un Salut solidaire devant le centre de rétention de Vincennes – 21 juin 2014 p

 

Samedi 21 juin 2014, etite trentaine de personnes sont allées faire un salut solidaire aux prisonniers du centre de rétention de Vincennes. Pendant 15 minutes, aux cris de « liberté pour tous » et au son des pétards et de la corne de brume, les prisonniers ont répondu par des cris, liberté, et des sifflements.

Alors que les policiers nous jetaient un trognon de pomme, nous, ce sont des balles de tennis avec à l’intérieur des messages de solidarité et contre l’enfermement que nous avons lancé par dessus les murs. Certain ont essayé de nous renvoyer une balle avec un autre mot, mais ça n’a pas fonctionné.

Il y a 6 ans ici même Salem Souli mourrait faute de soin et le lendemain une révolte embrasait le centre.

6 ans plus tard nous n’oublions pas.

6 ans plus tard nous sommes toujours là pour crier mur par mur, pierre par pierre, détruisons toutes les prisons.

Depuis l’intérieur du centre :

  • Vendredi 20 juin :

Bâtiment 1. Parfois ça se passe bien, parfois ça se passe mal. Il y a beaucoup de gens qui ont été contrôlés dans la rue et ramenés ici. Il y a pas mal de jeunes ici ils s’énervent, il y a des bagarres avec la police. Il y a un mec qui a menacé un policier, il y a deux semaines, il est parti en garde-à-vue, il est pas revenu. Son pote a été expulsé.

Tous les jours c’est la même chose à manger, des carottes ou de la purée ou des frites.

Il y a eu beaucoup d’expulsions, mais en ce moment ça c’est calmé. Moi j’ai refusé le vol une fois, il me reste 9 jours à faire ici.

Bâtiment 3. – Comme d’hab’, 45 jours, tous les jours ils arrêtent les mêmes, entre Barbès et Château rouge. Moi 2 fois je me suis fait arrêté à Barbès. À 4 chemins aussi, toujours ils contrôlent les arabes et les noirs.

– Ici c’est Guantanamo, la promenade est grillagée, comme la prison, comme à Fleury, il y a les grillages sur le toit. (il semblerait qu’il y ait un filet au dessus de la cour du bâtiment 3 contrairement aux cours des deux autres bâtiment).

Il y a des arabes, et des blacks aussi. Ça se passe bien entre les gens parce qu’on a les mêmes problèmes. La police elle fait son boulot hein, elle enferme les gens, c’est eux qui nous amènent ici.

– Il y a plein de monde, on est tous dans la merde. Moi ça fait deux fois en un mois que je suis ici, contrôle à Barbès. La plupart des gens c’est choquant leur arrestation, comment ça se passe. On reste 45 jours je vois pas l’intérêt, c’est pour intimider. Les gens expulsés sont scotchés aux mains et aux pieds.

– T’as pas de papiers ils te font des problèmes, garde-à-vue et le centre. J’ai été 4 fois en une année : pendant le ramadan dernier, pendant le réveillon, là c’est la 4ème fois. Je me suis fait arrêté dans le 18ème, ils ont dit que j’étais dealer, j’avais rien sur moi, ils sont parti dans une rue, ils ont ramené 17 barrettes. J’ai fait 48 heures de garde-à-vue. Les flics (de Barbès) ils connaissent nos visages, ils nous cherchent dans la rue. L’avocat gratuit, payé par l’État, ils ne savent même pas parler, sinon c’est cher l’avocat, on a pas de papiers alors on a pas d’argent…

  • Dimanche 22 juin :

Bâtiment 2. J’ai vu les gens ils criaient « liberté » dehors, on a crié aussi et dans le bâtiment 1 ils criaient aussi.

Bâtiment 1. – On a entendu la manif. On a crié mais avec la police on ne peut rien faire. On a vu les balles de tennis, on a écrit dessus le numéro du centre pour nous appeler et on a renvoyé la balle . Ici on est réveillé tout le temps, ce matin ils viennent nous réveiller à 6 heures. On mange rien de toute la journée.

– Ici ça se passe super mal, la police nous traite comme des animaux. Hier vous avez envoyé un message, on a reçu « liberté » et dans le CRA 2 ils ont reçu un petit mot. On a renvoyé mais c’est la police qui a intercepté la balle.

