Archives de l’auteur : anarchiste

Euskal Herria Zadiste – Tournée de rencontres et de solidarités au Pays Basque

lu sur Zadir

Euskal Herria Zadiste ZAD : tournée de rencontres et de solidarités Du 25 avril au 6 mai 2017

Lors du festival Euskal Herria Zuzenean 2016, nous avions accueilli de nouveaux compagnons de route : les zadistes qui habitent les terres bretonnes de Notre-Dame-des-Landes. Ils participèrent au montage et aux conférences du festival, ainsi qu’à une première tournée de réunions publiques en Pays Basque sud. Dans la lancée, une trentaine de personnes du Pays Basque visitaient la ZAD, afin de mieux connaître ce territoire et prendre part à des chantiers collectifs. Ce fut une rencontre fructueuse, propice à l’échange de modèles et de pratiques. Ce premier contact a intéressé et rapproché divers groupes et associations du Pays Basque, les projets collectifs travaillant sur l’écologie, l’agriculture biologique, l’autogestion, le féminisme, la désobéissance ou l’internationalisme étant également très nombreux chez nous. Afin de renforcer les liens entre toutes ces composantes, une nouvelle tournée traversera les sept provinces du Pays Basque, en avril et mai prochains. Un groupe venu de la ZAD nous exposera la situation actuelle à Notre-Dame-des-Landes, leurs modes d’organisations, leurs relations avec les autres structures opposées au projet d’aéroport, les perspectives au lendemain des élections présidentielles françaises… Une initiative commune qui verra bientôt le jour sur la ZAD sera également présentée : la construction d’un centre de luttes internationales et l’organisation d’une nouvelle brigade basque en aout, dans le cadre d’un grand camp d’été. Promouvoir les cultures populaires et les alternatives plurielles, mettre en place des outils et modes de vie participatifs, joindre les résistances diverses… Sur les champs des sorcières de Lekorne, du Pays Basque, des ZAD et du monde, convaincu-e-s que ces valeurs ne sont pas de simples concepts, nous voulons maintenant faire converger les initiatives qui apparaissent partout, pour inventer de nouvelles dynamiques unitaires, à long terme.

Programme de la tournée :
- 25 avril. Baiona, 19h à Epaiska
- 26 avril. Getxo, 19h30 à Tosu
- 27 avril. Hendaia, 19h30 au Gaztetxe
- 28 avril. Ainiza-Monjolose, 20h30 à Laborantxa ganbara
- 29 avril. Atharratze, 19h à Xahoenea

- 2 mai. Altsasu, 18h au Gaztetxe
- 3 mai. Gasteiz, 19h au Gaztetxe
- 4 mai. Beasain, 19h au Gaztetxe
- 5 mai. Lezo, 18h30 à Txerrimuño
- 6 mai. Donostia, 16h au Bulebar

Éditions Anar’chronique : Nouvelles brochures

lu sur Brèves du Désordre

Nouvelle fournée des éditions anar’chronique en ce mois d’avril 2017 :

* La vertu du supplice – Aldo Perego
* Soyons ingouvernables, Démocratie blues, A bas la politique, et autres textes
* Oui, le Reichstag brûle ! L’acte individuel de Marinus Van der Lubbe – Pénélope
* Le système représentatif et l’idéal anarchiste – Max Sartin

Ces brochures et d’autres sur le site des éditions Anar’chronique.

Strasbourg (Bas -Rhin)GCO : Poursuivre l’occupation et informer !

 reçu par mail:
Des opposants au projet Vinci d’une autoroute à péage sur Strasbourg poursuivent occupations et informent.
Depuis début février, des opposants au GCO – pour Grand Contournement Ouest de Strasbourg – ont décidé d’être plus présent sur le terrain. Ils ont commencé par organiser une occupation journalière de l’une ou l’autre cabane anti-GCO (il en existe 7 disposés le long du tracé du projet) : l’opération « Occupe ta cabane ». Ce sont essentiellement celles de Vendenheim et surtout Kolbsheim qui l’a été le plus.
Des opposants #GCO mobilisés ! - #grpterrainongco

