Notre-Dame-des-Landes: communiqué suite à l’action de blocage de la D281 la nuit du vendredi 10 août 2018

lu https://fr.squat.net

Destruction/expulsions: route barrée

Ce vendredi au petit jour, une poignée de gendarmes, ont détruit des habitats reconstruits dans la zone libérée (zone non-motorisée) à l’Est de la ZAD.

Débitées en billots, les charpentes de la « Eugette » et de la « tour d’A. », ainsi que le matériel entreposé qui ont été détruits par les coups des forces militaires, n’attendaient qu’une nouvelle vie.
C’était sans compter sur notre colère,celle d’occupants et occupantes déterminées, disséminée aux quatre coins de la Zone à défendre.

Après deux mois de surveillance constante, à être photographié-e-s par des agents en véhicules banalisés. Après avoir subi sur le terrain les premières pressions de milices de la FNSEA (syndicat agricole productiviste, pollueur, proche de l’extrême droite). Après les nombreu-ses bléssé-e-s et emprisonné-e-s, apres avoir vu détruire maisons et jardins pendant les deux phases d’expulsions. Après avoir fait confiance au processus de négociation pour obtenir un ralentissement efficace sur les routes traversant la ZAD, et n’ayant jamais abouti…, ces nouvelles destructions ont ravivé l’étincelle!

Déja dans la journée, la rumeur se propageait et la colère montait. Une fois le soleil laissant place à une lune curieuse, les premiers hurlements de loups et de louves appelaient à rassembler sa meute « Ils ne veulent pas nous laisser vivre, nous ne les laisserons pas dormir ».
Partout le mot était le même: à chaque destruction il y aura réaction.

Les restes inutilisables de « La Eugette » et la « tour d’A. » nourrirent un feu de joie sur la RD281, sécurisée pour les circonstances (avec des banderoles). Les premières pioches s’affairaient comme pour tatouer dans le bitume le message suivant : « vous détruisez nos maisons nous détruirons vos illusions de paix sociale et vos boulevards de répression».

Nous réclamons donc :
– La libre installation sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, et particulièrement au sein de la zone libérée (dite « zone non-motorisée »).
– Le gel des terres et la reconnaissance d’un espace à visée autonome et autogestionnaire.
– La fin des destructions, des patrouilles et contrôles incessants des forces de l’ordre.

Avec ou sans toits, avec ou sans projets, nous luttons et continuerons de lutter contre tous les aménageurs de nos vies/du désastre.

Nous appellons chacun-e à rejoindre et à réoccuper le bocage pour que la ZAD reste un espace de lutte et d’organisation hors norme.

Des radis vengeurs

[Publié le 11 août 2018 sur zadresist.antirep.net.]