{"id":4398,"date":"2016-03-17T19:22:13","date_gmt":"2016-03-17T18:22:13","guid":{"rendered":"http:\/\/lelaboratoireanarchiste.noblogs.org\/?p=4398"},"modified":"2016-03-17T19:22:41","modified_gmt":"2016-03-17T18:22:41","slug":"un-merdier-sans-nom-pour-les-oreilles-de-letat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lelaboratoireanarchiste.noblogs.org\/?p=4398","title":{"rendered":"Un merdier sans nom pour les oreilles de l\u2019\u00c9tat"},"content":{"rendered":"<div class=\"entry-content\">\n<p>repris sur<a href=\"https:\/\/attaque.noblogs.org\/post\/2016\/03\/16\/un-merdier-sans-nom-pour-les-oreilles-de-letat\/#more-7149\"> attaque<\/a><\/p>\n<p><em><del>Lib\u00e9ration<\/del> \/ dimanche 13 mars 2016<\/em><\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/attaque.noblogs.org\/files\/2016\/03\/PNIJ-Elancourt.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-7150 alignleft\" src=\"https:\/\/attaque.noblogs.org\/files\/2016\/03\/PNIJ-Elancourt.jpg\" alt=\"PNIJ Elancourt\" width=\"383\" height=\"255\" \/><\/a>Rien ne va plus pour la Plateforme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ). D\u00e9ploy\u00e9 sur pratiquement tout le territoire, le nouveau bijou technologique de Thales, charg\u00e9 de centraliser l\u2019ensemble des \u00e9coutes judiciaires, vient de subir son premier incident majeur. Selon nos informations, la plateforme est tomb\u00e9e en rade pendant pr\u00e8s d\u2019une semaine d\u00e9but mars, mettant en p\u00e9ril des dizaines d\u2019enqu\u00eates judiciaires.<\/strong><em> \u00abC\u2019est un merdier sans nom\u00bb,<\/em> r\u00e9sume un haut responsable policier. C\u2019est aussi un nouveau revers au parfum de scandale pour Thales, dont le bunker ultra-s\u00e9curis\u00e9 est cens\u00e9 r\u00e9sister \u00e0 tout type d\u2019attaques, y\u00a0compris un crash d\u2019avion. Contact\u00e9, l\u2019industriel renvoie vers la chancellerie.<span id=\"more-7149\"><\/span><\/p>\n<p>Lundi 29\u00a0f\u00e9vrier, vers 9\u00a0heures, la D\u00e9l\u00e9gation aux interceptions judiciaires (DIJ) de la chancellerie re\u00e7oit plusieurs appels paniqu\u00e9s des services enqu\u00eateurs, inquiets de ne pas pouvoir se connecter \u00e0 la plateforme. Les premi\u00e8res alertes \u00e9manent de la gendarmerie, puis c\u2019est au tour des policiers d\u2019\u00e9prouver les plus grandes difficult\u00e9s pour acc\u00e9der \u00e0 cet outil crucial dans leur travail. Tous les services sont touch\u00e9s, y compris les plus expos\u00e9s dans la lutte contre le terrorisme, comme la sous-division antiterroriste\u00a0(Sdat) ou la Direction g\u00e9n\u00e9rale de la s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure\u00a0(DGSI). Rapidement, ce bug g\u00e9ant s\u2019\u00e9tend aux op\u00e9rateurs t\u00e9l\u00e9phoniques, qui doivent s\u2019adapter dans l\u2019urgence.<\/p>\n<p><strong>Au total, entre 1 500 et 1 800\u00a0\u00e9coutes se\u00a0seraient brusquement interrompues au cours de la semaine, impactant directement des enqu\u00eates en cours<\/strong> [<em>lire article ci-dessous<\/em>]<em>.