Archives de l’auteur : anarchiste

Semaine Palestine à Valence

reçu par mail
Bonjour,
vous trouverez ci joint le programme de notre semaine « La Palestine dans tous ses états » à Valence, que nous avons réussi à programmer malgré les embûches posées par la mairie de Valence, et grâce à la collaboration de nombreux amis et soutiens, en particulier le foyer Laïque de Valensolles, en grande difficulté, qui a accepté de nous accueillir généreusement dans ses locaux.
Ce qui n’apparaît pas dans ce programme car nous n’avions pas encore trouvé les classes intéressées, c’est le jeu « Vivre la Palestine » qui a été créé et expérimenté récemment et le sera finalement dans un lycée de Valence, le mardi matin 26 avril.
Il est également proposé à des adultes le même jour, de 14h à 17h au Foyer Laïque de Valensolles.
Nous manquons encore de quelques participants qui doivent être au moins une vingtaine et si vous êtes intéressés et disponibles, faites le nous savoir très vite en répondant à ce courrier.Ce programme est à diffuser largement autour de vous afin que cette semaine, dont l’organisation a été pour le moins compliquée permette de faire connaître au plus grand nombre possible la culture et la richesse de la Palestine, occupée depuis bientôt 60 ans et dont le territoire qui lui était imparti lors de la création de l’état d’Israël se réduit chaque jour un peu plus…
A bientôt j’espère,

 programme:
lundi 25  à 18h
rencontre avec l’Ambassadeur de
Palestine en France Salman El
mardi 26 avril à 20 h :
conférence avec Miko Peled, militant
Israélien pacifiste et le père Raed
Abu Salieh, secrétaire général de
Caritas-Jérusalem qui parleront de la
situation en Palestine
salle Pic au Conseil Départemental
 vendredi 29 avril à 20 h :
conférence avec René Backmann, journaliste à l’Obs et à Mediapart, auteur du livre
« Un mur en Palestine » sur le thème: « dans un Moyen Orient dévasté, quel horizon
pour la Palestine? », suivi d’un débat.

Ni loi, ni travail : A Lyon, dégradations et dissociations( mise à jour)

Attaque..noblogs.org

LyonMag.com / jeudi 21 avril 2016

Lyon Palais justice 21 4 2016Une enquête a été ouverte après des dégradations publics commises dans la nuit de mercredi à jeudi dans le 3e arrondissement de Lyon.
Selon la direction départementale de la sécurité publique, deux groupes d’une trentaine d’individus, dont certains le visage dissimulé, ont quitté dans la soirée le rassemblement Nuit Debout organisé sur la place Guichard. Ils sont soupçonnés d’avoir commis des dégradations sur les locaux et un véhicule de la direction zonale Sud-Est de la police aux frontières, du tribunal de grande instance et de la mairie du 3e arrondissement. Des tags ont notamment été inscrits et des vitres ont été brisées.

Dans un communiqué, la Préfecture a indiqué “convoquer les trois organisateurs qui avaient déclaré ce rassemblement, pour les mettre en demeure de faire en sorte que de tels troubles ne se renouvellent pas“. Dans le cas contraire, le Préfet du Rhône, Michel Delpuech, “prendra sans délai une mesure d’interdiction. […]

*****

Les organisateurs de la Nuit Débout de Lyon se dissocient (tout comme l’ont fait ceux de Paris)

extrait de Le Parisien / jeudi 21 avril 2016

[…] Le préfet Michel Delpuech «a convoqué ce jour (jeudi) à la préfecture les trois organisateurs qui avaient déclaré le rassemblement, pour les mettre en demeure de faire en sorte que de tels troubles ne se renouvellent pas». «Dans le cas contraire, il prendra sans délai une mesure d’interdiction», ont averti ses services.
«On condamne fermement ce qui s’est passé de façon unanime. On n’est pas du tout sur cette démarche. Ce sont trois éléments extérieurs qui ont commencé à chauffer les gens en prétextant un début de manifestation sauvage», a déploré Jean-Pierre, l’une des trois personnes convoquées.
«Un petit groupe est parti avec eux. Nous sommes tous très fâchés, le mouvement est totalement calme et pacifique. Depuis le début (31 mars, ndlr), cela se passait bien», a-t-il ajouté.

