Monthly Archives: novembre 2014

NI Vérité…….. NI Justice……

Les « bavures » policières… les flics qui rackettent, insultent, tabassent, mutilent, violent, assassinent… Les serviteurs de l’État en parlent comme s’il s’agissait de faits rares et isolés, conséquences de circonstances malheureuses ou, dans le pire des cas, dus à quelques « fruits pourris ». Cela revient à dire que, dans leur ensemble, les forces de l’ordre seraient de preux chevaliers au service du bien. Et de toute façon leur travail serait indispensable pour la société… Il suffit pourtant d’ouvrir un peu les yeux pour se rendre compte que la violence est l’essence même du pouvoir. Une violence qui est souvent cachée ou considérée comme « normale », comme si exploiter, violenter, enfermer, assassiner quelqu’un pouvait être normal.

 

Trop souvent, face aux violences des flics, les victimes et/ou leurs proches ne condamnent que le comportement policier dans le cas précis qui les concerne. L’existence de l’institution policière et du pouvoir qu’elle sert n’est presque jamais remise en question. Machin se fait buter par les keufs ? Ses proches font des démarches légales, des marches silencieuses, étouffent leur propre colère et essaient de calmer la rage de ceux et celles qui crient vengeance. Ils dénoncent les dérives racistes, fascistes, antidémocratiques de certaines parties des forces de l’ordre. Ils font appel à la loi, cette loi qui existe précisément pour défendre la domination et l’exploitation.

Combien de fois entend-on réclamer « vérité et justice » ? Vérité : que le comportement « criminel » de quelque flic soit reconnu (et, du coup, que le comportement « correct » soit rétabli). Justice : que les responsables soient punis (pour que le système reste le même). Et à qui les réclame-t-on ? A la Justice, celle des tribunaux, bien sûr ! Cette Justice pour laquelle les flics travaillent et qui n’existerait pas sans police. Quelle vérité et quelle justice, donc ? Celles que la Justice, instrument du pouvoir politique, économique et moral, voudra bien nous accorder. Cela revient à cautionner le pouvoir lui-même et ses serviteurs. Il s’agit d’un cercle vicieux d’où on ne sait plus sortir.

Le pouvoir peut parfois trouver utile de châtier (presque toujours de façon symbolique, mais le problème n’est pas là) un comportement de ses gros bras perçu comme excessif. On est en démocratie, ne l’oublions pas ! Et les « doléances » des sujets, si elles ne remettent en cause que des détails du système, pas son ensemble, lui sont utiles. Tout en faisant mine d’être à l’écoute de ses sujets, le pouvoir peut corriger ses failles et ses excès. Cela le renforce : il élimine des frictions dans son fonctionnement.

Tant qu’il y aura de la police, il y aura des violences policières, par erreur ou bien à dessein, quand le pouvoir décide d’avoir recours à cette force que d’habitude il garde de côté. Mais dans des situations ordinaires, les forces de l’ordre sont bien plus efficaces si elles paraissent attentives aux droits des citoyens. Le conte de fées de la démocratie et des droits de l’homme peut ainsi continuer…

Qui croit au flic gentil ? C’est toujours un flic et il fait sont sale boulot mieux (avec moins de résistances et frictions) que le flic brutal. Mais imaginons un instant que ça soit possible une police tout à fait « gentille », « démocratique » et respectueuse de nos supposés « droits ». Qu’est-ce que ça voudrait dire ? Que de l’autre côté la population serait docile et « gentille » elle aussi. Un pouvoir qui se couvre du masque de la démocratie, ce mensonge colossal, trouverait son intérêt dans une police qui ne ferait presque pas, voire pas du tout, usage de la force. Cela signifierait que de l’autre côté il y aurait des sujets qui obéissent sans faute. Le bon chien de berger est doux car les moutons sont bien obéissants… Vouloir une police qui fasse « bien » son travail, revient donc à souhaiter sa propre soumission la plus complète. Il n’y aurait plus besoin de matraque parce que chacun et chacune aurait déjà un flic, le plus puissant de tous, dans sa tête.