Au fil des semaines, la cabane de Kolbsheim, rebaptisée « le spot » par certains, c’est transformée pour devenir une base de vie qui est occupée journellement depuis quelques semaines avec la mise en place d’une permanence le soir après 16h. On y dort même quelques nuits parfois, surtout le week-end. Ce n’est pas encore une ZAD comme on peut connaître ailleurs à Notre-Dame-des-Landes, Bure ou Roybon, mais l’idée fait son chemin d’autant que les mois qui viennent vont être décisif. Les défenseurs du Kochersberg et du Ried de la Bruche n’ont pas l’intention de laisser Vinci faire ses petites affaires sans réagir.
Depuis quelque temps, ils multiplient les appels pour les rejoindre, venir à leur rencontre, participer à construire une réelle résistance sur le terrain. Il s’en explique dans cet article « Ici aussi, nous combattons Vinci et son monde ! »

En mars, le collectif d’opposants gcononmerci a terminé sa série de marches débutées en décembre 2016 : les « Marche des cabanes ». De leur côté, dans la continuité d’occuper le terrain, des opposants ont décidé de manifester tous les vendredis sur un ou des ronds-points. C’était le 17 mars dernier. L’opération « Occupe ton rond-point » entrera dans sa 5ème semaine, vendredi 14 avril.
Le groupe terrain appelle à se rassembler sur le rond-point entre Duttlenheim et Duppigheim à l’intersection entre la D111 et la D392 à 16h30. Un tractage pour interpeller les automobilistes du coût péage pour emprunter l’autoroute de Vinci sera proposé par les manifestants. A partir de 18h, ils donnent rendez-vous au spot de Kolbsheim pour une rencontre-discussion. Une soirée tartes flambées y est prévue.
Vendredi 21 avril, ils projettent d’aller occuper le rond-point à Dorlisheim sur la D392, à proximité de l’échangeur avec l’A352, dans le fief du député Furst, grand supporter du GCO.


Roybon (Isère) le président du département continue son offensive médiatique contre la ZAD de Roybon

Extrait  d’un texte de la  coordination Center Parcs : Ni ici, ni ailleurs

« Nous rejetons Center Parcs et le monde capitaliste qui l’a rendu possible, notamment avec la privatisation des biens communs, l’artificialisation de la nature, la marchandisation de nos vies, etc.
Dans cette optique, nous estimons nécessaire et légitime de nous opposer à toutes les manifestations mortifères du monde industriel. Dans cette optique, nous estimons nécessaire et légitime de nous opposer à toutes les manifestations mortifères du monde industriel.
La vie n’est pas à vendre, et c’est pourquoi nous luttons !


Depuis décembre 2016 jean pierre Barbier mobilise ses troupes

note du laboratoire:Nous sommes contre Center parcs et nous sommes contre ce monde


reçu par mail:

Selon le journal Le Dauphiné Libéré, le jugement du Conseil d’Etat est attendu en juin 2017 :

 

http://www.ledauphine.com/isere-nord/2017/04/17/le-president-du-departement-croit-encore-au-projet-de-center-parcs-nkwx

 

 

Merci de faire suivre,

 

 

HM

Propagande par le fait dans le bassin minier: Livre « la bande Noire »

note: ce livre est dans la bibliothéque du laboratoire..  le laboratoire ouvert le mercredi   de 18h30 à 20h30et le vendredi  de 17h30 à 18h30 Affiches anti électorale à disposition pour décorer la ville..Comme tu veux!


 

Dans la nuit du 15 au 16 août 1882, de jeunes mineurs en rébellion contre la toute puissance de l’église, alliée au patronat des mines, font exploser la rosage et l’entrée d’une chapelle dans le bassin ouiller de la Saône-et-Loire. C’est le début d’une longue série d’actions qui vont secouer pendant trois ans la région de Montceau-les-Mines au rythme des dynamitages d’édifices religieux et de domiciles de petits chefs à la solde du patronat…
Animés par un esprit de révolte, ces anarchistes sont connus sous le nom de la Bande noire. Ils se réunissent dans les bois ou les auberges pour préparer des coups qu’ils réalisent le plus souvent à la faveur de l’obscurité.
Moins résignés que leurs aînés, ils ne cesseront de dénoncer la dureté de leur condition de travail au fond des puits, mais aussi la misère sociale qui règne au dehors, ou l’impitoyable patron de la Compagnie des mines impose un redoutable ordre moral et défend les pires injustices.

