Archives mensuelles : août 2016

Bar-le-Duc / Bois Lejuc (Meuse) : Contre l’Andra et ses sbires journaflics !

Attaque.noblogs.org

On ne s’entretient pas avec les journaflics, on les dégage !

Est Républicain / Dimanche 14 août 2016

Alors que nos reporters s’entretenaient avec un militant anti-Bure, tout en suivant le cortège, un véhicule du journal, laissé en bordure de route, a été sérieusement dégradé. Des jets de pierres ont fracturé le pare-brise et les deux vitres latérales. Les quatre pneus de la voiture ont également été crevés, alors qu’un des rétroviseurs a été cassé.

Déjà, lors du festival Renaissances à Bar-le-Duc, début juillet, la façade de l’agence et deux véhicules sérigraphiés avaient été tagués avec des menaces et des insultes.

Une plainte avait alors été déposée auprès du commissariat de police, une nouvelle l’a été à la gendarmerie de Ligny-en-Barrois.

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La Haye [Pays-Bas]: Action anti-répression ( mise à jour)

 la video

Le 3 Août 2016, plusieurs anarchistes aux Pays-Bas ont reçu des visites de la police. A La Haye, la police a remis des lettres contenant les intentions du maire Jozias van Aartsen pour interdire les anarchistes de mettre les pieds dans le quartier Schilderswijk pour les deux prochains mois.

Le  8 Août  2016, nous avons jeté des centaines detracts du dixième étage de l’hôtel de ville de La Haye, la lecture «Arrêtez la répression contre les anarchistes! Arrêtez la brutalité policière – Down avec le maire Van Aartsen »et des centaines ont également distribué des tracts devant l’hôtel de ville!. Une heure plus tard, nous avons répété cela au marché de La Haye en Schilderswijk. La raison de cette action est la tentative du maire d’imposer une mesure d’exclusion contre les anarchistes.

Voici le texte du tract , qui a déjà été publié comme un article.

Nous ne serons pas intimidé-e-s par le maire, la police ou quelqu’un d’autre. Notre lutte pour la liberté et l’anarchie est sans compromis et se poursuit sans relâche!

Vive l’anarchie!

Autonomen Den Haag


lu sur Chat Noir Émeutier

Réclamation de 50.000 euros de dégâts pour l’expulsion de ‘De Vloek’

Le 9 septembre 2015, durant l’expulsion du centre social ‘De Vloek’ qui a été squatté pendant 13 ans, dix personnes ont été arrêtées. Cinq d’entre elles sont restées en prison pendant deux semaines après avoir été accusées d’avoir commis des violences envers la police. Plusieurs mois après leur libération, les dix personnes qui avaient été arrêtées ont reçu une lettre du maire de la Haye avec une réclamation de dommages et intérêts de 50.000 euros. Au sujet de la nouvelle enquête qui détaille le montant de l’amende, il était clair que c’était largement fondé sur des coûts qui n’ont rien à voir avec l’expulsion en elle-même : le déplacement de containers à poubelle remplis de déchets qui ont été prétendument utilisés pour faire des barricades afin de garder le terrain après l’expulsion (De Vloek a été démoli directement après l’expulsion) et nettoyer les rues de la peinture provenant des bombes aérosol (la rue n’a même pas été nettoyée, mais repavée quelques semaines après l’expulsion conformément aux travaux d’entretien prévue).

Cette somme énorme n’a pas été payée, ce qui a abouti à un procès qui est toujours en cours. La demande d’une si haute compensation n’arrive pas si souvent, mais ce n’est pas nouveau. Plus tôt, après l’expulsion de ‘l’Ubica’, un squat d’Utrecht, une somme exorbitante de compensation a aussi été exigée. La punition de ceux qui résistent ne se réalise pas seulement par des peines de prison : ils essayent aussi de conduire le « coupable » à la ruine financière. Dans cette affaire, la punition de ceux qui résistent à l’expulsion est aussi catalyseur : le VVD, le parti politique de van Aartsen¹, a demandé à la mairie d’exiger l’ensemble des dégâts².

Fermeture du centre autonome

Le maire ne s’est cependant pas limité à réclamer des dommages et intérêts pour l’expulsion de ‘de Vloek’. Le Centre Autonome (AC) a aussi dû payer le prix. L’AC a été expulsé de son emplacement dans le quartier de ‘Bezuidenhout’ après plus de cinq ans. Par la suite, trois bâtiments ont été squattés sur le ‘Harstenhoekweg’ pour continuer les activités du centre autonome.

