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Gardanne(13120)Le 5 /02/2017 très forte mobilisation contre la centrale Biomasse à Bois( E.on)

france bleu provence

Des associations, des élus et des habitants dénoncent un procédé faussement écologique - Radio France
Dimanche 5 février des centaines   de manifestant.es sous la pluie
 et aussi ce compte rendu
 – Lors du forum de fin de manifestation devant les dépôts de bois  prêts  pour des essais   de la centrale à charbon transformée en centrale biomasse à bois.. il y a eu plusieurs prise de parole dont une  venu de la coordination Center Parcs : ni ici , ni ailleurs
 voici le texte de l’intervention:
La   coordination  Center Parcs : ni ici , ni ailleurs, c’est le regroupement  de plusieurs associations, collectifs et individus s’opposant  aux projets  de construction  de Center Parcs , où qu’ils soient .
Nous rejetons Center Parcs  et le monde capitaliste qui l’a rendu possible, notamment avec la privatisation de la nature, la marchandisation de nos vies, etc.
Dans cette optique  nécessaire  et légitime  de nous opposer  à toutes  les manifestations mortifères du monde industriel.
La vie n’est pas à vendre,  et c’est pourquoi nous luttons!
ce texte en PDF prêt à diffuser
 Et aussi ce dossier: Halte à la biomascarade
l’engouement  pour le bois – énergie industriel  est une menace  pour l’environnement  et nos forêts
Non! aux mégacentrales  d’EE.on et d’Inova

https://sosforetdusud.files.wordpress.com/2014/11/dossier-gardanne-fc3a9vrier-2015-leger-def.pdf

et  aussi  pour discuter entre   amis voici  le dossier Halte à la biomascarade en pdf là

Ni ici ni à Bure.. En résistance contre la « gestion des déchets ».

Note: l’apéro  de soutien à la lutte en cours c’est  le mercredi 8 février à partir de  19h , qu’on se le dise

« On se retrouve au cours  d’un apéro à partir 19h autour d’une présentation de la lutte contre un  projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure. Depuis plusieurs mois, le bois Lejuc est occupé pour empêcher les travaux préparatoires que veut mener l’ANDRA. Sur place, les gens s’organisent ensemble pour habiter la forêt. En réponse à la menace d’expulsion, un appel à actions sur place comme ailleurs a été lancé entre le 14 et le 18 février. Il y a aussi  le samedi 18,  un appel à manif à Bure . Plus d’infos sur vmc.camp

Ci-dessous leur appel :

à retrouver aussi sur zad.nadir

on retrouve l’appel sur indymedia grenoble

c’est au  laboratoire c’est au 8 place St jean ( celle du marché couvert) ,

Benjamin Péret, surréaliste et révolutionnaire

note: Benjamin Péret a  fait parti largement   des fragments de cette  soirée, des dérives psycho géographique ,   du  3 février,


voici

 la Lettre à André Breton

11 août 1936

Mon très cher André ,

Si tu voyais Barcelone telle qu’elle est aujourd’hui, émaillée de barricades, décorée d’églises incendiées dont il ne reste plus que les quatre murs, tu serais comme moi, tu exulterais. D’ailleurs dès qu’on a passé la frontière ça commence. La première maison qu’on voit en territoire espagnol, une grande villa entourée d’un parc a été saisie par le Comité ouvrier de Puigcerda. Dans ce village en arrivant on entend un bruit de tonnerre. C’est une église que les ouvriers, non contents de l’avoir incendiée, jettent à bas avec une rage et une joie qui fait plaisir à voir. Des églises incendiées ou privées de leurs cloches, on ne voit que ça en Catalogne, tout le long de l’affreux petit tortillard que j’avais emprunté pour aller de Puigcerda à Barcelone et qui m’a paru une promenade féerique. A Barcelone, plus de police. La garde rouge circule dans les autos réquisitionnées par la F.A.I., le P.O.U.M. et [le] P.S.U.C. Et il ne fait pas bon ne pas être en règle car c’est la cave où le délinquant est aussitôt fusillé sans autre forme de procès. Les anarchistes sont pratiquement les maîtres de la Catalogne et la seule force qu’ils aient en face d’eux est le P.O.U.M. Le rapport entre eux et nous est de 3 à 1 ce qui n’est pas excessif et dans les circonstances actuelles peut facilement changer. Nous avons 15.000 hommes armés et ils en ont 40 à 50.000. Les communistes qui ont fusionné avec trois ou quatre petits partis sont une force négligeable. Dans leur journal, ils ont déclaré vendredi qu’il ne s’agissait pas de la révolution prolétarienne mais de soutenir la république et que quiconque tenterait de faire la révolution les trouverait avec leurs milices en face de lui. Ils annoncent donc leur intention de saboter la révolution, mais je ne crois pas qu’ils en aient le pouvoir.

Les nouvelles du front sont excellentes. En outre 30 avions sont arrivés hier et l’on attend des tanks. Alors ce sera l’attaque définitive de Saragosse qui d’après les spécialistes doit tomber en 48 heures.