– Hier il y a eu une embrouille et à 6 heures ce matin, ils étaient 8 ou 9 flics ils ont cherché un mec ils tapaient sur toutes les portes et ils ont fouillé toutes les chambres, en réveillant tout le monde. Ils l’ont trouvé ils l’ont mis dans une cellule tout seul et un chef est rentré dans la cellule. 5 minutes après le gars est ressorti.

reçu par mail

Repris de sanspapiersnifrontieres

 

 

Italie] Attaques solidaires avec les compagnon-es de Turin, de Bologne et les prisonniers No TAV (16-17 juin 2014)

Dans la nuit du 17 juin 2014 à Cremone, les bureaux de l’entreprise lombardeAler de construction de logements résidentiels, situés Via Manini, ont reçu de la visite: porte et murs du bâtiment ont été souillés par des seaux de peinture rouge en solidarité avec les compagnon-es frappé-es par les récentes opérations répressives à Turin (perquisitions et expulsions contre celles et ceux qui luttent pour se loger). En plus des grosses traces de peinture, des tags disaient « Basta sfratti » [=Stop aux expulsions], « Solidarité avec ceux qui résistent », « Solidarité avec les compagnon-es de Turin et de Bologne »… Dans la même nuit, une agence bancaire Intesa San Paolo, banque réputée pour collaborer au projet de la LGV Lyon-Turin, a eu ses fenêtres recouvertes de peinture rouge et de slogans tagués en solidarité avec les prisonniers de la lutte No TAV. 

Le  lundi 16 juin à Bologne, le siège du Parti Démocrate Via delle Grazie a été recouvert de peinture rouge. Un slogan précisait « Le PD protège les riches contre les pauvres ».

Mardi 17 juin, Nicolò – compagnon de Turin arrêté et incarcéré à la prison de la Vallette suite à l’opération répressive du 3 juin dernier – a débuté une grèvede la faim contre le régime d’isolement qu’il subit.

Saint-Martin-le-Vinoux (Isère) : y a le feu chez le constructeur de taules et d’aéroports Vinci

[Isère] Un collabo… en feu ! Incendie chez vinci facilities

Ammendum. Des traces d’hydrocarbure et la presence de deux départs de feu distinct, laisse penser qu’il s’agit bien d’un acte volontaire.

18 juin 2014.   On apprend par la presse que les locaux de Vinci-facilities à Saint-Martin-Le-Vinoux ont mysterieusement pris feu dans la nuit.  Les dégâts seraient importants, le feu s’est étendu sur 500 mètres carrés et les 45 employés sont au chômage technique. On ne peut malheureusement pas affirmer que le feu soit volontaire, en revanche, on peut se réjouir de voir un collabo au feu. Comme groupe BTP, Vinci construit taules, centresde rétention, grands projets utiles au développement de l’économie et du contrôle. Avec sa filière “services” vinci-facilities (ex-GTM Multiservices), souvent dans le cadre de partenariats-public-privés, ils co-gèrent les merdes qu’ils ont créés, lavant les chiottes, fournissant la bouffe ou le linge, comme c’est le cas dans les centres de rétention de Marseille, de Sète et du Mesnil Amelot

soutien aux antifascistes de Chicago

 

En mai 2012cinq anarchistes antifascistes sont arrêtés suite à une altercation avec des individus soutenant la suprématie blanche. Cette bagarre s’est déroulée dans la banlieue de Chicago au parc Tinley. Dix personnes chez les racistes furent blessées, dont 3 durent être hospitalisées. Dans ce parc se déroulait un meeting organisé par le Mouvement National-socialiste (National Socialist Movement), le Conseil de Citoyens Conservateurs (Council of Conservative Citizens) et le Ku Klux Klan. Toutes les trois sont des organisations clamant la suprématie blanche de façon violente. A noter que deux personnes appartenant à un de ces groupements furent également arrêtées ce jour là, l’une pour possession de pornographie enfantine et l’autre d’une arme à feu.Dans un premier temps les juges ont refusé la liberté sur caution aux activistes antifascistes accusés. Avant de passer en procès il leur a été proposé de trahir leurs compagnons en échange de leur libération. Ils ont évidement refusé un tel deal.Début 2013 les « 5 du Tinley Park » plaident coupables pour les agressions dans le but d’obtenir des condamnations plus clémentes et une possibilité de diviser leur peine par deux grâce au « ‘day-per-day’ good time » (chaque jour de bonne conduite réduit la peine d’un jour).Ainsi Jason Sutherlin est condamné à 6 ans ; Cody Lee Sutherlin et Dylan Sutherlin à 5 ans. Les deux autres, Alex Stuck et John Tucker en prennent pour 3 ans et demi en raison de leur jeune âge et de leurcasier judiciaire vierge. Ils sont incarcérés dans des centres de correction de l’État de l’Illinois. Alex Stuck est le premier relâché fin 2013.

