Archives de l’auteur : anarchiste

« En haut : des couilles en or – En bas : des nouilles encore ! »

reçu par mail

Bonjour,

 

Le Dauphiné Libéré d’aujourd’hui nous apprend que le Conseil départemental avait débloqué 500 000 euros pour le financement des études préalables à la mise en œuvre du projet de liaison entre les stations de ski des Deux Alpes et de l’Alpe d’Huez qui, à terme, voudrait relier aussi la station de Saint-Sorlin-d’Arves. Ce gigantesque domaine skiable relierait ainsi 850 km de pistes…

 

« Cette remontée mécanique [reliant les stations de ski des Deux Alpes et de l’Alpe d’Huez – seulement 440 km de pistes entre ces 2 stations,] va nous placer dans le peloton de tête des très grandes stations de ski mondiales » nous dit-on. Il fallait, en tout cas, concurrencer la Tarentaise et ses stations hors-normes…

 

A propos de tourisme et de ses territoires en concurrence, nous vous proposons, en suivant le lien ci-dessous, un entretien accordé au site Haros ! par le comité de rédaction de la revue De tout Bois auquel le Collectif grenoblois de soutien à la ZAD des Chambarans participe :

 

https://haro-grenoble.info/spip.php?article86

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Le mur du collectif : http://fr.padlet.com/GREZADPAD/nw9dl26kz2i0
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France [Frontière] mises à jour et Lettre des compagnons prisonniers depuis le CRA de Nice

lu sur informa- azione.org
vendredi24 juin Beaucoup de gens sont venus pour manifester sous le CRA de Nice. Beaucoup d’énergie et de force pour transmettre à d’autres détenus à l’intérieur du centre de détention. Chorales, chansons, les batucada ont animé les heures de ce rassemblement, et grâce à la proximité physique aux compagnons ils étaient en mesure de répondre avec des cris et des chants, des sourires et des salutations de derrière les barreaux.

Il est bon, de sentir la proximité et la complicité tant l’ambiance est élevée

Quant à leur situation juridique semble être gérer pendant quatre jours, soit jusqu’au mardi ’28, les trois avocats qui les suivent, hier ne savaient pas encore s’ils nous disent à mardi « les auraient libérés à la frontière, ou à Nice s’il y aura procès. Amendes et il reste l’expulsion du territoire français pendant un an.

et «vous pouvez faire des visites de 9 à 11 et de 14 à 18 …

Nous continuons à faire notre solidarité!

Après rassemblement et s’est tenu une réunion où il« est décidé de poursuivre la présence de soutien jusqu’à leur libération … chaque après-midi de 18h30 à nous d’exprimer notre solidarité ‘…

Liberté pour tous!

Feu à toutes les prisons!

complice et solidaire des vallées maritimes
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lu et parcouru sur https://mars-infos.org
Lettre de Andrea, Rafael, Vincenzo et Arturo, arrêtés suite à l’occupation d’un ex-poste de douane qui avait pour but de le transformer en un lieu de rencontre et d’organisation contre les frontières et ce qui va avec.

Pour contextualiser
Solidarité aux 4 camarades italiens enfermés au CRA de Nice


DU CENTRE DE DÉTENTION DE NICE

L’été dernier, pendant que les migrants et leurs soutiens résistaient sur les rochers de la frontière franco- italienne, à Vievola, à l’extrémité nord de la vallée de la Roya, un rassemblement d’habitants luttait contre le doublement du tunnel du col de Tende et le trafic de camions qui en résulte. Nos parcours respectifs semblaient lointains, mais déjà se dessinait un lien commun. Nous nous sommes rencontrés sur la côte comme dans la montagne et nous avons senti qu’ échanger était important et nécessaire. Puis au mois de septembre le rassemblement de Vievola comme celui des Balzi Rossi a été expulsé. Pour les solidaires, les vallées au dessus de Vintimille sont devenues des refuges naturels. De là, la lutte contre la frontière est repartie, et ce sont ces vallées qui ont reçu les si nombreuses interdictions de séjour venant de la préfecture de police d’Imperia. Dans la vallée de la Roya, la construction du tunnel de Tende s’est poursuivie, et à ce triste scénario se sont ajoutés les migrants, qui quotidiennement, avec courage et détermination, traversent ce territoire en direction de Paris, Calais, l’Angleterre …
Nous avons donc senti le besoin de nous rencontrer plus régulièrement, et de cette situation est née une nouvelle histoire.