Lyon 1 4 2016 2

ça discute toujours entre les manifestants et les « organisateurs  de nuit debout » à Lyon voir le communiqué publié par rebellyon .info

Déjà lundi le MEDEF avait été visité

Lyoncapitale / jeudi 21 avril 2016

Dans la soirée de lundi, des oeufs ont été lancés sur le bâtiment du MEDEF Rhône et les murs ont été tagués. C’est la première fois que les bâtiments du MEDEF Rhône subissent des dégradations dans le huitième arrondissement de Lyon. Sur les murs, des oeufs écrasés et des inscriptions comme “Gattaz m’a tué” et “Ceci est un repère de casseurs”. Dès le lendemain, toutes les dégradations, qui “ressemblaient à un tableau de Jackson Pollock”, selon une source au Medef Rhône, étaient nettoyées. [..]

[Publication] : sortie de « Ricochets » n°15 (avril 2016)

Bruxelles : Bulletin contre la maxi-prison et le monde qui va avec
n° 15 – avril 2016

On peut le lire en pdf sur La cavale ici


Pâques avec les militaires…

Lundi de Pâques, deux militaires barrent l’entrée de l’escalier de la station de métro Comte de Flandres et fouillent les sacs de tous les gens qui veulent rentrer. Juste derrière eux, un photographe immortalise la scène. A une autre station, deux autres militaires empêchent en plus des personnes de sauter les portiques. Une station sur deux est fermée pour permettre un déploiement étendu d’uniformes. Un couvre-feu qui ne dit pas son nom a été instauré avec la fermeture des rames de métro à 19h. Dans leur bouche, c’est la « sécurisation du réseau souterrain ».

Devrait-on se sentir en sécurité quand des militaires quadrillent le territoire ? En 1993, des centaines de ceux-là sont envoyés en Somalie dans le cadre de la mission « Restore Hope », destinée également à rétablir un « niveau de sécurité suffisant ». Certains paras belges commettent alors sur des civils des actes sadiques, tels que maintenir un jeune Somalien au-dessus d’un feu, puis le piétiner. Les paras belges sont en outre accusés d’avoir tué froidement des Somaliens, d’en avoir frappé à coup de crosse, un soldat ayant même été condamné pour avoir commis un meurtre dans le but de faciliter un trafic d’armes. Pour une fois, cela s’est su et la nouvelle est parvenue jusqu’ici. Ce que les médias avides de scandale ont en revanche bien caché, c’est que ce genre d’actes de barbarie accompagne toute guerre. Dans chaque camp. C’est cela des militaires.

A écouter les sirènes médiatiques, on dirait que les soldats belges sont de braves bonhommes inoffensifs qui ne font pas grand chose, tandis qu’ils sont intervenus en Irak, en Afghanistan, au Mali et maintenant en Syrie. Accompagner au sol des F16 hollandais qui frappent le sol syrien, c’est participer à la guerre et aux massacres qui l’accompagnent. Faut-il rappeler qu’un soldat est programmé pour appuyer sur la gâchette sans réfléchir par lui-même ? Pour obéir à tout ordre venu de sa hiérarchie ? Ils tuent sur commande tout comme leurs adversaires déclarés dont ils seraient censés nous protéger. Face à cette logique où l’individu ne pense plus par lui-même, une chose reste à faire : rompre les rangs !

[Ricochets (Bruxelles) n° 15 – avril 2016, p.2]

sur Brèves du désordre

Brest : la manif nocturne s’en prend aux banques

 

lu sur Brèves du désordre

Brest. Des agences bancaires prises pour cibles

Le Télégramme, 18 avril 2016

Un groupe d’une cinquantaine d’individus masqués et pour certains déguisés s’en est pris, samedi soir, à une demi-douzaine de façades de banques et de distributeurs de billets de la rue Jean-Jaurès, à Brest. Le préjudice se chiffre à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

L’action se préparait depuis quelques jours. Le projet bruissait dans les rangs du collectif contre la loi Travail, concentré place Guérin, à Brest. « Faire une action contre les symboles du capitalisme ». Un cortège d’une cinquantaine d’individus s’est ainsi retrouvé au milieu de la rue Jean-Jaurès, samedi, peu après 22 h 30.

