Archives de l’auteur : anarchiste

Montreuil (Seine-Saint-Denis) : Autolib en feu

attaque.noblogs.org

On avait envie d’exprimer avec des actes notre solidarité avec Damien, condamné jeudi 19 à 10 mois de prison. On était nombreux à cette manif saccageuse du 14 avril et on ne le laissera pas payer tout seul – on ne l’oublie pas.
Le soir du dimanche 22 nous avons trouvé trois Autolib, rue Galilée à Montreuil et les avons incendiés.
On nous refourgue les Autolib comme une solution pour une ville plus propre, plus écologique, plus « smart ». Nous gerbons sur leur propagande.

Pour Damien, donc, et aussi pour les compagnon.nes emprisonné.es en Italie pour l’opération Scripta Manet.

Liberté pour tous et toutes !

Les amis de Jules Bonnot et du printemps 2016

P.S. Nous tenons à envoyer une accolade complice aux compagnon.ne.s qui ont cramé des bagnoles de collabos à Bruxelles le soir du nouvel an. Lire que les nuits bruxelloises s’illuminent de vos attaques (et celles d’autres) nous motive encore plus à agir (c’est à ça aussi que servent les communiqués de revendication, non?). Pourtant, nous pensons que distribuer des tracts, coller des affiches est important et ce n’est pas « embrigader » ou « séduire » mais partager des idées subversives.
Mais nous sommes sûrs que vous y avez déjà réfléchi. La bise.

 

L

 

Contre E.on et son monde

Présentation:

En 2013, la multinationale E.on décide de s’approvisionner en bois à partir des châtaigneraies cévenoles. Réaction : refus et rassemblement. Bogues voit le jour dans cette lutte contre l’ingérence d’E.on, en prenant le parti de l’usage des forêts. Pour Bogues, il n’est pas seulement question de gérer efficacement la filière bois locale mais de comprendre que c’est contre le monde que nous impose E.on que nous devons nous organiser. Au delà des « luttes territoriales », Bogues cherche à mettre en avant une politique du tenir ensemble et à en formuler les stratégies. Bogues est sans doute une publication à la périodicité aléatoire mais c’est aussi des personnes qui parient autant sur la pertinence de leur enracinement dans les Cévennes que sur leur possibilité de résonner avec d’autres et de dépasser la simple question locale d’une lutte singulière. Nous ne voulons plus être défaits à la moindre manifestation d’un pouvoir qui nous nie et nous proposons de penser pratiquement comment faire se peut.


Le premier numéro de Bogues est directement lié à notre réaction viscérale face à la venue d’E.on.Il pointe dès les premiers textes que la forêt n’est pas qu’une denrée économique ni un usage utilitaire.

Téléchargez le en cliquant sur ce lien: bogues N°01

 

La couverture de bogues no°1

 

[Bagnolet-Montreuil] Petite balade contre la justice

attaque.noblogs.org

Indymedia Nantes / mardi 24 janvier 2016

En milieu d’aprem, samedi 21 janvier, quelques-un-e s’étaient donné rendez-vous pour exprimer en acte et hors du tribunal notre solidarité avec Damien, enfermé depuis le 8 dècembre, et notre volonté d’en finir avec ce monde de juges, de flics et de fric

Une vingtaine de personnes répondent présentes et nous partons en balade dans les rues de bagnolet et de montreuil. A notre passage, les murs se couvrent de tags, pochoirs, affiches, autocollants. Une banderôle « nik la justice » sert de paravent aux tagueureuses. Dans ce quartier, peu passant mais très habité, un tract est distribué et les réactions sont plutôt encourageantes.
A Montreuil, au 48-50 rue Voltaire, on passe devant archi5, cabinet architecte, constructeur de taule (notemment Alençon et Vendin-le-veil) et autres joyeusetés (le Pôle de Police Judiciaire scientifique à Cergy-Pontoise ou le Palais de Justice de Chartres…), qui s’est déjà vu refaire la facade en juin 2014, avec de la peinture et des fenetres cassées et en mars 2016 où des poubelles avaient été allumées devant la porte.
Qu’importe, jamais deux sans trois, et sur les planches de bois et les traces de peintures des autres fois, pleuvent des oeufs de peintures rouges et deux tags « collabos » et « feu au prisons », sont laissés sur la facade.

