Prisonniers /e no Tav Chiara et Claudiotemporairement à la Valette de Turin

 

Nous apprenons que Chiara et Claudio, prisonniers No Tav récemment mis dans les nouvelles mesures de prudence ( judiciaire) pour l’opération répressive du 3 juin sont temporairement détenu dans la prison de Turin de la Valette pour pouvoir être présent à l’audience du procès du « compresseur » ; Mattia et Nicolo vont être reris à Alessandria après l’audience

per scrivere ai compagni e alla compagna:


Chiara Zenobi
Claudio Alberto

C.C. via Maria Adelaide Aglietta 35 – 10151 Torino

Mattia Zanotti
Niccolò Blasi

C. R. Via Casale San Michele, 50 – 15100 Alessandria

Notre solidarité vers  les prisonnier-es

 

 

 

Prison de VALENCE/la violence entre prisonniers comme exécutoire de la violence carcérale

dans la série les prisonniers s’éliminent entre eux,:depuis l’affaire de jérémie ( le compte rendu  dans le précédent blog  du laboratoire anarchiste le laboratoireover-blog.com,. a notre connaissance deux agressions entre détenu  , avec des gravités plus ou moins  grande ( deux procés d’assise). les matons voyeurs en bandent encore.

le collectif solidarité prisonnier assure une émission de radio le lundi 16 juin sur radio Mega entre 18h 13et 18h 58. il est possible de le contacter sur le 06 11 39 58 11.

Ce matin, en allant auxdouches, une rixe a éclatéentre deux détenus de la maison d’arrêt de Valence. Agresseur et agressé ont échangé des coups de couteaux, chacun blessant l’autre. La victime, sérieusement blessée à la rate, a dû être opérée en urgence. «Nous n’avons pas encore de nouvelles de l’hôpital sur la victime», a-t-on encore indiqué au parquet de Valence précisant qu’une enquête a été immédiatement ouverte, menée par les policiers du commissariat de la ville.

L’auteur présumé du coup de lame, «qui s’est lui-même un peu blessé dans la rixe» selon le parquet, est pour le moment à l’isolement avant d’être entendu.

mise à jour Turin-adresses des personnes incarcérées Opération répressive turin ce mardi 3 Juin

reçu par mail nous le publions, un petit mot de solidarité et peu être un télégramme

Dans ce mail, la mise à jour des adresses définitives des 12
incarcérations (« éclatées » dans 9 prisons différentes) du 3 Juin liées à
la lutte contre les expulsions de logements à Turin et un texte « Notes à
chaud sur les arrestations » écrit à Turin.



Adresses définitives :

Attention, l’adresse de Mariana Valenti, précédemment annoncée à la prison
de Turin, est en fait à la prison de Vercelli.

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Daniele Altoè C.C. Piazza Don Soria, 37 – 15100 Alessandria;

Andrea Ventrella C.C. Via Port’aurea, 57 – 48100 Ravenna;

Paolo Milan C.C. Località Les Iles, 14 – 11020 Brissogne (Aosta);

Toshiyuki Hosokawa C.C. Località Les Iles, 14 – 11020 Brissogne (Aosta);

Giuseppe De Salvatore C.C. via dei Tigli, 14 – 13900, Biella;

Francesco Di Berardo C.C. via Roncata, 75 – 12100, Cuneo;

Nicolò Angelino C.C.Via Aglietta, 35 – 10151, Torino;

Michele Garau C.C.Strada Quarto Inferiore, 266 – 14030, Asti;

Marianna Valenti, incarcérée en plus des autres parce qu’elle a refusée
l’assignation à résidence,  C.C. Via del Rollone, 19 – 13100 Vercelli;

Fabio Milan C.C. Via del Rollone, 19 – 13100 Vercelli.


Nicco, Chiara, Claudio, frappés eux aussi de nouvelles mesures
répressives, restent en prison aux mêmes adresses (rappelons la prochaine
audience du procès NoTav pour terrorisme le 6 Juin :

Claudio Alberto C.C. Via Arginone 327 – 44122 Ferrara;

Niccolò Blasi C.C. Via Casale San Michele 50 – 15100 Alessandria;

Chiara Zenobi C.C. Via Bartolo Longo 92 – 00156 Roma.

