Monthly Archives: septembre 2015

Allemagne : résistance contre la destruction de la Forêt d’hambach, Appel à solidarité et liberté pour Jus

Note du laboratoire: on peut penser au projet de la centrale biomasse à bois de Gardanne projet porté par la société EON et àla centrale biomasse de la Drome et ailleurs mais l’article ci dessous les capitalistes détruit la forêt pour faire une mine de lignite à ciel ouvert mais le capitaliste dévaste tout et aussi on a trouvé cet article sur le blog de résistance à la destruction de la forêtd’hambach
jus est encore en prison et il résiste:

21 septembre 2015: lettre de jus: »Depuis maintenant 60 jours, je suis détenu pour avoir bloqué l’expansion de la plus grande mine d’énergie extrême de lignite en Europe et de ses plus grand émetteurs de CO2, ce qui provoque non seulement la destruction de la forêt. Je me suis engagé et je m’engage aussi contre les massives injustices sociales et environnementales, sous les impacts desquels souffrent des gens dans les pays du Sud.
Je fis une grève de la faim de 23 jours et ensuite je l’ai continué comme suit: ven.-dim. sans nourriture et en outre sam.-dim. sans eau, pour attirer l’attention à l’injustice climatique et à la répression contre les militant-e-s écologistes et politiques. Au cours de mes actions, j’ai reçu la nourriture dans ma cellule jetée par main ou des coups de pied, la lumière était allumée et éteinte pendant toute la nuit, le personnel médical m’a menacé d’une alimentation forcée, claqué la porte au nez, insistant sur le fait que je dois signer des formes en allemand, que je ne peux pas lire, sans me donner des traductions, il y avait des commentaires, après plus de 20 jours de grève de la faim, comme ce qu’il devrait avoir du travail en prison ( ?! ).
Maintenant, que je fais ces actions de week-end, je ressens une augmentation de mauvais traitements, tels que le personnel de la prison, à l’aide de prisonniers de leur confiance, me met lundi et mardi à un régime de faim et de dénutrition. Ils fouillent ma cellule et volent ( ie sans confiscation « officielle » ) des choses telles que des photos et des articles qui ont à voir avec mon cas et ma défense, et ils ont même menacé d’uriner dans ma gamelle vide.
Depuis que je n’ai jamais rencontré mes deux grands-pères, qui ont survécu à peine les camps de prisonniers de guerre Stalag I, seulement pour mourir peu de temps après ( Jus est d’origine polonaise ), je veux étendre la solidarité et le soutien à tou-te-s les camarades autochtones et privé-e-s de leurs droits, qui ont connu la même tendance de la violence, l’exploitation et l’oppression depuis plusieurs générations. Ceci est maintenant de plus en plus apparente, avec la criminalisation progressive de plus de gens et de formes de protestation et avec un système de « justice » qui dégénère une fois de plus à une coquille vide et qui protège les intérêts des capitalistes des combustibles fossiles et des oppresseurs.
Dans cette dure réalité de la corruption et la répression, je voudrais appeler pour organiser de l’information et de livres, afin d’établir une forme de soutien intellectuel dans un projet de prisonnier. Amorphous Books Across Bars ( ABAB, livres informes à travers les grilles ) est un échange collectif et décentralisé d’informations en prison. S’il vous plaît veuillez nous soutenir par l’envoy de magazines, brochures et zines, provenants d’adresses privées ainsi que des livres de librairies, éditeurs et grossistes ( étant les seuls autorisés à envoyer les livres dans les prisons allemandes)à »:

Dariusz (Jus) Brzeski 3236156
JVA Köln
Rochusstr. 350
50827 Köln

P.S. Je suis en train d’envoyer des cartes postales et d’informer les autres prisonniers au sujet d’ABAB et d’étendre le soutien. Tous les timbres, cartes postales, autocollants, et des dons pour ce but seront grandement appréciés.

En solidarité avec tous les prisonniers politiques, partout dans le monde »

Le 1 octobre la nouvelle saison de déforestation commence dans la Forêt de Hambach ! Nous lutterons pour chaque mètre !

le 10 septembre:Il y a 7 semaines, notre camarade Jus a été arrêté lors de l’expulsion de la tour de Rémi, une grande barricade construite en mémoire de Rémi Fraisse, militant écologiste assassiné le 26 octobre 2014 par la police.

Au moment de son arrestation, Jus a annoncé qu’il entamait une grève de la faim. En réponse, on lui a affirmé qu’il n’avait pas d’avocat, ce qui est faux. Il a ensuite été placé en cellule d’isolement où les flics n’ont cessé de le harceler, en allumant et éteignant la lumière de sa cellule toutes les quinze minutes pour vérifier s’il était encore en vie.
Jus a reçu seulement deux visites en six semaines de prison. Cela s’explique par le fait qu’il est extrêmement difficile d’organiser des visites car la présence d’un interprète est exigée. De plus, les visites doivent être sous vidéosurveillance. Ses appels téléphoniques sont limités à son avocat alors qu’il est légalement possible, pour un.e détenu.e, d’appeler les personnes de son choix.
Tout cela pour avoir prétendument cassé un pare-brise d’un bulldozer, acte qui n’a blessé aucun.e individu.e. Ces accusations conduisent rarement à l’emprisonnement avant le procès et n’aboutissent jamais à des mesures aussi sévères, à moins que, bien sûr, la RWE soit impliquée.
Aujourd’hui, après avoir terminé sa grève de la faim qui aura duré trois semaines, Jus est toujours en isolement. Il n’est pas autorisé à participer à des activités de groupe car il est classé comme « un délinquant violent ». Il attend son procès. Jus est surtout emprisonné parce qu’il n’a pas d’adresse légale, et même s’il en obtiendrait une, ils ne le laisseraient pas partir.
11 septembre 2015 par xconfrontationx
Solidarité avec Jus !
20150810.FreedomforJus

Il y a 7 semaines, notre camarade Jus a été arrêté lors de l’expulsion de la tour de Rémi, une grande barricade construite en mémoire de Rémi Fraisse, militant écologiste assassiné le 26 octobre 2014 par la police.

Au moment de son arrestation, Jus a annoncé qu’il entamait une grève de la faim. En réponse, on lui a affirmé qu’il n’avait pas d’avocat, ce qui est faux. Il a ensuite été placé en cellule d’isolement où les flics n’ont cessé de le harceler, en allumant et éteignant la lumière de sa cellule toutes les quinze minutes pour vérifier s’il était encore en vie.
Jus a reçu seulement deux visites en six semaines de prison. Cela s’explique par le fait qu’il est extrêmement difficile d’organiser des visites car la présence d’un interprète est exigée. De plus, les visites doivent être sous vidéosurveillance. Ses appels téléphoniques sont limités à son avocat alors qu’il est légalement possible, pour un.e détenu.e, d’appeler les personnes de son choix.

Tout cela pour avoir prétendument cassé un pare-brise d’un bulldozer, acte qui n’a blessé aucun.e individu.e. Ces accusations conduisent rarement à l’emprisonnement avant le procès et n’aboutissent jamais à des mesures aussi sévères, à moins que, bien sûr, la RWE soit impliquée.
Aujourd’hui, après avoir terminé sa grève de la faim qui aura duré trois semaines, Jus est toujours en isolement. Il n’est pas autorisé à participer à des activités de groupe car il est classé comme « un délinquant violent ». Il attend son procès. Jus est surtout emprisonné parce qu’il n’a pas d’adresse légale, et même s’il en obtiendrait une, ils ne le laisseraient pas partir.