Le maire a essayé de planifier un arrangement avec le propriétaire d’un des bâtiments pour l’expulser à cause du danger présumé d’amiante. Un procès a suivi, que le maire a perdu et qui n’a pas permis l’expulsion du bâtiment. Quelques mois plus tard, une lettre est arrivée disant que le maire a l’intention de fermer le bâtiment où le centre autonome est situé parce qu’il hébergerait un café illégal. C’est ainsi que le maire a tenté de fermer les lieux qui sont structurellement importants pour le mouvement anarchiste. La procédure pour demander la fermeture du ‘centre autonome’ (AC) est toujours en cours.

Insurrection à ‘Schilderswijk’

Lorsque Mitch Henriquez a été étranglé à mort par la police en 2015, des milliers de gens se sont révoltés contre la police et l’Etat à ‘Schilderswijk’. Des centaines de personnes ont attaqué le commissariat et il y a eu quatre nuits d’affrontements avec la police. L’insurrection a été une réaction attendue au dernier meurtre policier et à des années de brutalité policière raciste dans le quartier.

Pendant des années, anarchistes et antifascistes ont agi contre les brutalités policières et cela a constitué une épine dans le pied du maire. Plusieurs associations du quartier ont tenté de parer au problème de la brutalité policière, mais tous ces groupes ont travaillé main dans la main avec la police et la municipalité, ou ils ont voulu les rejoindre autour de la table. Anti-fascistes et anarchistes restent sans compromis en matière de lutte contre la police et leurs pratiques violentes et ils ne travailleront jamais avec la police ou le gouvernement municipal. Le maire et la police ont consacré beaucoup de temps pour tenter de briser les liens entre des anarchistes et le quartier et leur protestation. Les flics se sont rendus aux foyers municipaux où les tracts ont été diffusés pour intimider les gens à ne pas avoir de complicité avec les anti-fascistes et les anarchistes; autrement, il pourrait y avoir des conséquences pour leurs subventions. Des policiers ont aussi été mobilisés pour enlever des affiches et des manifestations ont été interdites par le maire. Pendant et avant les manifestations, les flics ont gardé des jeunes à distance par l’intimidation.

Ceci n’a cependant pas eu le résultat escompté. Lors de plusieurs manifestations, beaucoup de résidents du quartier étaient présents et après le meurtre de Mitch Henriquez, le quartier s’est rebellé en masse. Ensuite, le maire en accord avec la police a essayé de placer la culpabilité sur les anarchistes, les utilisant comme un bouc émissaire et en essayant de briser la solidarité du quartier. Cette chasse aux sorcières contre les anarchistes a continué à la fin du mois d’avril où un anarchiste a été arrêté à’ Schilderswijk’ sur le soupçon d’avoir diffusé « The Anarchist Newspaper », avec un texte à propos de l’insurrection à Schilderswijk. Le compagnon a été détenu pendant quatre jours au commissariat de police et accusé d’instigation contre l’autorité. Plus tard, une peine de prison de huit semaines a été exigée, mais a été suivi d’un acquittement. Le Ministère de l’Intérieur a fait appel.

En plus des exemples précédents, les anarchistes et les anti-fascistes à la Haye peuvent s’attendre à un attention “spéciale” des moyens de la police et du maire. Les manifestations sont interdites, des individualités anarchistes sont intimidées dans la rue, il y a eu des tentatives de la police d’enrôler des mouchards et lors d’actions où sont impliqués des anarchistes, on peut s’attendre à une énorme présence de la police.

Répression bureaucratique

En plus des formes traditionnelles de répression comme des perquisitions, des arrestations et des peines de prison, ce qui amène pas mal de colère dans le mouvement anarchiste, récemment la répression s’est manifestée par une forme bureaucratique et administrative plus subtile récemment. Cela la rend plus abstraite et moins vulnérable à la solidarité. Si les murs de la répression sont clairement visibles dans le cas d’un compagnon emprisonné, donc dans cette forme de répression, on est attrapé dans une toile de procès en cours et d’appels. Dans le cas d’interdiction de territoire, ils essayent de briser la zone active de la lutte en interdisant certaines personnes de se rendre à pied dans le quartier où la lutte sociale se déroule et où l’on se bat ensemble.