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Notes à chaud sur les arrestations

Après l’effervescence de la journée d’hier, passée à chercher à comprendre
ou ont été envoyés les divers incarcérés, essayons d’esquisser quelques
réflexions à propos de cette dernière enquête, qui, un peu pour son grand
nombre d’inculpé-e-s (111) et de personnes soumises à des mesures
judiciaires, un peu pour la particularité des chefs d’inculpation mérite
une analyse plus approfondie.

Comment faire entrer dans une même enquête autant d’inculpé-e-s ?

La réponse est relativement simple : de ne plus seulement mettre les noms
déjà connus à la préfecture de police de Turin.

Dans les 200 pages de ce qui compose le dossier d’accusation, nous
retrouvons une part de la ville, celle des quartiers Porta Palazzo,
Barriera di Milano et Aurora.

Nous retrouvons les noms et les visages de celles et ceux qui, ne pouvant
plus se permettre de payer un loyer, ont décidé ces dernières années de
s’organiser pour s’aider réciproquement. Des nombreu-x-ses, italien-ne-s
et étrangèr-e-s, qui se sont barricadé-e-s derrière les bennes à ordures
pour résister, qui ont attendu avec anxiété et détermination l’arrivée de
l’huissier, et qui, une fois la maison perdue, ont décidé d’occuper.

Ce qui frappe immédiatement, c’est qu’il ne s’agit pas d’un délit
associatif, mais plutôt à la fusion de délits singuliers en un seul fil
qui suit toute l’enquête. Le délit le plus cité est violence sur personne
dépositaire de l’autorité publique, mais l’on trouve aussi des
inculpations plus spécifiques comme la séquestration, délit déja utilisé
contre Giobbe, Andrea et Claudio. Selon la procureure cette fois les
séquestrés seraient les huissiers, qui, encerclés de participant-e-s aux
piquets, se voyaient contraints à concéder un report du sfratto.
Les mesures judiciaires ne sont pas tant justifiées par la gravité des
épisodes singuliers que par leur réitération, retenue cohérente avec un
cadre théorique que les procureurs identifient dans les tracts distribués
aux piquets et des textes publiés dans la revue Invece et sur ce blog (*).

Mais venons en au fond : « l’effet de la multiplication d’ actions
d’opposition concertés a été, substantiellement, de priver d’autorité et
de force exécutives les décisions judiciaires […], avec l’intention
d’empêcher, dans un contexte d’intimidation programmée, aujourd’hui et
dans le futur, l’exécution des décisions de justice. « 
Ce qui est touché, donc, est la volonté de satisfaire immédiatement un
besoin comme celui d’avoir un toit au-dessus de la tête sans le mendier,
sans attendre de meilleures politiques de logement par la mairie. A Porta
Palazzo et Barriera, pendant plus d’un an, les sfratti qui rencontraient
une résistance n’étaient pas exécutés. On a parlé d’un moratoire de fait.

C’est justement cela qui est resté au travers de la gorge des
propriétaires et des politiciens de tous bords habitués à recevoir
demandes et révérences. Au contraire, ces seigneurs se sont vus arracher
des mains renvois sur revois, obtenus sans aucun type de médiation.

Qu’est-ce qui distingue un moratoire comme celui là d’une concession de
l’administration publique ? La seconde sert à adoucir le bâton et à
tempérer les cœurs, confirmant les hiérarchie existantes. La première en
revanche cherche à s’étendre et à se généraliser afin d’éliminer ces
hiérarchies, en se rencontrant de manière différente, en étant dans la
rue, en s’organisant. Ce n’est pas pour rien que Davide Gariglio, peu
d’heures après les arrestations, s’est dit satisfait de l’opération de la
police, pour répondre à la situation d’illégalité diffuse qui s’était
créée dans ces rues. Et ce n’est pas un hasard si c’est un des porte-voix
du parti démocratique (PS italien, ndt) qui parle. Le parti au pouvoir en
ville, le parti du « plan maison », le parti des banques et des sfratti, le
parti avec le plus de dégradations de permanences ces derniers mois.