Le problème fondamental est ailleurs que dans la violence ponctuelle des bleus. Il est dans l’existence même de la police, dans l’existence même de l’État qu’elle sert, dans l’existence même d’une société fondée sur l’autorité et la servitude. C’est pour ça que nous ne voulons pas de police, même pas la plus démocratique, surtout pas la plus démocratique. Pas seulement parce que les flics sont des assassins. Mais parce que le système qu’ils défendent et imposent, le monde qui a besoin de la police, est lui-même, toujours, mortifère. Parce que nous ne voulons plus d’autorité. Parce que nous voulons être libres.

Et comment elle marcherait la société, sans police ? Cette société-là ne marcherait peut-être pas, ou difficilement sans elle. Mais, nous l’avons dit, le problème de fond est bien ce monde. Et le désir de liberté porte avec lui la semence d’un autre monde, qui poussera sur les ruines de celui-ci.

 

document sonore des émissions de radio « Nucléaire la fabrique de l’oubli »

 » Le nucléaire est une chose trop sérieuse pour l’abandonner aux spécialistes et aux experts. »

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Nucléaire, la fabrique de l’oubli, c’est quoi ?

Ce projet est né après la lecture de Oublier Fukushima, d’Arkadi Filine, et de La supplication, Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse, de Svetlana Alexievitch.

À la lecture de ces livres, le sentiment que 25 ans après « quelque chose » se rejouait prenait à la gorge. Après le 11 mars 2011, nous étions gavés d’une bouillie d’informations sur la situation à Fukushima. Et puis très vite, comme toujours, au milieu du flot continu des nouvelles, le drame japonais est devenu obsolète. La catastrophe de Fukushima est toujours en cours, celle de Tchernobyl aussi.

Au travers d’autres lectures, il est très vite apparu que le désastre du nucléaire n’était pas que celui des catastrophes, mais bien celui de la routine de la société nucléaire et de la façon dont nous nous en accommodions.

Est donc née l’envie de partager ces textes et d’y réfléchir collectivement. Un petit groupe s’est créé avec le projet de concevoir un document radiophonique. Au bout de deux de travail, nous présentons Nucléaire, la fabrique de l’oubli. Deux ans pour lire, écrire, discuter, enregistrer, monter ce document. Nous ne faisons partie d’aucune organisation, nous ne sommes pas spécialistes du nucléaire et nous ne sommes pas non plus spécialistes des techniques sonores. Nous avons appris en faisant à plusieurs.

Nucléaire, la fabrique de l’oubli est un assemblage d’extraits d’analyses, de témoignages, de textes littéraires, d’archives sonores. En une quinzaine d’épisodes de quarante minutes, nous avons essayé de dérouler un fil, d’apercevoir cette société nucléaire qui par son omniprésence se fait oublier.

Vous pouvez écouter ce montage sonore sur plusieurs radios associatives dont la liste sera actualisée sur le blog : http://lafabriquedeloubli.noblogs.org

Les différents épisodes seront disponibles en écoute et en téléchargement ainsi que toute les références des documents utilisées et des textes complémentaires.

Si vous diffusez ce document, tenez-nous au courant par mail : nucleairelafabriquedeloubli@)riseup.net. Ça nous fera plaisir !

Bonne écoute.

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Des mesures? morts au compteur

TRICASTIN Exercice de crise nucléaire

face à cette simulation

Cinétract extrait des tracts livres et brochures suivantes:

Texte extrait des tracts brochures et livres:

Oublier Fukushima

La routine du désastre
http://lesliquidateursduvieuxmonde.wordpress.com/2011/03/25/la-routine-du-desastre-tract-pdf/

Belgique – Cadeaux pour nos amis du nucléaire
http://www.non-fides.fr/?Belgique-Cadeaux-pour-nos-amis-du

NUCLÉAIRE ET SERVITUDE (acnm)
http://www.non-fides.fr/?Nucleaire-et-servitude

LA CLÉ PLUTÔT QUE LA CHAÎNE

acnm@no-log.org

PAS DE SUSHIS,
L’ETAT GEIGER !
http://basseintensite.internetdown.org/IMG/pdf/pas-de-sushi-3.pdf

