Presentation et actualite du Labo ( 8 place St Jean à Valence)

nous tenons des permanences le mercredi de 18h30 à 20h30 et le vendredi de 17h30 à 18h30

La Bibliothèque le laboratoire, c’est quoi ?
A une époque où les livres comme les humains se voient de plus en plus réduits à la seule dimension marchande, la bibliothèque le laboratoire est un endroit dans lequel les écrits s’empruntent sans que l’argent ne soit une barrière. C’est également un lieu où se rencontrer et débattre, où expériences et perspectives peuvent se répondre, afin d’en finir avec un monde mortifère fondé sur des logiques d’exploitation et de domination.
Lors des permanences du vendredi, on peut venir chercher des livres et consulter sur place les archives, ou farfouiller dans l’infokiosque pour trouver tracts, brochures et publications anarchistes et anti-autoritaires.
Les mercredi se déroulent des discussions, rencontres, présentations, débats autour d’une lutte, d’une révolte, d’une période ou d’un bouquin… autant d’occasions de quitter les chemins aliénants de la résignation et d’affiner ses critiques pour ici et maintenant.
C’est aussi une façon d’aller à l’encontre d’un monde atomisant qui voudrait faire de nous des individus sans passé ni avenir, écrasés dans des cages qui taisent leur nom, en disposant d’un espace où les idées subversives peuvent s’inscrire dans une certaine continuité.
A chacun de faire vivre cette bibliothèque à l’aune de sa propre conflictualité, de se l’approprier
comme un moyen parmi d’autres, loin des programmes à défendre et de la propagande à distiller.
Vers une liberté démesurée sans fric ni flics, sans maîtres ni esclaves, parce que tout est toujours
possible.

pour nous contacter par mail : lelabo@riseup.net

 

le mercredi 24 mai 2017 à 18h30 Autour de « Linky, le cadeau empoisonné »

Août 2015, la loi dite « transition » énergétique est définitivement adoptée par une poignée de députés. Parmi les diverses farces et attrapes de cette loi, l’obligation pour ERDF d’équiper d’ici 2021 toute la France avec un nouveau compteur électrique dit intelligent, le linky, mais sans sanction en cas de refus pour les particuliers. Dans la bouche de ses promoteurs, ce gadget est censé permettre la réduction de la consommation d’électricité. Dans la réalité, il est un seuil supplémentaire dans la dépossession de nos vies par des technologies nous rendant esclaves. Concrètement, linky va renforcer la surveillance généralisée, le brouillard électromagnétique, la précarisation des plus pauvres (hausse des coûts), la surconsommation (data center énergivores) et in fine l’illusion morbide que seule la technologie peut nous sortir de l’impasse. En définitive, il n’y a derrière tout cela qu’une gigantesque promesse de business pour les industriels (marché des données, connectique) et une augmentation du contrôle social des populations par l’État.

Depuis le début des installations en décembre 2015 les refus individuels et collectifs se sont multipliés partout en France. Face à un impitoyable rouleau compresseur (intimidations, menaces, mensonges d’ERDF et des sous-traitants) les gens s’organisent pour empêcher la pose. A Grenoble, une opposition ferme a vu le jour. Notamment, un compteur installé de force a été démonté et ramené par le collectif Grenoble anti linky lors d’une séance du conseil métropolitain le 03 février 2017. Un procès contre l’installation chez une personne électrosensible d’un compteur d’eau communicant a aussi été gagné.

Le mercredi 24 mai a 18 h 30 trois opposants grenoblois viendront discuter au Laboratoire Anarchiste des questions politiques, juridiques, techniques et autres autour de ce compteur puis aborderont les divers moyens pour résister et refuser linky.

Lecture-débat autour de l’oeuvre d’Armand Robin, vendredi 12 mai à 20h

Lecture de textes choisis d’Armand Robin, précédée d’une présentation de sa vie et de son œuvre, par Jean-Marie Sauvage, enseignant à l’Ecole supérieure d’art et design Grenoble-Valence.