Pour qui veut/peut approfondir, voici des documents en italiens -écrit et
audio- objets de l’enquête :

– Discorsi da bar (5 janvier 2013) :
http://www.autistici.org/macerie/?p=29328

– Un obiettivo minimo desiderabile (journal anarchiste Invece N°16) :
http://www.autistici.org/macerie/wp-content/uploads/un-obiettivo-minimo.pdf

– Torino: pezzi di città -Parte I (audio-12 Novembre 2012) :
http://www.radiocane.info/torino-pezzi-di-citta/

– Torino: pezzi di città -Parte 2- (audio-22 Novembre 2012) :
http://www.radiocane.info/torino-pezzi-di-citta-parte-2/

– En français, brochure sur la lutte des sfratti à Turin :
http://infokiosques.net/IMG/pdf/sfratti-turin-2011-2012-pageparpageA5-2.pdf

Basso Cambo (Midi-Pyrénées) : les véhicules d’ERDF sabotés

La zone d’aménagement concerté de Basso Cambo d’une superficie de 57,3 ha est créée le 15 décembre 1986. Le choix de la situation de Basso Cambo se fait selon deux critères : le Centre Régional du Mirail (actuelle station Mirail – Basso-Cambo) qui devait constituer le deuxième centre ville de Toulouse.

 

Une vingtaine de véhicules de service vandalisés, les pneus crevés et des tags sur la façade du siège d’ERDF Midi-Pyrénées Sud, à Basso Cambo. Se revendiquant du réseau «Sortir du nucléaire, un commando du «Bure 365» a mené dans la nuit de dimanche à lundi ces dégradations ciblées contre ERDF.

«Des dispositions ont été prises pour que ces actes de vandalisme n’aient pas d’impact sur nos services et la clientèle», indique-t-on à la direction d‘ERDF qui a déposé plainte en début de semaine.

Depuis le 1er juin, les militants antinucléaires ont lancé «la campagne Bure 365» qui vise à mener des actions diverses sur le territoire pour manifester leur opposition à, notamment, l’enfouissement des déchets radioactif

 

L’Âge des fossoyeurs

andra -palais de la découverte

 

Mercredi 4 juin 2014, 15 h 02. Paris. Palais de la Découverte.
Une tentative de court-circuitage de la propagande radieuse de l’Andra a été menée. 
Le noir total n’a pas été atteint. Le texte suivant a été abandonné 
dans ce temple français du scientisme.

L’Âge des fossoyeurs

Au nom de la science, le Palais de la Découverte s’efforce de former les humains que la mafia nucléariste veut laisser à ce monde. Sa pédagogie voudrait formater des enfants qui joueraient au poker avec des cartes durcies au mercure radioactif sur un parquet du château de Versailles verni par le même procédé en avalant de la Vache-qui-rit ionisée.

Le Comité d’experts de l’exposition rassemble des membres du CEA, de l’IRSN, de l’ASN, un colonel du DICO (délégué à l’information des affaires nucléaires et à la communication de la Défense), d’EDF, de l’Académie des sciences, de l’Union des professeurs de physique et chimiepar ailleurs directeur du département dudit Palais de la Découverte, etc. Mais c’est l’Andra (agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) qui signe le copyright.

La transformation d’uranium en énergie repose sur une idée simple et violente. On peut accélérer le temps en agitant un minimum d’espace. L’industrie nucléaire n’utilise pas une denrée énergétique naturellement à sa disposition ; elle la fabrique en séparant les noyaux atomiques. C’est ainsi qu’elle intensifie la productivité des machines, la circulation des échanges et l’aménagement du monde et son emprise sur nos existences. Mais l’histoire ne peut pas abolir l’irréversibilité du processus de désintégration. Le fantasme purement économique de faire beaucoup de choses avec trois fois rien tombe dans la réalité de tout son poids, non sans que ses dégâts n’ouvrent de nouveaux marchés.