Je tâcherai de t’écrire plus longuement ces jours-ci. Le courrier aérien part tout à l’heure.
Amitiés à tous et excuse-moi auprès des amis de ne pas écrire mais je n’en ai guère le temps. Je dois partir au front ces jours-ci en mission politique.

Benjamin.

Benjamin Péret, surréaliste et révolutionnaire

pour continuer à lire autour de Benjamin Péret on propose de   lire   ce site

La lutte contre les OGM et leur monde

 copié du renversé et augmenté

Quand on perturbe un congrès scientifique sur la sélection végétale, là où d’habitude les scientifiques travaillent dans la plus pure tranquillité, intimité, sans remous ni réelle remise en question, les réactions sont violentes et la répression frappe fort. Deux personnes en font aujourd’hui les frais…

Des fumiers à l’EPFZ, en veux-tu en voilà

Le congrès scientifique sur la sélection végétale de « l’Association Européenne pour l’Amélioration des Plantes » EUCARPIA, organisé en août 2016 à l’EPFZ (Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich) par Agroscope (centre de compétence suisse pour la recherche agricole), était sponsorisé notamment par Syngenta. Une preuve parmi tant d’autres que ce genre d’institutions publiques travaillent main dans la main avec des multinationales de l’agrobusiness qui méprisent la vie.

Syngenta, l’un des leaders mondiaux des semences et de la chimie, tout comme Monsanto, est responsable de millions de morts partout sur la planète, causés par l’accaparement mondial des terres ou par l’empoisonnement massif des populations. Elle défend le brevetage des semences et les OGM qui sont toujours associés à une inflation de poisons pour éradiquer les plantes, champignons, et animaux indésirés. Elle travaille intensément à faire interdire la multiplication, l’échange et le don de semences qui sont d’usage depuis des millénaires. Sous la pression des politiques semencières et des traités commerciaux internationaux, seules les semences brevetées des multinationales sont alors autorisées, et la petite paysannerie se retrouve forcée de les acheter. Et évidemment, ces nouvelles plantes ’OGM’ high-tech ne produisent (parfois le temps d’une seule génération avant de devenir stériles) que si elles sont associées à l’épandage massif d’intrants chimiques, pesticides, insecticides et autres fongicides… vendus par ces mêmes multinationales. C’est un modèle industriel qui pousse au développement de clones végétaux, à la recherche de l’uniformité, de la standardisation. A la privatisation et au contrôle du vivant par une poignée de technocrates et d’industriels. Pour imposer leurs monocultures, ces géants de l’agro-industrie, appuyés par les gouvernements des pays producteurs exploités, soutiennent par ailleurs les groupes paramilitaires qui assassinent des paysanNEs et des militantEs qui résistent à la destruction de leurs cultures, aux expulsions et aux expropriations, à la pollution de l’eau et de l’air. Jour après jour, ces paysanNEs luttent pour rester sur leurs terres, préserver leur autonomie et ne pas finir dans les bidonvilles des grandes métropoles. La politique semencière de l’agro-industrie, qu’elle soit conventionnelle ou bio, n’est ainsi qu’un prolongement de l’impérialisme et du capitalisme mondialisé.

Ces groupes s’appuient sur la recherche publique pour développer leurs produits, mais aussi, pour s’offrir une légitimité. La fabrique de la mort en bouteille (-cides) ne pourrait prétendre s’appeler « science de la vie », « développement durable » ou « progrès », si les scientifiques n’y participaient pas en s’autoproclamant « sauveurs de l’humanité », ou plus humblement « éradicateurs de la faim dans le monde ». Au cas où on ne l’avait pas compris, sombres profanes que nous sommes, leur recherche est « fondamentale », « neutre » et « objective ». Et qu’on ne s’y méprenne pas, elle n’y est pour rien si les grandes entreprises y trouvent exactement de quoi maximiser leurs intérêts et renforcer leur compétitivité sur le marché. C’est sans doute cette neutralité qui fonde « le lien, que se veut être Eucarpia, entre la recherche et les entreprises », et c’est sûrement un hasard si une conférence était intitulée « refining the green gold of genetic ressource ». Ils ne nous le diront jamais assez, c’est une science « désintéressée », « au service de tous et toutes », qui fait le lien entre l’ADN des plantes et une raffinerie de pétrole. C’est aussi grâce à cette propagande que le conseil fédéral peut prolonger d’une main le moratoire sur le génie génétique, et de l’autre investir des sommes énormes dans le programme de recherche PNR 59 visant à briser les résistances, et négocier au plan international le traité de libre-échange qui permettra l’instauration des OGMs en Europe. Chimères.