Lecture-débat au Laboratoire anarchiste, 8, place Saint Jean, à Valence,le vendredi 12 mai 2017 à partir de 20 h.

Armand Robin (1912-1961) est né dans une très modeste famille de cultivateurs bretons dont il est le huitième et dernier enfant. Très doué dans l’apprentissage des langues étrangères, il traduira en français une centaine d’auteurs à partir d’une vingtaine de langues différentes (allemand, russe, arabe, chinois, etc.).

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Grâce à ce fabuleux bagage, il va pouvoir se mettre, à partir de 1941, à l’écoute des radios étrangères et rédiger des bulletins spécialisés dans l’analyse de la situation politique internationale.
En 1945, il adhère à la Fédération anarchiste et collabore jusqu’en 1955 au journal Le Libertaire. Figure importante du groupe du XVe arrondissement, il y fait la connaissance de Georges Brassens.
Sa définition de l’anarchie sera : être « purifié volontairement, par une révolution intérieure, de toute pensée et de tout comportement pouvant d’une façon quelconque impliquer domination sur d’autres consciences ».
Arrêté le 28 mars 1961, il est conduit au commissariat de son quartier, puis à l’infirmerie du dépôt de la préfecture de police, et meurt le lendemain dans des circonstances qui n’ont jamais été élucidées.

Bibliographie sommaire et webographie :

  • Ma vie sans moi suivi de Le monde d’une voix et de Le programme en quelques siècles, Editions Gallimard, 1970, et Poésie/Gallimard, 2004, 254 p.
  • La fausse parole, Éditions de Minuit, 1953 et Le temps qu’il fait, 1979, 143 p.
  • Expertise de la fausse parole, Editions Ubacs, 1990, 163 p.
  • Françoise Morvan : Armand Robin : bilan d’une recherche, thèse d’Etat, Université de Lille III, 1990, 3 tomes, 2685 p.
  • Le site de référence sur Robin :
  • http://armandrobin.org/persodeb.html

 

Le jeudi 25 Août à 20h au laboratoire anarchiste

Projection du documentaire” Mika ma guerre d’Espagne à moi“ de  Fitot Pochat et Javier Olivera

Bref préambule construit à partir du livre” Mika ma guerre d’Espagne à moi. Une femme à la tête d’une colonne au combat”,  travail conjoint des éditions Milena et des éditions Libertalia

Née en 1902 en Argentine, Mika est mariée à Hippolyte Etchebéhère, basque né en Argentine. Engagée au PC avec lui dès le début des années 1920, tous deux en sont presqu’aussitôt exclus lors de la période de bolchevisation. Proches des Rosmer dans les années ’30, ils sont un moment militants du groupe Que faire ? à Paris. Ayant assisté à Berlin, impuissants, à la montée d’Hitler vers le pouvoir, ces révolutionnaires  vont en Espagne dans un but à la fois médical et touristique, quand débute la guerre civile… une guerre longue, de position. Le froid terrible, la boue, les poux sont alors le quotidien de Mika et de ses compagnons … l’ennui aussi. C’est d’ailleurs pour tromper cet ennui qu’elle organisa des bibliothèques ambulantes et des cours d’alphabétisation sur le front.Elle commente : « On aura tout vu. C’est une femme qui commande la compagnie et les miliciens qui lavent les chaussettes. Pour une révolution, c’est une révolution. Toutes leurs idées sur la femme sont embrouillées » . Situation singulière d’égalité des sexes qui intrigue l’ anarchiste Cipriano Mera, admiratif mais paternaliste aussi envers celle qu’il ne cessera d’appeler « la petite », ce qui lui vaut cette réflexion cinglante : « toi, avec tout ton anarchisme, pourri de préjugés comme n’importe quel mâle ».Bien des notations, au fil de la plume de Mika, possèdent une profondeur incitant à la réflexion : la mutation de la perception du temps en révolution, l’importance des odeurs, l’infiltration des fascistes au sein du camps républicain, le choix de l’aviation franquiste de bombarder en priorité les quartiers populaires…Mika Etchebéhère s’interroge aussi sur les liens étranges qui l’unissent aux combattants du POUM, étudiants et instituteurs madrilènes ou paysans semi-analphabètes. Guerre civile dans la guerre civile, la Pravda lance depuis Moscou une campagne hystérique contre la CNT et le  POUM, appelant à la destruction et l’assassinat des militants.

