{"id":13446,"date":"2018-10-04T22:23:20","date_gmt":"2018-10-04T20:23:20","guid":{"rendered":"https:\/\/lelaboratoireanarchiste.noblogs.org\/?p=13446"},"modified":"2018-10-04T22:38:10","modified_gmt":"2018-10-04T20:38:10","slug":"aarthur-cravan-insoumis-poete-boxeur-et-conferencier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lelaboratoireanarchiste.noblogs.org\/?p=13446","title":{"rendered":"AaRTHUR CRAVAN : INSOUMIS, PO\u00c8TE, BOXEUR ET CONF\u00c9RENCIER"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Arthur Cravan \u00e9tait le polygraphe, r\u00e9digeant jusqu\u2019aux publicit\u00e9s<\/p>\n<h1 class=\"uk-article-title\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/lecercle.larevueeclair.org\/images\/pub-galerie-cravanpoursite.jpg\" alt=\"pub galerie cravanpoursite\" width=\"398\" height=\"532\" \/><\/h1>\n<p>Et l\u2019annonce de ses propres prestations publiques\u00a0:<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/lecercle.larevueeclair.org\/images\/pub-maintenantpoursite.jpg\" alt=\"pub maintenantpoursite\" width=\"396\" height=\"543\" \/><\/p>\n<p><strong>L\u2019INSOUMIS<\/strong><\/p>\n<p>De son vrai nom Fabian Lloyd, Arthur Cravan na\u00eet \u00e0 Lausanne en 1887. Il est de nationalit\u00e9 anglaise par son p\u00e8re qui ne s\u2019occupe absolument pas de lui. Sa m\u00e8re Nelly est fran\u00e7aise, elle se remarie avec le docteur Grandjean. Arthur a un fr\u00e8re, Otho. Le po\u00e8te Oscar Wilde (1854-1900) est le mari de la s\u0153ur de son p\u00e8re. Arthur Cravan se revendiquera avec fiert\u00e9 de ce parent et se pr\u00e9sentera comme l\u2019authentique neveu d\u2019Oscar Wilde.<br \/>\nArthur Cravan est vir\u00e9 de partout : \u00e9cole, lyc\u00e9e, travail. A 16 ans, il dort sous les ponts de Londres puis traverse les \u00c9tats-Unis, de New York \u00e0 la Californie. Pour survivre, il est marin, muletier ou cueilleur d\u2019oranges. En 1904, \u00e0 Berlin, il passe son temps \u00e0 fr\u00e9quenter les drogu\u00e9s, les prostitu\u00e9es et les homosexuels. On lui conseille vivement de quitter la ville. La m\u00eame ann\u00e9e, il aurait particip\u00e9 \u00e0 un cambriolage \u00e0 Lausanne. Il se vante d\u2019ailleurs d\u2019\u00eatre l\u2019auteur de plusieurs vols et d\u2019attaques \u00e0 main arm\u00e9e. En 1906, il est homme de chauffe sur un cargo. Il d\u00e9serte en Australie o\u00f9 il exerce le m\u00e9tier de b\u00fbcheron. Les ann\u00e9es suivantes, on le retrouve \u00e0 Munich avec son fr\u00e8re qui \u00e9tudie la peinture, puis \u00e0 Florence et ensuite \u00e0 Paris. Il est l\u2019ami du critique d\u2019art F\u00e9lix F\u00e9n\u00e9on et du peintre Kees Van Dongen, tous deux anarchistes. C\u2019est en 1910 qu\u2019il prend le pseudonyme d\u2019Arthur Cravan. On ne sait toujours pas s\u2019il s\u2019agit d\u2019un anagramme, du nom d\u2019une ville ou bien d\u2019une oie sauvage. Il exerce alors la profession de marchand d\u2019art.<br \/>\nEntre 1914 et 1918, il semble faire tout ce qui est possible pour \u00e9chapper \u00e0 la mobilisation et \u00e0 la guerre. En 1914, il voyage \u00e0 travers les Balkans. Le 16 ao\u00fbt \u00e0 Ath\u00e8nes, il se fait passer pour un Canadien. En 1916, il est \u00e0 Barcelone. En 1917, il s\u2019embarque \u00e0 nouveau pour les \u00c9tats-Unis. Apr\u00e8s avoir zon\u00e9 dans Central Park \u00e0 New York, il rencontre Mina Loy (1882-1966), po\u00e8te anarchiste et futuriste. Le futurisme n\u2019est alors pas fasciste, il le deviendra apr\u00e8s 1918 en Italie avec Marinetti. Arthur Cravan est en possession d\u2019un passeport russe et il semble qu\u2019il cherche \u00e0 obtenir le statut d\u2019objecteur de conscience. Au mois de septembre 1917, il parcourt le nord-est des \u00c9tats-Unis et le Canada en auto-stop. Il est parfois d\u00e9guis\u00e9 en femme. En octobre, il se fait embaucher sur un bateau danois puis sur une go\u00e9lette mexicaine. Son projet est de rejoindre Buenos Aires en Argentine.