« The Art of bringing Science to Life », c’est comme ça que le congrès EUCARPIA qualifie son rapport à la science, non sans une pointe de cynisme. Puisqu’ils se penchent sur nos vies, il est temps de se débarrasser de leur science. Dans l’auditoire où avait lieu la conférence « Génomique et bio-informatique », un groupe de personnes s’est invité à la fête, avec un autre message et quelques engrais naturels en guise de dessert. PEASANTS SHIT ON TECHNOSCIENCE. Du fumier et des liquides nauséabonds pour chauffer l’ambiance et la moquette. Une banderole a été déployée, des graffitis à peine commencés, mais la conférence a été interrompue et déplacée à cause de la puanteur. Quand on les chatouille, si rationnels et généreux qu’ils voudraient paraître, les chercheurs perdent leur sang-froid. Leurs réactions ont été violentes physiquement, et les insultes ont fusé, comme ce prof en (neuro)sciences de l’alimentation et de la nutrition qui écrit sur son tweet « Animaux ! Il devraient tous être alignés et décapités. De tels idiots devraient être éliminés du pool génétique… au plus vite. » Quoi de plus parlant pour comprendre quelle vision eugéniste motive ces chercheurs ? Comment ils envisagent la vie animale et/ou humaine, l’étude de la vie, les objectifs visés, et leur propre rôle dans tout ça ? Qu’est-ce qui pue vraiment ?

Au vu de la répression, il semble que les enjeux sont gros. Deux personnes ont été embarquées par la police en ville un peu plus tard, elles n’ont pu ressortir qu’après plus de deux semaines de détention préventive. L’une d’entre elles a été condamnée à une peine avec sursis pour violation de domicile, dommage à la propriété, et tentative de lésion corporelle. L’autre attend toujours la décision de justice. Il y en a déjà pour environ 5000 chf de frais de justice et police. L’EPFZ menace encore de leur faire payer les dommages à la propriété.

De grosses sommes d’argent reposent sur les épaules de ces deux compagnons, si vous voulez les soutenir vous pouvez envoyer de l’argent sur le compte CCP 85-553078-1, Antirep Bern, Case postale 2038, 3001 Bern, avec le motif de versement “GMO”.

Le meilleur soutien… c’est que la lutte continue ! Kicking their Science out of our Lives !


Documents joints

Rappel : marche à Gardanne dimanche 5 février (mise à jour)

note: si jamais ,  celles et ceux qui ne supportent plus  du tout …  Passez nous  voir et boire  au laboratoire  vendredi 3 février, à l’apéro autour de 19h.. On pourra discuter peut être de l’initiative du 5 février contre E.on et son monde ,  pour le recours aux forêts  et le présent des communes, organisons nous.. Et toujours pour nous  à dimanche

voici le texte de l’affiche après une  correction de l’orthographe du texte  recopié de l’affiche originale

 

 

L’éco- déforestation qui vient

«  la déforestation » du Testet ne s’est pas tant faite à coups de tronçonneuses qu’avec d’énormes machines ( abatteuses et broyeuses ) transforment instantanément la forêt en lit de copeaux . C’est plus rapide et plus rentables mais il importe de souligner que ces nouvelles méthodes sont intimement liées au développement de nouvelles technologies de « chauffage écologique »

Depuis quelques années , de nouveaux poêles à « biomasse  » apparaissent alimentés automatiquement à l’aide de granulés ou de plaquettes de broyat de bois. Pratique pour celles et ceux qui n’ont pas envie d’alimenter leur poêle toutes les deux heures, et, quand on connaît les nuisances liées à l’énergie nucléaire et à la pétrochimie, apparemment plus écologique. Mais en réalité, le passage de la bûche au granulé, de l’alimentation manuelle à celle automatique, transforme le bois en combustible aussi fluide que le mazout. Et cette automatisation en aval de la filière «  bois de chauffe » implique son industrialisation en amont: plus besoin d’abattre les arbres à la main, il suffit de les broyer à la machine . Seulement il faut pour cela des parcelles suffisamment vastes. De même que l’industrialisation de l’agriculture a supposé le remembrement des champs, il faut aujourd’hui « remembrer» les forêt françaises, pour en industrialiser l’exploitation – et nos décideurs s’en chargent. Encore une fois, le recours à de nouvelles techniques ne fait que l’aggraver . Et tout cela permet l’essor de nouvelles filières industrielles pour que le capital prospère à l’infini . Amis des forêts , gare aux poêles à granulé. »

Tout es dit : derrière chaque sortilège de productivité accrue et de  »facilité  » pour les consommateurs procèdent conjointement la réduction du vivant à choses manipulables et celles des territoires à n’être que support pour fonctionnalités: au final, nous mêmes devant nous abstraire de nos vies , de leur impulsions communautaires , pour en être soulagés et cantonnés à une personnalités juridique ( et ses codes  »perso  » d’accès à tout) isolée et inquiéte.