La manifestation du samedi 18juin a donc été caractérisée par la rencontre entre les luttes contre la destruction du territoire et celles contre les frontières et déportations. Les forces de l’ordre italiennes nous ont interdit de continuer vers Vintimille et Menton, où le cortège de vélos aurait dû arriver. Elles devaient empêcher les manifestants de rencontrer les migrants bloqués et déportés à la frontière franco italienne. Il s’en est suivi une assemblée spontanée qui a décidé de continuer la mobilisation en occupant le bâtiment de l’ancienne douane française, proche du vallon frontalier de Fanghetto. Italien/nes et français(es) ensemble, nous avons dépassé les frontières territoriales, linguistiques et culturelles qui encore nous divisaient et avons transformé un lieu de contrôle et de séparation entre les peuples en un espace libéré. Une éclaircie dans les ténèbres du présent dans laquelle nous avons donné vie et force aux luttes à venir.
L’expérience a duré jusqu’à jeudi matin quand les forces de la gendarmerie ont donné l’assaut. Il a été notifié aux cinq italiens présents un décret d’expulsion d’un an du territoire français. Au lieu d’être raccompagnés à la frontière, comme il est advenu pour Giulia (non retenue parce qu’il n’existe pas de quartier pour femmes au CRA de Nice), nous avons subi un transfert au centre de détention administratif de Nice.

Entre nous, le moral est bon, surtout après le rassemblement participatif qui s’est tenu vendredi sous les murs du centre. Nous refusons fermement les étiquettes que voudraient nous coller la presse et la préfecture, parce que nous savons bien comment ces organes tendent à limiter, diviser et réprimer.
Le croisement des parcours dans ce territoire de frontière dessine de nouvelles géographies et nous sommes fiers de faire partie de cette communauté en lutte. Nous remercions chaque personne qui, en Italie comme en France, a manifesté de la solidarité avec nous et avec chaque migrant(e) déporté(e) ou détenu(e) en Europe.

Pour un monde sans prisons ni autorités ni frontières, ni camions, autogestion !

Andrea, Rafael, Vincenzo, Arturo

Reçu par mail
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P.-S.

Tous les soirs, à partir de 18h, rassemblement (presidio) et assemblée sous les murs du CRA (centre de rétention, 28 rue de Roquebilliere, Nice)

Sarcelles (Val-d’Oise) : crever les yeux de l’Etat

Brèves du Désordre

Le centre de supervision urbaine de Sarcelles a appelé la police pour leur signaler que des gens s’en prenaient à l’une de leurs caméras, vendredi vers 23 h 45. Une patrouille s’est rendue sur place dans la foulée et a aperçu les suspects qui prenaient la fuite en direction de la Seine-Saint-Denis. Ils n’ont pas réussi à les interpeller mais ont pu identifier un membre du groupe.

Vingt minutes plus tard, une autre patrouille a repéré un homme qui répondait au signalement du suspect. Agé de 20 ans et habitant Sarcelles, il a été interpellé dans un square à proximité du boulevard Jacques- Copeau.

Montreuil (Seine St Denis) : dans la face des rouges en chasuble !

Brèves du Désordre

 

Le siège de la CGT à Montreuil vandalisé

Le Monde.fr avec AFP | 26.06.2016 à 04h59 (extrait)

Le siège de la Confédération générale du travail (CGT) à Montreuil (Seine-Saint-Denis) a été vandalisé dans la nuit de vendredi 24 à samedi 25 juin par des individus encagoulés qui ont cassé plusieurs portes et vitres, a déclaré Philippe Martinez, le secrétaire général du syndicat. La CGT, fer de lance de la mobilisation contre le projet de loi travail depuis mars – aux côtés de FO, Solidaires, FSU, FIDL, UNEF et UNL – a porté plainte.

Immédiatement condamnées par le premier ministre, Manuel Valls, ces dégradations interviennent deux jours après celles commises au siège de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) à Paris.

