note: arrivage d’un livre à la bibliothéque du laboratoire anarchiste en continuation de notre combat contre la militarisation de la france.;
« Un pompier pyromane – L’ingérence française en Côte d’Ivoire d’Houphouët-Boigny à Ouattara »
’association Survie publie Un pompier pyromane – L’ingérence française en Côte d’Ivoire d’Houphouët-Boigny à Ouattara (coll. Dossiers noirs, éd. Agone-Survie). Cette synthèse sur le rôle de la France dans cet important pays d’Afrique de l’Ouest revient sur une des pages les plus sombres de l’interventionnisme militaire français en Afrique ces dernières années, et devrait alimenter le débat sur notre politique africaine.
2018 pourrait être une année clé dans l’épilogue de la « crise ivoirienne » au titre de laquelle l’armée française est intervenue en Côte d’Ivoire, dès 2002 avec le déclenchement de l’opération Licorne, et surtout début 2011 pour contribuer à l’arrestation du président sortant Laurent Gabgbo. Après l’amnistie ivoirienne et la libération de l’ex-première dame Simone Gbagbo il y a quelques jours, les partisans de l’ancien président espèrent l’acquittement de ce dernier par la Cour pénale internationale (CPI) cet automne, après 7 années de détention à La Haye. Cette actualité judiciaire permettra-t-elle de questionner enfin la façon dont la situation a été présentée aux citoyens français pour justifier une opération militaire dans ce pays, comme pour l’intervention en Libye à la même époque ? Pour ouvrir enfin le débat, l’association Survie, qui milite contre la Françafrique [1], publie ce lundi 20 août un nouvel ouvrage dans sa collection des « Dossiers noirs » (co-édition Agone [2]), sur le rôle de la France en Côte d’Ivoire depuis 25 ans.
Derrière sa neutralité affichée, la France n’a cessé de défendre âprement ses intérêts économiques dans ce pays. Au cours de la guerre de succession ouverte par la mort du président Houphouët-Boigny fin 1993, elle a poussé les candidats les plus susceptibles de maintenir son influence régionale. C’est dans ce cadre qu’on peut saisir les véritables enjeux de l’opération Licorne – censée illustrer l’exemplarité des nouvelles modalités d’intervention de l’armée française en Afrique – pendant laquelle les militaires français ont ouvert le feu sur des foules de civils ivoiriens désarmés, en novembre 2004, sur fond de manipulations qui laissent suspecter une tentative avortée de coup d’État.
La France n’a jamais été un arbitre impartial ni désintéressé dans la crise ivoirienne. Ce nouveau livre, Un pompier pyromane – L’ingérence française en Côte d’Ivoire d’Houphouët-Boigny à Ouattara [3], participe à documenter le rôle de notre pays, aujourd’hui encore insuffisamment débattu, dans cette histoire en apparence lointaine.
[1] Créée il y a plus de 30 ans, l’association Survie décrypte l’actualité franco-africaine et se mobilise contre la Françafrique, qu’elle a fait connaître. Elle compte plus de 1300 adhérent.e.s et une vingtaine de groupes locaux partout en France
[2] Voir l’ensemble des titres récents de la collection sur https://agone.org/dossiersnoirs/
[3] 520 pages, 20 €. Membres de l’association Survie, les deux co-auteurs font partie depuis plusieurs années de la rédaction de Billets d’Afrique, bulletin mensuel d’information sur la Françafrique édité par l’association depuis 1993. Raphaël Granvaud est notamment l’auteur de deux précédents Dossiers noirs, Que fait l’armée française en Afrique ? (2009) et Areva en Afrique – Une face cachée du nucléaire français (2012). Spécialiste de la Côte d’Ivoire, David Mauger a régulièrement été le porte-parole de l’association Survie à ce sujet.


Pour exprimer notre rage contre l’arrestation de notre camarade, ainsi que pour envoyer notre solidarité avec les prisonnièr.e.s au delà des murs, nous avons tiré 50 fusées d’artifice à proximité de la prison de Nancy-Maxéville, ce soir du 3 septembre. Le feu d’artifice a été accueilli par de vives réactions de la part des prisonnièr.es.







Ce n’est que leur deuxième jour d’intervention, mais la liste des demandes fait déjà trois ou quatre pages et concernent de nombreuses rues de la ville. « On en a pour plus de deux mois de boulot », estiment Bruno Lacombe et Logan Traissac. Selon ce dernier, les tags sont plus nombreux que les autres années. « Peut-être aussi qu’on a cette impression parce que le périmètre est plus étendu. Avant, ils étaient plus concentrés dans le centre », justifie-t-il. La priorité pour les agents ? « Les injures, les propos racistes, et tout ce qui porte atteinte à quelqu’un en particulier », expliquent-ils. Et il y en a plusieurs, sur les murs d’Aurillac. « Beaucoup concernent la police », précisent les agents.