 

John Tucker lui est relâché au bout de 20 mois et se retrouve libre en mars 2014.Dylan Sutherlin doit être sorti de prison en juillet 2014. Ainsi l’ABC de Bloomington, l’ABC de NYC et le Sacramento Prisoner Support ont lancé une campagne pour récolter des fonds afin de l’aider une fois libre à pouvoir faire une transition tranquille. En effet, il ne faut pas oublier que soutenir un prisonnier ne se termine pas une fois celui ci sorti. L’État continue bien souvent de le surveiller et à lui imposer un style de vie. De plus, le passage en prison est une chose traumatisante alors se savoir soutenu dans ces moments difficiles ne peut être que bénéfique. Vous pouvez lui écrire d’ici juillet pour lui assurer votre soutien :

Dylan Sutherlin M34022
Centralia Correctional Center
Post Office Box 7711
Centralia, Illinois 62801

Pour soutenir les deux derniers des 5, pour leur permettre de tenir le coup, vous pouvez leur écrire aux adresses suivantes :
Cody Sutherlin M34021
Robinson Correctional Center
13423 East 1150th Avenue
Robinson, Illinois 62454

u sur le site de l’Anarchiste Black Cross de Marseille 

 

 

 

 

 

marcoule: des installations nucléaire supplémentaires: aucune possibilité de prototype de RNR refrodi au sodium liquide

 

 

Macoule : on peut lire souvent dans des blogs militant dans cette plateforme nucéaireil est en train de se contruire le demi superphénix. , nous reviendrons plus tard sur cette construction déjà avec l’entreprise BOUYGUE construction. tous les papiers ne sont pas encore signés

MARCOULE c’est MELOXune usine de fabrication de combustible MOX

c’est aussi ATLANTE un llaboratoire de recherche sur le traitement de combustible irradiés et la gestion des déchets radioactif de haute activité et à vie longue

c’est aussi phénix , un réacteur de recherche de la filière dite à neutron rapide^déjà arrêté en voie de démantèlement à l’horizon 2040

c’est aussi DIADEM une entreprise d’entreposage de déchets radio actif à haute activité et moyenne activité à vie longue

c’est aussi CENTRACO un centre de traitement et de conditionnement des déchets faiblement radio actif

  • c’est aussi GAMATEC  un ionisateur industrIel pour les viandes et fruits et légumes mais pas seulement
  • enfin les intallations militaire (INBS) dont 8 sont en fonctionement et 3 réacteurs démantellés niveau 2

 

[ Va lence] nouveau centre pénitentiaire de VALENCE: »La justice se modernise »

 La justice se modernise  tel est le slogan affiché devant le chantier

Nouveau centre pénitentiaire à Valence

Fin mai 2013, les équipes de Spie batignolles ont débuté les travaux de ce centre pénitentiaire de 33.000 m² SHON. (La SHON est une mesure de superficie des planchers pour les projets de construction immobilière) 

En décembre 2012, l’Agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ) avait finalisé la signature des contrats de partenariat de 2 appels d’offres en PPP (Partenariat Public-Privé) portant sur les centres pénitentiaires de Beauvais (Oise), Riom (Puy de Dôme) et Valence (Drôme) avec Spie batignolles.

Le futur centre pénitentiaire de Valence, d’une capacité d’accueil de 456 détenus, avec 156 cellules ( selon les chiffres du ministère)En comparaison la MA  actuelle c’est 180 places . 

Les différents bâtiments qui le composeront seront pour certains de plain-pied et d’autres jusqu’à 4 étages.

Les travaux de gros oeuvre ont  démarré en août prochain  2013 après le montage de trois premières grues fin juillet, A la mi-septembre, 6 grues sont opérationnelles sur le chantier. Le futur centre pénitentiaire de Valence se composera de 6 quartiers différents (hébergement courant, accueil/évaluation, quartier maison centrale,…), d’une unité sanitaire, d’ateliers de production

, de 3 parloirs familiaux, d’unités de vie familiale et de trois miradors,et  600 caméras de vidéo surveillance. et avec des portes qui s’ouvrent électroniquement 

Au plus fort de son activité, quelque 350 salariés travailleront sur le chantier. Le groupement mené par Spie batignolles s’est engagé à sous-traiter certains travaux à des PME, notamment locales., qui emploient de nombreux intérimaires, venant parfois des pays de l’Europe de l’est .

Le coût de l’opération s’élève à 83 M€ TTC.