Nous ne sommes pas des victimes

Nous ne nous attendons pas à ce que la répression se termine à ce stade. Le maire et la police resteront fidèles au plan établi. Nous ne nous sentons pas le moins du monde comme des victimes de la répression. La police et le maire doivent décider s’ils veulent régler leurs comptes avec un groupe d’anarchistes. La répression ne nous transformera pas en cibles faciles et en victimes apathiques. Pour chaque coup pris par l’un d’entre nous, nous riposterons. Ils nous rendent encore plus déterminés à continuer la lutte pour la liberté inconditionnelle. Parce que nous n’avons rien à perdre mais seulement tout à gagner, parce que nous sommes comme de la mauvaise herbe qui continuent à pousser entre entre les briques de l’État étouffant, parce que leur temps est révolue et le temps pour l’anarchie est arrivée, et aucun flic ni maire ne nous arrêtera !

Notre lutte pour la liberté est plus forte que leur répression !

Quelques anarchistes de la Haye

[Traduit de l’anglais de contrainfo, 17th August 2016]

NdT:

¹En hollandais, initiale de Volkspartij voor Vrijheid en Democratie, qui signifie “Parti populaire libéral et démocrate”. Il est actuellement le premier parti aux Etats généraux. Jozias Johannes van Aartsen est le bourgmestre (équivalent du statut du maire en France) de la ville de La Haye depuis mars 2008.

[Gênes, Italie] Sabotage incendiaire d’antennes-relais TV en solidarité

le Chat Noir Emeutier

Gênes. Emetteurs TV de la ‘RAI’ sabotées par deux incendies. Chaque régime a besoin de sa propagande et de ses infrastrctures. Il est nécessaire d’agir pour stopper la fausse opposition “citoyen lambda” contre “réfugié/clandestin”. Exploités, exclus et opprimés de tout le monde. Les vrais ennemis sont l’Etat, le capital et l’aliénation des mass-media. Poings fermes pour Marco, Gimmy, les détenus en AS2 à Ferrara et Alessandria. Des salutations à Vincenzo, Pola et Gabriel, où que vous soyez.

[Traduit de informa-azione, Sab 13/08/2016]

Allonger la main – Brochure à propos de l’affaire d’Aix-en-Chapelle

Brèves du Désordre

[Reçu par mail de La Lime, caisse de solidarité de Bruxelles]

Allonger la main
A propos de quelques braquages de banques à Aix-en-Chapelle en Allemagne, de l’arrestation d’une poignée d’anarchistes aux Pays-Bas et en Espagne, et d’un défi de solidarité internationale
août 2016, 40 pages

Introduction

Été 2016. Deux anarchistes, arrêtés à Barcelone et ensuite extradés en Allemagne, se trouvent en prison. Une troisième anarchiste, d’Amsterdam, après avoir déjà purgé plusieurs mois en « détention investigative » en Allemagne, se trouve quant à elle sous le coup d’une procédure d’extradition vers l’Allemagne. Ces anarchistes sont soupçonnés de braquages de banques dans la ville d’Aix-en-Chapelle.

8 juillet 2013. Une filiale de la Aachener Bank à Aix-en-Chapelle reçoit une visite matinale inattendue. Les braqueurs se font ouvrir le coffre-fort et repartent avec une belle somme d’argent.

19 novembre 2014. La Pax Bank, banque du Vatican, reçoit une autre visite inattendue. Les braqueurs se font ouvrir le coffre-fort ; ils mettent la main sur quelques centaines de milliers d’euros.

Suite à ces braquages, une vaste enquête est ouverte par la police allemande. Elle fera appel aux services de police de nombreux autres pays européens. Aujourd’hui, la Justice allemande se vante d’avoir arrêté les coupables : quelques anarchistes, rêveurs de liberté incorrigibles et ennemis acharnés de tout pouvoir.

Qu’ils soient coupables ou innocents, notre solidarité va vers ces deux compagnonnes et ce compagnon qui se trouvent aujourd’hui dans les griffes de l’Etat. Face à ces opérations répressives internationales à leur encontre, le défi de solidarité qui se pose est lui aussi de taille. Il ne s’agit pas seulement de défendre ces compagnonnes et de leur faire sentir notre affection complice, le défi consiste aussi à se saisir de ce moment répressif pour la transformer, à nouveau, en attaque contre la domination.