Histoire lacunaire de l’opposition à l’énergie nucléaire en France
ASSOCIATION CONTRE LE NUCLÉAIRE ET SON MONDE

Les deux bulletins de la coordination contre la société nucléaire
http://lesliquidateursduvieuxmonde.wordpress.com/2011/03/25/les-deux-bulletins-de-la-coordination-contre-le-nucleaire/

Pour la mort du nucléaire et de son monde
http://www.non-fides.fr/?Pour-la-mort-du-nucleaire-et-de

Le Bulletin de contre-info en Cévennes
http://contreinfo7.internetdown.org/spip.php?article159

Il n’y a pas de catastrophes naturelles
http://journalhorsservice.blogspot.fr/2011/05/il-ny-pas-de-desastres-naturels_01.html

La java atomique
http://non-fides.fr/?La-java-atomique

ciné tract...

Mort Au Compteur (cinétract)

 

Fukushima Paradise- Pour une critique radicale du nucléaire (2005-2011)
http://mutineseditions.free.fr/introfukushima.pdf

Link_go

ciné tract

Le film du Groupe LOuise BEcquerel:
Alors qu’à Tchernobyl, la catastrophe fut niée, les différents pouvoirs orchestrent aujourd’hui sa prise en main..
Au cœur d’un monde restructuré par la peur, du réacteur à la cour d’école, du travailleur aux populations, la simulation

La canaille à Golfech
Fragments d’une lutte antinucléaire (1977-1984),
lla canaille à Golfech

 

Mexique] Attaque explosive au siège de la fondation Téléthon Mexique – Tlalnepantla, 14 novembre 2014

C’est vrai, nous ne sommes en rien altruistes ni caritatifs, et cela a été très clair la nuit du 14 novembre, lorsque nous avons fait détoner une charge explosive au siège de la Fondation Téléthon Mexique à Tlalnepantla, dans l’État de México.

Proche est le jour lors duquel la soumise et dormante société mexicaine réunira ses membres face aux téléviseurs pour compatir avec les enfants handicapés utilisés pour accumuler des grandes sommes d’argent et pour que les industries « bienveillantes » ne paient pas d’impôts. Nous avons fait détonner notre explosif, qui, cependant, n’a absolument rien à voir avec la simple « demande de justice sociale », et n’a aucune teinte politique non plus, ni rien d’autre dans le genre. Juste au cas où quelqu’un en viendrait à le penser.

Notre grief est tout autre, et certains le savent très bien. Nous avons attaqué la dite Fondation parce que c’est l’une des institutions qui, avec l’initiative du privé et les médias de communication de masse, implémentent l’aliénation aux valeurs du système techno-industriel telles que la « solidarité sans distinction », la « paix », le « progrès », « l’humanisme », etc. Parce que cela diffuse très largement la morale que la société doit suivre pour « calmer les esprits », alors qu’il se vit une crise politique, économique et sociale dans le pays.

La Fondation Téléthon est aussi un organisme qui se charge avec les deux universités les plus prestigieuses du Mexique (l’UNAM et l’ITESM) de promouvoir l’innovation technologique et scientifique à fins thérapeutiques , c’est-à-dire qu’elles rejoignent ensemble totalement l’idée de progrès civilisé, pour faire en sorte que ce système suive son cours. Beaucoup se demanderont certainement : Et qu’y a-t-il de mal dans le fait d’avoir de la charité envers les gens les plus démunis ? Peut-être que ceux qui posent la question ne se sont pas rendu compte que le système se drape toujours dans ses habits de « nonne bien intentionnée » pour continuer de se perpétrer. La technologie complexe aura toujours les mêmes fins, sous toutes ses formes , qu’elle soit thérapeutique ou vouée à l’armement, à l’éducation ou à la destruction massive, médicinale ou empoisonnée. Et cette fin est de continuer son existence en se plaçant au-dessus de la nature sauvage. Telle est la raison de notre attaque.

Sans plus d’explications : nous ne sommes pas chrétiens et ne sommes pas caractérisés par la noblesse, nous sommes sauvages, nous ne recherchons ni ne défendons la charité de personne et pour personne !