La taule  77 avenue de chabeuil.à Valence qui fut Construite entre 1860 et 1862, la maison d’arrêt de Valence est alors une prison départementale ayant succédé à un dépôt de mendicité.Un dépôt de mendicité est un établissement de « réclusion des mendiants et gens sans-aveu ». Au nom du code pénal, des catégories marginales de la population y sont renfermées, telles que les mendiants, les vagabonds ou les prostituées. Institués pour suppléer l’hôpital général par un arrêt du Conseil du roi en 1767, les dépôts de mendicité sont confirmés par Napoléon Ier en 1808 qui en impose un pour chacun des départements français. Ils ont fonctionné en France jusqu’à la fin du xixe siècle. Les « reclus » pouvaient sortir au bout d’un an, après avoir fait l’objet d’un redressement moral et avoir été « rendus habiles à gagner leur vie de leurs mains » (décret de 1808).  La mise en service en tant que maison d’arrêt date de 1866. Elle se situe à proximité du centre ville.C’est en 2015 que la nouvelle maison d’arrêt va être mise en service. Elle comprendra un bâtiment maison d’arrêt et une maison centrale pour les longues peines.Celle ci sera en périphérie de la ville( quartier briffault), car il est préférable pour l’état, de cacher ses prisons pour faire oublier aux populations l’existence de ces grands murs de bétons ,surmontés de barbelés et parsemés de miradors, qui violentent rien qu’étant vu de l’extérieur;puis pour éviter que l’enfermement carcéral résulte bien  du gouvernement avec ses lois, de faucher les libertés à la racine de sorte qu’il fabrique les délinquants et criminels en abondance, faisant construire des prisons à tout va, pour notre sécurité,il va de soi.Ce qui donne( d’après la direction de l’administration pénitentiaire au 1er janvier 2013) 190 établissements pénitentiaires sans compter  évidemment ,les centres de rétention administratives et les hôpitaux psychiatriques, qui sont des lieux d’enfermements, parmi d’autres encore. Voici une vue chiffrée de l’efficacité pénale de la justice française : « entre 2001 et 2013 la population sous écrou(prison, semi – liberté, bracelet électronique) a augmentée de 70%( de 47000  à 80 700). En 2000,il y avait 186 000 personnes sous main de justice contre 252 000  en 2013. il y avait 3 personnes sous surveillance électronique en 2001, il y en a  11 475 aujourd’hui. La durée moyenne du placement sous écrou a augmenté régulièrement de 4, 4 mois en 1975, 8,3 en 2007, 10 mois en 2010. les peines supérieures à vingt  ans ont doublé, passant de  1252 en 2000 à 2291 en 2011. Le pourcentage de libération conditionnelle a baissé de 17,5% en 2001 à 13% en 2013. ( chiffres officiels : pourcentage par rapport aux nombre moyen des condamnés).Les semi- liberté sont passées de  6 481 en 2001 à  4 889 en 2011. Chaque année la France pulvérise son record de « surpopulation carcérale ». Mais les préoccupation de l’Ếtat et de l’administration pénitentiaire  vont :soit vers le partenariat public- privé pour « gérer » les taules et la surexploitation « de la main d’œuvre  carcérale »pour un max de profit et  l’entretien du mythe de la « réinsertion » : en confiant à des entreprises privées les clés des prisons, le ministère de la justice offre un marché juteux  à des multinationales.Côté prisonnier (e) s, la plus- value  en termes de travail et de formation professionnelle se perçoit difficilement, excepté au détour d’une opération promotionnelle, présentant  le parcours exceptionnel d’une cohorte de prisonnier (e)s ,choisie avec  minutie-soit  vers une priorité qui est apparue compte tenu des allongements de peine : c’est parvenir de  garder des hommes et des femmes qui n’ont plus rien à perdre sans que ceux ci ne se révoltent soit individuellement ou collectivement ou ne cherchent  pas à s’évader. Le nouveau   QHS  sous la forme géante hyper technologique réapparaît .Alors quand la France se vante d’avoir abolie la peine de mort, il est indispensable de rappeler que c’était le dernier pays d’Europe occidentale à abolir la peine de mort et que toutefois le gouvernement Giscard/ Barre avait préparé dés 1978 un arsenal juridico- pénitentiaire capable de remplacer efficacement  la guillotine. En fait ce n’est que la guillotine  a été supprimée en 1981 et remplacé au fil des années par l’enfermement jusqu’à la mort.( peine de sûreté, peine non compressible,)

De nombreuses personnes  conçoivent la justice( les lois, les tribunaux, les procés ) exclusivement comme une institution, c’est-à-dire, un bastion du pouvoir dans le marécage social. Les lois , sur lesquels elle se base, sont l’expression des rapports sociaux existant .  Cette machine à distribuer des peines, dont des peines éliminatrices,travaille pour un système qui licencie des ouvriers du jour au lendemain en leur jetant quelques miettes tandis que les patrons s’octroient des « dédommagements » colossaux, des employés de grandes entreprises sous pression se suicident, des chômeurs s’immolent devant leur antenne Assedic sans choquer personne ou presque. Tout cela au nom  de la liberté, égalité et fraternité. Cette liberté ne peut qu’être qu’un simulacre, car  elle n’est pas  une liberté tant qu’elle est au service de l’État, de la morale et la domination d’un groupe social sur un autre. Cependant existe-t-il une bonne justice ?La  nouvelle prison continue d’être édifié par les vautours de l’enfermement Spie batignole  et Gepsa ronge ses festins dans d’autre lieux clos , en attendant ses futures  proies.