L’attaque contre la propriété, l’expropriation, le refus et la destruction du travail font partie de tout l’arc-en-ciel de l’action directe contre le pouvoir, ses hommes et ses structures. Chacune et chacun à sa manière, mais toujours dans une perspective offensive.

Allonger la main la brochure en PDF

Elle sera disponible aussi dans les prochaines table de presse, sur les  vides grenier et brocantes

Berlin (Allemagne) : briser la paix sociale, à propos de Juillet noir

Brèves du Désordre

Juillet noir – texte et action contre la paix sociale

Alors que la situation se détend passagèrement dans le quartier nord de Friedrichshain et que nous trouvons le temps de reconstruire le 94 Rigaer, la guerre sociale continue à faire autant rage autour de nous. Les nouvelles des attaques de l’Etat contre des personnes et des squats à Thessalonique nous sont parvenues. Ici comme là-bas, nous luttons contre la social-démocratie et nous opposons aussi le combat protéiforme à la paix sociale. Que ce soit au cours du juillet noir ou dans les conflits locaux et quotidiens, nous menons une même lutte qui gagne en force dans la réciprocité.

L’Etat grec semble être sur le point de porter un coup répressif de grande ampleur contre les structures autonomes. A Thessalonique comme dans d’autres villes, les structures auto-organisées des migrant-e-s semblent toujours plus menacées. Exerçant sa fonction de gestion des flux migratoires, l’Etat frappe celles et ceux qui ne se soumettent pas à son autorité et tentent de bouger de manière autonome dans un monde empreint d’exploitation et de domination. A Thessalonique, trois maisons occupées ont été touchées et plus d’une centaine de personnes arrêtées par la police ; une est aussi morte suite aux expulsions. Et à Athènes planent aussi des menaces d’expulsions contre des squats également utilisés par des migrant-e-s. Le but est de créer un climat de peur et d’oppression contre l’auto-organisation de celles et ceux qui attaquent ou sapent l’autorité de l’Etat.

Il faut rappeler ici que le gouvernement grec est dans les mains de Syriza. Ce parti socialiste de gauche radicale est aussi soutenu par des groupes de gauche allemands et invité aux grands événements conciliateurs du “mouvement” tels que le 1er Mai à Berlin.
Nous demandons à ces gens de gauche, à présent choqués par ces actions du gouvernement grec – à quoi vous attendiez vous donc ? La leçon que vous devez tirer, vous qui avez pris parti pour tel ou tel gouvernement de gauche et qui, ahuris, venez réciter une fois encore votre psaume “mais les droits de l’homme !”, est la suivante : les clowns qui se trouvent tout en haut de la hiérarchie, ne se préoccupent pas de vous et de vos idéaux sociaux-démocrates. Il faut s’attendre à de telles attaques et y apporter une réponse appropriée. Nous ne croyons absolument pas à leur politique populiste creuse et il faut dire clairement à quoi elle est destinée. Quiconque attend encore la moindre chose de ces partis leur donne le pouvoir de continuer à nous chier dessus. Ils vivent socialement par notre faute et de nos sympathies. Nous devons nous battre pour faire disparaitre ce pouvoir. Notre tentative d’auto-organisation et de vie autonome est bien-sûr un danger pour eux. L’Etat continuera à cracher sa rhétorique humaniste jusqu’à ce que la réalité de perdre de son pouvoir soit palpable.
Le soutien de l’Etat aux migrant-e-s et réfugié-e-s et chacun de ses concepts de “liberté” ne sont que vaine propagande. Il répond à chaque tentative de mettre l’autonomie en pratique par la violence et la répression. Nous devons partir de ce principe-là. Chaque territoire et chaque lieu auto-organisé, où de nouvelles structures sont construites et où les divisions contraintes par l’Etat se voient remplacées par des lignes de conflit auto-déterminées, représente un danger direct pour l’Etat. On peut bouger le long de lignes de contestation prédéfinies, mais dès qu’on les dépasse les libertés tant exaltées sont soudain réduites à néant. L’Etat ne tolèrera rien qui ne corresponde pas à ses critères. Cela doit être arraché.
La raison d’exister de la social-démocratie et de tous les prédicateurs de la paix sociale, c’est leur rôle dans la gestion de la société. Leur mission consiste à repérer les germes de processus révolutionnaires et à trouver des acteurs susceptibles d’être achetés par des promesses de pouvoir. Le soutien à Syriza, provenant même de cercles “anarchistes”, a été le résultat de la volonté de “contre-pouvoir”. Les “mouvements”, constructions inventées de toutes pièces par de nouveaux managers qui réduisent des attaques multiples et protéiformes contre l’ordre en place à un front unique, restent encore un terrain de recrutement pour les organisations et partis de gauche. Ces derniers parviennent à rendre floues des divergences qui s’aiguisent parfois entre le bas et le haut au sein de la guerre sociale.