La revue Bogues ( trois numéros  »papier » déjà parus, et par ailleurs bogues. fr) est élaborée dans les Cévennes ; elle a pris parti contre la conversion du monde de la forêt en une ressource de  »biomasse » et elle participe à la remise en cause plus vaste des rapports entre les humains et entre les humains et la nature . Hors de cela, il lui semble que le piège contenu dans la médiation technologique ( nucléaire, numérique, biotechnologie….) risque de se refermer.

texte en lien prêt à diffuser ici

 

 


Bonjour,

 

Vous trouverez en lien le texte d’une affiche qui résume assez bien à quoi nous pouvons nous attendre lorsqu’on nous parle aujourd’hui de transition énergétique ou de reconversion écologique sans sortir du capitalisme et de ses moyens de production  industrielle :

 

https://lelaboratoireanarchiste.noblogs.org/post/2017/01/26/leco-deforestation-qui-vient/

 

 

Rendez-vous dimanche 5 février 2017 à 10h 30 devant la mairie de Gardanne pour une marche contre le pillage des forêts au nom de la transition énergétique.

 

Merci de faire suivre,

 

Henri

Espagne] Nouvelle opération répressive contre Gabriel Pombo da Silva et sa compagne Elisa di Bernardo

spagne : Opération répressive contre Gabriel et Elisa

Attention à celui ou celle que tu appelles compagnon.ne

Mardi 24 janvier, à Mos, périphérie de Vigo, une foule de 60 flics, entre Guardia Civil et RG, a perquisitionné (et presque détruit) la maison où vivent, depuis quelques mois, Gabriel Pombo da Silva et sa compagne, la compagnonne anarchiste Elisa di Bernardo. A l’aube, les deux ont été réveillé.e.s, menotté.e.s et séparé.e.s. L’objectif des flics : trouver des armes et du matériel explosif ! Leur recherche a duré presque 8 heures et, même avec tous les moyens employés (chiens renifleurs et radars dernier cri), n’a abouti à rien… Parmi les choses réquisitionnées il y a l’habituel matériel anarchiste « intéressant », des appareils photo, des cartes de différents villes, quelques câbles et des portables qui marchent à peine.

Tandis qu’Elisa, malgré la menace répétée d’être mise en état d’arrestation si elle ne fournissait pas des informations sur la cachette tant désirée, est restée libre, Gabriel a fini en garde-à-vue avec l’accusation de « possession illégale et trafic d’armes et explosifs et association de malfaiteurs ». Pendant les 24 heures de GAV (en effet il a été libéré le lendemain), les faits ont été amèrement reconstruits.

Il y a trois mois environ, les deux compagnon.ne.s connaissent une soi-disante compagnonne anarchiste qui, pendant les rares occasions de rencontre, leur « confesse » ses problèmes avec la drogue et un régime de contrôle judiciaire qu’elle serait en train d’expier à cause d’une arrestation de 2013, accusée d’être l’auteur d’une attaque au cocktail Molotov contre une institution de Vigo.

Très généreusement, Gabriel et Elisa répondent à la demande d’aide de la « compagnonne » et, en début d’année, l’accueillent pendant une semaine, pour l’accompagner lors du pire moment de son parcours de désintoxication. Après une pareille période brève, la fille rentre chez elle… pour réapparaître en tant que balance (de fausses informations) la veille de cette opération policière, appelée « Opération Buyo ».

Si nous n’avions pas reçu des informations fiables sur le fait qu’elle a également balancé d’autres personnes lors de son arrestation précédente, nous nous limiterions à la considérer une « victime du système ». Mais ce n’est pas le cas. Maria, voilà son prénom, est maintenant en prison avec la même accusation que Gabriel, espérant peut-être que le fait d’être la fille d’un haut officier de l’armée puisse l’aider à éviter le pire, étant donné que chez elle les flics ont trouvé un vrai arsenal. En effet, en 2013, malgré l’accusation de terrorisme, sa condamnation a été considérablement baissée (de 11 à 2 ans! ) et enfin modifiée en contrôle judiciaire : en tout, elle est restée en taule seulement quelques mois.  Avec toute la haine possible envers le système répressif, le système carcéral et le pouvoir judiciaire, c’est inévitable de se demander depuis quand quelqu’un qui se dit anarchiste a droit à un tel traitement. Que chacun tire ses conclusions.

Gabriel reste pour l’instant sous contrôle judiciaire [situation dans laquelle il est depuis sa sortie de taule, en juin 2016; NdT] et sous enquête pour cette affaire, et il commente ainsi cette énième opération répressive :

« Dedans comme dehors » on respire cet aire hautain de réaction à l’encontre de celles et ceux qui ne se résignent pas. On peut voir que les flics de toute sorte et de toute couleur ont besoin d’ »additifs et colorants » pour édulcorer toute la réalité qui leur est « peu confortable ».

« Des journalistes » plus intéressés à vendre leur merde imprimée qu’à vérifier la véridicité de ce qu’ils publient.

« Une police » plus intéressée à organiser des coups montés qu’à démontrer ses hypothèses.

Ce qui est vraiment « surprenant » (ou pas), c’est que depuis qu’il m’ont lâché (sans tenir compte de ce que veut dire cette énième affaire), j’ai eu plus d’ »attention » de la part du « Pouvoir judiciaire » que de la part du soi-disant « mouvement libertaire ».