Une déclaration de Jus depuis la prison :
« Tandis que je suis assis, que je fais du sport et que je lis dans ma cellule, des échos se font entendre. D’un côté, les cris ‘Sieg Heil’ et ‘A bas la forêt’ ainsi que des menaces de violence, l’autre moitié scande des chants et slogans associés à ISIS. Voilà une belle illustration montrant à quel point l’extrême-droite et le fondamentalisme sont silencieusement tolérés et même approuvés par l’état, alors que celles et ceux qui s’opposent aux intérêts de la machine capitaliste (machine cupide et destructrice) se retrouvent arrêté.e.s et isolé.e.s. Après vingt-deux jours de grève de la faim, j’ai enfin retrouvé ma santé. Je suis en train de planifier trois projets de résistance à la prison, je vous tiendrai au courant. »

Nous invitons tout le monde à soutenir Jus dans sa lutte en prison.
Vous pouvez faire ce qui suit :
– Écrivez-lui ! Il peut lire l’anglais et le polonais. Les livres et magazines ne sont pas autorisés, vous pouvez par contre lui envoyer des articles ou des chapitres d’un livre.
– Écrivez-lui au sujet du squat dans lequel vous vivez, d’un atelier auquel vous avez participé, envoyez-lui des photos ou faites-lui un dessin ! Pour quelqu’un d’aussi impliqué dans les luttes environnementales, il est vraiment difficile d’être coupé des sources d’informations. Tenez-le au courant des actualités afin de lui montrer qu’il y a encore des personnes qui continuent de lutter contre cette machine.
Toutes les lettres adressées à son nom sont désormais examinées, il faut donc compter deux à quatre semaines pour que Jus réceptionne son courrier.

Dariusz (Jus) Brzeski 3236156
JVA Köln
Rochusstr. 350
50827 Köln
Germany
Organisez une action de solidarité et prenez des photos, vous pouvez les envoyer à :
hambacherforst@riseup.net
Vous pouvez aussi laisser des messages de soutien sur le blog des occupant.e.s de la forêt de Hambach : hambachforest.blogsport.de
Racontez ce qui arrive à Jus, faites des propositions, dessinez une affiche, visitez la forêt de Hambach, organisez un événement de solidarité. La solidarité est importante !
Nous allons essayer de vous tenir informés au sujet des projets de Jus.
Pour plus d’informations, vous pouvez également appeler au numéro suivant : +49-157-54-136-100
Que toutes les prisons brûlent ! Liberté pour Jus !
Liberté pour tous les prisonniers ! Vengeance pour Rémi !

Source : http://hambachforest.blogsport.de/2015/09/03/update-from-jus/

D’autres publications sur Jus et la forêt de Hambach :

https://xconfrontationx.wordpress.com/2015/06/12/la-foret-de-hambach/
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contra info
et informations globales 2014
nous pouvons joindre quelqu’un ,aussi pour Jus en prison des pojets de resistance , for more téléphone: ajouter les numéros à ceux -cipour joindre l’allemagnne: 0157 – 54 136 100

brûlons toutes les prisons, liberté pour JUS, liberté !!!!!

Toulouse et ailleurs:Affaire de Labège : épilogue ?

Il y a 4 ans démarrait une longue histoire comme la justice sait en mener, faite d’enquêtes interminables, de détentions, de contrôles judiciaires… le 29 Septembre aura peut-être lieu la fin de « l’Affaire de Labège ».

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Petit rappel historique et appel à la solidarité !

Tout commence par un week-end agité en mai 2011. A l’Etablissement Pénitentiaire pour Mineurs (EPM) de Lavaur, à 40 km à l’Est de Toulouse, les prisonniers décident de ne plus courber l’échine face aux surveillants de l’Administration Pénitentiaire et aux éducateurs de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ). Des insultes en tout genre, le saccage d’une dizaine de cellules et sept départs de feu amènent l’Administration Pénitentiaire à qualifier la situation de « mutinerie ».

Face à cette « rébellion généralisée », les Equipes Régionales d’Intervention et de Sécurité (ERIS), seules forces habilitées à intervenir sur le terrain carcéral, écrasent les détenus récalcitrants et prennent possession de la prison. S’en suit une grève d’éducateurs, dénonçant leurs conditions de travail, réclamant plus de moyens pour plus de bâton, défendant coûte que coûte leur corporation, comme n’importe quel maton.
Mais, à l’extérieur de la prison, la nouvelle tourne. Tandis que des personnes solidaires décident alors d’organiser le soutien, de se rendre à la prison pour rencontrer les familles de détenus, de convoquer à des réunions d’information au sujet des EPM et de la Justice des Mineurs, d’autres, le 5 juillet 2011, s’invitent dans les locaux de la direction régionale de la PJJ dans la commune de Labège, tagguent les murs et déversent du lisier, certainement pour rappeler à quel point leur travail pue la merde.

Durant quatre mois d’enquête, les services de la gendarmerie vont s’intéresser à ce qu’ils appellent « la mouvance ultragauche ». Après une opération coup de poing dans sept lieux de vie toulousains, l’enquête aboutit à la mise en examen de cinq personnes puis la mise en détention provisoire de quatre d’entre elles, la dernière étant placée sous contrôle judiciaire. Après deux à trois mois de détention, les inculpé.e.s ressortent sous contrôle judiciaire et ce, jusqu’à la clôture de l’instruction, en septembre 2014. Aujourd’hui, ces cinq personnes passent en procès pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences et des dégradations », « violences en réunion » et « dégradation en réunion ». Toutes nient leur participation à cette action.

Si nous appelons à un rassemblement devant le Tribunal ce mardi 29 septembre de 12h à 14h, ce n’est pas pour dénoncer une Justice disproportionnée. La Justice n’est ni disproportionnée, ni aveugle. Elle est l’outil nécessaire au maintien de l’ordre social et réprime celles et ceux qui ont décidé de déroger aux règles du jeu capitaliste ou de s’organiser contre elles. Si nous appelons à ce rassemblement, c’est pour partager avec le maximum de monde notre refus de l’isolement judiciaire et notre critique du système répressif, un système répressif qui sévit partout où les prolétaires disent merde à leur misère, des personnes fichées pour leurs activités subversives aux détenus qui foutent le feu à leur cellule en passant par les réfugiés enfermés sous prétexte qu’ils resquillent les frontières.

Venez nombreuses et nombreux pour discuter, chanter et manger devant ce charmant TGI de Toulouse à 12H, mardi 29 septembre.

Comité de soutien
des inculpé.e.s de l’affaire de Labège.

comitedesoutien@riseup.net

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En Haute Durance et ailleurs contre la THT, le nucléaire et son monde

Le week-end du 19 et 20 septembre dernier avait lieu discussions et rassemblements contre le projet d’interconnexion européen reliant le réseau électrique français au reste du réseau européen à travers la construction d’une nouvelle ligne THT traversant la haute Durance. A la suite un petit résumé de ce Week-end.

Textes, sons, chansons du week-end du 19-20 septembre

Un premier texte lu au départ de la manifestation:

 » Nous sommes rassemblés aujourd’hui pour montrer une fois de plus notre opposition à la construction des deux lignes à très hautes-tensions de 225000V, qui seront néfastes à notre vallée, dangereuses pour les êtres vivants, contraires à la sobriété énergétique et à la sortie du nucléaire.