Ici aussi, dans le conflit de la rue Rigaer, la démocratie parlementaire fait de nombreuses tentatives pour mêler avec ses sales mains des rebelles de pacotille à notre lutte. Le parti des Verts s’est particulièrement illustré en envoyant sa représentante à une assemblée de quartier qui était depuis le début de l’année un endroit de vif échange.
Par la force des choses, ce lieu de conflit est donc devenu un lieu politique, même si la haine des politiques devrait pourtant être la base de l’auto-organisation et de l’auto-défense, comme de l’attaque.
D’ailleurs, la social-démocratie, et en particulier les Verts, n’ont cessé de proposer aux habitant-e-s de la rue Rigaer d’organiser des tables rondes avec des « personnages importants ». Ces offres ont été repoussées de manière relativement conséquente. Cependant le pouvoir sait qu’il lui suffira de fouiller le temps qu’il faudra pour trouver des personnes avides d’ascension sociale, ou dans le meilleur des cas naïves et bien-pensantes, pour se prêter à parler au nom des habitant-e-s. Nous devons aiguiser nos sens pour dépister les offres du pouvoir avant qu’elles ne puissent nuire. Cette recherche commence en nous-mêmes.

Il est particulièrement répugnant que les politicien-ne-s menteurs du parti des Verts en place comparent sans vergogne l’occupation policière de la rue Rigaer durant trois semaines avec les évènements d’il y a deux ans dans le squat de la rue Ohlauer dans le quartier de Kreuzberg. Là, cette ancienne école avait été occupée essentiellement par des Freedom-Fighters migrants et poussés à la clandestinité. Le concept des puissants contre des structures qui devenaient de plus en plus fortes consistait, à côté de l’écrasement brutal et de la terreur policière, à offrir en permanence des issues pacifiques aux personnes en lutte se retrouvant le dos au mur. Auparavant, l’occupation de la place Oranien avait déjà été liquidée avec cette stratégie, des négociateurs ayant finalement été trouvés pour exécuter eux-mêmes violemment l’expulsion de leurs anciens alliés, sous les yeux de la social-démocratie et de ses flics.

Le squat à Kreuzberg a tenu, après qu’au neuvième jour de siège les personnes en lutte se soient repliées sur le toit, menaçant de se jeter dans le vide. Il y a finalement eu la signature d’un contrat d’occupation avec le gouvernement des Verts au pouvoir [à Berlin] voulant s’éviter l’image de morts et c’est ainsi que la situation est revenue à la normale. Mais au cours des mois suivants, les rangs des squatters se sont clairsemés à cause d’expulsions et de procès et des tentatives les plus perfides se sont succédées jusqu’à aujourd’hui pour virer les occupant-e-s restant-e-s par différents biais. L’exemple le plus cynique en est que les gens ont dû évacuer le squat pour laisser la place dans le bâtiment à un foyer pour réfugié-e-s.

C’est avec la même stratégie ennemie que, dans le cas de l’expulsion du 94 de la rue Rigaer, l’ambiguïté du combat politique est censée être utilisée, ce qui se produit nécessairement lorsqu’on entreprend pratiquement de réunir la diversité des conflits sur une seule et même barricade. Comme cela a été annoncé sournoisement, des « réfugié-e-s syrien-ne-s » devaient emménager dans les parties évacuées du 94 rue Rigaer.