<br \/>\nLe 17 d\u00e9cembre, on le retrouve sur la fronti\u00e8re mexicaine. \u00ab Je suis l\u2019homme des extr\u00eames et du suicide \u00bb, \u00e9crit-il alors. Mina Loy le rejoint \u00e0 Mexico o\u00f9 ils se marient. Cette ann\u00e9e-l\u00e0, il acquiert la nationalit\u00e9 mexicaine. Ils voyagent ensemble au Mexique, au Br\u00e9sil et au P\u00e9rou. Mina Loy part seule pour Buenos Aires, Arthur Cravan devant la rejoindre plus tard. Ils ne se reverront jamais. Plusieurs versions de sa mort ont \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9es. Mina Loy apprendra que deux corps d\u2019hommes abattus ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s sur la fronti\u00e8re du Mexique, le signalement de l\u2019un deux pouvant correspondre \u00e0 Arthur Cravan. Pour le po\u00e8te Williams Carlos Williams, il aurait disparu en mer au large de l\u2019Am\u00e9rique centrale. Pour Andr\u00e9 Breton, c\u2019est dans le golfe du Mexique que sa l\u00e9g\u00e8re embarcation aurait sombr\u00e9. La fille de Mina et d\u2019Arthur, Fabienne, na\u00eet en avril 1919 en Grande-Bretagne.<\/p>\n<p><strong>LE PO\u00c8TE<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019\u0153uvre connue d\u2019Arthur Cravan se compose d\u2019une dizaine de po\u00e8mes et d\u2019exercices po\u00e9tiques, des cinq num\u00e9ros de la revue Maintenant, de notes, de quelques articles et de lettres.<br \/>\nOn suppose que Cravan est le r\u00e9dacteur unique de Maintenant. Il signe les articles de divers pseudonymes : Marie Lowitska, Robert Miradique ou bien Edouard Archinard o\u00f9 l\u2019on reconna\u00eet presque l\u2019anagramme du mot anarchie. On retrouve le nom d\u2019Archinard sur des peintures qui ont \u00e9t\u00e9 expos\u00e9es en 1914 chez Bernheim Jeune. \u00c0 cette \u00e9poque, F\u00e9lix F\u00e9n\u00e9on y travaillait et l\u2019on sait qu\u2019il poss\u00e9dait plus tard quatre de ces toiles.<br \/>\nLes cinq num\u00e9ros de Maintenant proposent quatre po\u00e8mes, trois textes sur Oscar Wilde, une satire de critique d\u2019art ainsi que des notes et annonces plus ou moins fantaisistes.<br \/>\nLe num\u00e9ro 1 de Maintenant para\u00eet en avril 1912. Il le vend lui-m\u00eame sur une poussette, accompagn\u00e9 de divers personnages (un boxeur, un peintre hongrois etc.). On peut y lire un po\u00e8me et un document sur Oscar Wilde. Avant l\u2019\u00e2ge de 30 ans, Arthur Cravan se d\u00e9sint\u00e9ressait totalement de la litt\u00e9rature. Il projette d\u00e9sormais de se faire passer pour mort afin de mieux attirer l\u2019attention sur son \u0153uvre.<br \/>\nDans le num\u00e9ro 2 (juillet 1913), il raconte sa rencontre avec Andr\u00e9 Gide. Elle commence par : <em>\u00ab &#8211; Qu\u2019avez-vous lu de moi ? \u2013 J\u2019ai peur de vous lire (monsieur Gide) \u00bb<\/em>. Elle se termine par : <em>\u00ab &#8211; Monsieur Gide, o\u00f9 en sommes-nous avec le temps ? \u2013 Il est six heures moins un quart \u00bb !<\/em><br \/>\nDans le num\u00e9ro 3 (octobre-novembre 1913), il pr\u00e9tend qu\u2019Oscar Wilde est toujours en vie et qu\u2019il l\u2019aurait m\u00eame rencontr\u00e9 le 23 mars 1913. \u00c0 noter qu\u2019\u00e0 cette date, Oscar Wilde est enterr\u00e9 au P\u00e8re-Lachaise depuis 13 ans !