RTE, tu vas commencer début octobre les travaux, attendant une dernière dérogation pour destruction d’espèces menacées que tu vas obtenir sans problème.

Ce week-end c’est la fête du patrimoine, nous sommes ici à Eygliers au pied du fort de mont dauphin, patrimoine mondial de l’Unesco, et à côté du parc national des Écrins, patrimoine naturel. Et toi RTE tu veux implanter tes lignes, transportant en partie du courant issu de central nucléaire, et ses 330 pylônes au milieu de ce patrimoine.

En effet sous prétexte d’utilité publique et de profits, à cou de subvention, de promesses de travails, de contreparties techniques et financières légalisées, tu passes partout. Le parc, les zones Natura 2000, les 2/3 des communes et élus, le conseil départemental, les bâtiments de France et d’autres encore acceptent tel quel ce projet ou restent muets. Ces institutions ne sont-elles créés que pour réglementées les particuliers et les collectivités ?

RTE, tu te vantes à 60km d’ici sur l’autoroute de Maurienne d’enfouir une ligne à 400000V pour préserver la vallée. Nos montagnes, nos santés, nos maisons, nos activités économiques ont-elles moins de valeurs à tes yeux en haute-Durance ?

Il est facile pour toi, de passer ainsi dans notre vallée peu peuplée, éloignant habilement du projet Gap et Briançon, la contestation est moindre. Mais pourquoi pour si peu d’hommes tant d’électricités ?

A l’heure de transition énergétique, ou l’Europe et la région PACA s’engage à diminuer leur consommation, ou le pays du grand briançonnais parle de territoire à énergie positive, et ou de multiples micros-centrales de proximités se créent, toi tu veux sur-augmenter la puissance du réseau. Une rénovation ne veut pas dire création ou augmentation mais amélioration de l’existant.

Rénoves donc les lignes existantes sans en augmenter le voltage avec les techniques les plus bénéfiques pour tous. Alors nous pourront parler de réelle utilité publique et éloigneront de nos pensées les mots profits, nucléaires, 400000V et connexions transfrontalières.

M. le préfet nous avons été surpris, il y a deux ans lorsque vous avez dit au collectif « que vous en aviez marre que les hauts-alpins vivent mal ».

Et bien sachez que les si les services hospitaliers continuent à fermer, si tous les ans il faut se battre pour le maintien du tain de nuit, et si ces deux THT, passent dans cette vallée, alors oui les hauts-alpins vivront mal.

Loin d’avoir une identité aussi forte que les pyrénéens ou les bretons, nous avons la force de venir d’ici et d’ailleurs et continuerons à lutter pour l’avenir de nos enfants contre la « THT et son monde » ici et ailleurs. »

Un second texte :

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LES MASQUES TOMBENT, PÉTONS UN CÂBLE
(à bas la THT !)
Sous prétexte de rénovation du réseau électrique, RTE et l’Etat imposent la création de 2 nouvelles lignes à très haute tension (225000V) dans la haute vallée de la Durance.
Ces projets s’inscrivent dans les plans européens de développement d’un grand réseau pour servir le marché capitaliste de l’électricité. Ce réseau permettra une plus grande fluidité des échanges marchands comme le prône l’idéologie du libéralisme, qu’on n’aime pas du tout.
Ailleurs aussi, de pareils projets voient le jour et des personnes s’y opposent. Par exemple à Saint Victor et Malvieu dans l’Aveyron contre la réalisation d’un transformateur, à Lille Arras, dans la Manche, etc.
Depuis plusieurs années, RTE et l’État travaillent à l’acceptabilité de leur projet. Celle-ci passe par un processus sournois dit de « concertation ». L’enquête d’utilité publique avait pour seul but de légitimer des décisions arrêtées par avance, sous couvert de prendre en compte l’avis de chacun-e.
Une mascarade !
La dernière formalité en cours est l’avis (consultatif) demandé aux communes concernant le permis de construire des lignes. En réalité, c’est l’aboutissement d’une procédure bien ficelée. Les recours n’ont jamais permis que de gagner trop peu de temps. Il n’a jamais été question pour l’État d’annuler un projet d’une telle ampleur et ayant de tels enjeux économiques au prétexte que des habitants s’y opposeraient.
Nous ne voulons pas de THT du tout, enfouissement ou pas.
RTE justifie la mise en place des lignes THT sous couvert qu’elles permettraient de soutenir le développement des énergies renouvelables.
Comme la critique du nucléaire est aujourd’hui plus répandue, les industriels de l’électricité tentent de se donner une bonne image à travers les «énergies alternatives ». Ces énergies peuvent augmenter la capacité de production globale d’électricité, sans jamais venir remplacer le nucléaire. Ces énergies restent au service d’un projet de société qui perpétue la domination et l’exploitation, toute durable et cogérée qu’elle soit.
La transition énergétique, le discours autour de la consommation consciente et citoyenne entretient le mythe selon lequel on pourrait changer le monde à travers son porte monnaie et très occasionnellement son bulletin de vote, ce qui nous dépossède de nos moyens de lutte et d’une réelle emprise sur ce qui nous entoure.
De plus cela ne reste qu’un leurre, car les énergies renouvelables qui se développent sont à une échelle industrielle. Les critiques des personnes qui se font imposer des champs d’éoliennes nous éclairent sur la réalité de ces « alternatives », et surtout sur les enjeux économiques qui les sous-tendent.
Ce projet comporte son lot d’hypocrisie. Sa justification écologique va jusqu’à prétendre que l’implantation de ligne THT développera la biodiversité du territoire.
Ici c’est la société Ecomed (société EcologieMédiation ) qui expertise l’impact sur la faune et la flore du projet et les «compensations nécessaires». Les clients habituels de Ecomed sont « Autoroutes du sud de la France », « Total », etc.
Qu’est-ce que La THT concrètement ?
Depuis le printemps 2015, les travaux ont commencé. Mise en place de piquets pour l’emplacement des pylônes, et aujourd’hui, suite aux expropriations, déforestation et aménagement des pistes à partir de mi octobre dans différentes communes, ceci effectué par 5 équipes différentes… mais aussi construction d’une base héliport de 2 hangars pour les hélicoptères ainsi que des bureaux dans l’aérodrome (les hélicoptères serviront à transporter le matériel et tendre les câbles), un transformateur prévu à Embrun au printemps…
A Saint Crépin, c’est l’entreprise Charles Queyras TP (récemment rachetée par le groupe Vinci, bien connu pour tous ces méfaits à travers la planète) qui a été sollicitée pour les travaux préliminaires.
Les différentes étapes nécessaires à la mise en place de la THT sont disséminées sur le territoire, et si les travaux doivent se terminer en 2020, certaines phases avancent très rapidement… Il est donc important de se tenir au courant de celles ci afin de pouvoir intervenir de manière adaptée…
Mais ce chantier n’avance pas dans l’indifférence. Des personnes tentent de s’y opposer par différents moyens d’action, discussions d’information, projections, assemblées auto-organisées, banderoles, tags, pique nique ballades au cours desquelles des piquets de marquage de parcelles sont enlevés… Des employés de RTE qui venaient sur des terrains privés se sont fait mettre dehors…
On ne veut plus participer à leur mascarade, il nous paraît plus intéressant de venir à leur fête sans y être invité-es…
En se souvenant des expériences riches du passé, comme celle menée dans la vallée de la Clarée pour empêcher la construction de la voie rapide, ou plus récemment à Notre Dame des Landes, au Val Susa, etc.
Il nous reste encore beaucoup à imaginer,
et encore plus à faire !