À visages masqués

Vêtus de noir, arborant des banderoles en début et fin de cortège, des participants ont pris pour cibles les façades des agences bancaires et leurs distributeurs automatiques de billets. Slogans « anticapitalistes » et pétards pour égayer une action nocturne et inédite à Brest. Les manifestants s’étaient organisés pour ne pas être reconnaissables, surtout les personnes qui ont badigeonné les agences bancaires. Les grandes banderoles du cortège masquaient ceux qui déversaient la peinture sur les façades et les distributeurs de billets. Des coups dans les vitrines étaient assénés au fur et à mesure de la progression du cortège, rue Jean-Jaurès.

Dispersés à 23 h

Autour de 23 h, les manifestants étaient stoppés par les forces de police dans le bas de la rue Jean-Jaurès, avant que le groupe ne se disperse dans les rues adjacentes. Des contrôles de police étaient effectués dans la foulée sur le secteur et une enquête pour retrouver les auteurs de ces dégradations démarrait aussitôt. Diverses inscriptions – « anticapitalistes », des « fermés », « burn out général » – mais aussi des coeurs cyniquement dessinés sur les façades d’agences étaient les marques de cet épisode de dégradations organisées. Hier matin, les usagers devaient rejoindre la place de la Liberté ou la rue de Siam pour trouver un distributeur de billets en fonctionnement.

Besançon : « des tags et des oeufs »

indy lille

On a eu vent que l’armée (de l’air) s’expose ces jours-ci au centre commercial de Chateaufarine de Besançon, à travers une exposition intitulée « Des ailes et des hommes » : les bouchers en uniforme font des démonstrations de leurs joujous qui massacrent aux quatre coins du monde pour leur nation, leur économie, leurs frontières… Cette institution d’assassins en kaki soigne à la fois son image auprès du jeune public et des petits soldats de la consommation, mais cherche aussi et surtout à grossir ses rangs pour terroriser et massacrer les populations et les rebelles, ici comme partout.
De fait, cela nous a motivés à agir. Dans la nuit du 17 au 18 avril, le centre de recrutement de la rue Bersot a été bombardé d’oeufs de peinture rouge. Un tag (« Assassins ») a recouvert le panneau d’accueil du CIRFA. Sur un mur en face et sur l’église d’à côté ont été tagués « A bas l’armée » et « Qu’ils soient de Dieu ou de l’Etat… A bas tous les soldats ! (A) ».

Refusons leur mise au pas ! attaquons l’armée !

Grenoble : Macdo voit rouge !

le dauphiné libéré / 19 avril 2016

McDovoitrouge

 

Au cours de la nuit de lundi à mardi, la devanture du restaurant Mc Donald’s située rue Félix-Poulat, dans le centre-ville de Grenoble, a été entièrement aspergée de peinture rouge. Des faits vraisemblablement commis à l’aide d’extincteurs remplis de peinture.

Une enquête a été ouverte par les policiers grenoblois pour tenter d’identifier le ou les auteurs de ces dégradations.

[[Valence] le 20/04 Projection-débat autour du film « A Bure pour l’éternité »19 h 30 à l’Espace le laboratoire, 8 place St jean à côté du marché couvert

Mercredi 20 avril 2016

Projection, suivie d’un débat d’une façon horizontale, sur le nucléaire et son monde et en particulier avec l’exemple de Bure, village choisi pour enfouir les déchets nucléaire. C’est aussi dans ce village que se trouve la maison de résistance contre la poubelle nucléaire, où une grande partie du documentaire (52mn) a été tourné.

Bure, Meuse, 91 habitants, est l’un des territoires les moins peuplés de France, essentiellement agricole. Ici est implanté ce qui pourrait devenir le centre de stockage des déchets les plus radioactifs des centrales nucléaires françaises, voire européennes; En 2004, une poignée d’hommes et de femmes en provenance des quatre coins de la France se soulèvent contre ce projet, et y réhabilitent une ruine qui deviendra la maison de résistance L’association Bure zone libre (BZL)

est née Elle compte aujourd’hui plusieurs centaines de membres.

«A Bure pour l’éternité» raconte la vie de la maison, les vies qui y habitent et s’y croisent, une vie de combat contre le nucléaire, et les vies possibles sans le nucléaire.