La schizophrénie nucléariste poursuit sa fuite en avant. Du côté rayonnant, la France, ce pays fier et sûr de lui qui prétend contrôler toute la chaîne nucléaire, des mines aux déchets en passantpar les armes, construit les EPR qu’elle ne sait pas achever et relance sa technologie explosive au sodium du surgénérateur dont le brevet est français avec Astrid. Cependant l’ombre avance après Tchernobyl et Fukushima. La pourriture du royaume nucléocrate voit revenir les prurits de l’espace à la gueule du temps programmé. Les nucléocrates ne peuvent rien à la contamination, qu’il n’est possible que de déplacer et qui ne se nettoie pas. C’est pourquoi l’exposition explique, sur le ton du brouillage scientiste, que la radioactivité est naturellement partout et que donc, ainsi soit-il, autant en rajouter.

Ils expliquent donc comment on peut vivre en contexte morbide, c’est-à-dire survivre, donc se surveiller mourant un peu chaque jour. Il leur faut désormais raconter aussi qu’on tue les tumeurs grâce au Nuclear for Health sans se préoccuper de leurs origines. Pour effacer l’arrière-goût des bombes d’Hiroshima et de Nagasaki ils racontaient que le Nuclear for Peace avait remédié à la guerre qu’on disait froide. Au Japon, à l’avant-garde du désastre depuis 2011, le négationnisme emprunte le vocabulaire d’un psychiatre comme Shinichi Niwa : « Il est très important, pour calmer la peur, d’être exposé aux radiations. »

L’effort pédagogique de l’Andra est évidemment lié à la décision politique de l’État français de vendre ses déchetteries à vocation mondiale, puisque au dépôt de La Hague est censée s’ajouter la poubelle en sous-sol de Bure, en Lorraine. Le démantèlement est un marché prometteur. Rappelons, par exemple, que l’Allemagne voisine, où 9 réacteurs tournent pour encore quelques années, s’apprête à devenir un gros pourvoyeur de déchets, que La Hague accueille des cargos poubelles du Japon et que les 58 réacteurs hexagonaux sont voués au démantèlement, non pas du fait d’une prise de conscience dont se targueront les écolocrates, mais à cause de leur péremption due à l’incapacité de n’importe quelle machinerie à échapper au processus de désintégration qu’elle contient.

Le déni de responsabilité porte la cause sur les phénomènes naturels. Il y aurait des erreurs non humaines, comme un tsunami… et des humains qui en subissent les effets. Et c’est comme tel que l’exposition s’adresse au visiteur en l’invitant à évaluer ses risques de morbidité radioactive en se mesurant sur un pèse-personne.
« Ô Muse, conte-moi l’aventure de l’Inventif » Chant I, L’Odyssée
Homère, mercredi 4 juin 2014

L’EXPO
Parce que comprendre le sujet des déchets radioactifs, c’est d’abord découvrir la radioactivité… Quel est le lien entre l’incroyable Hulk et l’imagerie médicale ? Entre le parquet du château de Versailles et les rayons du cosmos ? Naturelle ou recréée par l’homme, la radioactivité est omniprésente dans notre quotidien.
Venez visiter l’exposition au Palais de la découverte à Paris jusqu’au 8 juin 2014

Jouons ensemble !
1) Ton papa ou ta maman meurt d’une tumeur, que fais-tu ?
a) Je vais brûler un cierge.
b) Je remercie la radiothérapie qui lui a permis de survivre dix ans, après Tchernobyl.
2) Le tsunami a détruit les réacteurs de Fukushima, que fais-tu ?
a) Je me bouche le nez en prenant le premier train pour Osaka.
b) J’applique les consignes de sécurité et je me porte volontaire dans une équipe de décontamination pour sauver mon pays.
3) Le travail de tes parents vous oblige à rester habiter à côté de la centrale du Tricastin alors que des fuites ont été officiellement détectées dans les cuves, que fais-tu ?
a) Je fais jouer la concurrence pour m’acheter le compteur Geiger le moins cher du marché.
b) Je plombe mes compteurs pour faire baisser le stress familial.
Si tu as trois réponses a) tu n’as pas compris, l’Andra t’offre un billet gratuit pour revoir l’exposition ; si tu as trois réponses b) tu seras délégué dans les écoles pour les formations de sûreté post-accidentelle. Si tu réponds e), d) ou f) tu ne seras pas évalué.