Nous ne voulons pas de THT du tout !

Dans la vallée de haute Durance : un week-end de rencontres, de discussions et de lutte contre la très haute tension.

Hanhikivi (Finlande):Expulsion d’un camp antinucléaire

Depuis le mois de juin  à Hanhikivi des  anti nucléaires ont fait des sabotages et des installations pour résister face à la police.Ceux ci ont été nombreux et efficaces. Mais La société Rosatom faisait pression auprès du gouvernement finlandais

Le camp anti-nucléaire de Hanhikivi, à Pyhäjoki qui  tentait d’empécher la construction d’une centrale nucléaire. Dés le 15 septembre, à renforts de policiers anti-émeute, de bulldozers et d’agents de G4S ainsi que d’un hélicoptère le camp a commencé à être expulsé. Les personnes expulsées ont reconstruit un camp juste à coté, mais une personne est restée dans une cabane dans un arbre, et la police refusait qu’on lui apporte des vivres. Ce dernier occupant a donc commencé une grève de la faim en réclamant qu’on lui apporte des vivres et des vêtements, quatre autres personnes se sont également mis en grève de la faim en solidarité. Le 23 septembre à 23h30, la police a finalement mis la main sur le dernier occupant, en ayant dû au préalable couper les arbres, aménager une nouvelle route et faire venir des unités spéciales de la police et des pompiers dans des véhicules blindés tout en faisant garder le chantier pour empêcher les soutiens d’approcher. Il a été hospitalisé puis relaché.

Les occupants de ce camp, qui avait commencé le 21 avril, sont accusés d’une centaine de crimes.

La police aura mis une semaine pour expulser le dernier occupant.

La police aura mis une semaine pour expulser le dernier occupant.

infos du blog secours rouge .org
note supplémentaire du laboratoire, la lutte continue en Finlande contre le nucléaire et son monde tu peux suivre ce lien ci dessous en anglais avec des contacts
complément d’infos en anglais

Contre le nucléaire , contre toutes les prisons,Liberté sans aucune domination

Donzère (drôme)Le radar automatique à nouveau neutralisé

dauphiné libéré: 27 septembre

DONZÈRE :Le radar automatique de la D 541 une nouvelle fois neutralisé

Décidément, le radar automatique qui borde la départementale 541 à Donzère, à hauteur du pont de l’autoroute A7, déplaît manifestement à certains. Après avoir été complètement recouvert de peinture rouge aux environs du 20 août, il avait été nettoyé il y a une quinzaine de jours. Or, ces derniers jours, même si le ou les mécontents ont été plus économes avec la peinture, il n’en demeure pas moins que ce dispositif censé permettre la verbalisation des automobilistes ne respectant pas la limitation de vitesse à 90 km/h, a de nouveau été neutralisé de la même manière.

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Saint-Restitut : Trois coups de feu sur le radar

dauphiné libéré: le 14/04/2015

Cette fois, ce sont des coups de feu dont a été la cible le radar automatique situé dans la zone d’activité du village de Saint-Restitut. Cette borne sur la D59, installée début octobre, a déjà été vandalisée. Mais cette fois, elle porte les traces nettes de trois coups de feu, probablement de fusil de chasse. Cet appareil se trouve à un endroit particulièrement sensible, où plusieurs accidents graves se sont produits, dont deux mortels en 2011.

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publié sur Brèves du Désordre
Chabrillan : un radar fixe vandalisé à l’arme à feu le 17/03/2015

Une cabine de radar automatique implantée sur la RD 104, au niveau de la commune de Chabrillan a été visée par des coups de feu. L’appareil porte quatre à cinq impacts de balles d’une arme à feu. Une enquête est ouverte par les gendarmes de la brigade de Crest pour déterminer les circonstances de la dégradation. Ce même radar avait déjà été la cible d’individus en avril 2014. Les auteurs risquent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Le radar devra être remplacé par un nouvel appareil estimé à plusieurs dizaine de milliers d’euros. Au frais du contribuable.

Colombier-Saugnieu (Lyon) : révolte incendiaire et mutinerie au centre de rétention

Incendie et début de mutinerie au centre de rétention administrative

Le Progrès, 01/09/2015 à 05:00

Justice. Deux étrangers en attente d’éloignement ont été condamnés pour avoir allumé un feu dans les couloirs. L’incendie a occasionné d’importants dégâts dans six chambres.

Une ambiance de mutinerie et un sentiment de panique générale, telle a été l’ambiance vécue par les pensionnaires du centre de rétention administrative Saint-Exupéry à Colombier-Saugnieu. Et c’est un incendie de matelas et de draps qui a mis le feu aux poudres.

La police, sur place, est repoussée

À 22 heures, les esprits s’échauffent quand des hurlements proviennent de la chambre 7 où un retenu s’est entaillé le bras. Les secours ont des difficultés à transporter le malheureux qui refuse toute aide. Dans la confusion la plus totale, des visages apparaissent sur les images de la vidéosurveillance en particulier ceux de Hayla Bezzazi, un Marocain de 23 ans et de deux Tunisiens à peine plus jeunes, Anis Bouzghar et Mamouane Ouechtati. Les trois individus, en attente d’éloignement du territoire, s’affairent autour d’un matelas extrait d’une chambre, apportent des draps, des coussins pour nourrir un incendie allumé par leurs soins dans le couloir de l’aile ouest.

La police présente sur place est repoussée, le tuyau d’extinction saisi par des hommes en colère qui le dévident à l’extérieur. En quelques minutes des vitres sont cassées, au moins deux individus tentent de rejoindre la cour pour accéder aux toits dans le but de s’évader. L’arrivée des pompiers mais également des renforts de police avec la Bac de l’aéroport tout proche ramène un peu de calme laissant le spectacle de six chambres hors d’usage et de gros travaux à prévoir. Le tribunal des comparutions immédiates a condamné Bezzazi à 4 mois de prison, son complice Ouechtati à 6 mois et relaxé Bouzghar. Quant au ministère de l’intérieur, propriétaire des lieux, il n’a pas jugé utile de se porter partie civile et d’être représenté.

source: Brèves du Désordre

Sainte-Mère-Eglise (Manche) : Petite surprise pour le train nucléaire (et dissociation de Greenpeace) + Note d’Attaque + note du laboratoire ( mise à jour)

Note des individu-e-s associé-e-s ( le laboratoire anarchiste) :on donne un complément d’information pour l’événement qui est survenue lors du transport de combustble nucléaire entre Caen et Cherbourg déjà relaté sur le blog ici, cette information casse le monopole du réseau sortir du nucléaire 26-07 qui passe leur temps comme « vigie » lors des passages des convois en gare de Valence.On s’en fout de savoir, nous on n’accompage pas l’industrie nucléaire. On est pour l’arrêt du nucléaire civil et militaire .Que les trains passent et à tel heure, on sait que nous vivons dans une zone nucléaire .On ne supporte plus ceux qui font leur propagande avec l’adoubement des mesures de l’état ( Soit SDN 26-07, CRIIRAD). Un complément d’information peut être trouvé sur le site Attaque, il est toujours possible de discuter et lire des informations antinucléaire, livres, brochures, textes au local du laboratoire

Le trafic SNCF est totalement interrompu ce mercredi matin entre Cherbourg et Caen : une bonbonne de gaz a été retrouvée sur les voies à Sainte-Mère-Eglise. Le “plan alerte” a été déclenché. L’objet était finalement sans danger. Le trafic a finalement repris vers 13 h ce mercredi entre Cherbourg et Caen. Il était totalement interrompu depuis 9 h du matin car un objet ressemblant à une bonbonne de gaz a été retrouvé sur les voies à Sainte-Mère-Eglise dans la Manche. A 8h45, le train Caen – Cherbourg a été stoppé en gare de Lison.

