseignements français, et ils font des enquêtes sur les potentiels mutins ou candidats à l’évasion. Ce délire là, il nait de la distribution de longues peines, et il est sans fin.

Les QMC sont les nouveaux QHS, mais ils sont pire : à l’époque des QHS, tu faisais quinze ans de prison, même Mesrine a été condamné à vingt ans de prison, c’était le grand maximum. Aujourd’hui c’est une rigolade, avec en plus des peines de sureté, donc aucun aménagement pendant un temps très long donné par le tribunal. Et quand il y a mutinerie, ils répondent par la violence d’une part, et ils rallongent encore les peines de l’autre. Ce qu’ils n’aiment pas du tout, c’est ce qu’il se passe à Condé-sur-Sarthe : ils ont peur quand le rapport de force les oblige à laisser de l’air aux prisonnier

note : des suppléments sont proposé   sur cette page

Sailly (Saone et Loire) un agriculteur abattu par les gendarmes

 

Note : depuis ce  20 mai  2017 les réactions face à cette agression avec armes des gendarmes, le silence semble de mise   chez les libertaires et les anarchistes par contre la CNT 71 a publié un tract.:  » on n’est pas des lapins » téléchargeable ici Affichage de on n'est pas des lapinsstract-2 (2).jpg en cours...

rebellyon. info Publié le 4 juin 2017 | Mise à jour le 5 juin

Le samedi 20 mai, Jérôme Laronze, éleveur à Trivy en Saône-et-Loire, a été tué par les gendarmes de Cluny. Il était recherché depuis le 11 mai suite à un contrôle sanitaire particulièrement tendu, effectué avec la présence de nombreux gendarmes. Il aurait pris la fuite en – selon certains médias locaux – « fonçant sur les gendarmes ».

Pourtant, dans ses déclarations à la presse avant sa mort brutale, Jérôme Laronze indiquait avoir seulement voulu « effaroucher » les gendarmes. Après quelques jours de cavale, durant lesquels il a pris contact avec le journal local (le Journal de Saône-et-Loire) pour communiquer son point de vue sur les faits [1], il est signalé aux autorités par un habitant du village de Sailly. Deux gendarmes se rendent alors sur les lieux, gilets par balle et armes à la main. À leur arrivée, l’agriculteur, qui était assoupi dans son véhicule, tente de s’échapper au volant de sa voiture et est abattu par trois tirs mortels dans des circonstances révoltantes. Selon, les premiers éléments de l’enquête, les tirs seraient des tirs latéraux et à l’arrière de son véhicule.

Depuis un moment, les contrôles sanitaires étaient une profonde source de tensions pour cet agriculteur. Comme celui survenu lors du 6 juin 2016. Ce jour-là, des fonctionnaires de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) procèdent à l’identification de ses bovins dans ses pâtures, contrôle effectué en présence d’une dizaine de gendarmes alors qu’il n’avait jamais menacé les contrôleurs, ni fait obstacle aux précédents contrôles. Mais les bêtes paniquent devant cette présence policière intervenue armes au poing, et selon le récit de l’agriculteur une vingtaine d’entre elles se précipitent dans le ruisseau. Plusieurs d’entre elles ne survivront pas. Cet épisode, relaté en détail dans une lettre adressée à la presse, a profondément choqué l’agriculteur. « Plus tard on m’a demandé de ne rien dire concernant ces bêtes pour que mon dossier soit régularisé » affirme-t-il dans le journal local [2].

Comme tant d’autres paysans, Jérôme Laronze dénonce alors « l’hyper-administration qui n’apporte rien aux agriculteurs, sinon de l’humiliation et des brimades. Cela ne rapporte qu’aux marchands et aux intermédiaires. Mon cas est anecdotique mais il illustre l’hyper-réglementation qui conduit à une destruction des paysans. » [3]

Un vétérinaire de Saône-et-Loire parle ainsi de « véritable harcèlement administratif réalisé par la DSV – DDPP ». [4] Face à cette situation, des paysans et des proches s’organisent pour soutenir Jérôme Laronze quand-il doit faire face à ces contrôles. C’est ce qu’explicite le communiqué de la Confédération paysanne 71 dont il était membre (voir le texte intégral ci-dessous) : « L’intervention de la famille de Jérôme et de membres de la Conf en juin 2016 avait permis que l’avant-dernier contrôle se déroule pacifiquement et que les forces de l’ordre restent en retrait, puis s’en retournent. (…) La situation de Jérôme (…) était donc bien connue des services de l’État. »

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Difficile dans ce contexte de comprendre l’obstination des services sanitaires à vouloir se faire accompagner par les gendarmes et non de penser une prise en charge collective comme cela avait déjà été mis en place auparavant.