Puis tandis que tags et affiches continuent de fleurir, c’est l’immeuble de bureaux de la BNP qui voit sa porte d’entrée redécorée avec un gros tag  » brûlons les banques », rue de la République. Arrivés à la porte de montreuil, où le siège national de la CGT, lui aussi attaqué maintes fois ces dernières années, surplomble l’espace de son architecture toute stalinienne, et juste avant de se disperser dans le dédale du marché aux puces, nous arrosons la façade de ce collaborateur du capital d’oeufs de peintures bleus.

Decidons de nos modes d’actions et nos moments en dehors des dates imposées par le pouvoir et ses laquais. Sans médiation, prenons la rue, de jour et de nuit pour nous attaquer à la résignation et à la grisaille de ce monde.

*****

C’est pas fini

Indymedya Nantes / mardi 24 janvier 2017

Tract distribué à bagnolet-montreuil, le 21 janvier 2017

Au printemps dernier, le projet de « loi travail » a été une goutte d’eau qui a fait déborder le ras-le-bol accumulé. Beaucoup ont saisi cette occasion pour exprimer leur rage durant des mois, en attaquant les flics, leurs bagnoles et des commissariats, en pillant des supermarchés, en détruisant panneaux de pubs et autolibs, en s’en prenant aux banques, aux pôle-emploi, aux agences d’intérim, d’assurance, immobilières etc.. Autant d’actes offensifs contre une partie de ce qui nous pourrit la vie au quotidien : des rouages du travail aux représentants de la loi, des institutions à la marchandise …

Cette révolte venue heureusement perturber la grisaille routinière et la lourdeur d’un interminable état d’urgence ne peut que parler au coeur de celles et ceux qui veulent en finir avec un monde reposant sur l’exploitation et la domination de tout et tout-e-s.

En face, l’État et ses souteneurs (partis, syndicats, médias etc.) cherchent à tout prix à faire rentrer tout le monde dans le rang, avec la carotte de quelques miettes et le bâton de la répression. Les militaires continuent de quadriller les frontières et l’ensemble du territoire, les chiens de garde ont de plus en plus d’armes et de carte blanche pour se lâcher, blesser, tuer. Et la Justice continue à faire tomber les condamnations sur les indésirables et autres ennemi-e-s de l’ordre en place. On retrouve bien là le deal de la démocratie : le durcissement de la survie pour le plus grand nombre en échange de quelques droits, la supposée protection de « papa Etat » à condition de remettre notre liberté entre les sales pattes de ses agents. Accepter sans broncher de nous laisser administrer et diriger, plus ou moins volontairement mais toujours sous la menace de la punition.

Pourtant, ni l’insoumission ni les désordres n’ont attendu la « Loi travaille ! » pour s’exprimer et ils ne s’arrêtent pas avec son passage en force. Les hostilités se poursuivent contre la pacification sociale que tentent de nous imposer tous les défenseurs de ce système, c’est-à-dire contre la guerre permanente qu’ils livrent à coups de fric et d’autorité. Des révoltes ont lieu contre les frontières, des mutineries secouent différentes taules, les flics se prennent dans la gueule un peu de la violence qu’ils exercent au quotidien, des luttes font obstacle au rouleau dévastateur capitaliste et divers sabotages attaquent régulièrement la mécanique de l’oppression.

Cette guerre sociale prend de multiples formes, individuelles et collectives, mais se mène en tout cas directement, et certainement pas dans les urnes ou par les instruments du Pouvoir qui n’existent que pour le servir. Ce n’est qu’en agissant par nous-mêmes, en nous auto-organisant, en étant incontrôlables et en rejetant les promesses des puissants que s’ouvrent des possibiltés de creuser de réelles brèches dans leur sale paix de caserne et de reprendre notre vie en main.

La solidarité est aussi une de nos armes dans ce combat. Elle permet de faire des liens entre des gestes et des idées subversifs, entre des individus qui luttent où qu’ils soient, en continuant de défendre en mot et en acte l’attaque nécessaire de ce monde mortifère.