[…] L’objet était à hauteur de Sainte-Mère-Eglise et avait l’apparence d’une bonbonne de gaz. La Gendarmerie s’est immédiatement rendue sur place et la Préfecture de la Manche a fait venir les démineurs. Les opérations de déminage se sont terminées vers 11h30 ce mercredi et il s’agissait d’un objet factice sans aucun danger. Le trafic a finalement repris vers 13 h

Cette présence a-t-elle un rapport avec le convoi de déchets radioactifs suisses retraités au Royaume-Uni et qui a quitté dans la nuit le terminal de Valognes, pour la Suisse ? Les autorités se refusent à tout commentaire, la Procureure de Cherbourg est sur place et devrait communiquer dans l’après-midi.

L’organisation Greenpeace, dans un communiqué, dément toute participation à cette action comme l’explique son chargé de campagne nucléaire, Yannick Rousselet: « Bien évidemment, il y a un lien évident entre le départ du train au départ de Valognes et la présence de ce matériel sur les voies ferrées, (…) simplement nous avons clairement dit que nous ne nous opposerions pas à ce transport, que nous n’avons pas l’intention de perturber, maintenant il existe des mouvances différentes dans les mouvements antinucléaires et il n’est pas à exclure que des gens aient voulu exprimer leur désaccord avec le nucléaire par cette méthode, ce n’est pas le notre. »

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Note d’Attaque : Quand on fouille un peu sur internet on découvre que les transports de substances radioactives sont assez nombreux, qu’il s’agisse des colis qui, à l’avis des nucléocrates de l’Autorité de Sûreté Nucléaire présentent un “faible enjeu de sûreté” et qui sont tout bonnement transportés par route sans grandes précautions, ou que ce soit les plus médiatisés transports de combustible (neuf ou usé). Voici donc un document de l’ASN qui, loin de rassurer, comme il le voudrait, nous montre une (partie) du danger et peut-être pourrait nous suggérer des possibilités d’opposition.

Etude+ASN+flux+de+transport_18_11_2014

Sur cette carte on voit comment ils baladent les substances à “fort et très fort enjeu de sécurité”, c’est à dire relevant de la filière de l’uranium pour la production électronucléaire:

Note du laboratoire: on peut voir sur la carte ici que la ville de Romans est signalée. Dans l’usine de nucléaire FBFC (Franco Belge de Fabrication de Combustible) les pastilles de Mox sont assemblées. Le mox arrive en train de l’usine Melox à la gare de Romans sur isère. Pour rejoindre l’usine distante de deux km, dans la dernière partie du parcours, le convoi utilise le transport routier. Le mox doit être livré à l’usine de fabrication de combustibles nucléaires située en pleine ville à côté du quartier de la Monnaie, de l’Hyper marché Leclerc et de l’usine de Ravioles .

Nantes [ Loire-Atlantique] :Un dimanche à Alternatiba

source indymedia.nantes

Aujourd’hui, une petite bande s’est retrouvée quartier Bouffay, au milieu d’Alternatiba, afin de distribuer le tract ci-dessous critiquant cet événement et pointant ses incohérences.

L’équipe de sécurité, heu pardon les éco-vigiles recyclables, nous ont vite repéré·es au milieu du marché. Gilet fluo sur le dos et talkie-walkie à la main, il·les se sont mis·es à nous suivre afin de vérifier que notre intervention ne bousculait pas trop le cadre bien policé de « leur festival ». Contrairement à l’année dernière, la distribution de tracts n’était pas interdite mais bien surveillée. Accompagné·es de cet escorte nous nous sommes rendu·es au stand Nantes Métropole afin de dénoncer l’hypocrisie de leur présence. Tandis que la nombreuse propagande de la ville était retirée des présentoirs une banderole contre l’aéroport et le capitalisme était déployée. Des slogans ont alors été chantés et repris par des passant·es pendant que les bénévoles d’Alternatiba, appelé·es en renforts, s’occupaient de ramasser servilement les tracts et de remettre en ordre le stand de la Métropole. Le blocage du stand aura permis de discuter avec des passant·es et de rappeler que ce n’est pas en aménageant ce monde mais bien en luttant qu’on pourra abattre tout ce qui le pourrit.

L’alternative et la transition énergétique ne fera que recycler le capitalisme, organisons-nous pour le détruire ! PS :

Merci aux camarades qui nous ont rejoint et ont traîné dans le coin pendant l’action 🙂

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Voici le tract, format PDF dispo sur le blog nnantesnecropole

Alternatiba ne propose pas de briser ce qui pourrit les composantes de nos vies d’êtres humains.

Alternatiba écoblanchit le capitalisme ambiant comme il remplace le béton par des arbres sur son plan. Ce n’est rien de plus qu’une foire aux « bonnes solutions » qui souhaite s’imposer aux nantais.e.s où l’argent et le patronat gardent précieusement leurs places. Une foire neutre, dépolitisée et en bon ordre.

LA FOIRE :

Alternatiba offre la panoplie rêvée du fameux et fumeux « développement durable ». La section « Habitat » propose une brochette d’entreprises venues vendre leurs marchandises sur la place publique… ou ce qu’il en reste.

Il suffit de feuilleter les catalogues en ligne de Crozel architecte, Aquatiris ou Biosfaire (parmi d’autres) pour comprendre ce que propose le Village des alternatives. Rien de plus que de l’habitat individuel aseptisé, inaccessible financièrement pour la majorité des gens mais « écologique ». Des solutions d’assainissement « pour les effluents agroalimentaires industriels, les eaux de ruissellement contenant des détergents, des hydrocarbures » mais bien entendu « écologiques ». Un tas de matériaux « sains et naturels » pour la construction, la décoration ou l’isolation « bio-compatible » (de votre maison individuelle).

L’alternative à notre société destructrice du climat se résume donc ici à quatre murs et un toit en bois, des enduits et bétons cirés bio et une simili-fosse septique à base de roseaux. Elle se calculerait en dizaines voire centaines de milliers d’euros et en éco-prêts. Les vrais prédateurs, les multinationales de l‘énergie et conglomérats du BTP en frissonnent déjà…

Parmi les autres paradoxes façon « développement durable » d’Alternatiba, on retrouve aussi sous le label « Nos amis les bêtes », une entreprise « hors du commun » dont le métier consiste à « … gérer des flux, organiser des opérations, tout en respectant des process, … ». Plus concrètement, Ecomouton remplit ses caisses en envoyant des moutons tondre les pelouses des entreprises ou collectivités. La belle alternative proposée ici est, nous citons, « d’humaniser l’environnement de l’entreprise ». On nous garantit que ces « petits amis » ou « éco-tondeuses » (les moutons) sont de fabuleux anti-stress et, « avantage non négligeable », modifient subtilement l’image d’une société vis à vis des clients.