Depuis 2012, il y a déjà eu trois opérations de police qui m’ont visées (Ardire, Scripta manent [en Italie – Gabriel est sous enquête dans les deux cas, Elisa dans l’opération Ardire, suite à laquelle elle a fait plusieurs mois de détention préventive; NdT] et la « locale » Opération Buyo).

En italien, « buio » signifie « obscure » et oui, toute cette opération est obscure, dans laquelle une meuf (au passé obscur) nous approche avec la prétention d’être une « compagnonne » pour ensuite vouloir m’abattre. Ceux et celles qui voudraient des infos sur cette personne peuvent lire les liens ci-dessous [Voir en fin d’article, NdCNE]

et ils/elle pourront se faire une idée. Je ne suis ni un juge ni un Proc’.

Par rapport aux bobards sur le « camp d’entraînement », sur le « noyau terroriste », sur la « possession d’armes » et leur trafic, beh, je crois que les faits les démentent. Je comprends toutefois que dans cette société aliénée et dans ce système pourri on préfère parler/mentir au sujet des raisons profondes de la misère plutôt que de regarder son nombril.

Je suis toujours debout. Je continue avec ma ligne anarchiste en dépit de tout et de tout le monde. L’Ateneo Agustin Rueda, que je veux ouvrir dans la maison de mes parents, à la campagne ici à Mos, ils ne pourront pas l’arrêter avec des manœuvres de ce type. Lors de cette perquiz à mon domicile, ils ont emporté : 5 choux d’hiver, des livres et des revues anarchistes.

C’est évident que si les flics m’avaient trouvé même un simple canif, Gabriel Pombo serait maintenant en train d’écrire des « communiqués » depuis une cellule – et pas en liberté.

A ceux et celles qui continuent de me soutenir et de me montrer leur amour inconditionnel : je suis là !

A ceux et celles qui continuent à vouloir m’assassiner : je suis là !

Jamais vaincu.e.s !

Jamais repenti.e.s !

Pour l’Anarchie et la fin de la domination !

Gabriel Pombo da Silva

29 janvier 2017

Traduit  par le Chat Noir Émeutier de l’italien  informa-azione [cf les liens mentionnés ci-dessus]

lien vers Croce Nera Anarchista avec plus de directions

Montlaur-en-Diois ( Drôme): Une ferme bientôt expulsée

lu  sur https://fr.squat.net

https://fr.squat.net/uploads/2017/01/haute_viere_001-600x203.jpg

Haute-Vière est habitée depuis février 2014 par une personne, avec la bienveillance et le soutien de son propriétaire, agriculteur à la retraite. Une jolie relation se tisse.

Cette première personne est bientôt rejointe par sept autres qui créent le collectif et l’association T’air Libre, afin d’organiser sur les lieux (les bâtiments et les soixante hectares adjacents) un centre agricole et culturel.

L’association met en œuvre des pratiques antispécistes, féministes, anti-âgistes, et de tous types d’autonomisation.


Parmi les activités et possibilités offertes par le lieu :

  • accueil de stages de clowns, d’une troupe de théâtre,
  • mais aussi de gens en difficulté, ou simplement de passage,
  • une zone de gratuité,
  • du maraîchage,
  • de la pension contre service pour des chevaux et des ânes,
  • des projections,
  • une conférence gesticulée,

À l’automne 2015, les enfants du propriétaire ont voulu récupérer les lieux afin d’en récolter une très jolie plus-value. Manque de chance pour eux : papa avait signé un bail rural avec l’association pour l’occupation de la maison et des soixante hectares de terrain.

Pour ceci, il leur faudra mettre papa sous tutelle, afin de mieux lui imposer la maison de retraite puis l’EHPAD (Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes), opération qui leur permettra de porter plainte contre la première occupante pour abus de faiblesse, et contre l’association pour faire casser le bail.

Papa en mourra dans l’année suivante.

Les habitants ayant perdu leur procès, voici l’association, composée d’anciens squatteurs acceptant un cadre légal redevenir une assemblée de méchants occupants sans droit ni titre.

Un commandement de quitter les lieux a été ordonné pour le 29 janvier, malgré la trêve hivernale et leur statut de locataire

Ce matin, 30 janvier dès huit heures, les propriétaires ont une fois de plus débarqué sur les lieux, menaçant les occupants, armés de couteaux et de bâtons, avant de repartir. L’huissière est arrivée deux heures plus tard pour constater que les lieux étaient toujours occupés avant de faire appel à la force publique.

Les habitants de la maison et l’association vous invitent donc à venir passer du temps, une soirée, une nuit, une semaine ou plus sur affinité afin de les soutenir, de profiter des lieux une dernière fois avant la fin de l’hiver, de les aider à déménager, ou même profiter de la zone de gratuité.