« On a évité le pire »

« Ça s’est fait assez vite. Des individus encagoulés avec des sacs à dos ont franchi les barrières et ont tapé, forcément avec des objets costauds, sur des portes et des vitres », a déclaré M. Martinez. « Sur les images de la vidéosurveillance, on voit deux individus », a-t-il précisé.

De sources policières, deux personnes ont effectivement franchi les grilles munis de marteaux vers 23 h 30. Ils ont cassé entre sept et huit vitrines avant d’être mis en fuite par les vigiles.

Toutefois, les personnes encagoulées n’ont pas pu entrer à l’intérieur du siège de la première organisation syndicale française. « Il y a plusieurs portes à franchir pour [y] rentrer. Ils ont cassé la première, les vitres sur les côtés, mais ils n’ont pas pu entrer parce qu’il y a un système qui se déclenche », a poursuivi M. Martinez.

Des individus difficiles à identifier

« On a évité le pire », a encore dit le secrétaire général, assurant que le siège n’avait jusqu’à présent jamais été victime de violences d’« une telle ampleur ». Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Montreuil. « On dispose de vidéosurveillance mais ils vont être très difficiles à identifier à cause des cagoules. Ça ressemble à un match retour après la casse à la CFDT », selon une source policière, qui évoque des personnes « visiblement bien organisées ».


Malgré le fait que cette attaque soit claire et parle d’elle-même à qui n’est ni aveugle ni anesthésié (le siège d’un grand syndicat qui déploie son SO armé de battes de base-ball contre des manifestants, qui vient d’accepter un parcours bidon comme celui de Bastille, dont le siège national est frappé le lendemain de celui de la CFDT attaqué lors d’une manif sauvage, qui pleurniche désormais pour renégocier la loi travail après avoir exigé son retrait pur et simple ; et plus largement qui est bien sûr une institution subventionnée qui cogère tous les jours l’exploitation (ou le nucléaire et les flux de pétrole) avec l’Etat et les patrons – cf par exemple sa non opposition il y quelques jours à l’accord sur le temps de travail à la SNCF*, ou qui participe directement aux dispositifs de maintien de l’ordre – cf l’expulsion musclée il y a 7 ans exactement des sans-papiers qui occupaient la bourse du travail à Paris (voir ici et ) ou ses dissociations à répétition et demandes d’incarcération contre les « casseurs » ou ceux qui s’en prennent à « l’outil de travail », etc etc), malgré tout cela donc, cet acte bienvenu a fait l’objet d’un communiqué en bonne et due forme publié le lendemain par un site du mouvement.
Il n’appartient donc plus à toutes celles/ceux qui le partageaient et s’y reconnaissaient, chacun à sa manière et pour le porter plus avant, mais à ses auteurs et à leur idéologie spécifique (notamment en matière d’analyse du rôle des syndicats dans la domination et de leurs « trahisons » supposées, ou en matière de solidarité et d’auto-organisation).
Voir « Hier la CFDT, ce soir la CGT » signé par « Une cellule parmi tant d’autres… » : nantes.indymedia.org/articles/35142

* « La stratégie de la terre brûlée n’est pas la conception CGT du syndicalisme « , s’est justifiée le 23 juin la fédération CGT-Cheminots, en se présentant comme un « syndicat de lutte honnête et responsable« .

A cette occasion, on pourra relire les brochures :
- Mon nom est personne. Contributions anarchistes à un débat autour de l’anonymat et de l’attaque, octobre 2015, 48 pages
- Une nuit de décembre à Brescia. Acte de révolte, bien privé ?, mars 2016, 26 p.

Tours (Indre-et-Loire) : « Les Nations sont un bordel »

Brèves du Désordre

Tours : une centaine de tags découverts à l’université sur le site des Tanneurs

La Nouvelle République, 27/06/2016 09:35

Ce lundi à Tours, une centaine d’inscriptions ont été découvertes sur les murs, dans les couloirs de plusieurs étages du site des Tanneurs de l’université François-Rabelais. Des inscriptions parlant d’esclavage, de liberté et fustigeant pour certains l’état d’urgence.