Alors, ce 11 mai, face à ce qu’il ressent comme une provocation et un harcèlement, le paysan réagit en cherchant à « effaroucher » les gendarmes. « Quand les contrôleurs sont arrivés et tous ces gens en armes, j’étais sur mon tracteur et j’y suis resté car c’était pour moi le seul et unique moyen d’avoir droit à la parole. J’ai toujours été courtois et je n’ai jamais manqué d’égards pour les contrôleurs. Mais ce jour là j’ai été pris de la colère du juste… » [5]. La version policière reprise largement dans la presse locale prétend qu’« Au volant de son tracteur, il a alors tenté de renverser des gendarmes, qui sont parvenus à éviter le choc » [6]. Au vue de la différence des versions sur les faits, on peut se poser des questions sur ce qu’il s’est réellement passé neuf jours plus tard et sur le témoignage des deux gendarmes qui l’ont finalement abattu. La procureure de Mâcon assure que : « [Jérôme] a foncé sur eux sur un étroit chemin de terre. Les deux ont fait feu, il a été touché mortellement ».

Les autorités communiquent autour du fait qu’une enquête balistique est en cours et devra établir les conditions dans lesquelles les gendarmes ont fait usage de leurs armes. Mais dans tous les cas, les trajectoires des tirs montrent que les deux gendarmes n’étaient pas en situation de danger et donc de légitime défense. Le nombre important de tirs interpelle également sur le but réel poursuivi par les deux gendarmes.

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Comme régulièrement dans ces cas-ci, les autorités essayent de discréditer la victime ayant subi des violences policières (en l’occurence ayant été abattu par les forces de l’ordre). Certains médias reprenant les communiqués officiels et des rumeurs le décrivent comme « n’allant pas bien », « ne s’occupant pas de son cheptel ». Lui, au contraire, avait ces derniers jours communiqué, avec humour et lucidité, une critique assez fine de sa situation et des craintes sur sa personne en raison de sa liberté de parole.

Une mobilisation est prévue prochainement et le procès pour devrait avoir lieu à Châlon-sur-Saône. Nous ferons suivre les infos.

Une page facebook a été monté par ses proches : « Cette page a aussi pour vocation de recevoir les témoignages des personnes indignées par les circonstances de son décès et d’informer sur l’évolution de la procédure judiciaire dans un souci de transparence et de recherche de la vérité, sans compromis. » https://www.facebook.com/JusticepourJerome/

Piégros-la-Clastre ( 26400) le sabotage des pylônesTDF revendiqué par des anarchistes

france bleu drome ardèche  18 juin 2017 à 19:15

L’incendie des pylônes de la TDF et de téléphonies mobiles dans la nuit de mercredi à jeudi dernier avait privé 45 000 Drômois de télévision et de couverture téléphonique. Un incendie criminel, qui a été revendiqué ce samedi sur un site libertaire.

Pour les gendarmes drômois, ça ne faisait aucun doute : l’incendie des pylônes TDF et de téléphonie de Piégros-la-Clastre, dans la Drôme, était criminel. C’est désormais un certitude, puisque l’incendie a été revendiqué sur un un site internet libertaire.

Revendication anarchiste

Dans un communiqué publié ce dimanche, le groupe qui se fait appeler « Des enfants et des allumettes« , explique que c’est après une randonnée en forêt qu’il aurait décidé de mettre le feu au pylônes avec de l’essence, après avoir coupé le grillage et forcé le local technique.

45 000 Drômois privés de télévision et de téléphone mobiles

‘incendie avait créé une grosse pagaille : plus de télévision pour des dizaines de milliers d’habitants de la vallée de la Drôme et du Diois. Les émetteurs de téléphonie mobile avaient eu aussi brûlé, rendant les téléphone portables inutilisable dans la zone. Le télévision fonctionnait de nouveau vendredi. Concernant le téléphone, là aussi tout a été rétabli ce weekend, sauf pour Orange et Free, dont les antennes devraient de nouveau être opérationnelles ce lundi.

 


dauphiné.com   18/06/2017 à 17:20

Le sabotage de l’antenne relais revendiqué sur une plateforme libertaire

L’incendie avait créé une grosse pagaille : plus de télévision pour des dizaines de milliers d’habitants de la vallée de la Drôme et du Diois. Les émetteurs de téléphonie mobile avaient eu aussi brûlé, rendant les téléphone portables inutilisable dans la zone. Le télévision fonctionnait de nouveau vendredi. Concernant le téléphone, là aussi tout a été rétabli ce weekend, sauf pour Orange et Free, dont les antennes devraient de nouveau être opérationnelles ce lundi.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’antenne relais de Pigeovent, à Piégros-la-Clastre a été la cible d’un feu criminel. Ce sabotage, privant quelque 45 000 foyers de la vallée de la Drôme et du Diois de la TNT, de réseaux mobiles ainsi que de la radio NRJ, a été revendiqué sur Internet, tôt ce dimanche matin. Plus précisément sur une plateforme libertaire, par un collectif qui se fait appeler « Des enfants avec des allumettes » et qui fait la description, par le détail, de leur sabotage.