[ TURIN] LE 11 juillet 2014 : combattons l’Europe de l’austérité

depuis que  cette date a été décidé la répression contre les compagnons s’alourdient. Pour contrer la mobilisatio ntous les moyens sont utilisés

Le 11 juillet prochain, les premiers ministresde l’Union Européenne se rencontreront à Turin dans un sommet sur l’ « emploi des jeunes ». Toutefois, il serait peut-être plus correct de parler de « chômage des jeunes ». Si on regarde les statistiques européennes, la moyenne des moins de 25 ans qui n’ont pas de travail est autour de 24%, mais dans le sud du continent elle dépasse amplement les 40% et, en Espagne et en Grèce, elle est bien au-delà de 50%. Ces chiffres donnent une mauvaise image de l’Union Européenne, qui continue à demander sacrifices et austérité au nom d’une reprise économique qui n’arrive pas.

Le choix de la ville de Turin, présentée comme un brillant exemple de dépassement du modèle de la ville-usine – dépassement dans lequel ont entrevoit aujourd’hui surtout endettement, réduction progressive des services sociaux et de l’Etat social, et l’appauvrissement d’une grande partie de la population – est, de ce point de vue, symptomatique.

Là où le « modèle Berlusconi » n’a jamais pris, domine depuis 20 ans le soi-disant « Système-Turin » : un très complexe système de relations économiques, politiques, et personnelles entre banques, fondations, anciens dirigeants Pci-Ds-Pd (partis de la « gauche » italienne) et Fiat. Un modèle qui, on dirait, à fait école : c’est la version « de gauche » du capitalisme néolibérale.

Sur cette gestion ordinaire du pays vient se greffer une accélération dictée par la crise et par les mesures européennes imposées par la Troïka avec le « Fiscal Compact », l’équilibre budgétaire entré de force dans les constitutions nationales, la réduction dans le rapport entre la dette publique et le PIB. L’effacement de la dépense publique pour respecter ces paramètres est la seule réponse commune mise en place par les gouvernements nationaux complices et subalternes. Les corollaires nécessaires sont privatisation des services sociaux et expropriation des « biens communs ». Les réseaux familiaux/communautaires, où ils existent, restent la dernière bouée de sauvetage avant l’enfer de l’endettement individuel. Pour une Europe construite autour de la suprématie de la finance, les demandes n’ont jamais de fin. L’argent public et les économies ne sont jamais suffisantes, car l’abysse n’est jamais comblé.

Pour les jeunes, le futur se montre sous une perspective encore plus radicale, sans emploi ou perspectives qui ne soient pas celles d’une infinie disponibilité pour contenter les exigences du capital. Il n’est pas important de savoir combien de temps tu as étudié, ni quelles sont tes perspectives, tu dois être prêt et flexible pour toute demande. Le problème n’est pas celui de « se serrer la ceinture pour respecter les paramètres » mais de nous faire serrer la ceinture pour nous habituer à donner plus et demander moins. Productivité, flexibilité, compétitivité, mérite, sont les mots d’ordre de ce programme qui nous est ennemi et dont Renzi est le porte-parole italien. Les premières mesures de son gouvernement – Plan Logement et Jobs Act – sont des moments explicites d’une guerre aux pauvres plus ample. Ils sont aussi des réponses politiques à ce qui a été mis à l’ordre du jour par les mouvements sociaux, les conflits syndicaux, et les luttes sur les territoires.

Nous devons renverser ce programme, reverser l’ordre des priorités et imposer un autreagenda politique, élaboré par les luttes, légitimé dans les territoires, qui soit capable de jeter du sable dans leurs engrenages et poser à moyen terme la question stratégique du comment, quoi, quand et pour qui produire. Le développement technologique(automatisation, informatisation) permettrait aujourd’hui une nette et généralisée réduction du travail socialement nécessaire, et pourtant on se retrouve encore pris entre les mailles d’un chantage qui nous demande de travailler plus et plus intensément pour permettre la survie d’un système inégalitaire et mortifère. Le problème est donc qui – et au nom de qui  – décide.