<\/em> Apr\u00e8s quatre\u00a0jours de\u00a0chaos technique et d\u2019\u00e9crans noirs, la chancellerie adresse finalement le\u00a04\u00a0mars un mail penaud aux directeurs de la police et de la gendarmerie nationale. <em>\u00abDepuis le d\u00e9but de la semaine, la\u00a0PNIJ est difficilement accessible aux utilisateurs. Des probl\u00e8mes techniques se sont ajout\u00e9s \u00e0 ceux de certains op\u00e9rateurs\u00bb,<\/em> indique pudiquement le message, qui pr\u00e9cise qu\u2019une <em>\u00abop\u00e9ration de maintenance d\u2019ampleur\u00bb <\/em>doit avoir lieu le week-end suivant. <em>\u00abCette op\u00e9ration devrait permettre d\u2019augmenter de mani\u00e8re significative les capacit\u00e9s de\u00a0la\u00a0PNIJ,<\/em> souligne le message. <em>On pourrait esp\u00e9rer un retour \u00e0 la normale en d\u00e9but de semaine prochaine.\u00bb <\/em><\/p>\n<p><strong>Vendredi 5\u00a0mars, \u00e0\u00a020\u00a0heures, Thales proc\u00e8de donc \u00e0 un arr\u00eat total de la plateforme, d\u00e9branchant le syst\u00e8me durant plus de vingt-quatre\u00a0heures. La plateforme de secours construite par le g\u00e9ant de l\u2019armement pour pallier ce type de pannes n\u2019a curieusement pas pris le relais.<\/strong> Contact\u00e9 par<em> Lib\u00e9ration, <\/em>le minist\u00e8re de la\u00a0Justice reconna\u00eet des <em>\u00abperturbations pour les enqu\u00eateurs\u00bb,<\/em> tout en assurant qu\u2019<em>\u00abaucune donn\u00e9e n\u2019a \u00e9t\u00e9 perdue\u00bb,<\/em> les \u00e9coutes interrompues ayant \u00e9t\u00e9 stock\u00e9es dans les serveurs de\u00a0Thales.<\/p>\n<p><strong>Mais certains policiers font \u00e9tat au contraire d\u2019interceptions enti\u00e8rement pass\u00e9es \u00e0 la trappe. Depuis l\u2019incident, de tr\u00e8s nombreux services se sont d\u2019ailleurs d\u00e9port\u00e9s vers l\u2019ancien syst\u00e8me d\u2019\u00e9coutes, qui permet (encore) de passer directement par les op\u00e9rateurs t\u00e9l\u00e9phoniques gr\u00e2ce \u00e0\u00a0des prestataires priv\u00e9s.<\/strong> C\u2019est \u00e0 ce syst\u00e8me, jug\u00e9 trop peu fiable et surtout bien trop on\u00e9reux, que devait justement se substituer la PNIJ, confi\u00e9e en\u00a02010 \u00e0\u00a0Thales apr\u00e8s un appel d\u2019offres contest\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Depuis son lancement op\u00e9rationnel en octobre, la nouvelle plateforme n\u2019en finit pas de\u00a0subir des avanies, malgr\u00e9 les versions successives et de longues phases de tests. Coupures dans les \u00e9coutes, connexions d\u00e9faillantes, fonctionnalit\u00e9s manquantes, probl\u00e8mes dans la confection des scell\u00e9s\u2026<\/strong> les critiques des\u00a0services enqu\u00eateurs sont quasi unanimes. Fin d\u00e9cembre d\u00e9j\u00e0, le syst\u00e8me a s\u00e9rieusement ram\u00e9 pendant deux\u00a0jours, a racont\u00e9 <em>le\u00a0Canard encha\u00een\u00e9.<\/em> Les enqu\u00eateurs ont d\u00e9couvert \u00e0 cette occasion que le support technique fourni par Thales n\u2019\u00e9tait joignable que les jours ouvrables, pendant les horaires de bureau\u2026<\/p>\n<p>A\u00a0ce stade, seules les prestations annexes (identification de num\u00e9ros, g\u00e9opositionnement, fadettes,\u00a0etc.) semblent satisfaire les utilisateurs. Auparavant, il fallait parfois trois\u00a0mois avant d\u2019obtenir une fadette. D\u00e9sormais, cela prend \u00e0 peine trente\u00a0secondes gr\u00e2ce \u00e0 la\u00a0PNIJ. Mais pour le reste, les policiers ont du mal \u00e0 adouber la nouvelle plateforme, jug\u00e9e bien moins performante que le syst\u00e8me pr\u00e9c\u00e9dent. Fin novembre, le syndicat Union des officiers a adress\u00e9 un courrier au directeur g\u00e9n\u00e9ral de la police nationale, listant tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment tous les bugs recens\u00e9s. <em>\u00abEn l\u2019\u00e9tat, ce logiciel para\u00eet inexploitable et risquerait m\u00eame de compromettre des enqu\u00eates\u00bb,<\/em> conclut le syndicat, dont le courrier est rest\u00e9 sans r\u00e9ponse. <em>\u00abLa situation est devenue inadmissible\u00bb,<\/em> s\u2019insurge de son c\u00f4t\u00e9 Christophe Rouget, du Syndicat des cadres de la s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure (SCSI), qui \u00e9voque<em> \u00abdes pertes catastrophiques pour les enqu\u00eates\u00bb.<\/em> Pour \u00e9viter les probl\u00e8mes, certains services pr\u00e9f\u00e8rent conserver l\u2019ancien dispositif, comme \u00e0 la pr\u00e9fecture de police de Paris, o\u00f9 quasiment aucun enqu\u00eateur ne passe par la\u00a0PNIJ pour les \u00e9coutes.<\/p>\n<p>Ces derniers mois, pourtant, tout semblait pr\u00eat. <em>\u00abLes tests ont \u00e9t\u00e9 concluants,<\/em> expliquait en\u00a0octobre \u00e0 <em>Lib\u00e9ration <\/em>le responsable du projet \u00e0 la\u00a0chancellerie, Richard Dubant. <em>Techniquement, la plateforme a d\u00e9montr\u00e9 qu\u2019elle fonctionnait.\u00bb<\/em> Mais<strong> depuis d\u00e9cembre et le d\u00e9ploiement de la\u00a0PNIJ \u00e0 l\u2019Ile-de-France, r\u00e9gion o\u00f9 sont concentr\u00e9s les services les plus friands d\u2019\u00e9coutes, les probl\u00e8mes de sous-dimensionnement sont devenus criants.<\/strong> <em>\u00abC\u2019est impossible de travailler avec ce machin,<\/em> s\u2019\u00e9trangle un policier parisien.<em> Les services ont rebascul\u00e9 sur\u00a0les vieux syst\u00e8mes pour les interceptions.\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Somm\u00e9 de rendre des comptes apr\u00e8s le dernier crash, Thales a promis de nouvelles interventions techniques sur la plateforme au cours des prochaines semaines, afin d\u2019<em>\u00abaccro\u00eetre encore les performances de l\u2019application\u00bb.<\/em> En attendant, la chancellerie se retrouve dans une situation ubuesque o\u00f9 les deux syst\u00e8mes cohabitent, doublant m\u00e9caniquement la note pour l\u2019Etat alors que l\u2019objectif initial \u00e9tait pr\u00e9cis\u00e9ment de faire des \u00e9conomies<em>.<\/em> Pire : d\u2019apr\u00e8s la derni\u00e8re loi antiterroriste, la\u00a0PNIJ doit devenir \u00e0 partir de d\u00e9cembre le <em>\u00abdispositif exclusif\u00bb<\/em>. Un calendrier jug\u00e9 parfaitement irr\u00e9aliste par\u00a0les policiers. <em>\u00abLe l\u00e9gislateur est en train de rendre obligatoire le recours \u00e0\u00a0un syst\u00e8me qui ne fonctionne pas,<\/em> grince un haut responsable de la Place Beauvau. <em>La\u00a0PNIJ n\u2019a de sens que si elle est exclusive. Mais si \u00e7a continue comme \u00e7a, c\u2019est la mort du projet.