Parmi ceux-ci, des prisons, dont celle de Nantes, co-gérée par une filiale du groupe Bouygues (top 10 mondial du bétonnage 1 ). Les petits moutons serviront-ils d’éco-anti-stress pour les détenu-es emmuré-es de cette prison, qui collectionne les suicides depuis son ouverture 2 ? Notons qu’elle enferme celles-eux qui luttent contre l’aéroport, mais surtout tout-es celles et ceux qui pour juste survivre sont sous le « coup de la loi ».

Au rayon collaborateurs-trices, la multinationale grande humaniste reconnue, GDF-Suez et sa filiale de stockage de gaz Storengy accueillera les moutons green-mascottes entre ses réservoirs classés Seveso. Faut-il rappeler à Ecomouton et Alternatiba la glorieuse 1 ère place de GDF-Suez dans la course aux centrales à charbon et les 81 millions de tonnes de carbone 3 qu’elle balance chaque année dans les airs et donc dans nos poumons? Ou les désastres écologiques et sociaux de ses chantiers en Amazonie?

Cela n’empêchera pas non plus Nantes Métropole, fière partenaire d’Alternatiba, championne du green washing et fervente promotrice du projet d’aéroport, d’organiser avec ce même GDF-Suez mortifère sa grand messe sur « la ville de demain, humaine, citoyenne, solidaire » (forum Smart City) et sa « semaine verte » (Green Week) où la bande construira en catimini d’autres alternatives Alternatiba-compatibles.

L’associatif à Nantes :

Qui habite à Nantes et a des activités asso ciatives sait bien que toute subvention des « pouvoirs publics » n’est possible qu’avec des contre-parties (auto-censure, «neutralité», soutien aux institutions). La plupart du temps simplement parce qu’une association ne peut survivre sans. C’est ainsi que l’on retouve un encart dédié à Alternatiba dans le dernier Nantes PassionTM, magazine de la ville de Nantes, grande pourvoyeuse d’aéroports alternatifs « Haute Qualité Environnementale ». Cette année encore, la Région des Pays de la Loire et Nantes Métropole (un bel aéropage de bétonneurs),côte à côte avec la MAIF ou encore la Nef font partie des soutiens de l’évènement.

On ne peut pas nier qu’Alternatiba a réussit à agréger beaucoup d’associations autour de l’évènement, en s’appuyant notamment sur un réseau pré-existant d’initiatives aux objectifs parfois très différents. Cela au prix de grands écarts et silences troubles sur des questions de fond et de forme pouvant mettre à mal leur cohérence politique. Une chose est sûre, quand on est ainsi dans les petits papiers des institutions, il est bien plus facile d’accaparer le centre-ville, permettant ainsi de clamer avoir reçu la visite de 10.000 personnes, la plupart badauds dominicaux habituels du Bouffay, ébahis de cette foire.

On notera au passage le contraste avec les luttes comme celles des migrants qui se font enfermer dès qu’ils posent une toile de tente devant la préfecture en Juillet 2014, ou des grévistes de la faim qui revendiquent ne pas vouloir d’un aéroport et de ses expulsions.

C’est bien toute la différence entre vitrine alternative et mouvement de lutte qui se dessine ici. Pour Alternatiba, il semble que la non-violence passe par la collaboration sereine avec les autorités en désamorçant en amont toute critique véritable et tout risque de frictions policières. À Alternatiba, on se demande plutôt sérieusement si une lutte peut favoriser l’emploi, ou encore comment bien épargner…

C’est à se demander si cet évènement n’est pas une simple opération de communication et de détournement, comme l’affectionne tant la mairie de Nantes.

Alors retouvera-t-on cette année encore ces asso ciations qui proposent d’adopter un SDF, comme on adopte un animal ?

Contre le recyclage des luttes, l’écologie doit s’inscrire dans une alternative radicale Alternatiba est passé du compromis à la compromission. A l’image de la COP 21, aucun enjeu fondamental ne sera débattu dans ce “joyeux village des alternatives”, à l’allure déconcertante de monde enchanté de Walt Disney. Les organisatrices-eurs poussent même le vice jusqu’à remplacer, sur le plan du village, les immeubles par des arbres de la même manière qu’ils doivent s’imaginer que leurs rêves de bisounours pourront remplacer, comme par magie, la réalité du capitalisme et de ses destructions. L’ambitieux programme des conférences nous laisse un temps rêveur (songeur-ses) : comment vivre en harmonie avec la planète ? Comment s’investir contre la pollution? Comment manger ? Comment bouger ? Comment consommer? Comment construire sa maison ?

Ces thématiques, faussement subversives, nous dépossèdent des véritables enjeux. Transformée en entreprise de communication, l’écologie institutionnalisée veut faire de nous un public de consommatrices-eurs du dimanche, servile et déculpabilisé.

Alternatiba cible les “consommatrice-eurs responsables” qui baissent le chauffage à 20° comme recommandé dans le flot des communications officielles. Quelle place pour celle-eux pour qui boucler la fin de mois est déjà une urgence et qui n’ont pas le loisir de “consommer bio pour sauver la planète” ?
Aucune mention de la constellation des VRAIES ALTERNATIVES INDÉPENDANTES ET AUTOGÉRÉES.
Pour ne citer que des exemples locaux, rien sur le Jardin des Ronces, ce potager occupé du Vieux-Doulon qui préserve les dernières terres maraîchères de la ville contre le bétonnage en “éco?quartier”. Rien sur le square Mercoeur transformé en zone humide (euh pardon… en miroir d’eau!). Rien sur les expulsions à répétition des Rroms, orchestrées par l’ensemble des municipalités de la Métropole et encore moins sur les solidarités que cette situation peut faire naître. Rien sur les luttes contre la gentrification de la ville, ce phénomène urbain d’embourgeoisement qui rejette du centre les moins favorisés-ées. Rien évidemment non plus sur la lutte des migrant-e-s, expulsé-es tant de fois, pour obtenir «un toit pour toutes et tous». Rappeler notre responsabilité dans les drames de leurs pays serait malvenu dans une ville tentant de s’affranchir de son passé négrier.

Même le tri des déchêts appartient désormais à l’industrie du recyclage. Pourquoi ne pas évoquer ces personnes qui font les poubelles pour subsister et qui sont condamnés pour «récupération abusive» ?

POUR CONCLURE :

Alternatiba par sa forme (foire aux alternatives, professionalisation…) et son fond (dépolitisé, écolo bien pensant, refus de toute lutte) ne peut qu’aller dans le sens du monde que nous combattons. Car lorsqu’un tel événement recycle la lutte en une activité ludique où le bon «citoyen» peut choisir à quelle organisation il adhère comme d’autres choisissent la danse ou le poney en début d’année, alors il réunit toutes les conditions de base pour bien être récupéré et digéré par le capitalisme et le pouvoir. De plus, en acceptant que paraissent lors de l’évènement des stands comme celui de Nantes Métropole des entreprises collabos comme Ecomouton et tout un tas d’autres boîtes qui ne sont là que pour se faire du fric avec la bonne conscience en promo, Alternatiba ne fait qu’entretenir et renforcer ce monde. Face aux désastres que cause le capitalisme, celui-ci à besoin de se s’acheter une image, de se rendre équitable et d’apparaitre comme équitable et à visage humain. Alternatiba lui offre ce nouveau costume sur plateau recyclé !