Après avoir lu le manuscrit de son amie, Julio Cortazar écrivit: « Beau, nécessaire et efficace, ton livre témoigne de la guerre d’Espagne, mais également des ruines de notre époque, et de l’invincible espoir qui est le nôtre. « 

 

Mercredi 3 Août à 20h au laboratoire anarchiste

Projection du film « Les dépossédés » d’Antoine Costa suivi d’une discussion

bref préambule

Deux siècles ont suffit au capitalisme pour attribuer un prix, une valeur d’échange à tous les aspects du monde et de la vie. Les océans, les gènes, la pluie et même les relations entre les espèces : tout est mesuré, quantifié, valorisé. Les abeilles ne pollinisent plus, elles rendent un « service écosystémique » estimé à plusieurs milliards de dollars. L’inestimable désormais monnayable devient interchangeable. C’est ainsi qu’émerge le marché des compensations, un nouveau permis de détruire : droits à polluer, achat de zones humides ici pour implanter un aéroport à Notre Dame des Landes, implantation d’éoliennes pour faire accepter le réacteur nucléaire ITER…c’est la même histoire pour Roybon Pierre&Vacances se rendant bien compte qu’il sera impossible de compenser ce qu’il détruit, il en est réduit à chercher à acheter des forêt dans le Trièvres et des zones humides en Ardèche. Mais du point de vue de la biodiversité , le bénéfice est nul. On aura simplement changé le titre de propriété d’une forêt ou d’une zone humide…

jeudi 7 juillet 2016 à 20h30 au laboratoire anarchiste

En ce temps de lutte et de répression de l’état, après plus de 4 mois de lutte contre cette loi El khomri , dans les ZAD de Roybon à Notre Dame des Landes,au côté des compagnon-n-e s frappé-e-s par la torture des états, avec les prisonnier-e-s en lutte soit à Calais soit dans les centres de Rétention, face à un gouvernement à l’écoute du MEDEF, celui-ci méprisant et utilisant toutes les possibilité de répression, nous souhaitons par cette soirée donner un espace d’expression à toutes celles, tous ceux qui ne se retrouvent pas dans la politique actuelle et qui ont envie d’un autre monde. Non on s’essouffle pas

venez nombreux , écouter et parler
autour de ces vers ou d’un verre …

Poètes martyrs

Tour Without Cucusse (Montpellier) :
Lorsque le Blues et la Poésie se rencontrent à voix nue : Gaëlle Reynaud chante avec le silence des passions déchaînées. sa voix se fait révolte ou plainte, espérance ou jouissance, au gré des vers – ou des verres.

Répertoire (chanté, prosodié, a capella) :
Erich Mühsam, Robert Desnos, Jacques Prévert, Vera Hall, moi-même, Pouchkine, Marina Svetaïeva, Miklos Radnoti…

Mercredi 27 avril 2016 à 19h30

Projection- du film « Autonomia Obrera »

projection suivie d’une discussion car depuis plus d’un mois la chape de plomb imposée par l’Etat, avec l’état d’urgence en prime, est secouée par des turbulences allant bien au-delà d’une énième loi. Cet air de liberté qui ne peut se développer pleinement que sur les ruines de toute autorité, les puissants cherchent à l’étouffer à tout prix. Par la force brute de leurs chiens de garde armés jusqu’aux dents, et aussi en misant sur l’essoufflement et la récupération de celles et ceux qui combattent l’ordre des choses.