 

Pièces jointes

Report âge des fossoyeurs

Sauvage agression fasciste à Turin

il faut remonter aux années 70 pour retrouver une telle forme d’agression. dans les rues

Andréa, un jeune antifasciste turinois de 27 ans a sauvagement été agressédans le métro par 6 néo-fascistes italiens ; il a été lachement poignardé et blessé à la poitrine, il a du être hospitalisé. Ses agresseurs ont été interpellés et sont accusés de tentative de meutre. Actuellement, ses jours ne sont plus en danger

Nous exprimons toute notre solidarité à Andréa et à nos camarades antifascistes italiens et turinois en particulier

Plus d’informations en italien

http://www.ecn.org/antifa/article/4383/giovani-neofascisti-accoltellano-27enne-sulla-linea-della-metr242-di-torino-grave-al-martini

http://www.ecn.org/antifa/article/4384/fascisti-in-erba-con-la-lama-in-tasca-gravissima-aggressione-a-torino

Bure 365, c’est parti !

lu sur ce site

Lundi 2 juin 2014, les employés de la Société Française d’Énergie Nucléaire (SFEN) ont eu la surprise de découvrir la façade de leurs bureaux au 5 rue Morillons (Paris 15e) rehaussée de peinture vive revendiquant le début de la campagne d’action « Bure 365 » [1].

Les objectifs principaux de cette campagne sont de faire connaître la lutte contrel’enfouissement des déchets radioactifs, le projet CIGEO (Centre Industriel de stockage GEOlogique des déchets nucléaires), et plus généralement le nucléaire et son monde.

L’enfouissement, par son caractère irréversible, revient à confisquer toute possibilité à la communauté humaine de demain de se saisir de ce problème. Qui peut prétendre pouvoir gérer des déchets dont les radiations sont mortelles pour une durée égale à dix fois l’Histoire de l’humanité ?

Cette campagne d’action, prévue pour durer un an, a pour ambition de mobiliser les consciences au niveau national et international en encourageant des actions spontanées, régulières et complémentaires : désobéissance civile, actions publiques, actions directes, actions juridiques…

Pourquoi la SFEN à Paris ?

En juillet 2013, la SFEN a participé au « débat public » organisé par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) et présentant le projet CIGEO comme « nécessaire, durable et citoyen », une ouverture qui laissait déjà peu de place au « débat ».

Dans son cahier d’acteur, la SFEN présente en quatre pages les raisons de son dixit à priori positif sur le projet CIGEO.

Sans s’encombrer d’étayer ses affirmations de la moindre sources ou références scientifiques, la SFEN reconnaît que le projet n’est pas « complètement finalisé » mais ne trouve pas pertinent de prendre le temps de terminer sa conception avant d’en lancer la réalisation [2].

Pourtant, la débandade du modèle américain WIPP (Waste Isolation Pilot Plan,centre de stockage de déchets radioactifs militaires) est éloquente. Avec un protocole de conditionnement clair et établi depuis de nombreuses années, dans le même mois, plusieurs accidents : un incendie grave se déclare, des ouvriers sont contaminés, un fût explose, et des centaines attendent leur heure pour le faire. Le site est fermé dans l’urgence. [3]

La SFEN note également que des nuisances se concrétiseraient dans la livraison des déchets par l’arrivée de nombreux transports ferroviaires. Elle précise toutefois que ces transports de déchets radioactifs sont selon elle « parfaitement sécurisés », et n’auraient « causés aucun incident notable depuis des dizaines d’années ». C’est faire peu de cas des incidents classés niveau 1 et 2 (sur 7) relevés par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) sur son site.

Face à son engagement partial et à ses arguments fallacieux, on ne s’étonne pas que la SFEN fut la cible de cette première action parisienne.