Reacción Salvaje (Réaction Sauvage) – “Groupuscule Chasseur Nocturne”

Traduit de l’espagnol par contrainfo, 15 novembre 2014

[LYON] Immeuble réquisitionné rue Cazeneuve : expulsion et arrestations

Communiqué de presse des habitants des 37,38 et 39 rue Paul Cazeneuve, dans le 8ème arrondissement de Lyon, dont l’occupation a pu être officialisée et dont l’expulsion a pu être empêchée par la présence de soutiens venus suite à la manifestation du 15 Novembre contre les expulsions. Afin de lier l’acte à la parole…
Lire aussi :
- Manifestation pour l’arrêt des expulsions et pour logement pour tou-te-s !
- Lyon : expulsions de squats à la chaîne avant l’hiver

MàJ lundi 21H00 : les personnes attendant dehors viennent d’apprendre que les 2 personnes en GAV sont sortit et partit il y a un peu plus d’une heure
MàJ lundi 10h : Suite à l’expulsion, deux personnes, sur une vingtaine, sont encore en garde à vue, dont l’une pour vérification d’identité.

MàJ dimanche 18h45 :L’expulsion a eu lieu, sur demande de la ville de Lyon, et hors de tout cadre légal. Alors que les occupants avaient fourni les preuves de leur présence dans le bâtiment depuis lundi (voir les courriers), la ville de Lyon et la préfecture ont décidé de ne pas prendre ces preuves en compte, et de considérer que l’occupation datait de moins de 48 heures (délai légal nécessitant l’intervention d’un juge pour autoriser l’expulsion). Une partie des occupants se sont réfugiés sur le toit du bâtiment avant d’être arrêtés par les flics. Plusieurs personnes ont été embarquées (peut-être une vingtaine d’arrêté-e-s).

MàJ dimanche 16/11 17h : Expulsion imminente, la police s’apprête à entrer dans le bâtiment ! Besoin urgent de soutien sur place !

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Dimanche 17h : expulsion en cours, importante présence policière
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La police force la porte au belier

MàJ 16/11 16h30 : Selon Rue89Lyon, la ville de Lyon a saisi la préfecture du Rhône pour « une demande d’expulsion » qui pourrait intervenir « très prochainement« . Restons mobilisé-e-s !

MàJ 16/11 12h : En réalité l’immeuble a été racheté par le Grand Lyon pour le revendre à une régie immobilière privée. Le contrat n’est toutefois pas signé, et les représentants du Grand Lyon et de la régie privée sont devant le bâtiment en ce moment, de même qu’une voiture de police à l’angle de la rue.


« De dire et de faire »… comme on dit à Lyon.

Communiqué de presse

En ce début de trêve hivernale, face au nombre de personnes à la rue et de logements vides, un groupe de personnes précaires et solidaires a décidé de réquisitionner trois immeubles inoccupés situés au 37, 38 et 39 rue Paul Cazeneuve à Lyon 8e.

Ce bâtiment appartient à l’éducation nationale et est inoccupé depuis 2011. Ce sont environ 35 logements qui pourront accueillir des familles, des précaires, des étudiants et des travailleurs.

Suite à une manifestation pour le droit au logement qui a réuni environ 2000 personnes en ce jour à LYON, un élan de solidarité a permis de réunir 200 personnes venues officialiser l’occupation des immeubles réquisitionnés depuis lundi 10 novembre.

La police a récupéré des preuves de notre présence datant de plus de 48 heures, délai légal pour lequel toute expulsion doit passer en jugement. Nous restons vigilants et mobilisés, car la préfecture a pris pour habitude, ces derniers temps, d’expulser illégalement par la force et avec violence.

L’État expulse et met des gens à la rue !

N’attendons plus, réquisitionnons tous les logements vides !

Tout pour tou.te.s et pouvoir au peuple !

Les occupantes et les occupants du bâtiment.