Nous voulons que la journée du 11 juillet mette à l’ordre du jour ces questions et que cela soit fait à la hauteur de l’époque dans laquelle on vit, en identifiant des pratiques efficaces et généralisables, capables d’indiquer un chemin aussi pour les temps à venir. Pour tout cela nous invitons les mouvements, les luttes territoriales, les syndicats conflictuels et tous ceux et celles qui ces dernières années se sont battus contre les plans néolibéraux et contre la troika, à participer à l’assemblée nationale des mouvements pour discuter ensemble et construire collectivement la journée du 11 juillet.

[Turin] Actions solidaires et manifestation, samedi 14 juin 2014

REPRENDRE LES MAISONS, CONTINUER À LUTTER !

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Mardi 3 juin à Turin, la police a effectué 17 arrestations: 12 personnes mises en prison et 5 en assignation à résidence, plus 4 obligations de rester dans la commune de résidence, 4 interdictions du territoire de Turin et 4 pointages au commissariat. Le plan d’accusation se réfère à des épisodes liés à la lutte contre les sfratti (expulsions locatives) qui a lieu dans plusieurs quartiers populaires à Turin depuis plus de 2 ans. L’enquête est par contre bien plus vaste et frappe 111 personnes avec des accusations allant de menace et violence à agent dépositaire de la force publique à séquestration de personne et tentative d’extorsion. Selon le parquet de Turin, ces chefs d’inculpation se seraient déroulés au cours des résistances auxsfratti, durant lesquelles des dizaines de personnes se sont organisées ensemble pour arracher des renvois d’expulsions des mains des huissiers de justice. Une pratique quotidienne portée par des centaines d’expulsés et de solidaires, à Turin et ailleurs enItalie, poussée par la volonté de s’opposer concrètement aux décisions des patrons, des juges et de la police.

C’est donc la lutte pour le logement que cette enquête vient frapper. Une lutte qui se réaffirme dans toute l’Italie et qui s’exprime par la contestation, les piquets [blocage de l’expulsion, NDT] et les
occupations. Les incarcérations de ces jours-ci s’inscrivent en fait dans un cadre plus large qui comprend les expulsions de squats en cours à Rome, à Florence et partout ailleurs.

L’intention du parquet de Turin est d’intimider tous ceux et toutes celles qui ne sont pas prêtEs à accepter passivement d’être chasséEs de chez soi et s’obstinent à résister, comme le démontrent les nombreux-ses personnes sous enquêtes qui n’appartiennent pas tou-te-s à des circuits militants. Dans une période historique comme celle-ci, où le Parti Démocrate [équivalent du Parti Socialiste, NDT] gouverne et ne laisse pas de marges de marchandage, l’opposition concrète et directe est le seul moyen à disposition de qui lutte. De même que le sabotage aggravé de terrorisme duquel sont accusés Matttia, Claudio, Chiara et Niccolo pour tenter de diviser cette pratique du contexte de la lutte No Tav, aujourd’hui ces incarcérations veulent intimider qui entend bloquer les décisions prises d’en haut. Non seulement face à celles et ceux qui luttent contre les sfratti mais aussi celles et ceux qui avec un piquet entendent interrompre les travaux d’un chantier, d’un marché général ou la circulation sur les routes d’une ville.

C’est pour cette raison que nous pensons qu’il est important de répéter que piquets, occupations et sabotages sont un patrimoine commun de toutes les luttes et pour cela soient défendues des attaques de la magistrature en les diffusant et généralisant le plus possible.

MANIFESTATION SAMEDI 14 JUIN A 15H, PLACE CRISPI, QUARTIER BARRIERA DI MILANO, À TURIN

SOLIDAIRES AVEC LES EMPRISONNÉ-ES ET LES INCULPÉ-ES – LIBERTÉ POUR TOUS ET TOUTES !


Quelques réactions suite à cette nouvelle offensive répressive :

LA SOLIDARITÉ COURT VITE !

3 juin 2014

Turin. Dans la ville piémontaise, après une grande assemblée à l’Asilo occupato, il est décidé de partir en manif dans le quartier d’Aurora. Sous une pluie battante, quasi une centaine de personnes ont entonné des chants pour la libération de toutes les personnes arrêtées. Depuis les fenêtres, les bars, des trottoirs, les habitant-e-s de la zone ont pu s’unir aux cris que les seuls “étrangers” dans nos quartiers sont les flics. D’autre part tous savent ce que veut dire être menacé d’expulsion, et beaucoup ont appris à le vivre non pas comme une galère personnelle mais comme une résistance collective, renvois après renvois. Beaucoup savent aussi ce que signifie vivre avec le chantage d’un permis de séjour qui souvent manque, avec la menace constante d’un contrôle de flic.