« Le parc nucléaire français est prêt pour la poubelle, quand bien même l’État français ne l’avouera que lorsque la course, sa course à l’innovation l’aura ruiné ..Ce ne sont pas seulement les événements de Fukushima ou de Tchernobyl qui précipitent son pourrissement … Ces événements ne font que rendre apparents les retours de bâton de l’hallucination scientiste dans le nucléaire civil… La compréhension tardive de l’impossibilité de remplacer une cuve de réacteur démontre l’impensé de l’usure des centrales impropres à la production, lors d’opérations qui décuplent les dangers pour les travailleurs du nucléaire. « court extrait  » : les Luddites et l’usure du vieux monde » ACNM.fr

Laboratoire – lelaboratoireanarchiste.noblogs.org

 

 

[Canada] Sabotage d’un engin de chantier d’une entreprise forestière

equipmentvandal

Fonte EarthFirstJournal 

Selon le Western Timber Canada Products Ltd., l’une de leurs 29 machines Hitachi log loader pour charger les troncs a été saboté près de Mission, en Colombie-Britannique,   loin   de Vancouver.

Le sabotage présumé a eu lieu pendant la nuit entre 11 et 12 Avril. Dans la nuit de l’entreprise de bois a dit: « Quelqu’un a coupé un cadenas sur notre site de l’exploitation forestière sur Patterson Creed [Route] … Ensuite, il a été placé un rocher sur les commandes de conduite et a dirigé le Log Loader vers l’escarpement »

La société a tenu à souligner que «La destruction de ce mécanisme est un coût grave pour notre société »

Pour le moment, personne n’a revendiqué la responsabilité de l’action.

lu sur Croce Nera Anarchica

Lutte des détenues à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis

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lu sur  mediapart :claude Giordanno

Depuis le 4 avril, la direction de la MAF de Fleury-Mérogis tente de mettre en place un nouveau fonctionnement qui réduit les temps de promenade, restreint l’accès à la salle de sport (…) sous prétexte de vouloir uniformiser les conditions d’enfermement pour les hommes et les femmes via un nouveau logiciel de contrôle. Rassemblement de soutien à la MAF de Fleury-Mérogis ce samedi 16 avril 2016 à 13h.

Appel des prisonnières basques de cette maison d’arrêt des femmes, en lutte avec d’autres prisonnières contre l’administration pénitentiaire. La direction veut imposer des conditions d’enfermement plus restrictives (visant temps et horaires de promenade, parloirs, accès à la salle de sport,…) sous prétexte d’uniformiser les conditions de vie pour les hommes et les femmes, via un logiciel de gestion qui s’appelle « genesis ».
Nous les prisonnières politiques basques incarcérées à la MAF de Fleury-Mérogis, nous nous adressons à vous pour vous informer des changements effectués à la MAF avec l’excuse de la mise en route d’un nouveau logiciel qui vise à égaliser les conditions de vie dans l’ensemble de la prison. Ce nouveau fonctionnement touche les jours de parloir, l’accès à la salle de sport, et surtout, à la promenade.

En ce qui concerne les parloirs nous constatons qu’une fois de plus, comme cela avait été fait il y a 8 mois, il y a eu un changement des horaires et une suppression de jours en nous prévenant seulement 15 jours à l’avance, en sachant que nos proches viennent de loin et que l’achat des billets des transports publiques et les réservations d’hébergement pour le mois d’avril ont déjà été faits. La suppression des parloirs des mardis et des vendredis a un grand impact sur nos visites puisque cela empêche nos proches de profiter le long voyage pour faire deux, voire trois, parloirs d’affilé. Une fois de plus nos proches ont dû annuler les billets d’avion et la réservation d’hôtel avec les pertes économiques que cela suppose, lesquelles viennent s’ajouter au grand coût, autant économique que personnel, que la politique de dispersion a pour nos proches et pour nous mêmes depuis des années et des années.