Parmi les dizaines de milliers de personnes emprisonnées dans les geôles de l’État français, et celles aux prises avec la justice, 5 sont en attente de procès, accusées d’avoir participé à l’incendie d’une bagnole de flics au moment du rassemblement « contre la haine de la police » le 18 mai à Paris. Et le 19 janvier un compagnon anarchiste vient de prendre 10 mois ferme de taule pour des bris de vitres de la Chambre du Commerce et de l’Industrie, le saccage d’un Pôle Emploi, d’un Franprix et d’un concessionnaire Jaguar lors d’une manif sauvage à Paris le soir du 14 avril 2016. Des exemples parmi d’autres d’actes de révolte dans lesquels nous nous reconnaissons, sans avoir besoin d’en identifier les auteurs

Contre l’écrasement et pour un monde débarrassé
de l’autorité,
détruisons ce qui nous détruit !
Liberté pour tous et toutes !

 

Le tract en format .pdf

L’éco-déforestation qui vient

 note:affiche trouvée lors d’une rencontre à l’ambassada(https://douze.noblogs.org/)

On pouvait lire dans CQFD n°125, d’octobre , l’encart suivant

«  la déforestation » du Testet ne s’est pas tant faite à coups de tronçonneuses qu’avec d’énormes machines ( abatteuses et broyeuse ) transforment instantanément la forêt en lit de copeaux . C ‘est plus rapide et plus rentables mais il importe de souligner que ces nouvelles méthodes sont intimement liées au développement de nouvelles technologies de chauffage écologique

Depuis quelques années , de nouveaux poêle à « biomasse  » apparaissent alimentés automatiquement à l’aide de granulés ou de plaquettes de broyat de bois .. Pratique pour celles et ceux qui n’ont pas envie d’alimenter leur poêle toutes les deux heures, et, quand on connaît les nuisances liées à l’énergie nucléaire et à la pétrochimie , apparemment plus écologique. Mais en réalité, le passage de la bûche au granulé, de l’alimentation manuelle à celle automatique, transforme le bois en combustible aussi fluide que le mazout. Et cette automatisation en aval de la filière «  bois de chauffe » implique son industrialisation en amont : plus besoin d’abattre les arbres à la main, il suffit de les broyer à la machine . Seulement il faut pour cela des parcelles suffisamment vastes . De même que l’industrialisation de l’agriculture a supposé le remembrement des champs, il faut aujourd’hui « remembrer » les forêt française , pour en industrialiser l’exploitation et nos décideurs s’en chargent . Encore une fois , le recours à de nouvelles technique ne fait que l’aggraver . Et tout cela permet l’essor de nouvelles filières industrielles pour que le capital prospère à l’infini . Amis des forêts , gare aux poêles à granulé. »

Tout es dit : derrière chaque sortilège de productivité accrue et de facilité pour les consommateurs procèdent conjointement la réduction du vivant à chaque choses manipulables et celles des territoires à n’être que support pour fonctionnalités :au final, nous mêmes devant nous abstraire de nos vies , de leur impulsions communautaires , pour en être soulagés et cantonnés à une personnalités juridique ( et ses codes  »perso  » d’accès à tout)

La revue Bogues ( trois numéros  »papier » déjà parus , et par ailleurs bogues. fr) est élaborée dans les Cévennes ; elle a pris parti contre la conversion du monde de la forêt en une ressource de  »biomasse » et elle participe à la remise en cause plus vaste des rapport entre les humains et entre les humains et la nature . Hors de cela, il lui semble que le piège contenu dans la médiation techniologique ( nucléaire, numérique, biotechnologie….) risque de se refermer.

 si tu veux ce texte en Pdf pour augmenter la mobilisation du 5 février à gardanne cliquer ici

Gardanne (13 120) La Marche du dimanche 5 Février 2017 – précisions

Note: au cours de la permanence du mercredi  la décision  a été prise de se motiver pour le 5 février 2017pourparticiper à la marche de Gardanne et diffuser cet appel sur les marchés et Etc…..   C’est possible de nous contacter à l’adresse  du laboratoire pour connaître l les actions prévuesà cet effet pour  augmenter la mobilisation localement. et aussi des renseignements sur un site des Hautes Alpes  ici.

Bonjour,

Lors des débats qui ont eu lieu  les 2, 3, et 4 décembre dernier à la Marquise à Roybon, il a été question de la lutte contre la Centrale de Gardanne avec la présence de SOS Forêt, et de rédacteurs de la revue Bogues qui venaient des Cévennes dont le bois est censé alimenter l’ancienne centrale à charbon convertie dans le cadre de la « transition énergétique » à la biomasse (notamment au « bois-énergie ») pour produire de l’électricité.