\u00bb<\/em><\/p>\n<p>\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014<\/p>\n<h3 class=\"article-headline\"><strong>Les enqu\u00eateurs inquiets de perdre le fil<\/strong><\/h3>\n<p><em><del>Lib\u00e9ration<\/del> \/ dimanche 13 mars 2016<\/em><\/p>\n<p>\u00ab<strong>A<\/strong><em><strong>pr\u00e8s la tuerie \u00e0\u00a0Charlie Hebdo, 48\u00a0\u00e9coutes ont \u00e9t\u00e9 branch\u00e9es simultan\u00e9ment. Ce serait infaisable aujourd\u2019hui avec la PNIJ<\/strong>.\u00bb<\/em> Cette confession d\u2019un policier parisien en dit long sur les craintes des services enqu\u00eateurs en cas de crash technique de la plateforme d\u2019\u00e9coute pilot\u00e9e par Thales, dans un contexte o\u00f9 la menace terroriste n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 aussi \u00e9lev\u00e9e. <em>\u00abDemain, en cas d\u2019attentats, les enqu\u00eateurs n\u2019auront pas d\u2019autre choix que de se replier vers les [prestataires] priv\u00e9s\u00bb,<\/em> confirme une autre source au sein de la Direction g\u00e9n\u00e9rale de police nationale\u00a0(DGPN).<\/p>\n<p>En mati\u00e8re antiterroriste, comme dans toutes les affaires de criminalit\u00e9 organis\u00e9e, la surveillance technique occupe une place de\u00a0plus en plus pr\u00e9pond\u00e9rante. Longtemps consid\u00e9r\u00e9 comme la reine des preuves, l\u2019aveu est en passe d\u2019\u00eatre d\u00e9tr\u00f4n\u00e9 par les \u00e9coutes, fadettes et autres g\u00e9olocalisation. L\u2019explosion du nombre de ces op\u00e9rations t\u00e9moigne du cr\u00e9dit que leur accordent policiers, gendarmes, douaniers et magistrats.<strong> En\u00a02003, 10 000\u00a0lignes environ \u00e9taient \u00e9cout\u00e9es, contre pr\u00e8s de 50 000 aujourd\u2019hui.<\/strong><em> \u00abQuand vous allez dans un service de s\u00fbret\u00e9 d\u00e9partementale, la moiti\u00e9 des enqu\u00eateurs ont un casque sur les oreilles.<strong> Les \u00e9coutes font partie du quotidien des enqu\u00eates\u00bb<\/strong>,<\/em> t\u00e9moigne Christophe Rouget du Syndicat des cadres de la s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure\u00a0(SCSI).<\/p>\n<p><em>\u00abPour les stup\u00e9fiants, il faut mettre une demande en face d\u2019une offre et reconstituer le circuit commercial,<\/em> explique Pascal Gastineau, pr\u00e9sident de l\u2019association fran\u00e7aise des magistrats instructeurs\u00a0(Afmi). <em>Dans certains dossiers, des dizaines d\u2019\u00e9coutes sont r\u00e9alis\u00e9es parce que les suspects changent tous les jours de portable.\u00bb<\/em> Pour ce juge d\u2019instruction, les \u00e9coutes sont <em>\u00abindispensables\u00bb<\/em> d\u00e8s lors qu\u2019il s\u2019agit d\u2019infraction en \u00abbande organis\u00e9e\u00bb : <em>\u00abIl faut communiquer pour s\u2019organiser !\u00bb<strong> La t\u00e9l\u00e9phonie permet de suivre une action en temps r\u00e9el mais aussi, a\u00a0 <\/strong><\/em><strong> <em> posteriori, de prouver la pr\u00e9sence d\u2019un suspect \u00e0 un endroit pr\u00e9cis. <\/em> <\/strong><em><strong> Les dossiers terroristes regorgent de \u00abcommissions rogatoires techniques\u00bb, ces demandes formul\u00e9es par les juges pour obtenir le nom correspondant \u00e0 un num\u00e9ro ou la liste des appels \u00e9mis et re\u00e7us par un suspect.