Beaucoup des participant.es à cet événement sont certainement de bonne foi et veulent sincèrement «changer le monde». Mais pour changer ce monde il faut s’attaquer frontalement à tout ce qui le maintient en place; on ne peut pas se contenter de «l’aménager» avec des alternatives qui ne font que l’entretenir en redorant son image. La crise climatique n’est qu’une toute petite partie des dégats que cause ce système. Et ce n’est pas en retardant le réchaufement climatique que l’on arrêtera le pillage de l’Afrique par l’Occident, que l’on détruira fera tomber les frontières, que tout le monde pourra se loger et manger à sa faim, que l’on pourra décider nous-mêmes de la façon dont nous organisons notre vie, que l’on abattra l’Etat, que les patrons seront envoyés à la mine de silicium pour nos panneaux solaires, que l’on fera sauter les taules, que l’on brûlera les billets et que l’on pourra combattre efficacement toute forme de domination entre les humains.Alors dès maintenant arrêtons de courir après des évènements comme Alternatiba qui ne sont qu’un masque de plus du capitalisme. Retrouvons-nous, organisons-nous, soutenons-nous dans nos luttes quotidiennes, concrètes et frontales face à ce monde. Ne nous laissons pas berner par ces marchés de bonne conscience, refusons de nous attaquer à ce système en n’en aménageant qu’un bout.
Pour mieux nous digérer ils nous veulent dépendant-es de leurs institutions, non-violentes, intégré-es socialement et éco-responsables. Refusons tout cela, sortons des cadres, cultivons l’autonomie, soyons imprévisibles, virulent-es et sans aucun compromis !

Contre ce monde, ses institutions et ses aménageurs, vive la révolution, vive l’autogestion !

COLLECTIF NANTAIS CONTRE L’AÉROPORT (CNCA)

1. « Les plus grandes entreprises de BTP du monde » Journaldunet.com et BVDInfo
2. « Trois suicides en trois semaines, à Nantes et ailleurs la prison tue » Communiqué du Genepi Nantes
3. « Le véritable bilan annuel de Engie (GDF-Suez) » Observatoire des multinationales

Antifascistes – Aussi dans le troisième millénaire

NdNF : Le 26 février 2011 à Cuneo, petite ville du nord-ouest de l’Italie, a lieu l’ouverture d’un siège de CasaPound. Le contre-rassemblement organisé par la gauche officielle (et le maire) tourne vite à l’émeute, avec plusieurs blessés parmi les fachos (un à l’hôpital avec le crane ouvert par un pavé) et les condés (notamment un genou pété).
Le 27 mai, une opération de police mène à l’incarcération de deux anarchistes accusés d’avoir participé aux incidents. D’autres personnes sont placées sous résidence surveillée, deux sont introuvables.
En novembre 2013, 16 personnes sont condamnées à des peines allant jusqu’à 2 ans et demi de prison.

Le texte qui suit était une contribution solidaire en vue d’une manifestation qui a eu lieu en janvier 2012.

Nous avons choisi de ne pas rester regarder.
Nous avons choisi notre côté de la barricade.
Nous avons choisi de participer à la guerre sociale qui menace ce vieux monde.
Par dignité – et aussi par haine.
Des femmes et des hommes « libres, qui de leur propre volonté se rassemblèrent […] pour racheter la honte et la terreur du monde »

Extrait d’un épigraphe de P. Calamandrei [1]

Le 26 février de l’année dernière [2011 ; NdT], le rassemblement démocratique appelé en réponse à l’inauguration, à Cuneo, d’un local de CasaPound (qui se définissent eux-mêmes comme les « fascistes du troisième millénaire ») prend une tournure inattendue. Fatigués d’écouter les bavardages de gauche du maire Valmaggia [2], une centaine d’agités vont vers la poubelle fasciste. S’ensuivent des affrontements avec la police, qui comme toujours défend les fascistes. Résultat : deux–zéro : un fasciste et un carabiniere finissent à l’hôpital. Le 27 mai c’est l’État qui frappe ceux qui ont osé s’en prendre à ses larbins : prison, arrestations domiciliaires, mandats d’arrêts pour ceux qui ont réussi à se faire la malle, perquisitions, plaintes. Pour ceux parmi les inculpés qui n’ont pas négocié avec la justice, le procès commencera le 25 janvier.

Dans une période pendant laquelle l’ordre établi commence à montrer la corde, secoué par la rage de nombreux exploités, voilà que le pouvoir joue à nouveau la carte du (néo-)fascisme, de la guerre entre pauvres. Il s’agit du vieux divide et impera, une stratégie qui malheureusement marche bien. Ces quatre connards en chemise noire nous dégoutent et, comme tant d’autres, nous pensons qu’il faudrait juste les balayer. Le problème de fond, en effet, ce n’est pas eux, mais la société, démocratique, dont le fascisme est le produit et une des expressions.

Au delà du sentiment d’horreur pour les homicides d’un fasciste à la Casseri [3], demandons-nous quel est ce monde qui a nourri le racisme assassin qui lui appartient, à lui et à trop de ses camarades ; ce monde dans lequel nous aussi vivons. Combien de millions de personne, même s’ils ne tirent pas sur des immigrés, partagent et alimentent la haine envers toute forme de « diversité » – c’est à dire envers toute personne qui ne rentre pas dans les normes de la médiocrité ambiante ? Les néofascistes à crâne rasé sont peu nombreux, mais les idées néfastes qu’ils portent se glissent facilement dans cette zone grise qu’est la dite opinion publique démocratique. Un exemple est le large consensus autour des campagnes sécuritaires de l’État et dont l’empreinte raciste a peu à envier aux programmes des néofascistes. Puis, ces derniers se posent en instruments utiles, avant-garde du racisme institutionnel, avec agressions, pogroms, homicides. Bref, tout le sale travail auquel leurs collègues en uniforme, toge ou costard doivent paraitre étrangers.

Le fascisme est l’expression la plus brutale et la plus grotesque de l’autorité, d’une société fondée sur la domination de l’homme par l’homme (et sur la nature). Cependant, il n’en est pas la seule expression inhumaine. Comment pourrait-on oublier l’horreur quotidienne des prisons (démocratiques) ? Les assassinats dans les commissariats (démocratiques) ? Les « sans-papiers » (pour la démocratie) qui coulent dans la mer en suivant le rêve d’une vie meilleure ? Ou bien ceux tués dans les rues de nos villes démocratiques, par un Casseri quelconque ou par un larbin en uniforme ? Dans le premier cas la nouvelle fait scandale, souvent dans le deuxième la vie d’un étranger en situation irrégulière ne vaut même pas une dépêche de presse… C’est dans les sociétés démocratiques (ou en cours de démocratisation) du XXème siècle que le fascisme historique est né. C’est dans l’État démocratique que le (néo)fascisme grandit vigoureux. Ce monde dégueulasse le produit comme du pus infect.

Le problème c’est précisément cette société qui produit racisme, sexisme, patriarcat, homophobie… toute la panoplie de sentiments de haine envers ceux qui n’appartiennent pas à une supposée communauté ou dévieraient d’une supposée « normalité ». Une haine qui, en encourageant la guerre entre pauvres (et pas contre les vrais responsables de l’écrasement) se révèle être un instrument utile au maintien de la domination sociale.