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Grand Lyon et régie devant les immeubles dimanche matin
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Les immeubles rue Cazeneuve à l’arrivée des premiers soutiens
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Une partie du cortège en centre ville

Samedi 22 Novembre, Manifestation nationale contre les violences policières

deux

Marseille avec un tract aussi

tract distribué à lyon ,valence

Et maintenant ?

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Un gendarme crie le 26 octobre à 2h du matin « il est décédé, le mec ..Là c’est vachement grave ….Faut pas qu’ils sachent »
Les journalistes, les jours qui suivent la mort de Rémi Fraisse, sont allés chercher un frère de Vital Michalon tué lors d’une manifestation à Creys Malville en 1977, pour parler des violences policières, et au passage condamner « la violence des casseurs ».

Les journalistes au service de l’état nucléaire défendent leur monde, dans lequel la mort potentielle de millions de personnes est présente chaque jour (c’est le « fonctionnement normal » de l’utilisation du nucléaire). Après Tchernobyl et Fukushima il faut que le mensonge continue.

Rémi Fraisse tué par les forces de l’ordre économique de l’état comme tant d’autres avant…
Nous n’oublierons pas le combat de Rémi, continuons à faire vivre celui des Zadistes, celui des NO-TAV, celui des anti-nucléaire conséquent, celui des prisonnierEs, celui des mal logéEs, celui de ceux qui n’ont pas le bon papier( sans-pap.. sic !) celui contre les fascistes, mais aussi contre le monde qui les arme et les protège.

ni silence, ni oubli

des anarchistes

[NO TAV] mis à jour prisonnier-e-s No TAV réquisition de neuf ans et six mois contre Chiara, Claudio, Mattia e Niccolò

[Paris/St-Denis] Récits des manifs sauvages contre la police (13 et 14 novembre 2014)

Saint-Denis : manif sauvage contre la police, dans les rues et dans la fac

Aujourd’hui vendredi 14 novembre, un rassemblement s’est formé vers 11 heures à l’entrée de l’université Paris 8 (à Saint-Denis) contre les violences policières et l’occupation policière de Saint-Denis. Au programme dans un premier temps, diff de tracts et collages d’affiches.

Vers midi, sous une pluie battante, une grosse centaine de personnes partent en manif sauvage dans les rues du quartier. Des fumigènes sont craqués pour mettre de l’ambiance derrière une large banderole qui ouvre la voie (je ne sais plus exactement ce qu’il y avait écrit dessus, mais ça se terminait par “Solidarité de classe”).

"Contre l'Etat et ses violences - Autodéfense - Solidarité de classe"

Parmi les manifestant-e-s, un certain nombre des manifestant-e-s présent-e-s la veille, des lycéen-ne-s du 75, du 93 et du 94, des étudiant-e-s de Paris 8 et d’ailleurs, et d’autres (travailleur-euse-s, chômeur-euse-s et autres). Plus ou moins les mêmes slogans anti-flics que la veille sont repris joyeusement, avec quelques autres (par exemple “C’est pas les immigrés qu’il faut virer, c’est le capitalisme et l’État policier”).

Dans la rue de la liberté (!), la manif fait une pause devant le lycée professionnel Bartholdi et on appelle les lycéen-ne-s à nous rejoindre. Il n’y a pas grand-monde dehors (la pluie et l’heure de la cantine n’aidant pas), mais quelques lycéen-ne-s rejoignent quand même la manif avec enthousiasme.

Il y avait l’idée d’aller devant le lycée Paul Éluard faire la même chose, mais au bout de la rue de la liberté des flics nous attendaient en nombre (bacqueux et véhicules de police).
Là où (la rue de la) la liberté se termine, se trouve généralement la flicaille…

On change donc de direction et la manif prend des petites rues résidentielles, avant de parcourir une partie de la cité Allende. Enfin, retour vers la fac, en prenant l’avenue de Stalingrad. Sur le chemin, plusieurs tags sont inscrits sur des murs (“L’État tue, tue l’État”, “L’ordre ou la liberté”, etc.).

À Paris 8, on se demande quoi faire pendant un moment, et finalement tout le monde entre dans la fac en mode manif sauvage ! Les mêmes slogans anti-flics sont criés dans les bâtiments universitaires, sous les yeux impuissants des vigiles de la fac. Bonne ambiance !

