Gardanne [Bouche du Rhône] Contre la plus grande centrale biomasse de france !!

Marseille Information Autonome

Une brochure sur la construction de la plus grande centrale biomasse de france à Gardanne, à 20km au nord de Marseille qui menace de détruire de nombreuses forêts, en france et dans le monde. Mais à Gardanne, c’est aussi là que se situé Altéo, qui déverse depuis plus de 50ans des boues rouges dans la mer et dont les particules autour de l’usine sont une catastrophe écologique pour la nature mais aussi pour les habitant-e-s.

A Gardanne, ville minière au nord de Marseille, est en train d’être implanté la plus grande centrale biomasse de france. Son fonctionnement nécessitera entre 750 000 et 900 000 tonnes de bois, prélevé dans trois Parcs protégés et dans des forêts du Brésil, du Canada et d’Europe centrale. Ce projet, actuellement en phase de test, menace de détruire des forêts comme jamais.
C’est aussi dans cette ville, qu’Altéo et Rio Tinto Alcan fabrique de l’alumine, dont les rejets toxiques, appelés Boues Rouges sont déversés dans la mer depuis plus de 50ans. Autour de l’usine, les anciens sites de stockages et les particules fines dans l’air empoisonnent la nature et les habitant-e-s.
Mais la Méditérranée est aussi polluée par les anciennes usines implantés au XIX ème siècle autour de Marseille, à la Point Rouge ou à l’Estaque, qui sont toujours sur place. Leur décontamination nécessite une extrême prudence mais les projets immobiliers de luxe pour la gentrification du bord de mer n’attendent pas.

En effet, Les logiques industrielles et capitalistes basés sur l’exploitation ne se limitent pas à celle des humains, toute parcelle de nature est une potentielle ressource à utiliser, bloquant toute prise en compte écologique ou à utiliser comme déchetterie pour enfouir par exemple des déchets radioactifs et toxiques.

Parallèlement, au nom du patriotisme économique et de la course à l’emploi, l’état, main dans la main avec les syndicats, encourage cette logique, montrant clairement la place symbolique qu’occupe “l’environnement” en dépit des annonces de façade autour de la COP21. Les syndicats ayant abandonnés toute perspective révolutionnaire voire même de changement de société, suivent cette logique et défendent « l’emploi français » contre la « concurrence », en sacrifiant toute défense de la planète et critique écologiste. Les rares cadres légaux comme « Parc Nationaux » ou « espèces à protéger » sont des illusions et ne défendent pas « l’environnement » comme on veut nous le faire croire, mais posent les cadres d’une exploitation.

Il est pourtant plus que nécessaire de se défaire de l’idée d’une humanité au centre de la planète pour considérer l’ensemble de la terre et des animaux qu’elle abrite comme un tout qu’on ne peut pas sacrifier au nom du capitalisme. Actuellement la seule perspective écologie valable est celle d’un affrontement contre le capitalisme et l’état pour la libération animale et de la terre. La fausse écologie d’État ou celle nostalgique d’une exploitation de la nature et des animaux à petite échelle, « artisanale » doit être contrée.


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