Autonomia Obrera :

En 1975, à la mort de Franco, l’Espagne entame progressivement un processus de « transition démocratique » après quarante ans de dictature. Les transformations institutionnelles (restauration de la monarchie, adoption d’une nouvelle constitution) et la libéralisation de la vie politique (légalisation des partis et syndicats) s’accompagnent alors de l’intégration d’une partie de la contestation-sociale
Alors que dans cette période de modernisation nécessaire au capitalisme s’élèvent des mouvements ouvriers autonomes, les deux principaux syndicats en voie de légalisation, Comisiones Obreras et UGT, s’installent dans leur rôle de co-gestionnaires de l’exploitation salariale. A travers les assemblées de lutte et les décisions collectives dans les rues face à la Guardia civile l’autonomie ouvrière a avancé.

Autonomia Obrera n’est pas un documentaire historique, mais anime une mémoire politique, à travers des luttes dans l’Espagne des années 70, qui dénonce l’escroquerie des compromis entre exploités et exploiteurs. Et pose aujourd’hui aussi les enjeux de l’autonomie des luttes.

sur internet ici

Mercredi 20 avril 2016

Projection-débat autour du film « A Bure pour l’éternité »

Projection, suivie d’un débat d’une façon horizontale, sur le nucléaire et son monde et en particulier avec l’exemple de Bure, village choisi pour enfouir les déchets nucléaire. C’est aussi dans ce village que se trouve la maison de résistance contre la poubelle nucléaire, où une grande partie du documentaire (52mn) a été tourné.

Bure, Meuse, 91 habitants, est l’un des territoires les moins peuplés de France, essentiellement agricole. Ici est implanté ce qui pourrait devenir le centre de stockage des déchets les plus radioactifs des centrales nucléaires françaises, voire européennes; En 2004, une poignée d’hommes et de femmes en provenance des quatre coins de la France se soulèvent contre ce projet, et y réhabilitent une ruine qui deviendra la maison de résistance L’association Bure zone libre (BZL)

est née Elle compte aujourd’hui plusieurs centaines de membres.

«A Bure pour l’éternité» raconte la vie de la maison, les vies qui y habitent et s’y croisent, une vie de combat contre le nucléaire, et les vies possibles sans le nucléaire.

« Le parc nucléaire français est prêt pour la poubelle, quand bien même l’État français ne l’avouera que lorsque la course, sa course à l’innovation l’aura ruiné ..Ce ne sont pas seulement les événements de Fukushima ou de Tchernobyl qui précipitent son pourrissement … Ces événements ne font que rendre apparents les retours de bâton de l’hallucination scientiste dans le nucléaire civil… La compréhension tardive de l’impossibilité de remplacer une cuve de réacteur démontre l’impensé de l’usure des centrales impropres à la production, lors d’opérations qui décuplent les dangers pour les travailleurs du nucléaire. « court extrait  » : les Luddites et l’usure du vieux monde » ACNM.fr

sur internet ici

 vendredi 11 décembre 18h30

projection du bulletin du groupe louise Becqerel :

ceci est une simulation

Les exercices de simulation effectués à plus ou moins grande échelle n’ont de cesse de rappeler l’imminence de la catastrophe et la nécessité pour tout un chacun de rester tranquillement à sa place en écoutant les ordres. L’État bénéficie ainsi du concours de nombre d’exécutants volontaires pour faire régner la soumission à son autorité et s’assurer que personne ne puisse remettre en cause la bonne marche du capitalisme.

Si l’habituation à la menace est le pilier principal de la gestion du risque en ce qu’elle instille l’adhésion de tous au système politique et économique, la prévention n’est néanmoins pas le seul domaine de cette doctrine. En cas d’accident industriel majeur comme de catastrophe naturelle ou même d’attentat ,États et industries se doivent aussi de réagir pour entretenir leur image de garants de la sécurité et restaurer l’ordre.