Plein de tracts sont distribués aux étudiant-e-s et employé-e-s de la fac, quelques tags sont aussi inscrits sur les murs trop blancs de la fac (“Guerre sociale”, “Nique la police” et autres) mais globalement on reste assez sages : on est passé par le resto U et on n’a même pas tenté d’autoréduc ! Cela dit, on ne va pas se plaindre, ni la sécu de la fac ni les flics ne se sont ramenés pour nous faire chier (alors que tout ce raffût a duré un bon moment).

Notre rage contre la société policière est juste. La lutte continue !

Prochains rendez-vous :

- Assemblée de lutte pour Rémi, mardi 18 novembre, à 19h à la Parole errante (9 rue François Debergue, Montreuil, métro Croix-de-Chavaux)

- Rassemblement / pique-nique contre les violences policières, samedi 22 novembre à 14h, place de la Réunion (Paris XXe, métro Maraîchers ou Alexandre Dumas)

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Paris : Récit de la manif lycéenne anti-keufs du jeudi 13 novembre

À 11 heures, place de la Nation, était prévue ce jeudi 13 novembre une manifestation lycéenne dans la continuité du mouvement de révolte né après la mort de Rémi Fraisse.

La semaine dernière déjà, les lycéen-ne-s s’étaient mobilisé-e-s sur Paris et en Seine-Saint-Denis.

Place de la Nation, plusieurs centaines de personnes sont rassemblées, principalement des lycéen-ne-s, mais pas seulement. Il y a pas mal d’autres gens qui sont là en solidarité avec le mouvement lycéen, contre les violences policières ou contre la police tout court.

À l’appel du MILI et d’autres lycéen-ne-s, la manif devait se diriger vers la place de la République, mais comme le même jour était prévue une manif de flics (!) à l’initiative du syndicat de flics Alliance, un syndicat positionné très à droite… Cette manif terminant aussi place de la République, le gouvernement, les flics et la FIDL, syndicat lycéen émanant du Parti socialiste, sont tombés d’accord : la manif lycéenne ne doit pas déranger la manif de flics. De Nation, la manif lycéenne devait donc finalement se diriger vers la place d’Italie, sans passer par la place Bastille, lieu de départ de la manif des flics (à 13h).

2014-11-13_paris_sodegageDès le début de la manif, le mot a tourné que les lycéen-ne-s n’avaient pas l’intention de se laisser guider par la FIDL, malgré son service d’ordre (quelques dizaines de gros bras payés par SOS-Racisme) et les flics en civil qui surveillaient de près les manifestant-e-s.

Derrière deux banderoles de tête portées par des lycéen-ne-s non encarté-e-s (“Non à la répression et aux expulsions”, “Lycéens en colère face aux violences policières”), un camion-sono indépendant lançait des slogans enragés qui changent des trucs habituels lancés par les générations d’apprentis-politiciens qui habitent les syndicats lycéens. Là, on pouvait entendre et entonner toute une série de slogans explicites : “De Malik à Rémi, Zyed et Bouna, à bas les violences d’État”, “Flics, porcs, assassins”, “Grenades, flashballs, on n’en veut pas”, “Police nationale, milice du capital”, “Police partout, justice nulle part / justice complice”, “Un flic, une balle, justice sociale”, “Rendez-nous Yero” (Yero est un lycéen enfermé actuellement en centre de rétention), “Rémi abattu, la jeunesse est dans la rue”, “Frappons vite, frappons fort, un bon flic est un flic mort”, “1ère, 2ème, 3ème générations, nous sommes tous des ennemis de la police”, etc.

Quelques graffiti et pochoirs sont faits sur le parcours, et des gros pétards sont jetés sur le SO et sur les flics, qui paradent de part et d’autre de la manif (chacun son côté, en bonne concertation).