Au delà du projet CIGEO, et de l’idée d’enfouissement des déchets radioactifs sous un tapis d’argile, la campagne Bure 365 se veut une étape dans la réflexion pour un monde sans nucléaire. La seule gestion responsable des déchets radioactifs aujourd’hui, c’est l’arrêt immédiat de leur

production

.

Bure 365, c’est parti !

La Mandragore

plus d’informations sur http://nocigeo.noblogs.org

Turin : Nouvelle opération répressive contre des anarchistes (plus d’une centaine d’inculpations)

mise à jour de la lutte des Sfratti ( répression)

mardi 3 juin 2014

Aux premières heures ce matin, 3 juin 2014, une opération répressive est orchestrée par les procureurs Pedrotta et Rinaudo, contre plusieurs réalités anarchistes. Pour l’instant les nouvelles sont fragmentaires, mais il y aurait 25 perquisitions en cours à Turin et dans la région piémontaise, parmi lesquelles celle de l’asilo occupato et de la maison occupée Via lanino en plus de la notification et de l’exécution de plusieurs mesures préventives : 11 en taule, 6 aux arrestations domiciliaires, 4 en obligation de demeure (rester dans sa ville de résidence), 4 interdits de Turin, et 4 avec l’obligation de signer au comico.

 

Il y aurait en tout 111 inculpé-e-s et les délits vont de « dévastation et saccage » à « outrage à la nation », en passant par « incitation à l’insurrection armée contre l’état », « séquestration de personnes », « dégradations », « résistance à personne dépositaire de l’autorité publique » et « occupation de bâtiment ». Le choix stratégique des inquisiteurs ne prévoit pas l’utilisation d’instruments tels que les délits associatifs, mais plutôt l’aggravation « en réunion » des délits pré-cités.

C’est donc une enquête imprégnée de la prétention de complaire aux puissants de la ville : propriétaires, banquiers, bétonneurs et le Parti démocratique (PS italien, ndt), qui à Turin, et c’est notoire, se chevauchent et se confondent harmonieusement.
Les accusations contre les compagnon-ne-s concerneraient principalement les pratiques de résistance aux sfratti (des piquets à l’occupation du siège des huissiers), les manifs sauvages et les attaques aux permanences du PD ces derniers mois, en tentant d’étouffer à coup de mesures judiciaires ceux et celles qui, dans plusieurs quartiers de la ville, promeuvent l’auto-organisation des exploité-e-s et des expulsé-e-s en se réappropriant des espaces d’habitation, par la lutte contre la gentrification, contre la spéculation immobilière et contre les politiciens et les financiers qui saccagent partout nos existences.

[Mise à jour : après des heures de résistance sur le toit, les flics lâchent finalement l’Asilo Occupato et même l’occupation de rue Lanino reste aux mains des occupant/e/s et des familles qui l’habitent.]

Vous êtes invité/e/s à passer au 12 rue Alessandria pour contribuer à nettoyer la dévastation laissées par les sbires en uniformes.

Assemblée ouverte à 17h30à l’Asilo Occupato, suivie d’un repas bénéfit en soutien aux personnes arrêtées et impliquées

Pour écrire aux personnes incarcérées :

Fabio Milan
Paolo Milan
Andrea Ventrella
Francesco Di Berardo
Michele Garau
Toshiyuki Hosokawa
Daniele Altoé
Niccolò Angelino
Giuseppe De Salvatore

C.C. via Maria Adelaide Aglietta 35 – 10151 Torino

Claudio Alberto (prisonnier No Tav)
C.C. Via Arginone 327 – 44122 Ferrara

Niccolò Blasi (prisonnier No Tav)
Casa di Reclusione Via Casale San Michele 50 – 15100

[Traduction de l’italien de Informa-azione reçue par mail.]