Louvain, Belgique: Solidarité avec les accusé-es du braquage d’Aachen

A Louvain (Belgique), dans la nuit glaciale du 17 janvier 2017, 50 parcmètres ont été recouverts de peinture et les serrures de plusieurs banques ont été engluées. Sur l’une des agences bancaires (et à plusieurs endroits de la ville), la phrase « Solidarité avec les accusés à Aachen! (A) » a été taguée.

Un petit geste de résistance… pour montrer que les personnes accusées ne sont pas seules !

Contre les banques et leur monde !

traduction le Chat Noir Émeutier de  contra info

Calais: le retour des réfugiés

 Note des individus associé-e-s  :Dans la Drôme un constat relaté  ici, pourtant  des réunions d’information sont prévues, l’une mardi 31 janvier à partir de 18h30 La soirée aura lieu au pôle universitaire Latour Maubourg,  87avenue de Romans à Valence

Paris (AFP) -27 janvier 2017

Trois mois après le démantèlement de la « Jungle », les migrants commencent à revenir vers Calais, à la grande inquiétude des associations qui seront reçues lundi par les ministres de l’Intérieur et du Logement, Bruno Le Roux et Emmanuelle Cosse.

« La population s’est remise à augmenter depuis le 1er janvier », assure Jean-Claude Lenoir de l’association Salam, selon qui ce ne sont « pas des chiffres faramineux, on rencontre entre 150 et 200 personnes par jour ». Mais « ils dorment sous les ponts, dans les buissons… Par -9 degrés ressentis, c’est un scandale et une catastrophe », estime cette figure de l’aide aux migrants dans le Calaisis. « Il est temps que le gouvernement fasse quelque chose! »

Une réunion — la première depuis le démantèlement fin octobre du vaste bidonville avec la mise à l’abri de plus de 7.000 personnes — est organisée lundi 30 /01 au ministère du Logement, sous la houlette d’Emmanuelle Cosse et de Bruno Le Roux, à laquelle ont été invités les principales associations de terrain mais aussi des représentants du logement social, du Haut Commissariat de l’ONU aux réfugiés…

Au programme selon l’invitation: situation dans le Calaisis, Centres d’accueil et d’orientation (CAO), examen des dispositifs « nécessaires et spécifiques » dans les Hauts-de-France.

« Cela fait des mois qu’on n’a pas eu de réunion, on va devoir aborder un grand nombre de points qu’il aurait fallu traiter au fil de l’eau », soupire Frédéric Amiel d’Emmaüs.

L’accueil sur place figure en haut de l’agenda des associations, qui comptent rappeler la promesse de créer « des dispositifs de prise en charge des migrants qui reviendraient à Calais », prononcée début novembre par Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur.

Sur ce dernier point, « il est aberrant d’avoir fait l’impasse sur le dispositif d’accueil d’urgence », estime M. Lenoir.

« On attend toujours. Il n’y a rien. Les réunions qu’on a pu avoir avec la préfète et le sous-préfet nous laissent craindre qu’il n’est rien prévu de faire pour loger les migrants à Calais », s’inquiète Christian Salomé de l’Auberge des migrants.

– « point de fixation » –

Du côté de la préfecture, on souligne que les services de l’Etat « n’ont pas constaté la création de nouveaux camps ou de squats dans le Calaisis » et « restent vigilants » pour lutter contre les passeurs.

Les associations attendent également lundi pour en savoir plus sur le rapport commandé par les pouvoirs publics à deux médiateurs, Jean Aribaud et Jérôme Vignon, et dont les premières recommandations en juin 2015 avaient largement inspiré l’action publique sur la « Lande ».

Le gros morceau, pour elles, est d’avancer sur l’accueil à Calais. « Il y a des conteneurs encore sur place, on peut redémarrer en très peu de temps« , souligne M. Salomé.

A la Cimade, on fait valoir qu' »il n’est déjà plus possible de demander l’asile dans le Pas-de-Calais, depuis la fermeture du guichet unique » à Calais.

M. Lenoir évoque pour sa part un dispositif par sas successifs, avec un centre d’urgence de 150 à 200 places à Calais, des structures temporaires plus éloignées, et enfin les CAO. Et « il faut recruter des travailleurs sociaux » pour organiser des maraudes, dit-il.

Une demande sans doute difficile à faire passer. « Si on rouvre, on crée un point de fixation », tranche un bon connaisseur du dossier.

Bernard Cazeneuve, aujourd’hui Premier ministre, l’avait martelé en novembre: le démantèlement est « définitif », l’intention était d' »éviter toute réinstallation de campement ou de squat ».

« On comprend les raisons politiques mais la nécessité humanitaire est de mettre les gens à l’abri », souligne M. Amiel d’Emmaüs, pour qui « la réalité, c’est que les gens continuent à vouloir passer en Grande-Bretagne ».

Au-delà de Calais, les associations s’inquiètent de l’avenir des CAO dont « on ne sait pas ce qu’ils vont devenir », note M. Amiel. « On espère des propositions lundi. »

Autre sujets d’inquiétude, la situation à Vintimille, les mineurs, tentés de revenir vers Calais, ou encore le sort des migrants dans les CAO, au regard de la promesse faite par Bernard Cazeneuve de ne pas expulser de force ceux qui ont laissé leurs empreintes ailleurs en Europe.