Si, par exemple, les mesure préconisées en cas d’accident nucléaire peuvent faire sourire par leur caractère dérisoire (telle la distribution de pastilles d’iode comme vaccins aux irradiations, la douche obligatoire où l’injonction de rester confiné chez soi en écoutant France Info), il ne faut pas perdre de vue que l’objectif reste celui de soumission aux représentants du pouvoir, qu’ils soient militaires, médecins ou journalistes.Nous n’avons pas besoin de spécialistes pour savoir que cette puissance est incontrôlable. Nous ne voulons pas négocier d’éventuels aménagements de notre liberté, de nos désirs, de nos vies. Vous qui travaillez activement à sa gestion et à sa marchandisation sous l’image nauséabonde de la protection des populations et de l’environnement, vous êtes les garants d’un système qui nous impose la mort. On ne peut pas oublier de citer le chevalier blanc du nucléaire l‘IRSN « à la solde de personne ni de l’état ni des exploitants »(EDF et AREVA, dont l’actionnaire presque exclusif est l’état lui-même)avant de concéder être dépendant de cinq ministères lors d’un débat radiophonique 8/05 /2015, sur France Inter

Aussi par exemple au sujet du Japon après la catastrophe toujours en cours de la centrale Fukushima Daiichi la CRIIRAD déclare pour le 11 /3mars / 2015 «  la CRIIRAD, qui identifie très vite les besoins, envoie en urgence un lot de compteurs Geiger et met en ligne une série de vidéos pédagogiques permettant aux populations d’acquérir des méthodes de mesure de la radioactivité ambiante et dans les aliments... »

Vendredi 4 décembre 18h30

Projection du film : « Le vent de la révolte » d’Alèssi Dell’ Umbria

« ISTMEÑO, le vent de la révolte » a été tourné dans l’Isthme de Tehuantepec, au Sud-Est du Mexique. Il rend compte de la résistance des communautés indigènes de cette région aux multinationales de l’industrie éolienne, et à la violence avec laquelle un véritable capitalisme « vert » les a dépossédés de leurs terres et de leurs lagunes. Au cours de cette chronique d’un conflit parfois violent, se révèle toute la cosmovision de paysans et de pêcheurs respectueux de l’écosystème dans lequel ils vivent depuis toujours…
Le tournage a commencé en mai 2012, la toute dernière session ayant eu lieu le 2 mars 2014. Il s’est déroulé sur cinq lieux : La Venta et Unión Hidalgo, où les parcs éoliens étaient déjà implantés et continuaient d’avancer, puis San Dionisio del Mar où le projet Mareña Renovables au beau milieu des lagunes avait provoqué une véritable petite insurrection, puis Juchitán, où nous avons suivi la mobilisation dans le quartier des pêcheurs, et enfin Alvaro Obregón qui a réussi a empêcher le projet Mareña renovables et s’est lancé dans une expérience d’autonomie à la manière zapatiste.
Projection, suivie d’une discussion contre la COP 21 qui portera entre autre sur les bonnes et les fausses solutions pour lutter contre le dérèglement climatique lié aux activités humaines (industries et organisation sociale). Le nucléaire fait partie du problème.

Vendredi 27 novembre à 19h30.

Projection du documentaire « Ortiz, Général sans dieu ni maître » (Ariel Camacho, Phil Casoar et Laurent Guyot, 1996, – 1er partie Nosotros, 54 minute- 2ème partie, c’est toi le chef, 55 minutes)

sur internet ici
Tourné trois mois avant sa mort, enrichi de documents d’époque et d’images d’archives, ce film permet à Ortiz de retracer son périple, lui qui fut guérillero à Barcelone, membre de Los Solidarios puis de Nosotros, chef de colonne en Aragon pendant la guerre civile, puis soldat engagé en Afrique et en France pour poursuivre son combat contre le fascisme.
Ortiz ne cache rien des contradictions engendrées par l’expérience révolutionnaire. En quelques mois, le vide de pouvoir politique a été rempli par les staliniens, qui phagocytèrent l’élan révolutionnaire et l’achevèrent en mai 1937. Ortiz au conseil d’Aragon, Garcia Oliver au ministère de la Justice et Durruti en butte à la militarisation ne surent éviter cette défaite. Autant Durruti devint un perdant héroïque, autant Ortiz eut à subir une mauvaise réputation dans la postérité anarchiste.