Rome. Dans la capitale, le rassemblement en solidarité avec les inculpé-es de Turin se transforme en une manif de près de 600 personnes en rejoignant le quartier de San Lorenzo. Le blocage de certaines rues a créé un gros bordel dans la zone est de la ville.

Milan. Tard dans l’après-midi une soixantaine de solidaires ont improvisé durant deux heures un rassemblement place Cadorna, face à la station ferroviaire, avec intervention au mégaphone, tractage et banderole “Pas touche à la lutte pour le logement” et “Solidarité avec les garçons et les filles de Turin”. Il a aussi été rappelé l’expulsion le même jour de plusieurs maisons occupées à Rome: de Turin à Rome les maisons s’occupent et se défendent.

Cagliari. Un apéritif sur une place, déjà prévu en solidarité à cinq personnes de cette ville, est devenu un moment pour renforcer sa proximité avec les inculpé-es de Turin.

4 juin

Rovereto. Dans la nuit, le local du siège du Parti Démocrate a été recouvert de peinture rouge. Les tags disent : “À droite comme à gauche, ceux qui expulsent sont des fascistes”, “Solidarité avec les compagnons de Turin”, “Parti Démocrate = répression”.

Lecce. Dans l’après-midi, dans le centre de Lecce, a eu lieu une manif en solidarité avec les compagnons turinois-es frappé-e-s par l’opération policière du 3 juin. Avec banderoles, tracts et interventions au mégaphone, deux croisements importants de la ville ont été bloqués pendant une bonne demi-heure avant de se déplacer vers les zones de banlieues.

5 juin

Bologne. Dans la nuit, quelques inconnu-e-s ont recouvert de peinture et brisé les vitrines du siège du Parti Démocrate de via Galliera. Les paroles de Gariglio, secrétaire régional du Parti Démocrate piémontais, après les arrestations du 3 juin, n’auront sûrement pas plu à certain-e-s.

7 juin

Ravenna. Au cours de la matinée, un groupe de solidaires a distribué aux passant-e-s un texte relatif aux arrestations du 3 juin. Il a été possible aussi de se faire entendre des détenus autour de la prison, saluant Andrea et tous ceux qui se trouvent enfermés dans la ville-prison du centre historique de la ville.

Vercelli. Un groupe important de compagnons s’est retrouvé en soirée autour de la prison dans laquelle sont détenus Fabio et Marianna. Le salut a duré deux heures durant lequel il a été possible de parler avec beaucoup de prisonnier-e-s.

Alessandria. Une quinzaine de personnes sont allées saluer dans l’après-midi Daniele. Beaucoup de chants, slogans et cris ont été lancés pour apporter la solidarité à l’intérieur.

Asti. Un groupe de solidaires, dans l’après-midi, s’est retrouvé autour de la prison où est emprisonné Michele pour saluer tous les détenus. Le rassemblement a duré plus de deux heures durant lesquelles chants et interventions ont raconté les arrestations du 3 juin.

Biella. Une quinzaine de personnes, tard dans l’après-midi, sont restées pendant une heure autour de la prison pour saluer Beppe et les détenus qui, en entendant les cris et interventions, ont pu allègrement répondre.

Aosta. Vers 19h, les détenus de la prison où sont enfermés Toshi et Paolo ont pu entendre un gros bordel. Depuis le pré voisin, un beau groupe d’ennemis de la prison ont cherché par tous moyens de se faire entendre et ainsi de l’intérieur est arrivée une réponse chaleureuse faite de hurlements et battiture [action de frapper en rythme les barreaux de la cellule, NDT.].

Turin. Environ 80 personnes se sont regroupées autour de la prison des Vallette devant le bloc D où sont enfermés Nico et Claudio. Interventions, musique et chants se sont succédé pendant presque deux heures malgré l’important dispositif de flics anti-émeutes.

Bologne. Des ami-e-s et solidaires avec les incarcéré-e-s de Turin ont distribué des tracts et tagué quelques messages dans le quartier de la Bolognina pour raconter aux passant-e-s et aux habitant-e-s l’opération du 3 juin.

8 juin

Cuneo : Une vingtaine de solidaires se sont retrouvé-e-s sous les murs de la prison pour saluer Francesco et tous les détenus. Il a été possible de bien parler avec l’intérieur et ainsi de pouvoir savoir que Francesco se trouve déjà dans une section normale et non plus dans la section des nouveaux arrivants. Dedans s’est déroulée une petite battitura en réponse au salut.