A partir de nombreux documents d’archives et témoignages d’époque, ce livre, récit palpitant au plus prêt des protagonistes, revient sur l’histoire mouvementée de la Bande noire. Il montre comment quelques années avant les célèbres attentats anarchistes perpétrés à Paris dans les années 1890, de jeunes révoltés firent de la propagande par le fait leur meilleure arme pour renverser la table et échapper à l’enfer de la mine.

Actions menées

  • 18 juin 1882 : des reposoirs préparés pour une procession sont jetés dans un étang.
  • Août 1882 : attentat dans la chapelle d’une école religieuse, contre l’école de sœurs d’un hameau proche de Montceau-les-Mines, ainsi que contre l’église de Bois-du-Verne3.
  • 6 août 1882 : destruction de la croix de mission du Bois du Verne.
  • 12 août 1882 : destruction de la croix des Alouettes.
  • 13 août 1882 : destruction de la croix du Bois Roulot.
  • 15 août 1882 : émeutes des sympathisants et membres de la bande noire, deux-cents à trois cents mineurs y participèrent. Une armurerie est alors pillée par la bande du Bois-du-Verne et les armes sont redistribuées aux manifestants. La chapelle du Bois-du-Verne est incendiée, saccagée et la rosace de l’entrée est détruite par une bombe5,6.
  • 23 février 1883 : une explosion de dynamite souffle la fenêtre de la maison d’un mineur.
  • 23 avril 1883 : une bombe explose chez un mineur « au Mont-Saint-Vincent ». Ces deux attentats sont liés à une opération contre les informateurs qui livraient des informations à la police ; on dénombre 4 ou 5 autres actions contre les « traitres » entre ces deux-ci.
  • Le 12 mai, 5 juin et 30 octobre 1883 : Un ingénieur voit sa chambre à coucher dynamitée 3 fois mais il y échappe à chaque fois. Ces actions semblent s’inscrire dans une campagne de lutte des classes contre la bourgeoisie 7.
  • 9 juin 1884 : près de deux cents cartouches d’explosifs sont soustraites d’un chargement destiné au mines de Blanzy.
  • 14 juillet 1884 : 45kg de dynamite, 1kg200 de poudre comprimée et 210m de mèche sont dérobés à Perrecy.
  • 13 août 1884 : la maison de de l’ingénieur Chevalier est dynamité, il est légèrement blessé.
  • 14 août 1884 : la maison du maire de Sanvignes est prise pour cible, une bouteille contenant des explosifs est lancée à travers une porte vitrée.
  • septembre 1884 : la chapelle du Magny est victime de multiples dynamitages.
  • 27 septembre 1884 : une cartouche de dynamite éclate dans la maison d’un garde particulier de Jules Chagot.
  • 7 novembre 1884 : tentative d’attentat de la part de Gueslaff. Le poseur de la bombe tire sur les gendarmes, 3 sont grièvement blessés.

Au total 24 croix, 6 calvaires et 6 statues furent démolis durant cette période.


Fleury-Mérogis : Récit du 2ème rassemblement devant la prison – Samedi 8 avril 2017

note  N.D.R:après le procès du 10 Mars à valence(  concernant la mutinerie du 27 novembre) la répression s’alourdit contre les condamnés à 5 ans de prison . Ceux- ci  ont fait appel du jugement .. Romain, un des deux condamné, retourne à Condé- sur- Sarthe.  Alors que la mère de son enfant  vit dans le midi de la France.

Placé à l’isolement (Quartier à d’ isolement : voir un article qui raconte  l’extrême  condition de détention) cette condamnation sans jugement  à l’intérieur de l’AP dure depuis plus de trois mois.L’arbitraire total comme d’habitude   dans le monde clos de l’administration pénitentiaire qui  tente d’étouffer les cris de révolte des prisonnières et des prisonniers

C’est à hurler de rire  et de rage lors qu’on lit dans le DL( 14 avril) les déclaration du syndicat de matons de valence: »un groupe de travail  doit se tenir  au mois de juin  pour améliorer  les conditions de fonctionnement » . Enfin ,  quant à La maison d’arrêt il y a 465 prisonniers pour 344 places..


lu attaque.noblogs.org

Mardi 11 avril 2017

Samedi 8 avril à 13hs, s’est déroulé un 2e rassemblement devant la taule de Fleury-Mérogis en solidarité avec tou.te.s les enfermé.e.s !