<br \/>\nLe num\u00e9ro 4 est consacr\u00e9 au Salon des Ind\u00e9pendants. Il vend le journal aux portes du Salon. Tous les peintres expos\u00e9s en prennent pour leur grade. Seul, Van Dongen trouve gr\u00e2ce \u00e0 ses yeux car il avait le bon go\u00fbt d\u2019organiser des matchs de boxe dans son atelier. Au Salon, Arthur Cravan est pris \u00e0 partie par une dizaine de personnes qui veulent lui r\u00e9gler son compte. Pour d\u00e9fendre Marie Laurencin qui est insult\u00e9e, Apollinaire provoque Cravan en duel. Il sera m\u00eame condamn\u00e9 \u00e0 8 jours de prison pour injures envers elle. Bien qu\u2019ami de Sonia Delaunay, il la critique s\u00e9v\u00e8rement. Ils se r\u00e9concilieront cependant l\u2019ann\u00e9e suivante. <em>\u00ab L\u2019Art avec un grand A, est au contraire, ch\u00e8re mademoiselle, litt\u00e9rairement parlant, une fleur (\u00f4 ma gosse !) qui ne s\u2019\u00e9panouit qu\u2019au milieu des contingences, et il n\u2019est point douteux qu\u2019un \u00e9tron soit aussi n\u00e9cessaire \u00e0 la formation d\u2019un chef-d\u2019\u0153uvre que le loquet de votre porte, ou, pour frapper votre imagination d\u2019une mani\u00e8re saisissante, ne soit pas aussi n\u00e9cessaire, dis-je, que la rose d\u00e9licieusement alangour\u00e9e qui expire adorablement en parfum ses p\u00e9tales languissamment ros\u00e9s sur le paros virginalement ap\u00e2li de votre d\u00e9licatement tendre et artiste chemin\u00e9e (poil aux n\u00e9n\u00e9s) \u00bb<\/em>. <em>\u00ab Il faut absolument vous fourrer dans la t\u00eate que l\u2019art est aux bourgeois et j\u2019entends par bourgeois : un monsieur sans imagination \u00bb.<\/em><br \/>\nDans le num\u00e9ro 5 (mars-avril 1915), il \u00e9crit un texte intitul\u00e9 Po\u00e8te et boxeur.<br \/>\n<strong><br \/>\nLE BOXEUR<\/strong><\/p>\n<p>Arthur Cravan met sur le m\u00eame plan la boxe et la po\u00e9sie. D\u00e8s 1910, il pratique la boxe avec son fr\u00e8re. Il devient m\u00eame champion mi-lourd des novices amateurs puis champion de France. En 1914, il participe \u00e0 un match \u00e0 Ath\u00e8nes. Sur les affiches, il est pr\u00e9sent\u00e9 comme boxeur canadien.<br \/>\nEn 1916, il est professeur de boxe \u00e0 Barcelone. Au mois de mars, un match important est organis\u00e9. Il va rencontrer Jack Johnson, champion du monde mi-lourd. Il s\u2019agit en fait d\u2019une grosse escroquerie. Johnson s\u2019est enfui des \u00c9tats-Unis, accus\u00e9 de prox\u00e9n\u00e9tisme. C\u2019est un boxeur presque fini. Bien que mis knock-out au sixi\u00e8me round, Cravan touchera une partie de la recette. \u00c0 noter que le match fut arbitr\u00e9 par un certain Tony Bastos, un nom pareil \u00e7a ne s\u2019invente pas !<br \/>\nEn 1918, il enseigne encore la boxe \u00e0 Mexico.<br \/>\n<strong><br \/>\nLE CONF\u00c9RENCIER<\/strong><\/p>\n<p>Pour d\u00e9fendre ses id\u00e9es sur l\u2019art, la po\u00e9sie ou l\u2019humour, Cravan organise des conf\u00e9rences d\u2019un genre bien particulier. \u00ab Qu\u2019on le sache une fois pour toutes : je ne veux pas me civiliser \u00bb.<br \/>\nLe 13 novembre 1913, il engueule le public pr\u00e9sent et fait mine de se suicider.<br \/>\nLe 27 novembre 1913, au cercle de la Biche, il r\u00e9clame le silence \u00e0 coups de gourdin et au son d\u2019un trompe. Il regrette que le chol\u00e9ra n\u2019ait pas emport\u00e9 \u00e0 30 ans tous les grands po\u00e8tes. Il raille Marinetti. Il d\u00e9fend la vie moderne, ardente et brutale\u2026<br \/>\nLe 5 juillet 1914, avant de parler, il tire des coups de pistolet. Tant\u00f4t riant, tant\u00f4t s\u00e9rieux, il prof\u00e8re des insanit\u00e9s contre l\u2019art et la vie. En se dandinant et en lan\u00e7ant des injures, il fait l\u2019\u00e9loge des sportifs, des homosexuels, des fous et des voleurs.