Le message n’est pas très clair, ce lundi matin, sur les murs à l’intérieur de l’université des Tanneurs. Inscrites à la bombe rouge, une centaine d’inscriptions ont été découvertes dans les couloirs. On note une citation de l’ouvrage d’Orwell « 1984 », et d’autres slogans : « Pourquoi la liberté est-elle un privilège ? » ; « Les Nations sont un bordel… » et un autre interpelant Bernard Buron, le directeur de l’UFR Arts et Sciences Humaines. Sur certaines, le « A » encerclé cher aux anarchistes…

La direction a découvert ces inscriptions samedi matin. Le personnel administratif était sous le choc, ce lundi, en découvrant ces inscriptions présentes sur plusieurs étages. Il n’y a aucune trace d’effraction. Il est probable que le ou les auteurs des tags se soient laissés enfermer dans le bâtiment vendredi soir.

Valence [Drôme] : le 28/06 Contre la loi « travaille » et son monde manifestation Du 333 av. victor Hugo ( Pôle emploie) à la préfecture

le 27/06/lors de l’occupation du conseil départemental, on nous a reproché que dans aucune manifestation contre la loi El Khomri ,, il n’y avait aucune présence visible de  libertaire , anarchiste, autonome à Valence pour contredire ces invidu-e-s en circulant sur indymedia grenoble on a pris cette affiche

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Nous  vous proposons  une  brochure qui nous plaît bien  à télécharger en PDF

Soutien à Grégoire à Lons-le-Saunier et anti-répression à Eymeux(mise à jour)

Eymeux village de la Drôme

reçu par mail

Bonjour,

 

Le 29 juin 2016 à 14 heures se tiendra le procès de Grégoire devant la cour d’appel de Rennes.

Grégoire fait partie des nombreux condamnés après la manifestation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes du 22 février 2014 à Nantes. Les charges retenues durant les dizaines de procès qui se sont tenus suite à des arrestations ayant eu lieu bien après les faits, ont révélé la faiblesse des dossiers et confirment un ciblage arbitraire contre les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

 

Grégoire s’était alors soustrait à sa peine en expliquant pourquoi, dans un texte qu’il a écrit avec des amis (http://zad.nadir.org/spip.php?article2556).

Le 8 avril 2016 Grégoire se fait arrêter à Lons-le-Saunier lors de l’infotour de la zad NDDL et incarcéré.

 

A l’occasion de ce procès en appel, le Collectif jurassien des opposants à Center Parcs manifestera ce 29 juin 2016 son soutien à Grégoire et contre la répression contre le mouvement anti-aéroport, devant le tribunal de Lons-le-Saunier avec table d’information, banderole, caisse de soutien, à partir de 13h30. Nous nous associons à ce soutien et vous invitons à y participer.

 

La répression qui s’appuie non seulement sur des violences policières mais aussi sur une justice qui se satisfait bien des fois des descriptions faites par des agents de la force publique ne correspondant pas du tout à celles des accusés, prend aujourd’hui une ampleur considérable contre les différents mouvements sociaux mais aussi contre une société que l’on voudrait contrôlée et plus assujettie pour mieux l’administrer surtout en période de troubles.

 

Nous vous transmettons une invitation à discuter de cette question (cf. pièce jointe), le samedi 2 juillet à partir de 14 h à la ferme Cailloux Les Abes 26730 Eymeux.

 

Merci de faire suivre,

 

Le Collectif grenoblois de soutien à la ZAD des Chambarans

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Le mur du collectif : http://fr.padlet.com/GREZADPAD/nw9dl26kz2i0
et non marqués sur l'affiche :
 http://www.riosourd.com/spectacles.html
 c'est les potos de Rio Sourd néo grenoblois-e-s qui font un spectacle,
 olééééé !!!!
 

pièce jointe pour cette journée 

Valence centre pénitentiaire, un prisonnier condamné à 10 mois de prison ferme pour rébellion contre les matons(mise à jour)

rappel d’une autre condamnation de 6 mois de prison

 quant à dehors dedans la bataille autour de la loi  loi El khomri  se répercute -t-elle? Pour nous c’est important d’informer sur le nouvel amendement voté au sénat.. on n’a jamais entendu quelque personne se poser la question

 

dauphiné libéré du 25/06/2016

Outrage à personne dépositaire de l’autorité publique, dégradation de biens destinés à l’utilité publique et aussi apologie du terrorisme. Courant mai en effet, le jeune homme s’en est pris à plusieurs reprises aux surveillants du quartier disciplinaire où il se trouve, les insultant, leur crachant au visage et les menaçant. Mais il a aussi écrit sur les murs de la cour de promenade et de sa cellule des propos qui lui valaient cette qualification d’apologie du terrorisme, notamment : « Je ne suis pas Charlie ; nique Charlie ; vive Daesh », pour ne citer que ceux-là.

