Pierre (agriculteur) : « Les normes n’ont pas empêché la vache folle »
Ces normes permettent surtout aux produits agricoles de traverser la planète sans mettre en péril les intérêts industriels et en rassurant faussement les consommateurs. La mise en place de normes n’a pas pu empêcher la vache folle, les algues vertes ou les lasagnes de cheval. Bien au contraire, l’industrialisation de l’agriculture s’est accompagnée de l’usage massif de produits toxiques. Il faut comprendre que ces normes, tout en mettant directement en difficulté les petites fermes, n’assurent pas du tout le développement d’une agriculture respectueuse des consommateurs et de l’environnement. Un exemple : la loi Voynet normalisant l’épandage a précipité la fin des petites fermes porcines en Bretagne et favorisé la concentration de l’élevage de porcs en de grosses exploitations, d’où une systématisation de l’élevage industriel, pourtant à l’origine des épandages massifs de lisier.
L’État n’a pas pour objectif de protéger la population contre les grandes entreprises. Ils travaillent dans le même sens. Ces dernières comptent sur l’État pour les aider à éliminer la concurrence, les plus petites fermes, et constituer des filières agro-industrielles.
Ce collectif s’est constitué hors de tout cadre syndical. Pourquoi ?
Un membre est syndiqué à la CNT-FTTE (Fédération des travailleurs de la terre et de l’environnement), les autres ne sont pas syndiqué.es. Si la FNSEA dénonce des normes, c’est toujours dans une optique libérale. Quant à la Confédération paysanne, elle fait le choix de défendre de « bonnes normes », qui favoriseraient les produits fermiers. C’est un vrai point de désaccord et selon nous une illusion. La Confédération paysanne souhaiterait aussi la mise en place d’une charte du « bon contrôle », ce qui est antinomique. Ce syndicat jouit encore d’une bonne image, celle d’un syndicat de lutte, mais se prête en fait sans difficulté au jeu de la cogestion (soutien du syndicat à la gestion administrative du secteur agricole).
repris de http://www.alternativelibertaire.org/?Interview-de-Pierre-agriculteur-Les-normes-n-ont-pas-empeche-la-vache-folle
30 juillet 2018 Sous les pavés… la terre
Rediffusion de l’émission du 20 novembre 2017
Xavier Noulhianne, Le ménage des champs, deuxième partie.
Successivement « jeune cadre à haut potentiel », JA (Jeune agriculteur), auteur de Le ménage des champs et paysan « hors-norme », Xavier est, avec sa compagne Séverine, éleveur-fromager dans les coteaux de lʼAgenais où gambadent joyeusement leurs 60 chèvres et 15 brebis. Dans les intervalles entre traite, fabrication de produits laitiers et marchés bio, nous avons échangé avec passion sur leur expérience. Xavier explique pourquoi ils ont refusé de devenir des « entrepreneurs hors-sol » au service dʼingénieurs et de techniciens chargés de transformer les éleveurs en « zootechniciens ». Il sʼintéresse à la façon dont le productivisme, après les paysans, sʼapprête à sacrifier dʼautres catégories sociales : « Lʼagriculture est un miroir dans lequel on peut observer le monde auquel on essaie de lʼadapter. Il faut réagir face à un État qui sʼest donné pour rôle de vous faire disparaître ».
Xavier Noulhianne, Le ménage des champs, Chronique dʼun éleveur au XXIe siècle aux Éditions du bout de la ville.
[reçu par mail]
Bonjour,
Voici l’invitation et l’ordre du jour des rencontres des 31 Janvier, 1,2
et 3 Février.
A bientôt
4ÈMES RENCONTRES NATIONALES DES AGRICULTRICES ET AGRICULTEURS CONTRE
LES NORMES À MONTENEUF (MORBIHAN), SALLE DU CHAPERON ROUGE (SORTIE DU
BOURG DIRECTION PORCARO)
En amont des rencontres :
– JEUDI 31 JANVIER À PARTIR DE 17H ET VENDREDI 1ER FÉVRIER AU MATIN :
discussion de fond sur les tenants et aboutissants de nos activités
afin de préparer une discussion en assemblée le samedi après-midi.
Cette discussion aura lieu chez Aude et Yannick à La Ballue 56910
Carentoir (pour ce moment précis prévenez de votre venue par mail à
« lepaysanimpossible@yahoo.fr) ».
LES RENCONTRES :
– VENDREDI 1ER FÉVRIER À PARTIR DE 18H ET SAMEDI MATIN : Adoption de
l’ordre du jour, répartition des rôles pour les trois jours (prise de
notes pour compte rendu, animation des prises de paroles, travail de
synthèse des discussions, etc.) et discussions à partir de
présentations préparées au préalable.
. Abattage à la ferme
. Mise aux normes des fromageries
. Peste porcine et mise aux normes sanitaires des élevages de porc
. Opposition au puçage des ruminants et stratégies de contournement de
la réglementation
. Quelles possibilités pour lancer des marchés
hors-normes/hors-contrôles ?