<br \/>\nA New York, une conf\u00e9rence est organis\u00e9e le 19 avril 1917, \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019exposition des Ind\u00e9pendants. So\u00fbl\u00e9 par ses amis Marcel Duchamp et Francis Picabia, il monte ivre mort sur sc\u00e8ne. Il ne prononce pas un mot et commence un strip-tease devant un parterre de dames venues \u00e9couter une conf\u00e9rence sur l\u2019art. La police intervient. Il est condamn\u00e9 \u00e0 huit jours de prison et \u00e0 payer une amende.<br \/>\nUn autre jour, il provoque un nouveau scandale au Bal des Artistes o\u00f9 il se rend v\u00eatu d\u2019un drap et la t\u00eate recouverte d\u2019une serviette de bain. Il d\u00e9clare alors \u00e0 Mina Loy : <em>\u00ab Tu devrais venir vivre avec moi dans un taxi : nous pourrions avoir un chat \u00bb.<\/em><\/p>\n<p>Arthur Cravan disait de lui-m\u00eame : \u00ab Je suis toutes les choses, tous les hommes, et tous les animaux \u00bb. Il attaquait la soci\u00e9t\u00e9 bourgeoise et surtout l\u2019art qu\u2019il consid\u00e9rait comme une imposture supr\u00eame. Pour lui, tout art est superflu et m\u00eame dangereux en tant qu\u2019expression d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019agonie. Seule comptait pour lui l\u2019intervention de la personne, c\u2019est-\u00e0-dire la vie au lieu de l\u2019art. Il s\u2019en prenait \u00e0 l\u2019intellectualisme de certains cercles parisiens des ann\u00e9es 1910. Par ses provocations, sa critique de l\u2019art et des pseudo-avant-gardes, il est le pr\u00e9curseur des dada\u00efstes qui \u00e9taient fascin\u00e9s par sa personnalit\u00e9. Pour Blaise Cendrars, <em>\u00ab Dada est Dada et Arthur Cravan est son proph\u00e8te \u00bb<\/em>. On doit \u00e0 Andr\u00e9 Breton et aux surr\u00e9alistes d\u2019avoir sauv\u00e9 son \u0153uvre et sa m\u00e9moire.<\/p>\n<p>Felip \u00c9quy<\/p>\n<p>En 1917 il \u00e9crit un tr\u00e8s impressionnant encore qu\u2019inachev\u00e9 po\u00e8me en prose\u00a0qui sera publi\u00e9 des ann\u00e9es plus tard sous le titre \u00ab\u00a0<i>Notes<\/i>\u00a0\u00bb par Andr\u00e9 Breton.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<i>Je me sens rena\u00eetre \u00e0 la vie du mensonge \u2013 mettre mon corps en musique \u2013 bourrer mes gants de boxe avec des boucles de femmes \u2013 dieu aboie, il faut qu\u2019on lui ouvre \u2013 \u00ab\u00a0<\/i><\/p>\n<p>Ce po\u00e8me se termine par ce vers\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<i>Langueur des \u00e9l\u00e9phants, romance des lutteurs\u00a0<\/i>\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/lecercle.larevueeclair.org\/images\/cravan-boxeurpoursite.jpg\" alt=\"cravan boxeurpoursite\" width=\"581\" height=\"773\" \/><\/p>\n<p>\u0152uvres : po\u00e8mes, articles, lettres par Arthur Cravan. Ivr\u00e9a, 1987<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Arthur Cravan \u00e9tait le polygraphe, r\u00e9digeant jusqu\u2019aux publicit\u00e9s Et l\u2019annonce de ses propres prestations publiques\u00a0: L\u2019INSOUMIS De son vrai nom Fabian Lloyd, Arthur Cravan na\u00eet \u00e0 Lausanne en 1887. Il est de nationalit\u00e9 anglaise par son p\u00e8re qui ne s\u2019occupe absolument pas de lui. 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