Source: autistici.org/macerie

[ TURIN] sous le gratte ciel comercial San Paolo: autour des arrestations du 3 juin

barricata_sesia_2011-2012

Aprés les arrestations  du 3 juin à Turin:

Rappel des faits:Aux premières heures ce matin, 3 juin 2014, une opération répressive est orchestrée par les procureurs Pedrotta et Rinaudo, contre plusieurs réalités anarchistes. Pour l’instant les nouvelles sont fragmentaires, mais il y aurait 25 perquisitions en cours à Turin et dans la région piémontaise, parmi lesquelles celle de l’asilo occupato et de la maison occupée Via lanino en plus de la notification et de l’exécution de plusieurs mesures préventives : 11 en taule, 6 aux arrestations domiciliaires, 4 en obligation de demeure (rester dans sa ville de résidence), 4 interdits de Turin, et 4 avec l’obligation de signer au comico.Il y aurait en tout 111 inculpé-e-s et les délits vont de « dévastation et saccage » à « outrage à la nation », en passant par « incitation à l’insurrection armée contre l’état », « séquestration de personnes », « dégradations », « résistance à personne dépositaire de l’autorité publique » et « occupation de bâtiment ». Le choix stratégique des inquisiteurs ne prévoit pas l’utilisation d’instruments tels que les délits associatifs, mais plutôt l’aggravation « en réunion » des délits pré-cités.C’est donc une enquête imprégnée de la prétention de complaire aux puissants de la ville : propriétaires, banquiers, bétonneurs et le Parti démocratique (PS italien, ndt), qui à Turin, et c’est notoire, se chevauchent et se confondent harmonieusement.Les accusations contre les compagnon-ne-s concerneraient principalement les pratiques de résistance aux sfratti (des piquets à l’occupation du siège des huissiers), les manifs sauvages et les attaques aux permanences du PD ces derniers mois, en tentant d’étouffer à coup de mesures judiciaires ceux et celles qui, dans plusieurs quartiers de la ville, promeuvent l’auto-organisation des exploité-e-s et des expulsé-e-s en se réappropriant des espaces d’habitation, par la lutte contre la gentrification, contre la spéculation immobilière et contre les politiciens et les financiers qui saccagent partout nos existences

on a reçu  par mail ce mail avec en lien une émission de radio cane:

Torino, 3 giugno 2014. Centoundici indagati, dodici compagni/e in carcere, cinque arresti domiciliari, quattro obblighi di dimora, quattro divieti di dimora, quattro obblighi di firma. Questi i numeri dell’ennesima operazione repressiva condotta dalla Procura di Torino che, questa volta, prende di mira gli ultimi due anni di lotta contro gli sfratti. Oltre a togliere dalle strade compagni/e che hanno sperimentato insieme ad altri sfruttati la possibilità della resistenza, l’operazione appare complementare alla volontà politico-predatoria di imporre un preciso riassetto urbanistico a pezzi di città come Porta Palazzo e Barriera di Milano (ascolta anche pezzi di città 1 – 2 – 3).

Alla vigilia del corteo di sabato 14 giugno, facciamo il punto su quanto va accadendo con due compagni di Torino: i progetti del potere cittadino su questi quartieri, le forze che vi partecipano, ma anche il fare dei soliti PM torinesi che, dopo aver tentato d’imporre l’equivalenza tra sabotaggio e terrorismo, mira ora a far passare la pratica del picchetto per violenza e sequestro di persona.

écoutez :

http://www.radiocane.info/torino/




Uruguay : Attaque incendiaire contre la Coupe du Monde 2014 au Brésil

Uruguay : Attaque incendiaire

lu sur ce blog

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Montevideo, Juin 2014

Tôt ce lundi 9 juin, nous avons attaqué le siège social de l’AUF (l’association uruguayenne de football) située au croisement des rues Guayabo et Vázquez, détruisant et brûlant une partie du bâtiment avec trois cocktails molotov.

Cette action est une réponse à toute la merde associée à cette fête de la Coupe du Monde.

Nous envoyons affection et force aux camarades qui se battent à travers le monde et une chaleureuse embrassade à tous lescompas poursuivis par la justice à Buenos Aires.*

IL N’Y AURA PAS DE COUPE DU MONDE !

*Fin mai, des camarades ont été emprisonnés et ont comparu devant un tribunal pour avoir peint des slogans contre la Coupe du Monde dans lecentre ville de Buenos Aires (notamment sur la facade de l’AssociationArgentine de Football), en solidarité avec l’anarchiste emprisonnée Tamara Sol Farías Vergara.

Traduit par nos soins depuis « contra info«