« Je n’étais pas content d’être au “mitard”. Ils sont rentrés casqués et ils ont voulu me mettre les menottes, on s’est battu et je leur ai craché dessus », a déclaré le prévenu, reconnaissant les faits.

Condamné à 10 mois ferme

Et concernant les inscriptions : « C’était le seul moyen pour attirer l’attention. »

l’avocat de Majid déclare: »Reste que certains surveillants dans ce centre pénitentiaire et même si je sais leurs difficultés, font tout pour faire exploser la cocotte-minute. Mon client n’en peut plus », a plaidé le conseil, ajoutant que le délit d’apologie du terrorisme ne pouvait être constitué dans la mesure « où le centre pénitentiaire n’est pas un lieu public. »

Majid  a été déclaré coupable des infractions qui lui étaient reprochées et condamné à dix mois de prison ferme. Une décision qu’il a accueillie en proférant quelques insultes à l’adresse de la présidente du tribunal. »

France massif du Mercantour – Expulsion de la Douane Libérée du Breil dans la vallée de Roya et mesures répressives pour des compagnon-e-s

informations relayées par Marseille info autonome et informa azione

Rassemblement ce soir à 18h30 devant le CRA de Nice : Après la vélorution de samedi 18 juin, qui a été bloquée à la frontière franco-italienne par la police italienne, les manifestant-e-s réuni-e-s en assemblée ont décidé d’occuper un lieu symbolique de l’oppression et du contrôle sur les personnes.

Mise à jour 22h30 : Les camarades italiens arrêtés à la frontière devraient rester au CRA de Nice au moins jusqu'à lundi ou mardi. Un appel à réaliser des actions de solidarité tourne en ce moment même.

Mis à jour à 21h30 avec un déroulé de la journée d’hier et l’expulsion de la douane occupée

L’ex douane française à la frontière de Breil-sur-Roya a été transformée en un lieu de rencontre et d’organisation pour faire converger deux luttes : celle contre le doublement du tunnel du col de Tende, qui permettra à plus de camions de passer en détruisant l’écosystème et la vie dans la Roya et la lutte contre les frontières et la déportation des personnes sans papiers.

Aujourd’hui ce lieu a été expulsé. Cinq camarades ont été emmené-e-s dans les locaux de la PAF (Police aux frontières) de Menton. Retenus dix heures de suite, interrogé-e-s et fouillé-e-s. Quatre d’entre eux ont été amenés au CRA (Centre de rétention administrative) de Nice et une camarade directement expulsée vers l’Italie. Tou-te-s ont reçu un décret d’expulsion d’un an de la France.

Construisons de la solidarité pour les retenus en garde à vue et liberté pour toutes et tous !

 le 24 rassemblement à 18h30 devant le CRA de Nice !

Mise à jour : nous recevons sur le mail de MIA :

Samedi 18 juin, après que la CRITICAL MASS/VELORUTION aie été bloquée pendant des heures sur la frontière par la police italienne, les manifestants ont libéré l’ex-douane française de la vallée de la Roya avec l’intention d’en faire un espace de rencontre des luttes. L’édifice précisément situé à 100 m de la frontière franco-italienne sur la nationale Cuneo col de Tende Vintimille, a une haute valeur symbolique : elle incarnait la violence du nationalisme et la ségrégation entre les peuples. Nous avons voulu en inverser le signe.
L’occupation provient de la convergence réussie de la lutte contre la dévastation du territoire et de la qualité de vie que le doublement du tunnel du col de Tende amènera inévitablement, et la lutte contre la frontière, qui s’oppose depuis un an aux rejets, rafles et déportations, au racisme. Nous avions décidé de marcher ensemble, contre leur monde.