A cela, le 94 de la rue Rigaer a répondu par écrit :  » Nous devons reconnaitre que la police n’a pas élaboré sans raison le plan de placer des réfugié-e-s dans la kadterschmiede évacuée. Les luttes contre la gentrification et la police ont une densité palpable dans le quartier. Les luttes contre le racisme à peine. Là réside la part d’ombre de la politique autonome : elle ne s’oriente pas vers la société, elle fait des concessions à la majorité et se trahit dans des luttes partielles. Nous luttons bien-sûr aussi pour que le voisinage se batte avec détermination contre le racisme. Mais ce sont finalement des contextes autres que locaux qui ont pris la parole pour nous et se sont opposés à l’argumentaire adverse selon lequel nous ne voulions pas de réfugié-e-s dans notre environnement. S’il y avait un voisinage anti-raciste et moins européen-moyen (nous y compris), nous n’aurions pas eu à entrer sur ce terrain.“
La Rigaer 94 a appelé à un juillet noir comme stratégie contre la pacification sociale liée aussi à la nécessité d’harmonie dans le voisinage, souvent intégrée dans la politique autonome. L’organisation informelle et la compréhension de l’affinité ont pris la forme d’actions dans de nombreux contextes.

Le juillet noir a en tout cas eu un effet tactique, puisque la décentralisation totale de l’attaque a mis des bâtons dans les roues de la police berlinoise. Tandis qu’ils portaient l’essentiel de leurs forces sur et autour de la maison occupée et créaient un groupe d’enquête de 14 flics qui ont obtenu comme seul succès l’arrestation d’un indic venant de leurs rangs, de petits et grands groupes ont vaillamment généré 10 millions d’euros de dégâts et tourné en ridicule le sénateur de l’intérieur, garant de l’ordre et de la loi. Durant trois semaines, jusqu’à la dernière nuit du siège, cela a cramé et fait des éclats de verre – et pas seulement à Berlin.

Mais plus important encore, et à plus long terme, que le but tactique – la défense de la rue Rigaer- a été le moment où la peur a été vaincue. Lorsque nous menons nos luttes et nos attaques quotidiennes, il y aura toujours des situations où l’Etat tentera de nous isoler et de briser notre esprit combatif. Dans ces dures heures, jours ou années, l’offensive anarchiste informelle portera son courage jusque dans les derniers recoins de ce monde. Que ce soit à travers les barreaux de Moabit, de Korydallos ou des cellules d’isolement de Cologne.

Dans ce sens, nous adressons des salutations combatives de la rue Rigaer aux prisonnier-e-s à Thessalonique, ainsi qu’à Aaron et Balu dans la prison de Moabit et à Lisa à Cologne. Nous avons profité des nuits tranquilles pour peindre sur les murs de la rue Rigaer des messages de solidarité pour elles et eux.

Nous levons aussi le poing pour tous les freedom-fighters des squats dans les villes grecques et de la rue Ohlauer à Berlin !

[Traduit de l’allemand de linksunten, 01.08.2016]

Valenence [Drôme] du 11 /08 au 15 /08 1962 congrés national de la libre pensée

Rappel historique trouvé dans la libre pensée Ardéchoise à l’occasion du congrès national de la libre pensée du 22 août au 26 août 2016 à Bourg les valence

Le Congrès National de Valence

C’est le dernier Congrès d’André LORULOT qui devait décéder dans l’année.
Le congrès National de 1962 avait été largement couvert par la presse régionale de l’époque.
Discours d’ouverture d’André Lorulot, Président national