On était une cinquantaine, avec sifflets, tambourin, sono, voix et détermination. Après avoir installé une table avec de la doc et des trucs à boire et à manger, on a redécoré les grilles installées sur le terre-plein devant l’accueil famille par l’administration pénitentiaire. Sur les diverses affiches, on pouvait lire « à bas toutes les dominations », « contre tous les enfermements » ou encore « tout le monde déteste la police ».

Ces grilles ont rendu plus difficile la communication avec les proches de détenus qui ont l’habitude de s’installer sur les bancs alors inaccessibles. De plus, 3 ou 4 matons sont restés postés devant l’accueil-famille tout le long du rassemblement et des parloirs, pour vraisemblablement intimider les familles et les proches et éviter qu’illes viennent discuter avec nous, ce qui était plutôt le cas lors du premier rassemblement.

Plusieurs personnes se sont succédées au micro pour rappeler les raisons de notre présence et certains événements survenus depuis moins d’un an en région parisienne et ailleurs, décrits dans l’appel. D’autres ont posé des textes de rap ou passé de la musique. On a aussi voulu montrer notre solidarité avec les mineurs du bâtiment D4 de Fleury, qui se sont révoltés contre les matons en les tabassant alors que ceux-ci s’interposaient entre deux jeunes pendant la promenade, le jeudi 6 avril. Plusieurs matons se sont retrouvés à l’hôpital, tandis que 7 des 8 mineurs ont vu leur régime de détention renforcé par le placement en quartier disciplinaire. Les matons ont organisé un blocage le lundi 10 avril, pour demander plus de moyens de sécurité et ont organisé un rassemblement devant la taule le lendemain des événements.

Portrait d’un flic en civil présent sur place

Suite aux prises de parole, on a gueulé et fait le plus de bruit possible pour être entendu.e.s de l’intérieur (notamment grâce à une benne posée non loin de nous). On a entonné des slogans comme « liberté pour tou.te.s », « les prisons en feu, les matons au milieu », « solidarité avec les prisonnièr.e.s, leurs proches, leurs potes et leurs révoltes », « à la 1ère, à la 2e, à la 3e voiture brûlée, on aime tou.te.s les grillades de condés », « pierre par pierre, mur par mur, détruisons toutes les prisons », « flics, matons ou militaires, qu’est-ce qu’ils feraient pas pour un salaire », « on reviendra parce qu’on est relou.es et déter, « liberté – hourria ».

Pendant toute la durée du rassemblement, une radio pirate, Radio Yo-yo, a diffusé une émission anti-carcérale sur les ondes à l’intention des prisonniers de Fleury. On pouvait y entendre un montage audio du rassemblement du 11 mars dernier, diverses chansons et des messages téléphoniques passés depuis le rassemblement.

On a fait un tour à la maison d’arrêt des femmes où les mineures ont bloqué leur promenade le 11 mars jusqu’à l’intervention des ERIS (Equipe Regionale d’Intervention et de Sécurité), pour crier notre solidarité aux prisonnières, avant de repartir.

D’autres initiatives pourraient exister devant les taules, dans la rue, pour poursuivre la lutte contre les prisons et continuer à faire vivre la solidarité dans les luttes et face à la répression.

Des participant.e.s

Nucléaire: Le spectacle continue

France Bleu Drôme-Ardèche, samedi 15 avril 2017 à 11:30

Une cinquantaine de militants anti-nucléaire bloquent un train d’uranium à Narbonne depuis 10h ce samedi matin.

Ils sont une cinquantaine de militants Stop Nucléaire Drôme Ardèche, Arrêt du Nucléaire 34 et Sortir du Nucléaire Aude à bloquer « le plus longtemps possible » un train d’uranium. Dix wagons qui venaient de partir de l’usine Areva Malvési de Narbonne.

Le blocage a commencé vers 10h ce samedi. Le train d’uranium doit rejoindre le Tricastin. Selon l’association Sortir du nucléaire, l’usine de Malvési est la porte d’entrée de l’uranium en France

Un train par semaine transite entre Narbonne et le Tricastin chaque samedi matin.

Une opération pour interpeller les candidats à l’élection présidentielle sur la question du nucléaire.