Projection entrecoupée de discussions.

Vendredi 6 nov à 19h

Rencontre avec des membres du comité de rédaction de la revue l’Inventaire (revue de critique sociale à parution semestrielle dont le premier numéro est sorti en novembre 2014.)
Débats, discussions, échanges autour des thèmes de la revue


Chacun peut constater que la part de l’existence qui échappe aux rapports marchands, aux procédures industrielles et administratives et à l’appareillage
technologique se réduit à presque rien. Il est de plus en plus difficile d’imaginer comment acquérir la maîtrise de nos conditions d’existence : les rapports que nous entretenons avec les autres, les lieux que nous habitons, les activités que nous choisissons ou subissons, les objets qui nous entourent.

Partant de ce constat, le comité de rédaction de l’Inventaire se donne pour but de reprendre et poursuivre la critique du monde contemporain par la publication de productions originales, de textes d’auteurs méconnus ou mal lus, de traductions et de contributions extérieures susceptibles de faire de cette revue un espace d’échanges et de débats. Au fil des numéros nous ne nous refuserons l’emploi d’aucun genre littéraire ni le traitement d’aucun thème qui nous paraîtra faire progresser l’inventaire de ce qui, dans les idées comme dans les pratiques, reste à défendre, mérite d’être reconsidéré ou doit être écarté pour favoriser l’émancipation individuelle et collective.

Nous espérons ainsi en diffusant d’anciennes idées et en en proposant de nouvelles, contribuer à l’élaboration d’une culture critique commune.

Mercredi 23 sept à 20h

Projection du film illegal, film de de Olivier Masset-Depasse qui date de 2010. C’est l’histoire d’une femme qui se retrouve enfermée en centre de rétention, parce que les nations, les frontières et les papiers existent…

Cette histoire est inspirée de celle de Semira Adamu, une femme qui a été tuée par la police qui tentait de l’expulser de Belgique en 1998.

c’est possible de voir un extrait ici

Vendredi 5 juin à 20h30 au Labo
Projection du film  » NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES « 

(septembre 2013, durée 89mn) de Yannis Youlountas
ce film est visble sur internet a l’adresse suivante

il sera suivi d’une discussion

Projection du film Bienvenue a Gattaca

20h, gratos, mercredi 1er avril ( c’ est pas une blague !)

Ecoutes collectives des montages sonores antinucléaires « la fabrique de l’oubli « 

Lors des permanences les mercredi à 17h3, autour d’un thé

les 14 et 28 janvier  / 11 et 25 février  /  11 mars…

Mercredi 3 décembre à 20h

Projection du film « enfermés vivants » de Felix Gonzales.

Entre fiction et documentaire, 2 anciens prisonniers et un acteur parlent de la prison en jouant la venue d’un nouvel arrivant en cellule.

Ensuite on pourra discuter de pourquoi et comment s’opposer à la prison

Le 10 mai à 20h / Présentation subjective de l’histoire du punk, par un anarchiste

Discussion autour de la compilation « ramasser ses miettes / le punk pour les nul-les », et écoute de plein de musique !

« Parce que nous avons des rêves, des montagnes à déboulonner, du bon sens, des milliers de barrières à abattre et des marécages à traverser, j’espère que cette brochure contribuera à son modeste niveau à rendre accessible une culture, qu’elle interesse particulièrement les lecteurs ou qu’ils ou elles soient juste curieux-ses.

Parce que le principal intérêt de la culture punk est selon moi de promouvoir le développement de l’autonomie individuelle et de la réalité populaire » (Bocs).

Le 15 mai à 20h / Discussion autour de la situation de prisonniers anarchistes en Biélorussie, avec des membres de l’Anarchist Black Cross

ABC-Belarus-Solidarity-Infotour-2014

-La situation actuelle du mouvement anarchiste en Biélorussie
-La situation actuelle de la répression en Biélorussie
-La semaine de solidarité avec les prisonniers anarchistes1.pdf