Une grande marche est prévue le dimanche 5 février 2017. Le rendez-vous a lieu à 10h 30 devant la mairie de Gardanne.

Pour plus d’infos :

 

https://sosforetdusud.wordpress.com/

et

http://www.perspectivesecologiques.com/telechargements/SOSFCEV%20LettreInfo%20Jan17%20v1.0.pdf

 

 

 

 

Solidarité avec un militant de l’IWW blessé d’un coup de revolver à Seattle (USA)

voir le message précédent

message du http://www.cnt-f.org

Dans l’appel vidéo en français reproduit ci-dessous, l’IWW Montréal fait appel à votre solidarité afin d’aider un camarade qui s’est fait tirer dessus le 20 janvier 2017 lors d’un rassemblement organisé à l’Université de Washington à Seattle (USA) pour contrer le fasciste Milo Yiannopoulos (suprématiste blanc ) venu faire sur le campus un discours en faveur de Donald Trump.

Le camarade blessé est membre de l’IWW et du comité de défense générale (GDC) de cette organisation syndicale. Il est actuellement dans un état critique à l’hôpital Harborview de Seattle.

L’IWW a lancé une souscription pour l’aider à payer ses soins médicaux et ses probables frais de justice. Pour faire un don, aller sur ce site : https://www.crowdrise.com/medical-fundraiser-for-iww-and-gdc-member-shot-in-seattle

Pour contacter (en anglais) le camarade de l’IWW chargé de la campagne de soutien :
– Adresse postale : Sam Wagner, IWW General Defense Committee, PO Box 15573, Pittsburgh, PA 15244
– Téléphone : (763) 439 3886
– Courriel : sam.wagner@protonmail.com

Hambach [Allemagne] : vague de sabotages contre la mine à ciel ouvert

Brèves du Désordre

Le 25-11-16 tard, nous avons réalisé plusieurs incendies coordonnés contre le consortium de l’énergie RWE aux alentours de la mine à ciel ouvert de Hambach.

Pour des raisons stratégiques, nous avons attendu de sortir ce communiqué jusqu’ maintenant. Après avoir exploré la zone, nous nous sommes séparés et avons mis le feu à six stations de pompage, deux transformateurs, à une pelleteuse et à l’un des postes de distribution du réseau électrique. Les stations de pompage sont des points clef de l’infrastructure de la mine et sont utilisées pour faire baisser les nappes phréatiques et éviter une inondation de la mine. La plupart du temps, elles sont constituées d’un tuyau à l’air libre et d’un boîtier électrique entourés par une barrière de chantier. Nous avons ouvert la barrière avec un pied-de-biche et avons déposé deux simples engins incendiaires à retardement, ainsi qu’un tas de chambres à air de vélo, afin de garantir la bonne propagation des flammes.

Les engins incendiaires étaient composés d’une bougie fixée avec un gros élastique à un allume-feu. Les bougies se sont consumées lentement et ont allumé les allume-feu alors que nous avions quitté les lieux. Après avoir pété une fenêtre pour pouvoir entrer, nous avons employé les mêmes dispositifs pour faire cramer la cabine d(’une pelleteuse. Pour les transformateurs et le poste de distribution, nous avons utilisé des pneus de voiture remplis de chiffons imbibés d’essence. Nous les avons
placé sous les câbles à l’air libre du poste de distribution et dans les transformateurs. Ces objectifs se sont embrasés en quelques minutes et alors que nous nous barrions, le poste de distribution a explosé, des boules de plasma et des flammes violettes s’élançant à 10 Mètres de haut dans le ciel nocturne. Bien que cela ait provoqué un blackout à 2km à la ronde, cette attaque contre le réseau électrique n’a pas été évoquée dans la presse des crapules de médias locaux et les faits ont été réduits à l’incendie volontaire de deux transformateurs. Alors que la mégamachine techno-industrielle continue d’avancer tous les jours, détruisant et polluant tout ce qu’il reste de beau et de sauvage dans ce monde, nous ressentons ces actions comme une nécessité pour rester sain d’esprit et rappeler que nous sommes en vie au milieu de toute la dévastation et la misère de la société moderne. D’ailleurs, la seule manière pour nous de profiter du paysage industriel consiste à ramper dans les hautes herbes et des orties pour trouver un bon poste d’observation pour regarder les colonnes de fumée noire s’élever des machines en feu et de l’infrastructure de la civilisation.