.Et pendant ce temps Stop Nucléaire 26 07 regarde vers l’Assemblée générale de l’ association lCRIIRAD

 Et La phase d’essais se poursuit à l’usine Comurhex II d’Areva
C’est l’une des premières fois que la direction d’Areva Tricastin autorise la presse à pénétrer dans les bâtiments de sa nouvelle usine de conversion …
Régions : Rhône-Alpes : Drôme
Le Dauphiné Libéré Le 08 avril à 06h00

 

Mort d’ un antinucléaire Chaïm Nissim

Fin d’une époque?,

La nouvelle est passée en quelque lignes du dauphiné libéré : l’annonce d’un décès celui de Chaim NissimAtteint par la maladie de Parkinson, Chaïm Nissim a décidé de partir par euthanasie, de la même façon qu’il a pris ses décisions, hors des conventions pendant toute sa vie », . Rretouvons nous  un peu l’époque des années antinucléaires 76 -77 déjà évoqué ici après l’assassinat de Rémy Fraisse..Par contre la lecture de l’histoire Lacunaire de l’opposition à l’énergie nucléaire en France une recension ici  c’est  pour nous un nettoyage des neurones efficaces

Si quelques personnes  veulent connaître un peu les personnages autour de Chaïm Nissim la lecture de l’amour monstre( roquette contre Creys- Malville) peut être inintéressante. »Dans ce livre, je raconte mes souvenirs  de ces moments exaltés, de nos actions clandestines  pour « sauver la planéte », les sentiments qui nous unissaient , nos motivtions  véritables, notre histoire  de loups gris  et anonymes  qui ont  tourné pendant cinq ans  autour de ce chantier maudit ( Creys Malville  superphénix)  dans l’espoir  de le bloquer vraiment

Autrement  cette personne est évoquée dans la revue Pas de Sushi N°1 lire ici

L’histoire contre le nuucléaire et son monde continue. Tant que le dernier capitaliste sera pendu avec les tripes du dernier nucléocrate..

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Bellinzone ( Suisse , canton duTessin) Rassemblement contre l’extradition de Nekane Txapartegi !

Note: Lorentxa Beyrie doit être libérée , 15 ans de détention ça suffit.  Par deux fois la libération conditionnelle lui est refusée, elle a déposé une demande de  confusion de peine. Pour lui  écrire Adresse de: Lorentxa Beyrie centre de détention  rue Georges Mandel   43000 Roanne ( France)


Nekane Txapartegi, journaliste basque, militante révolutionnaire, féministe et prisonnière politique a reçu le 24 mars 2017 la décision de l’État Suisse qui confirme son extradition vers l’Espagne.

C’est dans ce même pays qu’en 1999 elle est arrêtée par la Guardia Civil, accusée d’avoir procuré deux faux passeports pour l’ETA. Lors de son arrestation elle est torturée et violée durant 5 jours et « avoue » les faits qui lui sont imputés. Elle est condamnée en 2008 à 6 ans et 9 mois de prison (récemment réduit à 3 ans et 9 mois par ses avocats). Suite à cette condamnation, Nekane fuit à Zürich, en Suisse, avec sa fille. Elles y vivent durant 7 ans sous une fausse identité et reconstruisent leur vie. Peu avant son arrestation en Suisse, elle est suivie par la Guardia Civil, exerçant alors illégalement sur le sol suisse, et est arrêtée le 6 avril 2016 par la police suisse et placée en détention extraditionnelle à Zürich. Nekane a déposé une demande d’asile pour elle et sa fille à laquelle le Secrétariat d’Etat aux migrations a rendu une décision négative fin mars.

En plus d’avoir vécu l’isolement, Nekane a été torturée et violée. Nekane a décrit elle-même les sévices sexuels et physiques subis dans un commissariat à Madrid, qui ont été certifiés par des témoignages, des expertises, des rapports et des décisions d’organes internationaux. Les autorités suisses, connaissant pourtant le dossier, refusent de reconnaître ces viols. Par son déni et l’invisibilisation des violences commises à l’encontre de Nekane, la Suisse rend ces actes inexistants, légitime les violences sexuelles et s’en rend complice. Pour l’Office fédéral de la justice, Nekane peut être ramenée à ses tortionnaires. Le message envoyé par l’Etat suisse est alors clair : les violences sexuelles et physiques ne comptent pas et les actes sexuels forcés peuvent impunément être employés comme outils de torture. Pour un État qui se targue d’être une démocratie respectueuse des droits humains, qui place l’égalité hommes-femmes comme avatar de celle-ci, et qui s’arroge en plus le droit de donner des leçons d’égalité à d’autres, ce refus est scandaleux.