 » C’est la première fois qu’un Congrès National se tient à Valence. Que nos Amis de la Drôme soient très amicalement remerciés de l’avoir organisé, d’une façon qui nous a paru irréprochable, à peine arrivés auprès de vous.
Nous croyons fermement que nos Congrès Nationaux annuels sont indispensables. Ils ne nous apportent pas seulement le grand plaisir de retrouver des Amis qui nous sont chers et de nous retremper dans une atmos-phère de mutuelle et profonde affection, ils sont aussi une occasion – et la meilleure – de défendre nos points de vus et de confronter nos méthodes d’action, de propagande et de recrutement.
La LIBRE PENSEE ne peut vivre sans un échange culturel fécond entre ses Membres. Elle est le temple du Libre Examen par excellence. Nous ne sommes pas de ceux qui défendent leurs idées avec un dogmatisme étroit et s’imaginent, en exorcisant le voisin, montrer qu’ils possèdent la vérité intégrale et absolue. Ce serait une singulière erreur de notre part. Voulant répandre partout cette faculté essentielle qui s’appelle l’esprit critique, nous nous devons de la respecter chez nous.
La situation politique et sociale d’aujourd’hui serait moins mauvaise et l’avenir moins inquiétant si les Amis de la Démocratie et du Progrès Social avaient été moins sectaires et moins intolérants.
La guerre d’Algérie se termine mais le Colonialisme et le Fascisme, contre lesquels la Fédération Nationale s’est toujours dressée unanime, sont loin d’être vaincus, La visite du Chancelier allemand, les projets de M. de Gaulle, – qui ne sont grandioses que dans son esprit, et dont le caractère grotesque ne doit pas nous cacher la malfaisance, – la mise sur pied de l’Europe Vaticane, les soubresauts menaçants de la clique militariste, – assoiffée d’impérialisme et de totalitarisme-, la tactique tortueuse et cynique des chefs de l’Eglise, le camouflage des uns, la brutalité tyrannique des autres, l’indifférence lamentable du plus grand nombre, tout cela exige de notre part, mes chers Amis, la plus vigilante attention et la volonté la plus énergique et la plus persévérante.
Nous allons nous mettre au travail, avec l’espoir que l’écho de nos décisions ira se répercuter dans les rangs de tous les hommes de Gauche, car notre but essentiel demeure la création d’un front uni, solide, fraternel et surtout loyal, pour barrer la route à la réaction militaire, capitaliste et cléricale.
En remerciant ceux qui sont venus des quatre coins de France, j’ai le plaisir de saluer d’une façon particulière notre cher Ami Jean COTEREAU, que nous retrouvons après la longue année d’exil qu’il vient de passer loin de nous et avec lequel nous sommes restés, et nous resterons, en continuel et affectueux contact
En saluant la mémoire de tous les Camarades qui sont morts au cours de l’année écoulée, je tiens à réserver une place toute spéciale à nos Frères d’Algérie qui ont tant souffert au cours de ces terribles années. Leurs groupements ont été anéantis. Leurs effectifs sont dispersés, beaucoup de leurs adhérents ont été frappés par la brutalité des tueurs de l’O.A.S. Tout est à refaire là-bas, pour que la Révolution Algérienne nous donne une République Laïque et Sociale … Et chez nous, mes Camarades, il faut sauver l’Ecole, barrer la route au pouvoir personnel, rendre à la Démocratie française sa véritable et généreuse figure. La tâche est formidable, elle doit passionner nos cœurs et galvaniser nos énergies « Assez parlé, Chers Amis, au travail ! »

andré Lorulot

 

Athènes, Grèce] Retour sur les actions directes en réponse aux coups répressifs à Thessalonique

Chronologie des attaques qui ont été revendiquées en réponse à l’opération répressive de l’Etat grec contre les espaces d’auto-organisation et de solidarité dans les premières heures du 27 juillet 2016 à Thessalonique :

  • Athènes, 28 juillet : les vitres des locaux de SYRIZA de ‘Ano Petralona’ sont détruites. L’attaque est revendiquée sur indymedia athènes.
  • Athènes, 28 juillet : attaque aux molotovs des bâtards en uniforme de l’OPKE (forces spéciales) et des flics anti-émeutes (MAT) qui stationnaient rue ‘Voulgaroktonou’ dans le quartier d’Exarchia. Attaque revendiquée sur indymedia athènes par « Initiative d’anarchistes ».
  • Athènes, nuit du 31 juillet au lundi 1er août : interventions anarchistes à coups de marteaux, de pavés et de peinture contre 11 locaux de SYRIZA dans les quartiers suivants :

-Exarchia
-Dafni
-Ilion
-Haidari
-Kipseli
-Vironas
-Kesariani
-Tavros
-Holargos
-Kallithea
-Ano Patissia

Et contre les bureaux de « Neo Demokratia » à ‘Nea Ionia’ et à ‘Agia Paraskevi’. Attaque revendiquée dans un communiqué en grec.

Athènes, 1er août : attaque incendiaire aux cocktails molotov du siège central du parti de coalition au gouvernement avec SYRIZA, l’ANEL (« Les grecs indépendants / Neo Demokratia »), situé dans le secteur de Kallithea. Attaque revendiquée par « des anarchistes de Kallithea ».

Athènes, 2 août : attaque à la peinture de deux églises. Ci-dessous le communiqué de revendication (source en grec):

2016-08-03_03.31.28-300x225Dans les premières heures du mardi 2 août 2016, nous avons jeté de la peinture sur les églises « Agiou Vasiliou » de la rue ‘Bouboulinas’ à Exarchia et « Zoodohou Pigis » de la rue ‘Akadimias’. Nous avons mené l’action en raison de l’expulsion de trois squats à Thessalonique et la démolition de l’orphelinat squatté sur décision de ‘Anthimos’ (évêque de la métropole de Thessalonique), au cours desquelles 74 personnes ont été arrêtées.