Drôme.. Le numérique imposé dans les collèges, malgré la résistance de certains professeurs

Dauphiné libéré  du  22 janvier

« L’annonce officielle en a été faites : les travaux de câblage en fibre optique des collèges de la drome viennent de démarrer . La première tranche ouverte jusqu’à la mi juin 2017 concernant six établissements la zone centre : valence ( Paul Valéry et jean zay) , bourg les valence (gérard -Gaud), Crest ( Revez- Long ) Portes les valence ( jean Macé), Chabeuil ( marc seignobos ), Romans ( Etienne – jean – Lapassat) et Bourg de péage (jean Monnet), Suivront , sur une durée totale d’un an et demi et toujours par tranche de six établissement les zones Nord et sud, permet d’équiper 25 des 36 collèges drômois ( hors des collèges en cité scolaire et les collèges privés) …. Ce programme des travaux s’inscrit dans le cadre du  »collège numérique…Le département  se charge d’équiper  les collégiens en matériel. A l’heure  actuelle , 3500 postes informatiques ont été déployés dans 30 collèges ( bientôt 31  avec l’ouverture  de ceuli de Beaumont les valence) Soit un ordinateur pour 4, 5 élèves Il y a désormais  moins de salle informatiques fixes  et plus d’usage s mobiles , d’où la distribution  de 1800 tablettes numérique, 1000 mallettes  réparties  dans 24 collèges  et 800 tablettes individuelles  ( financé à 50% par l’État) distribuées aux élèves de cinquième . Aa celà  s’ajoute 1000 vidéoprojecteurs , 16 imprimantes 3D, une centaine  de serveurs et la connexion Wifi  »

Nous avons relayé l’appel de Beauchastel: il semblerait que les lecteurs du blog ont des difficultés à lire l les passages en brillance.  et aussi pour que cet appel circule le plus largement possible  pour que la résistance ne se limite pas  aux professeurs et aux parentsPour cela

On publie le texte de cet appel

Une journée dans l’école numérique

Ma journée d’école commence, la sonnerie vient tout juste de retentir, je rentre dans ma salle de cours et déjà je m’interroge : dois-je accueillir la classe ou me tourner vers mon écran pour effectuer l’appel électronique ? Dans un souci de «diversification de mes pratiques»,

dois-je capter le regard des élèves à l’aide de l’écran de mon vidéo-projecteur, vérifier la mise en route de toutes leurs tablettes ou décider de me passer de tout appareillage numérique ? Alors que la séance se termine, prendrons-nous le temps de noter le travail à effectuer à la maison ou dois-je renvoyer chaque élève devant son écran pour consulter le cahier de textes numérique que je remplirai en fin de journée ? C’est la pause du repas ; à la cantine, que penser de ce flux

d’élèves identifiés par leur main posée sur un écran biométrique et du bip régulier de la machine signalant son aval à leur passage ? Ces adolescents dans la cour scrutant sans cesse leur téléphone, ces surveillants et ces professeurs derrière leur ordinateur, tout ce monde se disant parfois à peine bonjour, est-ce cela le progrès ? En fin de journée, dans la salle des profs, dois-je, toujours face à mon écran, trier mes courriels administratifs et remplir le cahier de textes numérique, ouai-je encore le temps d’échanger de vive voix avec mes collègues sur le déroulement de cette journée de classe ?

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Ces questions ne se posent pas en 2084 mais aujourd’hui, dans nos écoles, collèges et lycées. D’ailleurs, le numérique a déjà une emprise telle sur nos vies et celles de nos élèves, que parfois nous ne nous les posons même plus. Et pourtant, si on nous avait dressé un tel

tableau il y a quelques années nous l’aurions trouvé outrancier. Mais les innovations apparaissent progressivement, elles sont déjà dans l’air du temps avant de s’imposer à nous et il n’y a apparemment pas de limite à ce que l’on peut accepter.

Accepter,nous nous y sommes maintes fois résignés, et nous sommes bien conscients que l’informatisation de l’enseignement n’est que le point d’orgue de son délitement. Nous avons déjà cherché à suivre des programmes incohérents, à comprendre l’incompréhensible

jargon de l’Éducation Nationale, à simuler une prétendue évaluation par compétences, à enseigner à des élèves de plus en plus déconcentrés parce que de plus en plus connectés. Pourquoi ne pas aller plus loin ?

Ainsi nous nous apprêtons à renseigner sur chaque élève des données conservées à vie et bientôt consultables par un employeur grâce au logiciel de notes et d’appréciations et le livret personnel de compétences numérisé. On nous encourage à scotcher nos élèves aux écrans durant les seuls moments où ils y échappent encore, et cela sous le prétexte de les éduquer aux médias. Et finalement, pourquoi ne pas renoncer à enseigner en feignant de croire qu’une connexion internet suffit pour s’approprier un savoir réel ?