<\/strong> Dans la tentaculaire affaire de la\u00a0cellule jihadiste de Cannes-Torcy, dans laquelle\u00a020\u00a0personnes seront jug\u00e9es aux assises, les juges d\u2019instruction s\u2019appuient notamment sur les bornages des t\u00e9l\u00e9phones des protagonistes pour prouver leur pr\u00e9sence concomitante, et \u00abconspirative\u00bb, dans un m\u00eame lieu. <\/em><\/p>\n<p>Laurence Blisson, du Syndicat de\u00a0la magistrature, lie cette tendance \u00e0 <em>\u00abobjectiver la collecte de la\u00a0preuve\u00bb<\/em> aux changements r\u00e9cemment intervenus dans le d\u00e9roulement des enqu\u00eates. La pr\u00e9sence de l\u2019avocat en garde \u00e0\u00a0vue limite par exemple la pression exerc\u00e9e par les policiers pendant ces heures de retenues. Dans le m\u00eame mouvement, plusieurs lois ont lib\u00e9ralis\u00e9 le recours aux interceptions, qui peuvent plus facilement \u00eatre demand\u00e9es par un procureur lors d\u2019une enqu\u00eate pr\u00e9liminaire. Charge alors au juge des libert\u00e9s et de la d\u00e9tention\u00a0(JLD) de les valider, sans bien souvent n\u2019avoir ni le temps ni tous les \u00e9l\u00e9ments en main. <em>\u00abIl faut veiller au respect des principes de n\u00e9cessit\u00e9 et de proportionnalit\u00e9,<\/em> rappelle Laurence Blisson. <em>Dans les affaires de stups, autant \u00e9viter de mettre une cit\u00e9 sur \u00e9coute.\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Paradoxalement, l\u2019apparition de nouvelles techniques d\u2019enqu\u00eate particuli\u00e8rement intrusives (poses de micros, de balises\u2026) a renforc\u00e9 la vigilance exerc\u00e9e par les magistrats, assure le pr\u00e9sident de l\u2019Afmi. <em>\u00abLes r\u00e9flexes acquis pour les nouveaux moyens s\u2019appliquent aux anciens, dont les \u00e9coutes.\u00bb<\/em><\/p>\n<p>La course technologique incessante \u00e0 laquelle se livrent criminels, policiers, magistrats et l\u00e9gislateurs est pourtant loin d\u2019\u00eatre termin\u00e9e. R\u00e9guli\u00e8rement, de nouveaux moyens de communication apparaissent et \u00e9chappent en partie aux enqu\u00eateurs, qui ne manquent pas une occasion de s\u2019en plaindre.<\/p>\n<p>Ainsi, les contenus \u00e9chang\u00e9s sur\u00a0WhatsApp se d\u00e9roberaient en\u00a0grande partie aux regards ext\u00e9rieurs. De m\u00eame que les donn\u00e9es stock\u00e9es sur certains smartphones. Les enqu\u00eateurs ne restent pas pour autant les bras ballants et peuvent s\u2019appuyer sur la multiplication des \u00abcapteurs d\u2019information\u00bb : balises, croisement de fichiers, d\u00e9tection automatique par vid\u00e9osurveillance\u2026 Autant de techniques dont l\u2019avenir semble radieux mais qui ne seront pas int\u00e9gr\u00e9es \u00e0 la\u00a0PNIJ, un projet \u00e0 peine op\u00e9rationnel et d\u00e9j\u00e0 menac\u00e9 d\u2019obsolescence.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>repris sur attaque Lib\u00e9ration \/ dimanche 13 mars 2016 Rien ne va plus pour la Plateforme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ). D\u00e9ploy\u00e9 sur pratiquement tout le territoire, le nouveau bijou technologique de Thales, charg\u00e9 de centraliser l\u2019ensemble des \u00e9coutes judiciaires, vient de subir son premier incident majeur. 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