Rappelons que l’incendie criminel des locaux d’Enedis, le 9 juin à Crest, avait également été revendiqué par un message posté sur cette même plateforme libertaire.


la revendication:

nantes indymedia

Votre monde est notre terrain de jeu

[cp-nina] tr:Rappel : Appel à une journée de mobilisation contre Center Parcs à Poligny (Jura) sam.17 juin

reçu par mail:

Reporterre est en campagne de soutien. Infos ici :
https://reporterre.net/Soutenez-Reporterre-68

Vous trouverez ci-dessous une invitation à une Journée de mobilisation contre Center Parcs, à Poligny (Jura), samedi 17 juin.

 

___________________________________________________________________________
A diffuser largement autour de vous ! Soyons nombreuses et nombreux pour
faire face à la voracité de Pierre & Vacances !//// Samedi 17 juin 2017 \\\\
JOURNÉE DE MOBILISATION CONTRE CENTER PARCS !–> 10h, rdv place des déportés Poligny pour manifester notre
opposition au projet de Center Parcs–> toute l’après midi et le soir, en forêt sur le site menacé :
balades à pied, en âne, jeux, photos, stands, tables rondes,
concerts…

### Appel à une journée de mobilisation contre Center Parcs

Si la multinationale Pierre & Vacances ne s’est toujours pas
prononcée définitivement sur l’implantation de son infrastructure,
l’Etat, la Région, le Département coordonnent la mise en œuvre du
projet de Center Parcs et lui déroulent le tapis rouge. Depuis des
mois, tout se passe en coulisses et il est temps de réaffirmer notre
opposition à ce projet destructeur.

Rappelons qu’il s’agit pour Pierre et Vacances de raser une partie
des 100 hectares de forêt publique qu’il veut s’approprier pour y
bétonner des parkings et y construire l’équivalent d’une ville de 2000
habitants composée de bungalows et bâtiments que le capitalisme
industriel a pensé pour nous, que l’on soit salariés en vacances,
travailleurs et travailleuses précaires à son service ou habitant-e-s
des zones convoitées. Alors privatisée, cette forêt serait réduite
à une bulle géante avec piscine chauffée à 29°C toute l’année et
espèces végétales tropicales. Le tout financé avec l’argent public
que les élus et les collectivités territoriales sont en l’occurrence
prêts à accorder à cette multinationale dont les dividendes reposent
sur l’exploitation des hommes, des femmes  et de la Nature : conditions
de travail déplorables, temps partiel subi, horaires flexibles,
salaires de misère, privatisation et destruction de la forêt … Bref,
que ce soit d’un point de vue écologique, social ou démocratique, ce projet est une
aberration complète, et il nous empêcherait tout simplement d’accéder
et de déambuler dans la forêt jurassienne.

À Roybon en Isère où un projet de Center Parcs est actuellement
stoppé par une ZAD et des recours en justice. Au Rousset en
Saône-et-Loire, où la menace plane comme à Poligny dans le Jura, les
rêves des bétonneurs sont nos cauchemars. Nous ne voulons, ni ici, ni
ailleurs, la mise en concurrence des territoires et des êtres humains.

C’est pourquoi nous appelons toutes celles et ceux qui ne se
résignent pas à confier aux promoteurs de la misère, aux managers de
territoires et à leurs bulldozers le soin d’aménager et « gérer » nos
forêts, notre travail, nos vies,à manifester le samedi 17 juin
prochain à 10 h place des Déportés à Poligny.

Envisagée dans un esprit festif et populaire, la manifestation doit
permettre à chacun et chacune d’exprimer son opposition à la Bulle
Center Parcs, et pourquoi pas de façon poétique et imagée (par
exemple avec des bulles de savon, ballons de baudruche, …).

N’hésitez pas à nous aider à diffuser cette information autour de
vous ! Soyons nombreuses et nombreux pour faire face à la voracité de
Pierre & Vacances !

L’Assemblée d’Opposant-e-s à Center Parcs.