Pour nous, ça suffit.

De la part de ceux qui nous enjoignent d’utiliser le numérique dans nos classes (hiérarchie administrative, ministère, inspecteurs et formateurs, ainsi que toute la classe politique), nous n’entendons que des justifications a posteriori de ce qui paraît aller de soi : une transformation implacable de nos gestes quotidiens, de notre langage,de notre rapport aux autres, de notre métier.

Ce bouleversement est pourtant décidé par d’autres, politiques et industriels, qui défendent leurs intérêts politiques et économiques, et bénéficient de notre complicité passive

.Or nous savons bien que le numérique n’a rien à voir avec l’éducation. En effet l’informatisation a pour but premier de gonfler le chiffre d’affaires des firmes qui produisent matériels et logiciels. Puis elle réduit la part humaine de chaque activité (pas seulement scolaire)pour la rendre plus conforme aux besoins de l’économie et de la gestion bureaucratique. Tout cela pour doper la croissance par les gains de productivité et les nouveaux marchés qu’elle offre.C’est bien parce qu’Internet ne peut pas améliorer l’enseignement, mais qu’il est conçu pour détourner l’attention, que les ingénieurs de la Silicon Valley en protègent les écoles de leurs enfants.

Nous savons aussi sur quelle gabegie démente des ressources terrestres, y compris les plus rares, les plus coûteuses, les plus dangereuses, repose la mensongère « dématérialisation ». Il faut compter aussi avec la part croissante de consommation d’énergie consacrée à l’informatique.

Pourtant, nous laissons dire que le numérique est la solution à tous les problèmes de l’institution, qui vont du décrochage à l’intégration des élèves en situation de handicap en passant par les problèmes de lecture.Et qu’en plus il serait « écologique » parce qu’il permettrait d’économiser du papier. Quelle vaste plaisanterie !

Pour notre part ce que nous voulons c’est être avec nos élèves, et non servir d’intermédiaires entre eux et les machines car sous couvert d’innovation pédagogique pour répondre aux besoins d’élèves devenus zappeurs, c’est bien ce qui nous guette.

Une telle dissociation entre la machine stockant les données et l’être humain assurant le flux de transmission ne peut être envisagée de façon positive que par des esprits bêtement mécanistes. Ils réduisent le savoir à de l’information. Ils négligent l’importance de son incarnation chez un individu en imaginant une simple médiation extérieure. Ils oublient tout bonnement que la relation d’apprentissage est avant tout une relation humaine.

Par ailleurs, et quoi qu’on en dise, l’administration numérique (appel enligne, SMS aux parents, etc.) ne renouera pas les liens entre les enfants,leurs parents et l’école. Au contraire, elle aggrave déjà les problèmes qu’on agite pour l’imposer. L’absentéisme demeure, la défiance et le mensonge se banalisent au sein de l’école et dans les familles. On cherche à tout prix à éviter le conflit et on se fie plus aux ordinateurs qu’aux êtres humains. Et pour masquer ce désolant constat on maquille l’isolement en l’appelant « autonomie ».

Ce que nous voulons également, c’est enseigner, et non exécuter des procédures. L’enseignement numérique n’est pas une « révolution pédagogique » mais la fin du métier d’enseignant. Les matières, c’est-à-dire les savoirs et savoir-faire qui les constituent, se trouvent morcelées en une liste de tâches exécutables, puis regroupées artificiellement en aptitudes générales. On appelle cela le socle de compétences. Dans ce cadre, une leçon, un exercice, peuvent être réduits à un protocole creux, qui peut bien effectivement être« partagé » en ligne, puisqu’il ne nécessite ni connaissances précises ni réflexion pédagogique personnelle pour être reproduit. Un cours construit de cette façon n’apprend pas à penser mais à se comporter de la façon attendue.

Nous pourrions nous réclamer de la liberté pédagogique et demander à ne pas être contraints à l’utilisation de machines dans nos classes. Mais nous savons que c’est impossible, qu’à partir du moment où une technique est introduite, la liberté de l’utiliser ou non devient illusoire car elle s’insère dans un système global qui l’exige. Après un court moment, le choix encore possible cède le pas à l’obligation de fait.

C’est pour cela que nous refusons en bloc notre mise à jour programmée. Nous n’utiliserons pas le cahier de texte numérique,ni les multiples écrans dont on prétend nous équiper (tablettes,tableaux numériques ou même smartphones). Nous nous opposerons aux équipements générant d’importants champs électromagnétiques ainsi qu’à la cahier de texte numérique,ni les multiples écrans dont on prétend nous équiper (tablettes,tableaux numériques ou même smartphones). Nous nous opposerons aux équipements générant d’importants champs électromagnétiques ainsi qu’à la concentration des données scolaires dans des bases centralisées.

 

 

cet appel est disponible au laboratoire et le  texte en PDF à Difffuser ici