Hier matin, la douane libérée a été expulsée par quatre camions des forces anti-émeute de la gendarmerie. Huit camarades étaient dans le bâtiment. Trois camarades français ont été identifiés et relâchés, pendant que cinq camarades ont été emmenés au commissariat de la PAF (Police aux frontières) à Menton. Après avoir été retenus pendant dix heures, interrogés et fouillés, quatre d’entre eux ont été amenés au CRA (Centre de rétention administrative) de Nice, pendant qu’une camarade a été expulsée directement en Italie. Tous ont reçu un décret d’interdiction d’un an en France.
La volonté des autorités est claire : empêcher la rencontre et la contagion des luttes.
Diviser pour mieux régner. Un espace d’organisation transnational pour agir conjointement contre la destruction de l’environnement, la marchandisation des vies ét la privation de la liberté de mouvement ne pouvait que faire peur. La douane libérée était un lieu dangereux parce qu’il constituait la tentative d’opposer à la logique de la division, des frontières et du contrôle, à celle de l’auto-organisation et de l’autogestion, de la convergence des luttes. Un zone à défendre pour tisser des relation sociales que le pouvoir voudrait désagréger et fragmenter, une ZAD pour conspirer ensemble, un nouveau pas pour abattre ces frontières dessinées par le pouvoir et habiter de nouveaux espaces de liberté.

La criminalisation constante et le contrôle des migrant(e)s ne regarde pas seulement ceux qui sont sans papiers mais aussi tous ceux qui luttent chaque jour avec détermination contre les frontières et le système qui les maintient. La lutte pour la liberté regarde aujourd’hui plus que jamais toutes et tous.
Les mesures prises contre les camarades italiens signalent aussi la tentative claire de diviser un communauté en lutte. Le Val de Suse enseigne que le jeu du pouvoir est de séparer les bons et les méchants, réprimer, comme le montrent les dernières mesures prises contre 23 personnes, qui continuent à s’organiser avec persévérance et détermination. Comme dans la vallée, nous ne nous ferons pas arrêter, diviser. Nous continuerons à lutter ensemble.

Aujourd’hui à 18h30, nous serons sous les fenêtres du CRA de Nice pour saluer nos camarades. Nous invitons tous les solidaires à exprimer proximité et complicité avec les détenus de Nice et les personnes sans papiers, rejetées, emprisonnées et déportées.
Libeté de mouvement pour toutes et tous !

Relançons la détermination à s’opposer au désastre social et embiantal qui veulent nous imposer, répandons initiatives sur le territoire parce que cette énième trouvaille de la répression se brise contre un mur de solidarité!

Les seules chaînes que nous aimons ce sont  celles des montagnes

Solidaires et complicité avec ceux et celles qui luttent pour la liberté

Rafael, Vincenzo, Andre, Arturo liberi subito! Tutt* Liber*!

informations sur http://sauvons-la-roya.fr

Grenoble: jeudi 23 juin La manif nocturne et des informations sur la journée

 note:un peu d’air frais

lur surle nouveau site  d’info de Grenoble haro

jeudi 23 juin 2016
par : Contributeur ou contributrice extérieur

Les journées sont longues à Grenoble. Après un blocage de la Presqu’île scientifique et une manifestation dans l’après-midi, une manif sauvage s’est élancée vers 21h de la place Notre Dame. Elle a été dispersée violemment dans le centre ville vers 23 heures. Un manifestant nocturne nous a envoyé son compte-rendu. On donnera ici des nouvelles des personnes interpellées et des blessé-e-s dès qu’on en aura. Envoyez vos témoignages pour compléter.

Jeudi 23 juin, 21h, quelques dizaines de personnes se rassemblent petit à petit place Notre Dame. Vers 21h30, un cortège de quelques 200 personnes s’élance aux cris de « Grenoble, Grenoble, soulève toi ! » Pas l’ombre d’un flic à proximité.

Un peu à l’image de toutes les manifs nocturnes précédentes : un cortège dynamique et bonne ambiance où les gens chantent, crient des slogans, tapent dans les mains. Quelques jets de peinture sur des banques qui croisent notre chemin. Etat d’urgence, état policier, on nous enlèvera pas le droit de manifester !