En ce qui concerne la promenade à la MAF il a été mis en fonctionnement un système similaire à celui qui est en vigueur à la MAH, c’est à dire une seule promenade par jour avec alternance matin et après-midi selon le jour soit pair ou impair. En fait depuis quelques années nous assistons à une brutale restriction du temps des promenades. En effet, en 2009 (et nous étions déjà la !) nous avions en horaire d’été 1 heure de promenade le matin et 3 heures les après-midi. Maintenant nous passons de même pas 3 heures de promenade par jour à … 2 heures par jour !! 2 heures qui ne sont même pas réelles puisqu’il faut compter le temps des mouvements dans ces horaires et maintenant il va falloir sortir non 2 ailes mais 3 (parce que toutes les condamnées sortiront en même temps), ce qui peut prolonger les mouvements de plus de 20 minutes pour les dernières.

Tout cela suppose pour nous, les prisonnières, d’être enfermées dès 11 heures du matin en plein été, dans une cellule où la fenêtre ne s’ouvre que de 10 centimètres, sans douche ni frigo, à attendre la promenade de l’après-midi du lendemain (prévue à 13h15). Ce régime est comparable à un régime disciplinaire. Ces mesures sont inhumaines et le fait de vouloir nous enfermer 26 heures d’affilé, sans prendre l’air, sans communication entre nous, sans marcher ou discuter, et surtout le week-end que nous n’avons ni sport ni activité, nous le percevons comme un fait très grave. Ces mesures vont à l’encontre de la dignité humaine et à notre avis représentent une atteinte aux droits de l’homme.

A toutes ces restrictions il faut ajouter les changements à la salle de sport car la direction veut séparer les prévenues et condamnées. En fait maintenant nous ne pouvons plus choisir d’aller au sport soit le matin soit l’après-midi, maintenant nous avons droit à un seul créneau par jour en fonction de la promenade, et évidemment l’accès à la salle est limité à une trentaine de personnes, celle qui n’est pas sur la liste restera enfermée en cellule…

En plus si nous avons d’autres occupations comme les études, les activités, ou les parloirs qui nous empêchent d’aller à la salle, et même en promenade, nous sommes obligées de renoncer à l’activité physique ou à prendre l’air. Franchement, la mise en fonctionnement d’un nouveau logiciel nous semble un argument très faible pour justifier une telle dégradation de nos conditions de vie, surtout quand la séparation entre condamnées et prévenues et pratiquement impossible dans une prison de ces caractéristiques : la séparation ne va pas s’effectuer pour l’école, ni les parloirs, ni les ateliers ni les activités. L’argument de la direction est de vouloir empêcher le « trafic » et pour cela la solution c’est l’enfermement en cellule et l’isolement entre nous.

Depuis des mois nos conditions matérielles se sont dégradées, nous n’avons même plus la trousse mensuelle, plus de service de lingerie, plus de coiffure, la télé a presque doublé son prix en 3 ans, pas de frigo, pas de douche en cellule… et maintenant ce sont les conditions de vie qui touchent notre santé autant physique que psychique. Ici la direction continue à serrer l’étau afin de limiter les mouvements et les échanges entre nous, et de contenter les surveillantes lesquelles, tout soit dit en passant, auront maintenant tout leur temps pour rester assises à rien faire.

Face à tous ces changements nous ne sommes pas restées les bras croisés. Nous avons participé d’un mouvement collectif réalisé le dimanche 3 avril, le jour avant de la mise en route de ce nouveau système. Ainsi, dimanche après-midi plusieurs tours de promenade ont été bloqués, autant côté prévenue que condamnée.

Côté condamnée (au premier tour) 26 femmes sommes restées à la fin de la promenade. Même si nous avons annoncé que le blocage serait de 10 minutes finalement nous sommes restées une bonne vingtaine de minutes entourées de filles qui criaient par la fenêtre et tapaient sur les portes. Bien sûr, des chef et gradées (et même le directeur adjoint) sont venus à la porte nous menacer « qu’ils prendraient des dispositions ». Rien de nouveau, c’est la seule chose qu’ils savent faire : nous menacer avec des représailles. Nous leur avons donné la feuille de revendications signée par plus de 45 personnes (d’autres feuilles tournent encore). Pendant que nous bloquions, les filles du côté prévenue bloquaient aussi, et nous avons regardé amusées les chefs qui surveillaient le mouvement clairement dépassées par la situation.