Nous envoyons un clin d’oeil complice aux anarchistes emprisonné-e-s accusé-e-s du
braquage de banque à Aachen, ainsi qu’au prisonnier de guerre chilien Kevin Garrido, accusé de plusieurs attaques à l’explosif à Santiago.

Pour la multiplication des attaques contre RWE, pour l’Anarchie et le
sauvage !

Mort à la civilisation ! – des canailles dans la nuit

[Traduit de l’allemand de Linksunten, 13.01.2017]


Incendie et sabotage à la mine à ciel ouvert

Forêt de Hambach, 1 janvier 2017

Ce nouvel an, alors que tout le monde faisait la fête, nous avons eu notre propre teuf spéciale, en rendant visite à la mine à ciel ouvert de Hambach, en offrant quelques feux d’artifice à RWE et en brisant un peu de verre pour une heureuse nouvelle année.

Après une balade le long des voies du chemin de fer de Hambach, nous avons cramé quelques boîtiers de signalisation, ainsi que des nœuds de câbles et nous avons pensé que ce seraient de parfaites cibles pour nos mauvaises intentions.

Nous avons ouvert les boîtiers avec un burin et nous y avons placé une chambre à air de vélo de 10 cm remplie de tissu imbibé d’essence et nous avons réparti en plus du gel inflammable à l’intérieur, pour nous assurer que tout brûle bien.

Nous pensions que la teuf était déjà finie, mais sur le chemin du retour nous avons vu les lumières accueillantes d’un véhicule de bureau derrière des grillages. A côté de la voiture étaient garées deux pelleteuses nécessitant une révision urgente, nous avons pété les vitres de la caravane pour vérifier qu’elle était vide. Puis nous avons ouvert le grillage et avons amélioré la ventilation des pelleteuses en défonçant leurs vitres et en coupant les tuyaux hydrauliques, avec quelques trous dans le système de refroidissement en prime. Nous avons aussi versé un peu de boue et de débris de verre dans le réservoir d’essence et nous avons raccourci avec une pince coupante les valves des pneus de la caravane.

200 mètres plus loin, nous avons encore trouvé une pelle-chargeuse à laquelle nous avons appliqué le même traitement, en vidant en plus un extincteur trouvé à l’intérieur dans son réservoir d’essence.

Selon les médias, les dommages atteindraient “des dizaines de milliers” d’euros, ce qui en fait notre teuf de fin d’année la plus couteuse jusqu’à présent.

Nous souhaitons envoyer toutes nos salutations à tous les gens qui nous ont offert une protection sonore en gaspillant inutilement beaucoup trop de matériel explosif au risque d’effrayer toute la faune locale par un rituel capitaliste idiot.

Teuf des mécaniciens criminels

[Traduit de l’allemand de chronik, ]

Aachen (Allemagne) : compte-rendu de la première audience du second procès pour braquage

Brèves du Désordre

Aachen : court compte-rendu du premier jour de procès

Aujourd’hui 23 janvier, s’est tenue la première audience contre nos compagnonNEs anarchistes accuséEs du braquage de l’agence de la Pax Bank en novembre 2014 dans la ville de Aachen.

Dans la salle se tenaient le représentant du parquet, le juge, les deux accusés avec leurs avocats, un « jury populaire » (qui ne participe pas aux décisions), des journalistes qui n’ont pas été autorisés à enregistrer dans le tribunal à la demande des avocats de la défense (bien que leurs caméras tournoyaient tout autour du tribunal), et le public composé des familles, des amis et des compagnons des accusés, occupant les 30-40 sièges disponibles.

Après des formalités procédurales et la lecture des accusations par le procureur (vol à main armée et détention illégale d’arme), un des avocats a demandé un report d’audience de trois semaines, pour la raison qu’ils n’avaient pas eu accès à une partie du dossier de l’enquête parce que le parquet ne le leur avait pas encore transmis. Les avocats on plaidé que cela nuisait à leur possibilité de pourvoir une défense pleine et entière à leurs clients.
Après avoir entendu les arguments de la défense et de l’accusation, le juge a ordonné par trois fois une levée de l’audience afin de délibérer en privé avec les deux parties… avant de rejeter la demande de report.