Le cortège descend le boulevard Gambetta. Là, une voiture de flics qui le précède en marche arrière (mais pourquoi sont-ils si bêtes ?) se fait charger par la banderole de tête, suivie par tout l’avant du cortège. Ahou Ahou Ahou ! La voiture panique, recule, puis galère à faire demi tour et s’enfuit. On continue d’avancer et de chanter. Encore une banque redécorée. Rue Condorcet, nouvelle charge du cortège en direction d’une voiture de police. Cette fois, au bout de la rue, la voiture s’arrête. Légère altercation entre les flics et la banderole de tête, et hop, on dévie le cortège sur la droite. « Cortège compact et solidaire ! »

C’est le moment que les flics choisissent pour descendre de leurs voitures et commencer à nous coller de près. On n’est pas capables de les virer et petit à petit ils se font plus nombreux. D’abord d’un côté du cortège, puis de l’autre côté. Ils commencent à viser clairement des personnes qu’ils voudraient arrêter.

On est maintenant sur le cours Berriat en direction du centre ville. On traverse Victor Hugo. Le cortège commence à décroître. On rentre dans le centre ville en espérant trouver un endroit pour la dispersion. Le nombre de flics augmente encore. (Une vingtaine autour du cortège, très peu de bacqueux, beaucoup de policiers nationaux casqués.)

D’un coup, ils chargent en deux points différents du cortège, visant très clairement deux personnes. Des deux côtés, gros mouvement de solidarité pour empêcher l’arrestation : chaîne humaine, cris, bousculades. En face : gazage massif au poivre. Un flic sort son Tazer. Le bruit du claclaclac résonne. Des personnes se font tazer. Surtout : coups de matraque à volonté, y compris sur la tête. Les deux personnes ciblées sont finalement extraites du cortège par les flics, l’une d’elle le visage en sang. S’ensuivent encore des mouvements de foule, et encore du spay au poivre au visage. Des gens vomissent, crachent leurs poumons, toussent. Plusieurs personnes sont blessées et se rendront à l’hopital dans la soirée (potentielles fractures et plaies à la tête). [1]

A ce moment, les flics se retrouvent au milieu des manifestant-e-s. Nassés ! Certain-e-s entonnent sur un air de Maître Gims « Nassés comme jamais, nassés comme jamais. Haut les mains, haut les mains, tous les flics sont des assassins ! » Même dans les moments les plus durs, les copains/copines ne manquent pas d’humour, et ça c’est du bonheur.

Après ces deux arrestations, les flics restent sur place un bon moment, et les gens se dispersent petit à petit.

Visiblement, il y a eu deux autres arrestations. Je ne les ai pas constatées moi-même. Sûrement des gens qui se sont éloignés du cortège avant l’intervention des flics.

Dès le lendemain, on peut lire la version du Dauphiné Libéré (et donc de la police)2 :

150 personnes ont déambulé de façon sauvage, jeudi soir dans le centre de Grenoble, en scandant des slogans anti-police. Partis peu après 21h30 de la place Victor-Hugo, ils sont allés rue Bérenger où la façade de la banque BNP Paribas a été recouverte de peinture, les caméras de surveillance et les distributeurs automatiques de billets étant pour leur part cassés. Une bouteille remplie de peinture a également été lancée contre une voiture de police.
Repérés parmi les casseurs, quatre hommes ont pu être interpellés, vers 22h30, alors que les autres manifestants tentaient de s’interposer.
L’un d’eux était en possession d’un sac à dos dans lequel des morceaux d’aluminium et des bouteilles remplies d’acide ont été retrouvés.
Agés de 18, 21, 26 et 28 ans, les quatre suspects ont été placés en garde à vue.

Evidemment du grand n’importe quoi. Aucune bouteille d’acide n’a été lancée pendant cette manif. Les mensonges de la police (et donc du Daubé) servent à justifier après coup leur sale intervention. Débordés de toute part, ils ne savent plus quoi inventer.

Une pensée pour les arrêtés.
La rue nous appartient !


[1Je précise que c’est un témoignage à chaud écrit tout seul. Peut-être que dans l’agitation des choses m’ont échappé. N’hésitez pas à compléter.


2)je  précise i suffit de lire  la version donnée par le Daubé sur la manif de nuit du 23 juin ( ce journal qui a laissé une page entière à  un groupuscule fasciste les identitaires de valence marchant à côté  de la bande D’ Etienne chouard)