– SAMEDI DE 14H À 18H : Discussions de fond sur nos combats à partir
du travail de la veille
– SAMEDI 18H : présentation publique du collectif hors-contrôle du
Morbihan
– SAMEDI 19H30 : repas ouvert au public (réservation conseillée au
07.58.34.21.40)
– SAMEDI 21H : soirée concert et fest-noz (les bénéfices du repas et
de la soirée alimenteront une caisse de soutien)
– DIMANCHE DE 9H30 À 13H :
. Retour sur le soutien à Gabriel Dufils (Eure)
. L’action au forum international de la robotique agricole et ses suites
éventuelles
. Projet de publier un livre de récits-analyses à partir des histoires
rencontrées depuis l’assassinat de Jérôme Laronze
. Quelles pistes privilégiées pour les mois à venir ?
. Point sur l’organisation des collectifs
– DIMANCHE APRÈS 13H : nettoyage des lieux
Aspects pratiques :
– Hormis le repas du samedi soir organisé localement, chacun.e est
convié.e à apporter de quoi assurer les autres repas sans avoir
besoin de passer trop de temps aux fourneaux.
– Pour le couchage il faut prévoir des duvets et de préférence des
matelas pour celles et ceux qui ont de la place dans les véhicules.
– Prévenez de votre venue soit par mail (horscontrole@riseup.net), soit
par téléphone (07.58.34.21.40), notamment pour organiser les
couchages.
Pour contacter le collectif : hors.norme@riseup.net
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Mercredi 16 janvier à l’aube, quatre personnes ont été interpellées puis placées en garde à vue pour l’attaque de la caserne de gendarmerie durant l’acte 8, samedi 5 janvier, lors de laquelle les grilles d’enceinte de la caserne ont été arrachées sur plusieurs dizaines de mètres peu après 15h. Les quatre hommes, âgés de moins de 30 ans, sont soupçonnés d’être entrés dans l’enceinte de la caserne. Des faits de violences aggravées et pénétration dans une enceinte militaire leur sont reprochés. D’autres interpellations sont prévues jeudi 17 janvier, dans le cadre de cette affaire. » (

Avant même l’acte 9, on apprend par les autorités locales que les émeutes rituelles du samedi après-midi ont fait plus de 2,6 millions euros de dégâts. Entre la propriété de l’Etats (poubelles, chaussée, abribus, mobilier urbain…), les agences intérimaires/bancaires/immobilières et les commerces divers (fringues de luxe, supermarchés), la municipalité ne tient pas la cadence, tandis que les services de nettoyage et les vitriers sont surchargés: « Chaque dimanche et début de semaine depuis le début des manifestations des Gilets Jaunes, les vitriers sont appelés en urgence a propripar les commerçants de Toulouse. Des vitriers qui ne changent plus les vitrines désormais.« On attend maintenant que l’orage passe. » Ils sécurisent donc les commerces avec des panneaux de bois et remettront du verre sécurisé quand les manifestations seront vraiment terminées. Toutes les entreprises contactées cherchent des intérimaires pour les renforcer. Samir Bouzid qui a cette semaine cinq chantiers rien que dans le secteur Lazare-Carnot emploie en ce moment dix personnes supplémentaires. Jacky Golbery qui dirige l’entreprise toulousaine Artisan 31 a lui beaucoup de mal à trouver des intérimaires. » […] Ce patron confie ses soucis au journaliste: « On ne peut pas laisser les employés travailler dans le froid comme ici dans la boutique du Club Med. » « Mais les portes de la boutique de l’agence de voyage ne vont pas arriver toute de suite : « c’est du sur-mesure », explique l’artisan. La pénurie est telle que les vitriers ne sont plus les seuls à intervenir. Des plaquistes viennent sécuriser les vitrines en attendant qu’on les change. Des artisans disponibles qui viennent parfois de très loin. Raoul Batista est un plaquiste basée à Montauban. Il a employé deux intérimaires supplémentaires pour répondre à plusieurs chantiers toulousains. Une surcharge d’activité qui évidemment est bonne pour l’économie de ces artisans. La vitrine du petit Crédit Mutuel boulevard Carnot, c’est par exemple un devis de 15.000 euros environ. Mais autres difficultés pour les vitriers, ils sont payés le plus souvent par les assurances qui mettent un peu de temps avant de régler les factures. » (
46 personnes ont été arrêtées par 160 gendarmes mardi matin (8 janvier) dans l’Hérault, lors d’une vaste opération dans le cadre de l’enquête sur l’incendie mi-décembre d’un local de Vinci autoroutes au péage d’Agde-Bessan, sur l’A9. résultat des courses : 23 personnes ont été mises en examen, avec 11 en détention provisoire et 12 autres sous contrôle judiciaire.
Une dizaine de personnes, « proches du mouvement des gilets jaunes », ont été placées en garde à vue mardi 15 janvier dans le Gard dans l’enquête sur l’incendie d’un centre des finances publiques le 1er janvier à Nîmes, a appris l’AFP de source proche de l’enquête. Le 1 janvier, vers 02H30 du matin, des pneus avaient été enflammés devant le bâtiment des finances publiques de Nîmes occasionnant des dégâts chiffrés depuis à près de 80.000 euros. Près de 30 personnes avaient été aperçues devant le centre des impôts juste avant l’incendie et pendant que la façade du bâtiment brûlait.








En août 2018, un dispositif de surveillance est retrouvé dans le squat Awhanee à Grenoble, peu de temps après une perquisition du lieu par les flics. Cet exemple était déjà présent dans