Argument parmi d’autres, le parquet a prétendu que les documents manquant n’étaient pas pertinents pour ce procès. Ce n’est qu’à la fin qu’il a admis qu’il existait en en effet une autre partie du dossier concernant des investigations en cours, et qui ne seront pas communiquées. Bien que le juge ait convenu qu’il n’était lui-même pas en possession d’une grande partie du dossier demandé par la défense, il a cependant considéré cela comme commun dans de nombreux procès. En réponse, les avocats ont insisté sur le fait que c’était la défense et pas au parquet de décider de la pertinence ou pas de ces documents absents.

Finalement, le juge a rejeté la demande de report de 3 semaines, mais a suspendu l’audience de mardi 26 janvier, afin de donner aux avocats le temps d’étudier une partie du dossier de l’enquête à laquelle ils avaient demandé accès (mais qui n’est pas complet). La prochaine audience se déroulera donc le 9 février. En principe, le programme de cette journée comprend déjà l’audience de certains témoins de l’accusation, dont un officier de police venu d’Espagne.

Plusieurs soutiens de différents pays étaient présents pour montrer leur appui aux deux compagnonNEs lors de cette audience qui a duré quatre heures et demie. Nos compagnonNEs ont reçu notre chaleur dans la froide Allemagne, lors d’échanges de clins d’oeils et de gestes de complicité tout au long de la matinée pour leur transmettre de la force, montrant encore une fois à la face de la répression et de l’enfermement une solidarité entre ceux dont les luttes défient les murs et les frontières.

[Traduit de l’anglais de Solidariteit, 2017/01/24]


Escrache contre des chefs d’entreprise allemands

Vendredi dernier, le 12 janvier à 19h30, nous nous sommes présentés à une trentaine de compagnon-ne-s aux portes de l’hôtel Imperial situé à Gran Vía (Eixample Esquerra) et où avait lieu un apéritif sélect de la Chambre de Commerce Allemande pour l’Espagne. Nous avons déployé une banderole, bloquant ainsi l’entrée, lu un communiqué et lancé quelques centaines de tracts en solidarité avec les compagnon-ne-s accusé-e-s d’un braquage de banque à Aachen. Même si notre intervention n’a duré qu’une dizaine de minutes, nous avons pu perturber et insulter quelques-un-e-s des invité-e-s, tou-te-s représentant-e-s de l’élite économique allemande et locale. Nous nous sommes ensuite dispersé-e-s sans incident.

Au cours de l’action a été lu le communiqué suivant :

Nous sommes ici à cause de la réception de Nouvelle Année organisée par la Chambre de Commerce Allemande pour l’Espagne, dans le cadre du centenaire de cette institution. Les États espagnol et allemand continuent depuis déjà 100 ans à “renforcer les liens économiques qui les unissent et mettent en valeur leur importance en stimulant la compétitivité de leurs économies respectives”, comme le souligne l’une de leurs porte-parole.
Et tandis que l’élite financière pavoise au milieu des coupes de champagne d’avoir tiré des bénéfices plus importants en un an grâce à l’exploitation capitaliste, nos compagno-ne-s- sont incarcéré-e-s pour attaquer ces mêmes intérêts financiers, accusé-e-s d’ avoir exproprié une banque en Allemagne.
C’est pourquoi nos sommes ici aujourd’hui, pour perturber la grande bourgeoisie, pour leur rappeler qu’ils sont, avec leurs Etats, leur Justice et leur Police, responsables de perpétuer la misère de ce monde.
Tant que nous et nos idées resteront vivantes, vous ne dormirez pas tranquilles !
Jusqu’à ce que nous soyions touts et toutes libres !
Mort au Capital et feu à leurs temples !
Vive l’anarchie !

[Traduit de l’espagnol d’Indy Barcelone, 14 gen 2017]

Aallemagne :Lundi 23 janvier, début du procès le braquage de banque d’Aachen

https://renverse.co

Les camarades anarchistes accuséEs d’avoir participé à l’expropriation d’une banque à Aix-la-Chapelle en novembre 2014 sont toujours incarcéréEs. Le procès commencera le 23 janvier 2017. Entre-temps, en décembre 2016, la camarade hollandaise a temporairement été déclarée non-coupable pour les chefs d’accusation. Elle est actuellement en liberté. Le ministère public a fait recours contre la décision, qui doit maintenant être révisée par un autre tribunal. Si ce tribunal « découvre » des erreurs de procédure, tout le procès devra être réouvert. Dans le cas contraire, l’affaire sera classée.