La banalisation et la légitimation par l’État des violences hétéro-cis-sexistes et racistes est monnaie courante en Suisse, et en voilà une manifestation de plus. Une nouvelle fois, l’État ne prend pas ses responsabilités en ne condamnant pas les agressions et les atteintes à l’intégrité physique, les confiscations des corps et des droits et les actes sexuels forcés.

Ne serait-ce pas la nouvelle partie d’une chasse aux sorcières ? Nekane est une femme révolutionnaire, féministe, soutenue et connue par une communauté politique forte qui, au même titre que les sorcières, ne rentre pas dans les cases édictées par l’État. Mais, la brutalité subie par Nekane est aussi publique et institutionnelle. L’autorisation de l’extrader et le refus de lui donner l’asile répondent, avec diplomatie, à une communauté d’intérêts entre gouvernements. Donner l’asile à Nekane impliquerait d’accepter que la torture est pratiquée en Espagne, au sein même de la forteresse Europe. Forteresse que représente l’Union Européenne avec ses accords de libre échange, sa politique sécuritaire, et sa politique d’asile. C’est dans ce cadre que s’organisent les puissances européennes afin de garder leur place impérialiste dans le monde. Le fait de reconnaitre qu’une personne ressortissante de l’UE a été victime de torture dans un de ses pays briserait le principe de loyauté entre ces Etats qui se vouent une solidarité inconditionnelle.

Les intérêts économiques et diplomatiques de la Suisse semblent encore une fois primer sur la protection de personnes en situation de vulnérabilité. Cette chasse à la sorcière permet de préserver la forteresse Europe, de sauvegarder des accords et des rapports néolibéraux qui ont comme principaux buts l’expansion économique et le maintien de la domination mondiale des hommes-cis, blancs, hétéros et riches. C’est le jeu du maintien de l’ordre établi et du contrôle auquel joue la Suisse.

Parce que nous sommes contre votre système capitaliste et qu’on se fout de votre forteresse, nous soutenons Nekane Txapartegi et refusons son extradition.

Parce que nous sommes toutEs des sorcières et parce que les autorités suisses doivent prendre leurs responsabilités, nous réclamons la libération immédiate de Nekane !

Parce que la haine et les crimes de genre doivent cesser, parce que nous refusons la banalisation et l’invisibilisation des violences sexuelles et sexistes, nous exigeons la reconnaissance et la condamnation de celles subies par Nekane !

Mobilisons-nous !

Samedi  15 avril à 17 heure
Piazza Governo (piazza della Foca), Bellinzone.

Groupe Nekane libre

Trente (Italie) : attaque incendiaire du laboratoire universitaire de cryptographie industrielle

note:  On a publié les nouvelles de Trento , la publication  ci dessous est claire


Brèves du Désordre

La nuit du 7 au 8 avril 2017 vers 4h, une attaque incendiaire anonyme est venue frapper un des laboratoires de cryptographie géré par le Département de mathématiques de l’université de Trente, à Povo. Sur un mur du bâtiment a été retrouvé le tag « Cryptolab fait des recherches pour la guerre« . Les enquêteurs ont immédiatement précisé dans les journaux qu’il privilégiaient la piste anarchiste.

Le feu a dévoré plusieurs appareils et parties structurelles des étages inférieurs du laboratoire. Malgré l’intervention plutôt rapide des pompiers, non seulement la suie s’est déposée partout (jusqu’au 3e étage), mais il faudra aussi reconstruire les faux-plafonds en placo-plâtre. La réouverture du laboratoire n’est pas prévue avant Pâques, et même si les cours ou certaines recherches ont été transférés dans d’autres bâtiments, ces dernières sont fortement ralenties. Le montant des dégâts avoisinerait le demi-million d’euros.

Le Cryptolab est un laboratoire de mathématique industrielle et de cryptographie créé en 2010 qui mène une recherche de pointe dans le champ de la sécurité des données et de l’information, notamment bancaire (paiements électroniques) ou informatique. Il travaille en étroite collaboration avec des partenaires nationaux, comme le Ministère de la Défense qui figurait sur une des plaquettes promotionnelles du labo en 2015, ou internationaux, comme par exemple l’Etat d’Israël à travers la Fondation Bruno Kessler, pour la mise au point d’armements destinés à la « gestion de la sécurité urbaine« …

[Synthèse de la presse italienne & informa-azione, Dom, 09/04/2017 – 17:28]