Comme dans de nombreux pays du monde (Etats-Unis, Grèce, Espagne, Italie, Allemagne…), le passage à la nouvelle année est un moment saisi par des petits groupes informels pour faire du bruit contre la taule et mettre un peu de couleur dans le ciel des prisonniers qui, toute l’année, subissent la froideur des murs et la grisaille carcérale.
Région parisienne : Nouvel An à l’assaut du ciel (à défaut des prisons)
Dans la soirée du 31 décembre des feux d’artifice ont été tirés à proximité de trois lieux d’enfermement de la région parisienne.
A la maison d’arrêt de Fresnes, d’où un détenu s’était évadé avec succès la veille.
Au centre pénitentiaire de Meaux, où le dernier prisonnier du Quai de Valmy est toujours incarcéré.
Au centre de rétention de Vincennes qui enferme des personnes sans papiers.
Devant les taules les bonnes résolutions sont les mêmes chaque année : vive l’évasion, feu aux prisons, liberté pour tou-te-s !
Les cris des personnes solidaires ont globalement trouvé de l’écho à l’intérieur.
Pas besoin d’attendre le prochain nouvel an pour continuer d’apporter notre solidarité à celles et ceux qui résistent dans les geôles de l’Etat.
Retrouvons-nous dès le samedi 12 janvier à 15h, Place de l’Ile de Sein dans le 14ème pour faire savoir ce qu’on pense de la réouverture de la prison de la Santé et de l’enfermement en général !

[Publié sur indymedia nantes, vendredi 4 janvier 2019]
Marseille, France: Feux solidaires avec les prisonniers à l’occasion du passage à la nouvelle année
Dans la soirée du lundi 31 décembre, un groupe de personnes s’est rendu peu après 23h00 à la prison des Baumettes pour exprimer leur solidarité avec les prisonnier-es.
On a lancé plein de feux d’artifice , pétards et tout Baumettes a répondu avec lumières clignotantes, tapant les barreaux, et en criant et de la musique ! D’une fenêtre les femmes ont criés: « on va s’évader ! »
On est parti à en klaxonant
solidarité aux prisonniers en cavale
En espérant cette année 2019 riche en évasions, cavales et mutineries !
[Publié sur Le Laboratoire Anarchiste, 01.01.2019]


Durant le mois de décembre, les caméras de surveillance du quartier de la Petite Hollande (à proximité des Hexagones) ont été sabotées à de multiples reprises. La détermination dont on fait preuve les saboteurs nocturnes est assez remarquable: un duo, équipé d’une échelle et d’un marteau, ont entrepris leurs attaques contre ce monde de contrôle et de surveillance de la manière suivante: alors que l’un tenait l’échelle appuyée sur le mât en bas, un autre grimpait pour aller taper le globe à la masse. Mais l’Etat met les moyens pour protéger ses yeux technologiques: le poteau supportant la caméra est d’une part équipé de dents pointus juste en-dessous du globe (cf photo ci-contre), et d’autre part d’un dispositif qui se met en branle et alerte directement les flics « dès lors que des secousses anormales sont ressenties dans les mâts ». Malheureusement, cet arsenal technologique a permis à la police de les rattraper (et par ailleurs, durant une des actions visant à neutraliser les yeux de l’Etat, le tissu qui permettait au courageux de se dissimuler a par malchance glissé et dévoilé une partie de son visage).