Le rendez-vous du 23 janvier concerne uniquement nos deux compagnonNEs de lutte encore incarcéréEs actuellement.
Nous voulons leur envoyer de la force et du courage, qu’il.les puissent sentir notre solidarité à travers les murs de béton et les barreaux en acier.
On s’en fout de savoir si les accuséEs sont « coupables » ou non, dans les sens de l’inculpation. Nous sommes solidaires de nos compagnonNEs car il est évident que le ministère public d’Aix-la-Chapelle agit ici comme complice d’un système dégueulasse et axé sur le profit, afin de criminaliser et d’attaquer des personnes et des mouvements anti-autoiritaires.
Les personnes qui veulent attaquer la capitalisme dans son ensemble, tous ces mécanismes d’exclusion, toutes ces nuisances et sa brutalité, doivent se battre. Nous sommes solidaires sans réserve avec toutes celles et ceux qui se battent pour une société solidaire ! Qui ne combat pas a déjà perdu.
Lundi commencera donc un nouveau procès-spectacle à Aix-la-Chapelle, dont l’unique but est de jeter nos amiEs en prison pour longtemps, de briser la résistance, et de sanctionner les personnes qui aspirent à la liberté et à l’autonomie. Ne nous accommodons pas du fait que toutEs les résistantEs qui s’engagent résolument dans l’espoir d’une vie meilleure soient enferméEs par les autorités. Ces résistantEs qui croient qu’une autre scoiété est possible et se battent dans cette optique, qui nous donnent de l’espoir dans ces temps obscurs, pleins de haines et d’avidité.
Nous n’accepterons pas cela. Nous appelons chacunE à s’enrager de ce procès-spectacle, non pas en se taisant, mais en agissant de façon déterminée. N’oublions pas que nous nous battons pour une société libérée. Seule la rébellion contre l’autorité et le rejet de la soumission qu’on nous apprend depuis l’enfance signifient la liberté à long terme. Tant qu’on volera les personnes que nous aimons pour les enfermer, personne ne sera vraiment libre – à l’intérieur comme à l’extérieur des murs qui entourent autant d’entre-nous.

Depuis l’enlèvement de nos camarades, de nombreuses actions de solidarité ont eu lieu dans différentes villes, par-delà les frontières et les assignations politiques. Ce qui au début est seulement une étincelle d’espoir peut rapidement devenir un immense incendie. Tant que ce système d’exploitation et de cupidité, de liberté enchaînée et de désespoir continue d’exister, tant que, derrière les barreaux, sont détruites les aspirations individuelles de justice, nous résisterons.
Tant que les flics, les profiteurs et l’Etat seront capables de nous harceler et de nous combattre, nous maintiendrons par tous les moyens cette étincelle d’espoir.
La destruction des chaînes d’un individu siginfie la fin du pouvoir du capital et de l’exploitation. La persécution brutale des personnes qui veulent détruire ces chaînes nous montre clairement combien les puissants craignent l’idée de la libération. Nous sèmerons les graines de cette idée, partout où nous voulons la voir pousser et fleurir.

Faites des trucs ! Ecrivez sur des murs, prenez les rues, attaquez ceux qui nous attaquent ! Venez au procès et montrez-vous solidaires !
Les prisonnières ne sont pas seulEs.
Pour la révolution sociale, pour la fin de l’exploitation. Pour la liberté.
Quelques anarchistes


le Chat Noir Émeutier

[La Haye, Pays-Bas] Distributeurs de billets démolis en solidarité avec les anarchistes accusé.e.s de braquage à Aachen

La nuit dernière, nous avons démoli neuf distributeurs de billets à La Haye (Pays-Bas) en solidarité avec les anarchistes accusé-e-s de braquages de banque à Aachen (Allemagne). Le début de leur procès est fixé au 23 janvier 2017, prendra environ 26 jours et s’échelonnera sur cinq mois.

Nous ne sommes pas intéressés de savoir si les compagnon-nes sont actuellement responsables ou non du braquage de banque. L’expropriation est une pratique juste d’un point de vue éthique et légitime politiquement, une méthode de lutte qui fait partie de l’histoire de tout mouvement révolutionnaire.

Nous les voulons libres ! Amour, rage et solidarité !

Détruisons toutes les banques ! Feu aux prisons !

[Traduit de l’anglais de Indymedia Nederland par LCNE, 21.01.2017]