Les mineures, qui sont en ce moment une bonne douzaine, ont spontanément décidé de bloquer la promenade aussi. Elles sont restées pendant 10 minutes à chanter et danser pendant que les chefs (qui ne sont pas sortis en promenade avec les majeures), sortaient pour les faire rentrer. Simultanément, le deuxième tour de promenade du côté prévenue a bloqué aussi. Nous ne savons pas encore combien de femmes ont participé de ce blocage, nous savons que minimum 4 tours de promenade ont suivi.

Une fois toutes enfermées en cellule un grand tapage de portes a commencé et toute la prison s’est convertie en une grande protestation sonore. Cela a tapé partout pendant presque une heure sans interruption. Les chefs et gradées sont venues ouvrir quelques portes pour nous menacer à nouveau : « Si vous continuez à taper vous finirez au mitard ». On tremble. Finalement, nous avons réalisé un refus de plateau collectif.

Nos demandes sont de maintenir les deux tours de promenade matin et après-midi, surtout pour le week-end. Nous vous informerons de la suite du mouvement. Pour l’instant nous faisons un appel à la solidarité de l’extérieur avec l’envoi du texte qui suit par courrier, e-mail ou fax au directeur adjoint de la MAF :

« M. Parscau,
Les conditions de vie que vous voulez imposer à la MAF de Fleury-Mérogis constituent une atteinte à la dignité humaine. Le système de promenade unique et alternée suppose un enfermement (dans une cellule sans aération, sans douche et sans frigo) qui peut se prolonger pendant 26 heures les jours où il n’y a pas d’activité ni sport (ce qui arrive souvent), et surtout le week-end. Je réclame des condition dignes et que les demandes des prisonnières soient prises en compte. »

Adresse :
M.Parscau – Directeur adjoint à la MAF
MAF de Fleury-Mérogis
9, Avenue des Peupliers
91 705 Saint-Geneviève-des-bois Cedex
Fax : 0033-169460336
E-mail : ce n’est pas posible

P.-S.
Les blocages ont continué le lundi mais le lendemain, de nombreuses femmes ont été convoquées par la direction pour être intimidées : menaces de transfert disciplinaire, de suppression des remises de peines, etc… Bref les chantages habituels. Mais ça continue ce week-end ! Samedi une cinquantaine de femmes bloquaient la cour de promenade !
A l’intérieur comme à l’extérieur c’est les mêmes logiques répressives qui nous sont destinées : il s’agit de tuer ce qu’il reste de lien et de solidarité entre nous, nous isoler davantage… Combattons les !

Suite de la lutte à la MAF de Fleury-Mérogis

Depuis le 4 avril la direction de la MAF de Fleury-Mérogis tente de mettre en place un nouveau fonctionnement qui réduit les temps de promenade, restreint l’accès à la salle de sport (…) sous prétexte de vouloir uniformiser les conditions d’enfermement pour les hommes et les femmes via un nouveau logiciel de contrôle. La mobilisation continue malgré les intimidations de l’administration pénitentiaire. Voici la 2e lettre reçue de l’intérieur :

Lundi et mardi, les blocages ont continué avec des affiches en promenade en mobilisant une cinquantaine de personnes. Et pendant ces jours l’administration pénitentiaire a fait, bien sûr, son boulot de flic. Toutes les femmes qui avons participé aux blocages nous nous sommes fait appeler par le chef et chacune d’entre nous a eu droit à sa menace personnalisée. La menace principale concerne les RPS, après le changement d’affectation et les transferts disciplinaires, et finalement la commission disciplinaire et le mitard.
Le directeur adjoint et le chef de détention nous ont reçu pour nous dire qu’ils n’ont pas l’intention de revenir sur le système de 2 promenades par jour et qu’ils sont en train d’analyser si c’est possible de le faire pour le week-end, mais ils voulaient absolument qu’on arrête le mouvement avec la menace de représailles dans le cas contraire. A leurs dires, ils vont faire quelques « ajustements » pour les personnes qui vont à l’école (ce qui n’arrange rien et concerne très peu de femmes). Mais pour le reste ça se maintient comme ça. Comme ils ont vu que le mouvement continuait ils n’ont pas appliqué, pour l’instant, la séparation entre prévenues et condamnées pour la salle de sport.