### Informations et programme de l’après midi sur le site menacé :

-> Repas de midi sera tiré du sac. L’après-midi se poursuivra au coeur
de la forêt de Tartaroz par des activités et animations pour petits et
grands (balades à pied, en âne, jeux, photos …) et des stands…

Deux tables rondes se tiendront entre 16h et 18h :

– Center Parcs : « Travail, consomme, tais-toi et nage ! »

- La nature époustouflante selon « Pierre et Vacances »

 »

-> La journée se terminera par un repas à prix libre puis en musique
avec plusieurs groupes dont le chœur ouvrier de la Fraternelle et les « René Binamé ».

ACCÈS

Pour se rendre sur le site : accès fléché par la D68 entre Plasne et Le Fied

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Infos / contact :

https://stopcenterparcs.noblogs.org
assembleecontrecenterparc@lists.riseup.net

Diffusion de l’information

Pour celles et ceux qui voudraient imprimer ou faire suivre des tracts et affiches pour la journée du 17 juin à Poligny, tous les fichiers nécessaires à la diffusion sont dans une archive zip disponible ici :
https://dl.poivron.org/e7ms3m3bz73krjlkjuek-af62kwe5eiwjm4dq

MERCI de votre soutien et à bientôt !

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Le mur du collectif : http://fr.padlet.com/GREZADPAD/nw9dl26kz2i0
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Piégros-la-clastre(26400)Sabotage des pylones de Télécommunication( mise à jour)

 , France Bleu Drôme-Ardèche        jeudi 15 juin 2017 à 18:09

Incendie criminel : 45000 foyers drômois privés de TNT et de téléphone portable

45000 foyers drômois sont privés de téléphone portable et de télévision via TNT. Les pylones de TDF ( Télévision de France ) et de tous les réseaux de téléphonie mobile ont brûlé à Piegros-la-Clastre la nuit dernière. La panne concerne la vallée de la Drôme et le Diois.

Des traces d’activateurs d’incendie

Pour les enquêteurs, aucun doute : c’est bien un geste criminel qui est à l’origine des incendies. Les antennes sont très difficiles d’accès, en pleine forêt, sur les hauteurs du village de Piégros-la-Clastre. Elles se trouvent dans un enclos sécurisé, fermé à clé, et qui a été fracturé. Les gendarmes ont aussi trouvé sur les lieux du sinistre des traces de produits activateurs d’incendie, type carburant ou alcool à brûler. Les analyses devront préciser la nature exacte de ces produits.

Au moins 200.000 euros de dégâts

Que ce soit TDF ou les opérateurs de téléphone portable, Free, Bouygues, Orange ou SFR , tout le monde est catastrophé : jamais des pylones n’avaient été endommagés à ce point. Le feu a entièrement détruit les câblages électriques et informatiques. Il y a au moins 200.000 euros de dégâts.

Retour à la normale indéterminé

45.000 foyers sans télévision via TNT, plus de réseau de téléphonie mobile de Crest à Die en passant par Chamaloc…les équipes de réparation sont face à un véritable casse-tête. Les réparations ont démarré dès ce jeudi matin mais il sera impossible de tout reconnecter rapidement.

Une nouvelle action des anarchistes ?

Reste aussi à déterminer qui est à l’origine de cet incendie criminel. L’ enquête est en cours mais impossible de ne pas faire le lien avec les militants libertaires qui ont déjà incendié les locaux d’Enedis à Crest il y a une semaine. Ces anarchistes l’ont revendiqué il y a quelques jours sur internet. Le groupuscule s’oppose notamment à « toutes les sociétés » où l’être humain est forcément dominé.

Dauphiné.com

Piégros-la-Clastre – L’incendie criminel prive plus … Deux émetteurs sabotés : l’œuvre d’anarcho-libertaires ?

http://www.ledauphine.com/drome/2017/06/15/45-000-foyers-prives-de-tnt-apres-le-sabotage-d-un-emetteur-a-piegros-la-clastre

Sabotage par incendie de l’antenne relais : des dégâts « considérables »

Au lendemain de l’incendie criminel de l’antenne relais de Pigeovent qui a privé 45 000 foyers de la vallée de la Drôme et du Diois, de la TNT, des réseaux mobiles ainsi que de la radio NRJ, plus de 15 techniciens mandatés par TDF s’activent sur le site dévasté.

Selon Amélie Zenone, directrice régionale des opérations chez TDF : « le réseau SFR, dont les infrastructures ont été les plus touchées, devrait être rétabli aujourd’hui vendredi. Les réseaux Free et Orange devraient très probablement fonctionner dès lundi. Le rétablissement de la TNT est programmé dans la journée ». Elle ajoutait : « C’est la première fois en France, au moins depuis ces 10 dernières années, qu’un feu criminel ravage un bâtiment de TDF ».

 

Les gendarmes de la section de recherches de Grenoble et de la brigade de recherches de Crest poursuivent leurs investigations pour identifier les auteurs de cet incendie criminel.