Le gouvernement de gauche humanitariste tente d’attaquer les structures auto-organisées de solidarité avec comme objectif d’envoyer les migrants dans des camps de rétention « hotspots », c’est la solution proposée par le gouvernement SYRIZA-ANEL accompagnée de répression brutale, de manque de soins médicaux et de morts (SOFTEX).

Vous nous appelez vandales ?

Que sont donc alors ‘Anthimos’ et les chiens de l’État qui rasent l’orphelinat ?

Vous devriez savoir que nous resterons solidaires avec quiconque qui lutte pour la liberté et l’auto-organisation.

Nous serons toujours contre l’État et l’Église !

Bas les pattes des squats !

Feu aux camps de rétention !

Groupe anarchiste « Flamme noire »

2016-08-03_02.55.52

Berne (Suisse), 3 août : la porte d’entrée de l’ambassade grecque recouverte de peinture en solidarité les migrants et les squatteurs poursuivis par l’État. « Notre amour de la liberté est plus fort que toute répression » sont les derniers mots du communiqué publié sur internet.

Athènes, 6 août : une engin incendiaire est déposé devant le monastère Saint-Nicolas. L’action, revendiquée sur indymedia athènes, a été réalisée “comme réponse aux expulsions et comme une contribution à l’appel au juillet noir par les compagnon-nes  de la Rigaer94 en Allemagne. ” […]

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Mercredi 3 août, le jugement du tribunal contre 5 squatteurs de ‘Orfanotrofeo’ est tombée : les quatre amis originaires de Suède et un de Grèce ont été condamnés à 3 ans de prison avec sursis dont 10 mois ferme, c’est-à-dire qu’ils devront faire 10 mois en prison durant les trois années que durent la peine. Ils pourront échapper la peine s’ils payent 4200 euros par personne. De plus, les frais de justice vont de 200 à 400 euros par personne. Les avocats sont solidaires et ne veulent pas d’argent. Montrez-vous solidaires !

[Traduction des textes grecs via l’allemand de Aus dem Herzen der Festung et l’anglais de Act for Freedom Now]

Poligny [jura] 39800: le 20/08 Journée de résistance festive et conviviale contre Center Parcs

Reçu sur la boite  mail

*Samedi 20 août : Journée de résistance festive et conviviale contre Center Parcs, dans la forêt de Poligny*

À diffuser largement autour de vous !
affiche en PDF
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SOUS LES SAPINS, LA PLAGE !

organisée par l’Assemblée jurassienne d’opposant-e-s à Center Parcs.

Contre le projet de Center Parcs :
S’INFORMER // COMPRENDRE // AGIR dans un cadre convivial et festif

Depuis quelques mois, les collectivités supporters de Pierre & Vacances — de la nouvelle Région, au Département, en passant bien sûr par la municipalité de Poligny et la Com’com’ –font des pieds et des mains pour sortir le projet du bourbier post-Débat public, à coups de centaines de milliers d’euros…
Ce 20 août, nous invitons à une journée de mobilisation conviviale sur le site convoité pour montrer notre opposition déterminée à ce projet d’aménagement capitaliste, hors sol et imposé, et poursuivre la construction d’un mouvement d’opposition à Center Parcs dans le Jura.

Samedi 20 août à partir de 12h jusqu’à tard
Sur le site convoité par Center Parcs.

Contact : assembleecontrecenterparc***lists.riseup.net

### PROGRAMME non exhaustif :

12 h : Pique-nique tiré du sac et partagé
– Toute l’après-midi :
Balades sur le site convoité par l’industrie du loisir // ateliers // performances artistiques, etc.
Amène des belles pierres de chez toi pour dresser un grand cairn, afin de laisser une trace de cette journée sur le site, en signe de résistance collective à Center Parcs.

16h : Discussion autour de la lutte contre Center Parcs
19h : Apéro et pique-nique tiré du sac et partagé
20h : Concerts (chanson francaise / rock / folk) suivi d’un bœuf musical…

À bientôt !
L’Assemblée d’opposant-e-s à Center Parcs

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Le mur du collectif
: http://fr.padlet.com/GREZADPAD/nw9dl26kz2i0

Affiche en PDF
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