Nous avons fait des nouvelles propositions (accompagnées des signatures) qui peuvent se mettre en place en gardant le système actuel.
Nous nous sommes montrées prêtes à accepter la promenade unique mais à condition que pour les jours où nous sortons l’après-midi nous enchaînions notre tour de promenade avec celui des travailleuses, c’est à dire, de 13h15 à 17h30, et surtout de garder les deux tours de promenade pour le week-end. Ce qui pour l’instant a été refusé en disant que 4 heures de promenade leur semblait beaucoup, que dans la loi c’est marqué une heure et comme ils sont si généreux ils nous en « donnent » deux. Après avoir passé toute la semaine avec ce nouveau système nous avons constaté qu’en comptant les mouvements ces deux heures deviennent en pratique 1h30-1h40.

Mais ce changement touche plus d’aspects que nous le pensions auparavant. Maintenant nous sommes 3 ailes à sortir ensemble ou à rester enfermées en même temps ce qui veut dire que du côté condamnées nous sommes à peu près 80 personnes pour 2 seules cabines téléphoniques. Résultat : appeler devient une chimère.

Pour limiter encore plus les mouvements des prisonnières, maintenant il n’y a plus de premier appel, c’est à dire, impossible de sortir prendre l’air une petite heure et enchaîner avec une activité ou le sport qui pourrait prolonger un peu le temps qu’on reste hors de la cellule. Résultat : il n’y a presque plus personne aux activités, ce qui, bien sûr, les arrange bien. En plus, maintenant le médical fonctionne par rendez-vous et si celui-ci coïncide avec la promenade on reste bloquée en cellule sans pouvoir sortir en promenade ni aller au sport.

Dans un courrier antérieur, nous vous disions que maintenant les surveillantes auraient tout leur temps pour rester assises à rien faire, excusez-nous de notre naïveté, La nouvelle occupation des surveillantes c’est les fouilles de cellule. Depuis la mise en place de ce nouveau logiciel tous les jours, il y a des fouilles dans toutes les ailes. Les premières à y avoir droit avons été celles qui avons participé aux blocages.

Le mouvement de protestation continue malgré les menaces. Ainsi le samedi 9 avril nous avons mis une grande pancarte en promenade et nous avons bloqué à nouveau pendant 10 minutes. Côté condamnées nous étions 23, avec quelques désertions de dernière minute quand les gradés sont sortis faire la pression. Côté prévenue 35 femmes sont restées. Dimanche nous étions 15 personnes du côté prévenue.

Nous savons qu’il y a eu plein de lettres de solidarité qui ont été envoyées et nous espérons que cela continuera jusqu’à l’obtention de nos demandes. Ici, nous continuerons à nous battre contre ce système assassin qui nous étouffe de plus en plus. Les menaces font leur effet sur quelques unes, bien sûr, mais il ne faut pas oublier qu’ils peuvent s’acharner sur des personnes isolées, mais ils ne peuvent pas déplier leur machinerie répressive quand nous restons ensemble et soudées. Merci de votre soutien et attention. À bientôt.

Prisonnières politiques basques incarcérées à la MAF de Fleury-mérogis

Rassemblement de soutient à la MAF de Fleury-Mérogis samedi 16 avril 2016 à 13h00
Suite à la mobilisation des prisonnières de la maison d’arrêt des femmes de Fleury-Mérogis, un rassemblement de solidarité est prévu samedi 16 avril à 13h00 devant la prison !

Depuis le 3 avril les femmes détenues à la MAF se mobilisent contre l’administration pénitentiaire qui veut imposer des conditions d’enfermement plus restrictives sous prétexte de la mise en place d’un nouveau logiciel de gestion qui s’appelle GENESIS, et argumentant qu’il s’agit d’uniformiser les conditions de vie pour les hommes et les femmes…
Encore une attaque qui vise à détruire les liens entre personnes incarcérées et à les réduire à un état végétatif ( même pas 2 heures de promenade par jour !).
Venons apporter notre solidarité samedi 16 avril et briser l’isolement de leur lutte ! Renforçons-la, en sachant qu’en ce moment l’administration pénitentiaire exerce des pressions sur les femmes enlutte !
Pour que vivent les solidarités à l’intérieur et à l’extérieur !

Rendez-vous samedi 16 avril 2016 à 13h00 devant la MAF de Fleury-Mérogis !
9 avenue des peupliers, 91700 Fleury-Mérogis