Solidarité aux compagnon-ne-s de l’Asilo Occupato et de Via Lanino

Solidarité aux compagnon-ne-s de l’Asilo Occupato et de Via Lanino

Ce matin nous nous sommes réveillés avec la nouvelle que les fics et la digos avaient fait irruptionà l’intérieur de l’Asilo et de l’occupation de Via Lanino pour une opération répressive en rapport àla lutte contre les sfratti et en particulier chez les anarchistes. Les procureur-e-s Manuela Pedrotta et Antonio Rinaudo les accusent de 27 épisodes relatifs à la lutte contre les sfratti commis à Turin de septembre 2012 à janvier 2014. Sont en cours des perquisitions dans plusieurs villes (une vient de se finir à Rome) et dans 2 maisons occupées de Turin (l’Asilo et Via Lanino)
Il y aurait en tout 111 inculpé-e-s, locataires et solidaires, ces derniers pour la plupart anarchistes.
Cristiano Trevisan, juge d’instruction, a prononcé 18  mesures judiciaires parmi lesquelles 11 incarcérations et 7 au  domiciliaire, 12 autres mesures restrictives ont été signifiées à des  compagnon-ne-s, obligation ou interdiction de demeure et signatures journalières au comico.
Paolo,  Fabio, Andrea, Nicco, Nicco, Francesco, Claudio, Michele, Toshi,  Daniele, Beppe (qui sont incarcérés), Gabrio, Marianna, Marco, Maria,  Simona, Chiara (qui sont au domiciliaire) sontaccusé-e-s chacun-e de  différents délits parmi lesquels, les plus graves, et selon  la procureure commis en réunion sont : violence aggravée et menaces à  personne dépositaire de l’autorité publique, résistance aggravée,  séquestration et extorsion. Les motivations des incarcérations et autres  mesures coercitives sont liées à la « dangerosité sociale » des  arrêté-e-s ou au risque de réitération dérivant de la systématicité et  de la préméditation des épisodes délictueux décrits, de la gravité  objective des délits, des nombreuses spécificités à charge des  inculpé-e-s, le fait d’être un mouvement de lutte organisé, capable de  bloquer pendant une longue période l’exécution des sfratti dans la zone  de Turin nord. Pour le moment on ne sait pas dans quelle prison seront  retenus les compagnons, dès que possible nous vous fourniront des mises à jour.C’est donc une enquête politique imprégnée de la prétention de complaire aux puissants de la ville : propriétaires, banquiers, bétonneurs et Parti démocratique ( PS italien, ndt), qui à Turin, et c’est notoire, se chevauchent et se confondent harmonieusement. Émerge donc en toute clarté la tentative d’étouffer à coup de mesures judiciaires ceux et celles qui, dans plusieurs quartiers de la ville, promeuvent l’auto-organisation des exploité-e-s et des expulsé-e-s en se réappropriant des espaces d’habitation, par la lutte contre la gentrification, contre la spéculation immobilière et contre les politiciens et les financiers qui saccagent partout nos existences.Nous exprimons notre solidarité à tou-te-s les compagnon-ne-s touché-e-s par l’énième opération répressive de l’état et nous rappelons que la lutte ne s’arrête pas.
Liberté pour tou-te-s

source: hurriya.noblogs.org

Melilla] Un des assauts les plus massif depuis 2005

 

28 mai 2014. À l’aube une nouvelle tentative de passage de la frontière a eu lieu zone de Barrio ChinoMelilla. Plus de 1000 personnes, en plusieurs vagues, se sont lancés à l’assaut des trois rangées de grillages et barbelés et 500 d’entre-elles ont réussi à passer. Une partie du triple grillage a été renversée. Scène de liesse de ceux/celles qui sont passé-e-s qui ont ensuite été emmené-e-s au CETI (“centre d’accueil” où les migrant-e-s doivent pointer pour recevoir à manger et de quoi dormir et se laver et où leur dossier est examiné par la préfecture qui ensuite fceti melillaait le tri entre ceux/celles qui vont rester et ceux/celles qui seront expulsé-e-s). Ce centre, géré par la croix rouge toujours dans les bons coups, enferme actuellement plus de 2000 personnes pour 500 places.

Ce nouvel assaut montre encore une fois de plus que leurs barbelés et leurs lames ne viendront jamais à bout de la détermination de celles et ceux qui veulent rejoindre l’Europe.

Il semblerait, d’après journalistes et politiciens, que ce soit la tentative de passage la plus massive depuis 2005.