L’opposition entre démocratie et fascisme est une fausse opposition. Ce sont deux formes interchangeables et superposables de domination. La première est plus présentable, elle se base sur le conformisme et l’habitude de servir, elle tue ou laisse mourir en silence et loin des caméras. L’autre sert dans les cas d’urgence, tue les pauvres qui ont la peu d’une autre couleur, gouverne avec la terreur et bâtit des camps de concentration (mais il y a des camps pour sans-papiers aussi dans l’Europe du XXIème siècle). Ils sont le bâton et la carotte… et à nous tous d’être l’âne inoffensif et soumis.

L’antifascisme des Valmaggia, du Partito Democratico et de la gauche est une opération publicitaire éhontée. Ce qu’ils veulent est simplement monter sur une estrade et se faire applaudir, hurler au méchant loup fasciste, nous assurer que le gentil policier protégera les gens biens et ensuite stigmatisera le méchant anarchiste, le violent qui brise le dialogue démocratique… Ils s’approprient, en la salissant, la mémoire de ceux qui ont pris les armes pour faire tomber la dictature, même bien avant le 8 décembre 1943, même après le 25 avril 1945. Parmi eux, nombreux étaient les anarchistes, encore plus nombreux les communistes, des ouvriers qui pensaient sincèrement lutter pour la révolution, pour un monde meilleur. Pour tous ceux-là, abattre le régime mussolinien (et, pendant les vingt mois de Résistance « officielle », chasser l’occupant nazi) aurait seulement été le premier pas vers une révolution qui aurait marqué la fin de l’exploitation. Ces idéaux ont été trahis, souvent par les mêmes partis « rouges ». Sous couvert de démocratie, l’asservissement des masses a continué et continue. Les révoltés de cette époque-là trouvaient face à eux chemises noires et flics. Aujourd’hui nous trouvons face à nous la police et, parfois, ce que celle-ci ne peut pas se permettre de faire ouvertement, quelques décérébrés qui font le salut romain. Avec les deux, aujourd’hui comme à cette époque-là, aucune discussion, aucun compromis possible.

L’antifascisme c’est empêcher les fascistes de prendre de l’espace pour diffuser leur poison. Un poison qui arrive de la même source que celui de tout État, même démocratique : le principe d’autorité et le conformisme grégaire qui en dérive. Leur empêcher pour de vrai, pas avec des retraites aux flambeaux et des pétitions en défense de la Constitution. Pas en faisant appel à d’autres sbires, en uniforme, du même État. Les empêcher même avec la force, si nécessaire. Avant qu’il ne soit trop tard et qu’ils n’arrivent à imposer encore plus leur haine contre toute diversité.

Pour cela nous sommes solidaires avec les compagnons et toutes les personnes qui passeront en procès pour les affrontements qui ont eu lieu à cause de l’inauguration du local de CasaPound à Cuneo. Nous sommes à leur côté parce que nous étions à leur côté ce jour-là, tout comme d’autres fois, dans la lutte contre l’État et ses sbires. Parce que CasaPound ne devrait pas pouvoir ouvrir un local, ni à Cuneo ni ailleurs. Simplement, les fascistes devraient disparaître. Avec leurs marionnettistes.

Contre le fascisme – mais surtout contre le monde qui le crée.
Mort au fascisme. Mort à l’État.
Pour la liberté.

Des individualités anarchistes.

[Traduit de l’italien par nos soins d’Informa-azione (13/01/2012).]
Notes

[1] Cet épigraphe du juriste et antifasciste libéral-socialiste est apposé sur la mairie de Cuneo ; NdT.

[2] Alberto Valmaggia, maire de centre-gauche de Cuneo de 2002 à 2012 ; NdT.

[3] Le 13 décembre 2011, à Firenze, Gianluca Casseri, néofasciste proche de CasaPound, tire sur des vendeurs à la sauvette africains, en tue deux et en blesse trois autres ; NdT.

source: non fides

Belgique : Révoltes au Centre Fermé 127bis et arrestations de manifestants

indymedia bruxellele 20/09/2015

Nous étions bien peu nombreux devant le centre fermé 127bis pour encourager les détenus dont une trentaine sont en grève de la faim. Assez dommage, d’autant que les détenus s’étaient organisés et nous attendaient. Dans la cour du premier bâtiment ils étaient une cinquantaine avec leurs calicots à crier à la liberté, à exprimer leur colère et leur incompréhension face à leur enfermement arbitraire . Ils avaient l’autorisation de la direction d’y rester jusque 14H30. Ils ont alors refusé de rentrer et de longs échanges ont été possibles entre les manifestants et les prisonniers. Ils nous ont raconté l’absurdité de leur détention, la violence dans le centre, leurs arrestations. Il y a beaucoup d’Irakiens qui ont été arrêtés à l’office des Étrangers lors du dépôt de leur demande d’asile. On peut se demander s’il s’agit d’une politique délibérée visant à dissuader les réfugiés irakiens – et notamment ceux encore présents en nombre au parc Maximilien – de demander l’asile en Belgique. En tout état de cause, ces enfermements massifs en auront l’effet. Est-ce une décision du Ministre Francken, ou d’une administration toute puissante que plus personne ne contrôle, cela reste à éclaircir, mais le procédé est inique.

Les détenus demandent, ou leur transfert vers un centre ouvert pour le traitement de leur demande d’asile, ou un Ordre de Quitter le Territoire afin de pouvoir quitter ce “pays de merde” qui ne veut pas d’eux et les “traite comme des animaux”. D’autres sont en Belgique depuis parfois 10 ans et ont femmes et/ou enfants ici. Tous nous disent que le centre est une vraie prison et que cela ne devrait pas exister, que c’est un lieu de non-droit.Certains nous disent qu’ils vont continuer cette grève de la faim et qu’ils ne se déclareront pas vaincus. Un homme est monté sur le toit du centre, y a mis des calicots et criait “Anarchia, Liberta”.

Un cordon de police nous a empêché de rencontrer les prisonniers de la seconde aile. Ils nous ont dit que la tension y était trop forte et que ça risquait de dégénérer à l’intérieur du centre. Vu la proportion de flics et de manifestants, nous n’avons pu que renoncer à passer, et rester plantés devant le rang des pandores cuisant sous le soleil.

Les détenus demandent à parler aux médias. Ils veulent également rencontrer un représentant de l’Office des Étrangers ainsi que Théo Francken, qui se serait empressé de dire qu’il refusait !

A 21 heures les détenus sont toujours dans la cour, et celui monté sur le toit menace de se jeter dans le vide. Un cordon « sécuritaire » très large a été mis en place autour du centre. Trois camarades qui voulaient s’y rendre se sont fait arrêter.
Les 3 copains arrêtés ont eu l’occasion de s’approcher du centre avant leur arrestation. Plusieurs détenus de la deuxième aile étaient dans la cour et tous criaient à la liberté et étaient très contents de voir des nouveaux soutiens. Ces détenus ont été forcés de rentrer vers 23 heures par les “forces spéciales de la police”. Ce matin, les trois militants arrêtés ont été libérés et le détenu encore présent sur le toit capturé puis mis au cachot.

On a également appris que 2 Somaliens sont en grève de la faim depuis leur arrivée au centre et sont très mal. Leurs co-détenus, très inquiets, disent qu’ils se laissent mourir dans le silence! Autre (mauvaise) nouvelle, des “tickets d’avion sont distribués” aux “Dublin” et les expulsions s’accélèrent, un de leurs moyens pour se débarasser de ces trouble-fêtes!

Video ici

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