Au croisement du boulevard Diderot et de l’avenue Daumesnil, des lycéen-ne-s appellent à désobéir au tracé imposé par les flics : la manif tourne en direction de Bastille ! Ça part en manif sauvage, le SO panique et s’interpose violemment : gazeuses et matraques téléscopiques sont sorties, ils gazent dans le tas mais se prennent une floppée de projectiles et battent en retraite. Ça n’a rien de surprenant, mais signalons tout de même que la gauche de pouvoir est clairement du côté de l’ennemi. Le Parti socialiste, SOS-Racisme et la FIDL sont prêts à sortir les armes pour nous faire taire.

La manif continue donc en mode plus déter’, quelques fumis sont craqués, presque tout le monde est masqué, et quand on voit l’avenue bloquée par plusieurs camions de flics, la question se pose : on l’attaque, avec l’idée d’aller perturber la manif des flics, au risque de se faire coincer dans une nasse (vu le nombre important de flics présents dans le quartier), ou on continue ailleurs en manif sauvage. Ça ne traîne pas, on prend la rue Parrot, on se rapproche de la gare de Lyon et on se dirige vers le pont d’Austerlitz.

Sur le chemin, des voitures de flics se prennent des coups, notamment une qui part en trombe après s’être mangé des chaises et d’autres projectiles.

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De l’autre côté du pont d’Austerlitz, on tergiverse un peu mais pas trop, pas moyen qu’on laisse le temps aux flics de venir nous encercler ! La manif continue sur le boulevard de l’Hôpital, on sent moins d’énergie collective, mais une voiture de flics et la devanture de bureaux de la préfecture se font quand même attaquer sur le chemin. Suivie par plusieurs camions de CRS qui se trouvent assez loin derrière au milieu des voitures bloquées, la manif trace sa route vers le sud, jusqu’à la fac de Tolbiac (Paris I).

Dans la dernière rue, une barricade de poubelles est placée pour protéger nos arrières, même si à ce moment-là on n’est plus suivi que par des bacqueux et d’autres civils à pied. Pendant ce temps, les CRS sont allés protéger en nombre le centre commercial Italie 2… La sacro-sainte marchandise avant tout ! 2014-11-13_paris_italie2crsÀ Tolbiac, on entre dans la fac en mode manif, l’ambiance est joyeuse, ça discute avec les étudiant-e-s sur place (pas super réceptifs, pour la plupart) et une assemblée se met en place dans un amphi avec une centaine de personnes.

L’assemblée se déroule bien et finit par décider d’un rendez-vous pour une manif le lendemain. L’idée, c’est d’aller à Saint-Denis soutenir les lycéen-ne-s de là-bas, qui subissent une occupation policière massive depuis quelques jours. Rendez-vous à 11h ce vendredi 14 novembre, sur le parvis de l’université de Paris 8 Saint-Denis (métro Saint-Denis Université, ligne 13).

Dans la foulée, des interventions ont été faites dans les autres amphis de Tolbiac pour mobiliser les étudiant-e-s, car la lutte continue, avec rage et joie !

Publiés sur paris-luttes, 13 & 14 novembre 2014

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Ailleurs sur le territoire, les étudiants de Rennes 2, Lyon 2 et du Mirail (Toulouse) sont également entrés en lutte contre la police en votant grève et/ou blocage de leurs facs en AG.

Manif partie de Rennes 2 jeudi 13 novembre 2014

[Poissy] (Yvelines) : SPIE-Batignolles s’enflamme !

Poissy Coudraie - incendie chantier renov. urbaineMystère et consternation, hier matin, dans le quartier de la Coudraie à Poissy. Les locaux des ouvriers de la société Outarex [NdA: la société Outarex, basée à Etrechy (91), fait partie du groupe Spie Batignolles, bien connu pour construire des taules.] ont été entièrement détruits par un incendie dans la nuit de samedi à dimanche. Vers 3 h 15, l’alerte est donnée. Ces bureaux et vestiaires modulaires sont entièrement embrasés. Les pompiers, rapidement sur place, mettent fin au sinistre. « Mais rien n’a pu être sauvé à l’intérieur, précise une source proche de l’affaire. Au total, 100 m 2 de bureau sont partis en fumée. L’hypothèse criminelle semble la bonne car, durant la nuit, il n’y avait aucune activité qui aurait pu engendrer un incendie accidentel. »